——– Message original ——–
| Sujet: | FW: LES ETATS UNIS, ISRAEL ET L IRAN |
|---|---|
| Date: | Sat, 16 Aug 2008 11:15:52 +0200 |
| De: | Joss Rovélas <jossrovelas@msn.com> |
From:
fischer02003@yahoo.fr
Washington tenterait
de dissuader Israël de mener un raid contre des installations
nucléaires iraniennes
LE MONDE |
14.08.08 | 14h50 • Mis à jour le 14.08.08 | 14h50
JÉRUSALEM
CORRESPONDANCE
Les Etats-Unis
multiplient les signaux visant à dissuader Israël d’entreprendre une
attaque contre les sites nucléaires iraniens. D’après le quotidien
israélien Haaretz, Washington a récemment rejeté une demande
d’assistance militaire qui aurait amélioré la capacité de frappe de
l’Etat juif. Selon le journal qui ne cite pas ses sources, les
autorités américaines ont interprété cette requête, ‘présentée et
refusée au plus haut niveau’, comme le signe de l’avancement des
préparatifs de l’armée israélienne en vue d’une telle attaque.
Toujours selon
Haaretz, Washington a averti Israël qu’un raid aérien contre l’Iran
nuirait à ses intérêts et a demandé à être prévenu si celui-ci devait
toutefois être mené. Pour atténuer l’impact de leur refus de coopérer,
les autorités américaines ont proposé à leur allié israélien de
renforcer son système de défense antimissile.
Interrogé par
la radio de l’armée, le ministre israélien de la défense, Ehoud Barak,
a implicitement confirmé ces révélations en déclarant que les
Etats-Unis s’opposaient pour l’heure à un bombardement de l’Iran. ‘La
position des Etats-Unis est connue : ils ne veulent pas d’une action
contre l’Iran’, a déclaré M. Barak. ‘Pour l’heure, il faut que le
processus diplomatique progresse, mais il y a beaucoup d’options,
Israël est un pays fort, et il vaut mieux ne pas en parler’, a-t-il
ajouté, tout en appelant à ‘agir dans le domaine du renseignement’, et
à ‘accentuer les sanctions économiques contre le régime de (Mahmoud)
Ahmadinejad’, le président iranien.
SURVOL DE L’IRAK
En juin, à
l’occasion de leur passage à Jérusalem, le patron des services de
renseignement américain, John Michael McConnell, et le chef
d’état-major, Michael Mullen, s’étaient déjà efforcés de tempérer les
ardeurs israéliennes. D’après le Washington Post, les deux hommes
avaient déclaré à leurs interlocuteurs que l’Iran était encore loin
d’obtenir l’arme nucléaire et qu’en conséquence les Etats-Unis
s’opposeraient à un survol de l’Irak par l’aviation israélienne.
Peu après, une
source américaine avait révélé au New York Times que l’Etat juif avait
organisé au-dessus de la Méditerranée un important exercice aérien.
D’après Israël, cette fuite téléguidée par le Pentagone, avait pour
objectif de contrecarrer d’éventuels plans d’attaque.
En juillet,
enfin, la presse américaine avait révélé que le département d’Etat
entendait ouvrir une section d’intérêt à Téhéran. Dernière étape avant
l’ouverture de relations diplomatiques, cette initiative entretient de
fait une ambiance peu compatible avec la préparation de bombardements.
D’après un
récent rapport américain, détaillé par le quotidien Haaretz, il est
d’ailleurs ‘improbable’ qu’une telle opération soit couronnée de
succès. L’Institut pour la science et la sécurité internationale
(ISSI), un think tank basé à Washington, affirme que la destruction des
installations qui abritent le programme iranien d’enrichissement de
l’uranium nécessiterait une puissance de feu largement supérieure à
celle employée lors du bombardement du réacteur irakien Osirak en 1981.
A supposer
qu’Israël connaisse la localisation exacte des sites suspects et décide
de se lancer dans une telle aventure, l’Iran, selon l’ISSI, serait en
mesure de relancer son programme nucléaire ‘relativement rapidement’.
Benjamin Barthe
Article paru
dans l’édition du 15.08.08
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