N°75 -Journal du Liban – 16/25-05 – Début – La biographie du président du Liban – Scènes de liesses au Liban après la conclusion des accords de Doha
Journal du Liban – Début –
N° 75 16-05 au 25-05
Par M.Lemaire
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire de la lutte pour la libération du territoire. – Début –
Politique Libanaise
Crise gouvernementale : Election du nouveau chef d’état…
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25.05.2008
N°75 -Journal du Liban-16/25-05-Début-La biographie du président du Liban – Scènes de liesses au Liban après la conclusion des accords de Doha
Journal du Liban – Début –
N° 75 16-05 au 25-05
Par M.Lemaire
NB : Si vous voulez-me contacter ou obtenir le Journal par mail une seule adresse : fa032881@skynet.be
Sommaire de la lutte pour la libération du territoire. – Début –
Politique Libanaise
Crise gouvernementale : Election du nouveau chef d’état – Au jour le jour
12 Analyse de Lynn Tehini : Qui est Michel Sleimane?
13 La biographie du président du Liban.
Réactions Internationale
Crise gouvernementale :
Election du nouveau chef d’état – Au jour le jour
1 Doha : les libanais tentent de surmonter leurs différends
Les protagonistes de la crise libanaise tentaient dimanche à Doha, au lendemain de l’ouverture de leurs assises, de surmonter leurs différends en se concentrant sur la réforme de la loi électorale. Les hôtes qataris ont réussi samedi à apaiser la tension sur le problème crucial de l’armement du Hezbollah en promettant de faire des propositions sur la question. Cela a permis aux leaders libanais rivaux d’aborder les autres questions. Les 14 dirigeants présents ne se sont plus rencontrés en séance plénière depuis l’ouverture de la conférence vendredi soir, mais la commission conjointe chargée de la réforme de loi électorale a elle commencé ses discussions. "Nous tentons de surmonter nos différences", a indiqué à la presse le député Ali Hassan Khalil, du mouvement Amal, membre de la commission. La majorité au pouvoir et l’opposition divergente sur un nouveau découpage électoral. Chaque partie craint de perdre des sièges lors des élections générales de 2009 du fait d’une modification de la composition démographique des circonscriptions. A la suite des violences qui ont fait 65 morts en une semaine de combats et ont permis au Hezbollah et ses alliés de prendre le contrôle d’une partie de Beyrouth, bastion du gouvernement, majorité et opposition ont accepté jeudi d’entamer un dialogue à Doha. Ce dialogue, arraché par la Ligue arabe à la faveur d’une médiation conduite par le Qatar, a pour but d’extirper le Liban d’une crise vieille de 18 mois, parvenir à un compromis sur l’élection d’un nouveau président de la République et la formation d’un gouvernement d’union nationale. A Doha, une seconde commission a ainsi été formée pour traiter de la question du gouvernement d’union, selon le quotidien libanais pro-gouvernemental An-Nahar. Les deux parties sont d’accord pour que le chef de l’armée, Michel Sleimane, succède à la présidence à Emile Lahoud —qui a quitté son poste en novembre—, mais elles divergent sur le partage du pouvoir au sein d’un gouvernement. La séance du Parlement chargée de l’élection du président a en conséquence été reportée à 19 reprises, exacerbant davantage la crise née fin 2006, au moment de la démission de six ministres du gouvernement de Fouad Siniora. Le Parlement est convoqué pour la 20e fois le 10 juin. Après l’ouverture solennelle de la conférence de Doha vendredi soir, les délégués étaient entrés dans le vif du sujet samedi. Les représentants de la majorité avaient alors insisté pour inscrire la question des armements du Hezbollah à l’ordre du jour. Selon un délégué libanais, la majorité voulait à la fois obtenir la garantie "que les armes du Hezbollah ne seraient plus utilisées contre les Libanais" et poser la question du désarmement du parti après l’élection d’un président. Un député du Hezbollah, Hussein Haj Hassan, a toutefois assuré à l’AFP que la demande n’avait pas été acceptée et que la question des armements serait examinée dans sa totalité après la présidentielle. Le Hezbollah est le seul groupe libanais à ne pas avoir désarmé après les accords de Taëf (Arabie saoudite) de 1989, qui avaient permis de mettre fin à la guerre civile (1975-1990), dans le but de poursuivre la lutte contre l’occupation israélienne du Liban sud. Outre le Premier ministre Siniora, Saad Hariri et Walid Joumblatt sont présents à Doha alors que le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, absent, est représenté par un de ses adjoints. Les autres ténors de l’opposition, comme le président du Parlement et chef d’Amal, Nabih Berri, et Michel Aoun, sont eux à Doha http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4684 19/05/08
2 Général Aoun : L’opposition est d’accord sur la solution. et nous attendons la réponse. Nous avons donné tout ce que nous pouvions donner et la question des armes du Hezbollah sera traitée ultérieurement
19 mai 2008 Tayyar Le général Michel Aoun a assuré aujourd’hui aux journalistes à Doha que « l’opposition est d’accord sur la solution et que des déclarations et positions ont été transmises aux été transmises aux responsables qataries »
Et concernant le fait que la majorité serait en attente d’une réponse à sa proposition, le général Aoun a rajouté : « Bien au contraire, c’est nous qui attendons une réponse. C’est nous qui avons fait les propositions et nous n’avons pas abandonné l’initiative arabe. Nous avons déjà présenté une centaine de formules toutes équivalentes et la majorité devra choisir »
Il a déclaré que « la négociation de la loi électorale se poursuit et que le projet de l’ancien ministre Fouad Boutros pourrait être étudié »
En réponse à une question qui lui a été posée, le général Aoun a dit : « Tous les choix sont possibles et nous avons donné tout ce qu’on peut donner ». En réponse à la déclaration du secrétaire général Amr Moussa qui a déclaré qu’il n’y avait pas de solution possible, il a dit « il a l’air de connaître les réponses de l’autre parti ».
Il a également exprimé sa surprise d’entendre le discours du secrétaire général qui a parlé d’élire un président d’abord et ensuite constituer un gouvernement d’unité nationale précisant qu’« on était venu à Doha suite à l’accord de principe de Phoenicia qui stipulait que l’élection d’un président de la république viendra en dernière étape après la composition d’un gouvernement d’unité nationale et l’étude de la loi électorale ».
En réponse à une question sur les armes il a dit : « cette question sera traitée ultérieurement »
Et concernant les prévisions pour le retour à Beyrouth il a répondu : « Ceci dépend de la patience de nos hôtes »
Le général Aoun a refusé de répondre à la question sur le partage de Beyrouth, « à la fin des négociations nous discuterons des détails ». http://www.rplfrance.org/
3 Aoun : L’opposition est parvenue à un accord et attend la réponse de la majorité.
S’exprimant suite à la réunion de l’opposition, le député Michel Aoun a indiqué que l’opposition est parvenue à un accord, soulignant que l’examen de la question de l’armement de l’aile militaire du Hezbollah sera reporté et déclaré s’attendre à la réponse de la majorité.
« Nous n’avons pas abandonné l’initiative arabe », a déclaré le dirigeant du CPL avant d’indiquer que les discussions au sujet de la prochaine loi électorale se poursuivent notamment sur les différentes options proposées par l’ancien ministre des Affaires Etrangères Fouad Boutros. Le général Michel Aoun s’est également interrogé sur les propos tenus par le secrétaire général de la Ligue Arabe Amr Moussa proposant l’adoption d’une nouvelle loi électorale avant la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale avant d’aborder la question de l’armement du Hezbollah, qu’il déclare être reporté à plus tard. Libnanews- 19/05/08
4 La conférence de Doha à un tournant
Les négociations de Doha sur la crise politique libanaise, qui marquent le pas, étaient mardi à un tournant, dans l’attente d’une conférence de presse du Premier ministre du Qatar, pays hôte dont une proposition de compromis a été rejetée lundi par l’opposition libanaise. "Accord ou échec, tout se joue aujourd’hui à Doha", titrait le quotidien francophone de Beyrouth L’Orient Le Jour. La conférence de presse de cheikh Hamad ben Jassem ben Jabr Al-Thani était prévue vers 14h00 locales (11h00 GMT), a indiqué à l’AFP une source officielle qatarie, sans fournir de précisions sur ce qu’il allait dire. Ce sera la première fois que le Premier ministre qatari s’adressera à la presse depuis qu’il avait annoncé jeudi à Beyrouth, en compagnie du chef de la Ligue arabe, Amr Moussa, l’accord des responsables de la majorité et de l’opposition libanaises pour venir à Doha afin d’essayer de trouver une solution à la crise qui a failli replonger leur pays dans la guerre civile. AFP – 20/05/08 Par Fayçal BAATOUT
5 Pas de président avant le débat sur la loi électorale.
Les leaders de l’opposition libanaise ont annoncé lundi le refus du bloc de former un gouvernement d’union nationale et d’élire un président avant de débattre de la loi électorale, a rapporté la chaîne de télévision Al-Manar.
Les chefs de l’opposition ont fait cette annonce après leur réunion dans la capitale qatarie, Doha. Ils ont également réaffirmé leur engagement envers le dialogue interlibanais à Doha et l’initiative de la Ligue arabe, souligne le média.
Le Premier ministre du Qatar cheikh Hamad bin Jassim bin Jabr al-Thani a tenté dimanche de faire reporter le débat sur la loi électorale jusqu’à la formation d’un gouvernement d’union nationale et l’élection présidentielle.
Le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa a de son côté affirmé qu’il quitterait le Qatar mardi quelle que soit l’issue des négociations interlibanaises car il avait d’autres engagements. 20 mai 2008 XINHUA http://rplfrance.org/index.php?content=presse/080520xinhu…
6 La date butoir des négociations interlibanaises fixée à mercredi.
Deux propositions ont été présentées aux délégations dépêchées à Doha par le gouvernement de Fouad Siniora et l’opposition, a déclaré Ahmad Abdallah al Mahmoud, chef de la diplomatie qatarie. "Nous espérons que les deux parties accepteront l’une de ces propositions", a-t-il déclaré à la presse, donnant lecture d’un communiqué. "L’une des parties a demandé un jour supplémentaire pour y répondre (…) et la commission a accepté de repousser la date butoir d’une journée, jusqu’à demain." La coalition au pouvoir a déclaré avoir accepté les deux propositions. "Nous ne sommes pas la partie qui a demandé un report", a dit le ministre libanais Ahmed Fatfat à la télévision arabe Al Djazira. D’après des délégués présents à Doha, les nouvelles propositions prônent l’élection immédiate d’un président ainsi que la création d’un gouvernement dans lequel l’opposition aura un droit de veto et devra s’engager à éviter la violence. Deux alternatives ont été présentées pour surmonter l’impasse sur la loi électorale. Selon des délégués, les discussions seront suspendues si aucun accord n’est trouvé d’ici mercredi. Des analystes estiment que le report de 24h de la date limite ne fera que repousser l’échec des négociations. Le Premier ministre qatari, le cheikh Hamad ibn Djabr al Thani, a de son côté téléphoné à des responsables en Iran et en Syrie pour tenter de sortir de l’impasse, ont rapporté des délégués. La Ligue arabe est intervenue jeudi dernier pour mettre fin aux pires affrontements au Liban depuis la fin de la guerre civile en 1990. Elle a obtenu le lendemain l’ouverture des pourparlers de Doha pour tenter de rapprocher les points de vue. Le cheikh Al Thani, qui fait office de médiateur, a présenté dimanche plusieurs idées sur les questions clés du partage du pouvoir et de la réforme de la loi électorale. Un accord sur ces deux points cruciaux ouvrirait la voie à l’élection par le parlement du chef de l’armée Michel Souleïmane, autour duquel il y a consensus, au poste de président laissé vacant depuis novembre dernier. Le camp gouvernemental réclame la garantie que le Hezbollah ne retournera pas à nouveau ses armes contre les autres communautés. http://www.aloufok.net/ 21/05/08
7 Election d’un président "dans les 24 heures"
Un nouveau président libanais sera élu "dans les 24 heures", selon l’accord conclu par la majorité et l’opposition libanaises, qui a été annoncé mercredi par le Premier ministre qatari, cheikh Hamad ben Jassem Al-Thani. "Les parties sont convenues que le président du Parlement convoquera une session de la Chambre dans les 24 heures pour élire le candidat du consensus, Michel Sleimane, à la présidence" de la République , a déclaré le chef du gouvernement qatari, dont le pays a servi de médiateur lors des pourparlers. Outre l’élection d’un président, l’accord comprend aussi une clause interdisant tout recours aux armes à des fins politiques, un sujet de discorde entre la majorité libanaise, soutenue par les pays occidentaux et l’Arabie saoudite, et l’opposition, appuyée par l’Iran et la Syrie. AFP 21 mai 2008
8 Nabih Berri, a annoncé la levée du sit-in dans le centre-ville de Beyrouth.
Le président du Parlement libanais, Nabih Berri, a annoncé mercredi à Doha la levée le jour même du sit-in observé depuis fin 2006 dans le centre-ville de Beyrouth par l’opposition, dont il est l’un des leaders. "J’annonce au nom de l’opposition la levée dès aujourd’hui du sit-in dans le centre-ville de Beyrouth", a déclaré M. Berri dans une brève intervention au cours de la cérémonie d’annonce à Doha d’un accord de sortie de crise au Liban. Il a qualifié cette décision de "cadeau pour l’accord de Doha". Depuis 18 mois, les partisans de l’opposition, qui est soutenue par Damas et Téhéran, campent dans des tentes dressées dans le centre-ville de Beyrouth, y compris place Riad Solh, sous les fenêtres du siège du gouvernement de Fouad Siniora, appuyé par l’Occident et l’Arabie saoudite. Le campement avait été installé peu après la démission des six ministres de l’opposition, dont cinq chiites. L’opposition réclamait depuis le départ du gouvernement Siniora, dominé par la majorité parlementaire antisyrienne, et promettait de ne mettre fin à son action qu’après la démission du cabinet. AFP / 21 mai 2008
9 Liban : Conclusion d’un accord entre Majorité et Opposition,
Les dirigeants de la Majorité et de l’Opposition libanaises présents actuellement au Qatar sont parvenus à un accord ce mercredi qui appelle à l’élection immédiate d’un président de la République , la formation d’un gouvernement d’union nationale basé sur la formule 16-11-3 (16 ministres pour la Majorité , 11 pour l’Opposition et 3 nommés par le chef d’état libanais)
ainsi qu’à l’adoption de la loi électorale de 1960 basée sur la circonscription par caza, et de façon à ce que Beyrouth soit divisée en trois circonscriptions électorales (5-4-10), mais ceci pour une seule fois. Libnanews 21/05/08
10 Scènes de liesses au Liban après la conclusion des accords de Doha
Les citoyens libanais ont exprimé leur joie suite à l’accord entre majorité et opposition à Doha.
A Aamchit, localité du prochain président de la république, l’actuel commandant de l’armée libanaise, le général Michel Souleiman, les dirigeants locaux ont annoncé la tenue d’une fête ce dimanche, jour du scrutin présidentiel.
Les écoliers sont sortis de leurs établissements respectifs et ont manifesté leur joie à l’annonce de l’accord. Au centre ville de Beyrouth, ou les tentes du sit-in de l’opposition, débuté en novembre 2006, ont commencé à être démantelées par les militants aidés par les employés de la société Solidere et de la municipalité, ont laissé la place à des centaines de personnes dont les employés et les propriétaires des établissements du centre ville. A Tyr, au sud Liban, de nombreux citoyens sont également descendus dans la rue, arborant des posters du général Michel Souleiman et distribuant les douceurs aux passants. Libnanews
11 Aoun soutient Sleimane.
Au Liban, le président du Courant patriotique libre, Michel Aoun dit vouloir apporter son plein appui à l’élection du général Michel Sleimane, commandant en chef des forces armées à la magistrature suprême. Lors d’un contact téléphonique avec Sleimane, Aoun a affirmé qu’il soutenait pleinement l’élection de ce dernier au poste de président et s’est dit satisfait des résultats des pourparlers de Doha. Conclu mercredi dernier au terme de 18 mois de crise, l’accord de Doha prévoit outre l’élection de Sleimane, la formation d’un gouvernement d’union nationale et des amendements à la loi électorale IRIB 23/05/2008 http://www.alterinfo.net/
12 Analyse de Lynn Tehini : Qui est Michel Sleimane?
Six mois après le départ du président Emile Lahoud le palais présidentiel de Baabda rouvre ses portes pour l’arrivée du commandant en chef de l’armée, Michel Sleimane, le 12eme président du Liban.
Né à Amchit, caza de Jbeil, en 1948, Michel Sleimane a occupé plusieurs postes de responsabilités au sein de l’armée libanaise avant d’en être nommé commandant en chef en 1998. Le Liban étant encore sous tutelle syrienne, sa désignation s’est faite avec l’aval de Damas.
Pourtant, le comportement de l’armée lors de la grande manifestation du 14 mars 2005 qui a suivi l’assassinat de l’ex Premier ministres Rafic Hariri a effacé l’image « d’homme de Damas » que lui collaient les anti syriens. Le général Sleimane avait refusé de déployer ses soldats pour réprimer les rassemblements.
« Il a ce jour là, refusé d’obéir aux ordres du gouvernement et interdit aux militaires de tirer sur la foule », déclare le journaliste Elie Masbounji du quotidien L’orient le jour.
« Il a également su gérer la sécurité du pays lors du retrait des troupes syriennes », ajoute le journaliste. D’autres évènements ont également contribué à accroître la popularité de Michel Sleimane tel que le déploiement de l’armée au sud Liban après l’offensive israélienne sur le Hezbollah en 2006.
Mais la position du Comandant en chef de l’armée s’est surtout renforcée suite à la longue bataille de Nahr el Bared au Nord Liban entre mai et septembre 2007. Le camp palestinien s’était trouvé aux prises pendant plus de quatre mois avec les islamistes du groupuscule Fateh el Islam. En dépit des difficultés rencontrées, l’armée libanaise est apparue comme un facteur d’unité et sa popularité s’est accrue. « La victoire d’une armée sous équipée et qui ne s’était pas vraiment battue depuis longtemps – les soldats iront jusqu’à fabriquer des engins explosifs au moyen de bonbonnes de gaz – a fait rejaillir sur la personne de Sleimane un élan affectif sans précédent », déclare Philipe Abi Akl, directeur de l’agence de presse libanaise Al Markaziya. « Il ne faut pas oublier que l’armée a perdu 168 de ses soldats, toutes confessions confondues, en combattant des terroristes », ajoute le journaliste.
C’est à cette période là que son nom a commencé à circuler comme potentiel candidat à la présidence. Si dans un premier temps, l’armée réfutait ces rumeurs – au moyen de communiqués réguliers – les bonnes relations qu’il a tenté de maintenir avec les leaders de la majorité anti syrienne et ceux de l’opposition ont renforcé sa posture de présidentiable et surtout « d’homme de consensus ». « Et pourtant ce ne fut pas facile, déclare le politologue Joseph Bahout, la majorité anti syrienne le considérait proche des Syriens et l’opposition pro-américains ».
« L’armée est ma vie et j’ai toujours tenté de la mettre à l’abri des conflits politiques et confessionnels dans un pays ou l’organisation politique repose sur le confessionnel », avait-t-il déclaré à FRANCE24 lors d’une rencontre au Ministère de la Défense en avril 2008. Une fidélité à l’armée récompensée par de nombreuses décorations, médailles et félicitations. « Je n’accepterais pas de la voir divisée » avait ajouté Michel Sleimane. Une mission plus large et plus difficile à partir du 24 mai à 17 heures puisque Michel Sleimane devra s’engager à préserver l’unité d’un pays qui a failli en quelques jours renouer avec son vieux fantôme. La guerre civile.
Source : Lynn Tehini – France 24 : 24 mai 2008
13 La biographie du président du Liban.
Né le 21/11/1948 à Amchit – Caza de Jbeil.
Marié à madame Wafaa Sleiman et père de trois enfants. Il est diplômé sous-lieutenant de l’école militaire en 1970 et est titulaire d’une licence en sciences politiques et administratives de l’Université Libanaise. il maîtrise les deux langues anglaise et française. A occupé plusieurs postes de commandement au cours de sa carrière militaire, il fut chef de section, commandant de bataillon, entraîneur à l’école militaire et à l’école des sous-officiers. Il fut nommé chef des services de renseignements de la région du Mont-Liban, du 4/12/1990 jusqu’au 24/ 8/ 1991. Il fut secrétaire de l’état-major du 25/8/1991 jusqu’au 10/6/1993. Il dirigea la 11ème brigade d’infanterie du 11/6/1993 jusqu’au 15/1/1996 lors des confrontations avec l’ennemi israëlien sur les fronts du Sud et de la Békaa Ouest. Le 15/1/1996 il fut nommé commandant de la 6ème brigade d’infanterie jusqu’au 21/12/1998, date a laquelle il est nommé commandant en Chef de l’Armée Libanaise. A suivi les sessions militaires suivantes : Formation en Belgique du 7/1/1971 au 4/7/1971. Diplôme en techniques d’état-major en France du 9/2/1981 au 17/7/1981. Diplôme en état-major à l’école du commandement et d’état-major à partir du 6/6/1988 et pour 52 semaines. Diplôme en gestion des ressources défensives aux Etats – Unis du 22/6/1995 au 25/7/1995. Son action en tant que commandant en chef l’Armée a été marquée par les événements suivants : – Contrer le terrorisme et le fanatisme, les opérations remarquables sont : Démanteler plusieurs réseaux terroristes et des réseaux d’espionnage israéliens, notamment le 10/6/2006, lorsque l’opération « Surprise de l’aube » a été déclenchée pour dévoiler un réseau terroriste. Déceler et attaquer au début de l’an 2000 des organisations terroristes extrémistes dans les campagnes reculées et arides du nord du Liban, dont la plupart des membres ont été abattus, et les cellules auxquelles elles sont liées furent démantelées, et leurs membres arrêtés. Attaquer l’organisation de « Fateh el-Islam » dans le camp de Nahr el-Bared le 20/5/2007 en réponse à la traîtrise qui a visé les postes des militaires se trouvant aux alentours du camp et dans certaines autres régions. La structure de cette organisation terroriste fut abattue à l’intérieur tout comme à l’extérieur du camp, ce qui a déclenché pour la première fois dans l’histoire du Liban, un ralliement populaire inédit autour du rôle de l’armée en préservant l’unité nationale. – Affronter l’ennemi israélien et soutenir la Résistance jusqu’à la libération du Sud en l’an 2000. – Redéployer l’Armée sur tout le territoire Libanais suite au retrait de l’Armée Syrienne qui a eu lieu le 26/4/2005 avec les troubles et les agitations qui ont eu lieu en 2007. – Réorganiser et restructurer l’Armée après l’amendement de la loi du service militaire. – Faire de l’Armée le bouclier de la démocratie et non pas une Armée d’autorité qui réprime les opposants de cette autorité ; c’est une Armée pour la patrie qui préserve la sécurité et les droits des citoyens. Ce rôle national de l’Armée s’est surtout incarné en 2005, quand l’Armée a assuré la sécurité des manifestants, des institutions publiques et privées ainsi que la liberté d’expression, après l’assassinat du président Rafic Hariri, durant l’année 2006 et jusqu’a nos jours . – Présenter un plan pour mettre fin à la guerre menée par Israël contre le Liban et qui a était déclenchée le 12/7/2006, comme étant une solution honorable pour toutes les parties. Ce plan comprend la planification et la préparation pour le déploiement de l’Armée Libanaise dans le sud ,et dans les passages terrestres et maritimes .Dès que cette opération qui a été exécutée avec précision et dévouement, fut accomplie, le drapeau Libanais fut levé le 2 octobre par dessus la colline de Labbouneh côtoyant la frontière du sud, et annonçant le retour de la souveraineté au Sud . Source: Lebarmy.gov.lb
Réactions Internationale
Les capitales occidentales et du Moyen-Orient saluent l’accord de sortie de crise au Liban..
– " La République islamique d’Iran espère que l’accord de Dohaassurera un avenir brillant et épanoui pour le peuple libanais et sera une première étape pour libérer les territoires libanais occupés" par Israël, a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Mohammad Ali Hosseini. – La Syrie , afavorablement accueilli l’accord. Le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Al-Mouallem a souligné "l’importance de l’entente à laquelle sont parvenus les frères au Liban", espérant qu’elle "soit un prélude à un règlement de la crise politique"..
– Les États-Unis ont salué cet accord comme étant "une avancée positive vers le règlement de la crise actuelle avec l’élection d’un président, la formation d’un nouveau gouvernement et l’élaboration d’une nouvelle loi électorale", a déclaré la secrétaire d’État américaine, Condoleezza Rice. Mais son adjoint chargé du Proche-Orient, David Welch, a indiqué à demi-mot que le Hezbollah avait remporté une victoire politique en obtenant 11 ministères sur les 30 que comptera le prochain gouvernement. "Oui, il y a une minorité de blocage, parce que la minorité a la possibilité de bloquer des décisions majeures – le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a dit espérer "que cet accord sera le prélude à une période durable de réconciliation nationale, de stabilité politique, de paix et de progrès".
– L’Égypte et l’Arabie saoudite, 2 ténors de la diplomatie arabe alliés de la majorité parlementaire, se sont félicités de l’accord obtenu grâce à la médiation du Qatar.
– Les alliés européens de la majorité ont exprimé leur satisfaction et appelé, à l’instar de l’UE, la Grèce , la France ou l’Italie, toutes les parties à s’engager pour mettre en oeuvre au plus vite toutes les clauses de l’accord.
– Le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini, dont le pays est le premier contributeur de la force de l’ONU au Liban (FINUL), a déclaré "avoir appris avec satisfaction" l’annonce d’un accord.
– Pour la France , cet accord est "un grand succès pour le Liban", et il doit être "mis en oeuvre dans son intégralité", a dit le président Nicolas Sarkozy.
L’accord arraché dans la nuit à Doha prévoit la convocation du parlement pour élire un président, la formation d’un gouvernement d’union nationale et une modification de la loi électorale.
AFP/VNA/CVN http://lecourrier.vnagency.com.vn/
a) Pays Arabes & voisins
La Syrie affirme son soutien à l’accord interlibanais de Doha.
Le ministre des affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, a affirmé le soutien de la Syrie à l’accord conclu aujourd’hui entre les parties libanaises à Doha pour mettre fin à la crise politique au Liban.
Au cours de sa participation au 3ème forum de la coopération arabo-chinoise, M. al-Mouallem a apprécié les efforts déployés par le comité arabe pour parvenir à cet accord, exprimant son souhait qu’il soit le début du règlement de la crise politique au Liban. M. al-Mouallem a réitéré, à cet effet, le soutien de la Syrie à tout accord interlibanais, soulignant l’importance de la sécurité et la stabilité du Liban pour la Syrie. 21/05/08
Sana
b) Usa (le parrain)
Washington s’indigne de l’accord interlibanais
Avec une position réservée envers l’accord du courant 14 mars et les groupes partisans de la formation d’un gouvernement d’Union nationale, les USA ont répété, cependant, ses accusations infondées contre le Hezbollah, montrant, ainsi, son mécontentement de ce dernier accord. Selon Mehrnews citant la chaîne de télévision Al-Manar, le Porte-parole de la diplomatie américaine, Sean McCormack a indiqué, avec réserve, que l’accord, conclu sous la médiation de la commission ministérielle de la Ligue arabe pour faire sortir le Liban de la crise, ne pourrait pas régler, en une semaine et par une série de dialogues et discussions, les innombrables problèmes de l’ordre politique libanais. Il a également accusé le Hezbollah de vouloir lancer un défi à la démocratie de la nation libanaise. S’efforçant de nuire à l’accord précité et pour provoquer les groupes soutenus par les Etats-Unis, Sean McCormack est allé plus loin en prétendant que le Hezbollah était prêt à sacrifier les Libanais pour son programme politique. Washington se dit mécontent de l’accord interlibanais alors que la chaîne al-Horrah a révélé, jeudi, le plan sérieux des Etats-Unis avec ses alliés arabes, pour sauver le gouvernement de Fouad Siniora, qui consisterait à l’envoi de trois navires de guerre dont l’un serait équipé de missiles Cruz, ainsi que de l’envoi éventuel d’un porte-avion. french.irib.ir 17/05/08
c) Les institutions
Le Conseil de sécurité salue l’accord de Doha sur le Liban
Le Conseil de sécurité a félicité aujourd’hui les dirigeants et le peuple libanais et salué l’accord conclu à Doha le 21 mai sous les auspices de la Ligue des États arabes.
Par la voie d’une déclaration à la presse de son président pour le mois de mai, John Sawers, du Royaume-Uni, le Conseil appuie fermement cet accord et qui « marque un pas capital vers le règlement de la crise actuelle, le retour à un fonctionnement normal des institutions démocratiques du Liban et le rétablissement complet de l’unité et de la stabilité du pays ». Le Conseil loue les efforts déployés par la Ligue des États arabes, en particulier par son Comité des ministres des affaires étrangères, sous la direction de l’émir de l’État du Qatar, cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, du Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad bin Jassim bin Jabor al-Thani, et du secrétaire général Amr Moussa, pour aider les dirigeants libanais à trouver un accord. Le Conseil se félicite qu’un accord ait été trouvé sur l’élection d’un président de la République , la création d’un gouvernement d’unité nationale et le règlement de la question de la loi électorale libanaise, conformément à l’Initiative de la Ligue des États arabes, et qu’il ait été décidé de poursuivre le dialogue national sur les moyens d’asseoir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, de manière à garantir la souveraineté et la sécurité de l’État et du peuple libanais. Il se félicite également qu’il ait été convenu d’interdire l’utilisation d’armes ou de violence comme moyens de régler les différends, quelle que soit la nature de ceux-ci et quelles que soient les circonstances. Le Conseil demande que l’accord soit mis en œuvre intégralement, conformément à l’Initiative de la Ligue des États arabes, à l’Accord de Taëf, à toutes ses résolutions pertinentes et aux déclarations de son président sur la situation au Liban.
Centre d’actualités de l’ONU 22/05/08 http://www.un.org/apps/newsFr/
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