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| Sujet: | La nationalisation de SANTANDER AU Vénézuela et son contexte politico-judiciaire-financier par Danielle Bleitr |
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| Date: | Sat, 2 Aug 2008 14:06:59 +0200 |
| De: | Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com> |
Source :
http://socio13.wordpress.com/2008/08/01/la-nationalisation-de-santander-au-venezuela-et-son-contexte-financier/
‘
Chavez n’est pas là où on l’attend ‘
LA NATIONALISATION DE SANTANDER au
VENEZUELA ET SON CONTEXTE POLITICO-JUDICIAIRE- FINANCIER
La crise des subprimes, les
turbulences financières sont aussi l’occasion de vastes opérations de
concentration, ainsi la Santander Central Hispano (SCH) qui est déjà la
première banque d’Espagne devient la première banque européenne en
rachetant Abbey la 6e banque britannique. Ce qui nous permet de
découvrir Emilio Botin , le descendant d’une dynastie bancaire qui
s’est épanouie durant le franquisme, il a eu Aznar pour poulain mais a
actuellement d’excellente relation avec Zapatero. Il est actuellement
poursuivi par un scandale financier qui risque de le conduire en prison
et il a sollicité l’appui du roi qui ne saurait rien lui refuser tant
tous ces gens ont des intérêts économiques, politiques imbriqués. La
banque Santander n’a bien sur jamais renoncé à soutenir la fondation
Aznar dont le roi et l’héritier de la couronne s’occupent également.
UNE PREMIERE
BANQUE EUROPEENE
– La Santander Central Hispano
(SCH, 1ère banque d’Espagne) paiera entre 12,8 et 13,4 milliards
d’euros pour le rachat de l’Abbey National, 6e banque britannique.
L’offre d’actions SCH aux actionnaires de l’Abbey couvrira 96% du
paiement. Une nouvelle action SCH sera remise pour chaque action
d’Abbey. Si elle faisait marche arrière, Abbey devrait verser au groupe
Santander un dédommagement de 81,7 millions de livres.
– La somme des actifs des deux
banques est supérieure à 615 milliards d’euros. Leur capitalisation
boursière conjointe actuelle, 51 milliards d’euros, ferait de la
nouvelle entité -si elle se matérialisait- le premier groupe bancaire
de la zone euro, le 4e d’Europe et le 10e mondial.
– Le nouveau groupe résultant
du rachat compterait près de 130.000 employés et 56 millions de
clients. Ses activités seraient réparties à raison de 47% dans la zone
euro de l’Union européenne, 31% en Amérique latine et 21% au
Royaume-Uni, pays dans lequel Abbey sert 18 millions de clients avec un
réseau de 741 succursales.
Les conditions de cette opération
sont “exemplaires” , on voit comment la crise financière peut offrir
des opportunités dans le cercle trés étroit des milieux d’affaire, des
banques centrales et de l’argent de nos impôts, sans parler des
faillites dans la construction.
Quand il achète Abbey, Santander
promet qu’il ne fera pas d’autres acquisitions. il est un des rares
banquiers à s’en sortir sans perte grâce à l’Amérique latine. Mais les
Etats-Unis sont venus assombrir le tableau. Le groupe a en effet
annoncé une dépréciation de 737 millions d’euros sur sa participation
dans la banque américaine Sovereign Bancopr, dont elle a acquis 24,9 %.
L’organisme de prêt américain a notamment annoncé une perte de 1,35
milliard de dollars pour 2007 en raison d’une lourde dépréciation de
1,6 milliard de dollars au quatrième trimestre. Le titre de la banque
américaine, détenue à 24,9 % par le groupe espagnol, a déjà perdu la
moitié de sa valeur depuis un an, à mois de 13 dollars. Dans ces
conditions, Santander n’est plus sûre d’exercer en 2010 son option
d’achat à 40 dollars par titre sur le reste du capital. « Les
circonstances ont changé » admet Emilio Botin, patron du géant
espagnol, en citant « les incertitudes qui existent sur le marché
américain ».
Santander a par ailleurs précisé
que l’un de ses objectifs pour 2008 était de porter une « attention
particulière sur les risques ». Les tensions sur le marché de
l’immobilier espagnol, avec les risques de défaut inhérents, ne
semblent pas affecter sa confiance. Le groupe s’attend encore à une
croissance de 10 à 12 % de son volume de prêts en Espagne cette année.
Dans ces conditions, Emilio Botin a précisé que la banque, qui a
racheté le britannique Abbey en 2004, n’avait aucun projet
d’acquisition pour l’instant, et a totalement exclu une offre sur
Alliance & Leicester. « Nous ne sommes pas intéressés » par la
Société Générale, a-t-il également précisé.
Souvenez-vous le vendredi 11
juillet, les actions des deux géants américains du crédit hypothécaire
Freddie Mac et Fannie Mae perdaient près de 50% de leur valeur. Henri
Paulson, le secrétaire américain au Trésor, annonça une série de
mesures désespérées garantissant le soutien inconditionnel de l’Etat
américain pour renflouer les deux entités.Plus discrétement mais
parallèlement le système bancaire était menacé d’un nouvel effondrement
après la nationalisation en catastrophe de Northern Rock. C’est alors
que le tapis rouge a été étendu devant le PDG de banco Santander Emilio
Botin, premier groupe espagnol, qui dans l’orbite de la Royal Bank of
Scotland de sa majesté, a rapidement conclu le rachat d’Alliance and
Leicester (A&L), une banque hypothécaire anglaise en grande
difficulté.Selon l’analyse du Daily Mail, l’offre de Santander, même
avant d’être formalisée le 18 juillet, «bénéficiait d’avance de l’appui de la
Financial Services Authority (FSA) et même de la Banque d’Angleterre ».
tandis que l’on parlait beaucoup des géants nord-américains du crédit
hypothécaire, Freddie Mac et Fannie Mae, gagner les régulateurs et la
Banque d’Angleterre. « Les efforts effrénés de la FSA démontrent le
caractère fragile du secteur bancaire et celui du bâtiment où d’autres
faillites du type Northern Rock auraient des conséquences imprévisibles
» écrit le Daily Mail. Le quotidien cite un banquier expérimenté : «
Nous n’avons jamais vu de semblable choses auparavant…c’est la pire
crise financière à laquelle la plupart d’entre nous aient dû se
confronter ». La FSA britannique aurait d’ailleurs tordu le bras à AL
afin que le groupe anglais accepte la proposition. La FSA craint des «
retraits massifs de dépôts bancaires semblables à ceux qui forcèrent à
la nationalisation de la banque Northern Rock fin 2007 », commente The
Guardian.
Pas surprenant, écrit The
Guardian. Emilio Botin, le PDG de Santander est « un proche ami de Sir
Fred Goodwin, le PDG de la Royal Bank of Scotland ». Détail révélateur
sur les moeurs de pirana de ce monde : c’est la vente des actions du
promoteur espagnol Martinsa-Fadesa qui aurait permis à Santander de
trouver les 1,57 milliards d’euros nécessaires au rachat de l’anglais
A&L, impliquant que Banco Santander, pour sauver les banques
anglaises, a provoqué la chute de Martinsa-Fadesa, acculé à la faillite
trois jour plus tard. Et on voit comment le cancer financier continue à
accumuler, opérer des concentrations, quitte à entraîner un peu plus de
faillites dans la construction.
En vue de cette acquisition,
outre l’apport la banque a vendu un certain nombre d’immeubles dont
elle reste locataire, outre les actions du promoteur immobilier acculé
à la faillite. Chavez a dit qu’il avait eu par ses services de
renseignement l’avis que Botin cherchait à vendre la banque du
Venezuela. Il a souligné malicieusement le fait que tout cela n’était
pas clair, on faisait pression sur lui pour qu’il accepte la
transaction, après Santander ne voulait plus vendre… Le banquier
vénézuélien dont Chavez n’a pas révélé le nom était déjà acquéreur,
mais comme il devait selon la loi demander l’accord au gouvernement,
Chavez a dit NON et a proposé de racheter au nom de ce gouvernement. Et
pas dans les conditions d’opacité qui sont celles qui existent en
Angleterre et que l’on vient de voir.
LE
CONQUISTADOR DE LA BANQUE : Emilio BOTIN
Troisième de la dynastie Botin,
le président de Santander poursuit son rêve de faire de sa banque l’une
des premières mondiales à coup d’acquisitions. L’opération a en outre
le mérite de faire oublier momentanément ses démêlés judiciaires.
Depuis bientôt un siècle, le nom
de la famille Botin, dont la fortune est estimée à plus de 3 milliards
d’euros, est associé au monde de la finance. Emilio Botin, troisième du
nom, a une fois de plus prouvé, avec l’opération Abbey, qu’il en est le
digne héritier.
C’est le grand-père de l’actuel
président homonyme de Santander qui a fondé la dynastie, en 1909,
reprenant une petite banque de province pour en faire Banco Santander
(BS). Mais c’est sous le « règne » du père de Botin, Emilio Botin Sanz
de Sautuola, qui est resté trente-six ans à la tête de l’entité, que la
banque s’est imposée au niveau national, avec l’achat d’une série de
petites banques. En 1986, à la mort du patriarche, Emilio prend à 51
ans les rênes de la banque. Dès son accession au pouvoir, il prend des
initiatives révolutionnaires, comme la rémunération des dépôts à vue.
Mais surtout, il s’illustre en raflant le Banesto en 1987 pour près de
2 milliards d’euros, après que celui-ci avait été placé sous la tutelle
de la Banque d’Espagne, avec un « trou » de plus de 3 milliards d’euros
attribué à la désastreuse gestion de Mario Conde. Le pari s’avère
payant. Avec cette opération à hauts risques, Santander double d’un
seul coup ses actifs, à environ 111 milliards d’euros. Douze ans plus
tard, en 1999, il frappe encore plus fort, avec la fusion-absorption de
Banco Central Hispano, qui donne naissance au premier groupe bancaire
hispanique, SCH.
Emilio Botin passe pour un
conservateur « libéral », lié au franquisme, Aznar a été son poulain,
mais il ne s’acharne pas sur l’idéologique officiellement et noue
d’excellentes relations y compris avec Zapatero.
DANS LA
TOURMENTE FINANCIERE
C’est encore Botin, dit-on, qui a
dicté l’ambitieuse stratégie d’expansion en Amérique latine (25 %
environ des quelque 348 milliards d’euros d’actifs du groupe). Les
activités de la banque espagnole en Amérique latine lui ont permis de
compenser le repli sur son marché domestique. Le produit net bancaire a
gagné près de 15% au premier semestre, dépassant 8 milliards d’euros,
et le bénéfice 6%, à 4,7 milliards d’euros.
Après avoir osé narguer la
tourmente du crédit immobilier en lançant à la mi-juillet l’acquisition
du britannique Alliance & Leicester pour 1,3 milliard de livres,
Santander a fait état mardi de résultats semestriels de bonne facture,
portés notamment par ses activités en Amérique latine qui ont compensé
le repli en Espagne. Au cours des six premiers mois de l’année, le
groupe bancaire espagnol a ainsi enregistré 14,7% de hausse de son
produit net bancaire, à 8,175 milliards d’euros, tandis que le bénéfice
net gagnait, lui, 6,1%, à 4,73 milliards d’euros.
Seul bémol : la rentabilité du
groupe s’est réduite au deuxième trimestre, où le bénéfice net a baissé
de 5%, à 2,52 milliards d’euros. Le repli résulte, en partie, d’une
base de comparaison défavorable, un gain exceptionnel de 566 millions
d’euros lié à la vente de sa participation dans Intesa Sanpaolo ayant
été comptabilisé au deuxième trimestre l’an passé. Il reflète également
le ralentissement économique en Espagne, auquel le groupe, malgré sa
gestion prudente qui lui permet d’être relativement épargné par la
crise du “subprime”, ne peut échapper. Mais, même en baisse, ce
résultat est bien supérieur aux attentes des analystes.
C’est enfin lui également qui a
ouvert la voie aux grandes opérations transfrontières en Europe,
d’abord au Portugal, et aujourd’hui au Royaume-Uni.
ENNUIS
JUDICIAIRES
Toutefois, selon certains
analystes, cette dernière opération aurait aussi une « dimension
personnelle ». Outre son intérêt financier et stratégique, l’opération
a le mérite de détourner l’attention des problèmes qu’Emilio Botin
entretient avec la justice, pour recentrer l’actualité sur ses qualités
de redoutable banquier. Pourtant, à la rentrée, il devra comparaître
devant le tribunal Audiencia Nacional, où il risque une lourde peine de
prison pour les sommes versées afin d’écarter les anciens dirigeants de
Central Hispano, José María Amusátegui et Ángel Corcóstegui, en 2002.
Ceux-ci ont en effet reçu respectivement 43,7 et 108 millions d’euros,
après avoir renoncé à la co-présidence et à la direction exécutive de
Santander.
Du coup, le froid, autoritaire,
austère et secret Emilio Botin travaille à paraître sous un jour plus
favorable. Récemment, il a ouvert les portes de sa famille aux cameras
de la télévision espagnole et lors de la dernière assemblée de la
banque, a accepté, pour la première fois, de donner des explications
sur ses démêlés avec la justice.
Selon l’hebdomadaire « Tiempo »,
Emilio Botin est tellement préoccupé qu’il se serait rendu en avril au
palais de la Zarzuela, pour demander l’intervention du roi…
Je me permets également de vous
renvoyer à l’article sur ce blog de la Fondation d’Aznar, un organisme
qui mène une lutte idéologique intense en Europe comme en Amérique
latine, je signalais qu’au titre des activités d’Aznar en Amérique
latine il arrivait de Colombie où il avait été reçu par Uribe mais
lisons plutôt la suite: présentéé par la Fondation elle-même.
José María Aznar, presidente de
FAES, ha asistido hoy martes, 27 de noviembre, en la Universidad
Georgetown, en Washington, a la presentación de la nueva revista
digital Globalización, Competitividad y Gobernabilidad
(gcg.universia.net), cuyo consejo consultivo preside su Alteza Real el
Príncipe de Asturias, antiguo alumno de esta universidad. El acto ha
sido presidido por Emilio Botín, presidente de Banco de Santander y
Universia; y por John DeGioia, presidente de la Universidad de
Georgetown.
José maria Aznar, président de
FAES, a assisté aujourd’hui mardi 27 novembre à l’Université
Georgetown, à Washington, à la présentation de la nouvelle revue
digitale Globalización, Competitividad y Gobernabilidad
(gcg.universia.net), dont le Conseil royal est présidé par son altesse
royale le Prince des Asturies, ancien élève de cette université. La
séance a été présidée par Emilio Botín, président de la Banque de
Santander y Universia; et par John DeGioia, président de l’Université
de Georgetown.
J’espère que vous mesurez qui est ce
beau monde et comme son rassemblement éclaire un certain nombre
d’événement. La banque de Santander domine Caracas de toute sa
puissance et on la retrouve dans toute l’Amérique latine, la présence
du Prince des Asturies n’est pas non plus sans intérêt.
Cela donne tout son sens à ce qui
s’est passé à Santiago du Chili lors du sommet iberoaméricain, la crise
du roi quand Chavez a dénoncé le rôle d’intérêts comme la banque de
santander , le fascisme d’Aznar. On peut même estimer que le sommet
iberoaméricain avait été concocté pour faire passer les thèses du type
de la FAES sur les problèmes de la jeunesse. Chavez intervient relayé
par Ortega et Lage pour dénoncer le rôle réel d’Aznar et de son
gouvernement dans le coup d’Etat contre son gouvernement. L’amériqua
latine résiste… Aujourd’hui Chavez accorde des facilités pétrolières à
Respol et nationalise la banque d’Emilio Botin en profitant de ses
ambitions européennes et de ses ennuis judiciaires…
Quand on veut manger avec le
diable il faut une très très longue cuillère…
Danielle
Bleitrach
(1) Il flotte
un tel parfum de scandale que quand il y a peu un petit avion
transportant des trafiquants de drogue et leur marchandise s’est abattu
sur l’aérodrome privé du banquier il y a eu quelques bruits soulignant
les liens de la banque avec des pays exportateurs de drogue, en
Amérique latine mais aussi au Maroc. Mais le banquier et sa famille ont
démenti. Seul le caractère accidentel de l’événement a été retenu par
l’enquête.
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