Editeur : Armand Colin

Brochée 416 pages

EAN13 : 9782200351113

Domaines : Histoire
contemporaine

Date de parution :
13/08/2008

Présentation de l’éditeur

La Collaboration, avons-nous tous appris, est la conséquence de la
terrible défaite de 1940.

Mais si la défaite avait été elle-même le résultat d’une «
collaboration » déjà fort bien anticipée

entre une fraction de l’appareil d’État et des milieux
d’influences français, et un déjà

quasi-occupant nazi ?

La question est taboue. De plus, comment
imaginer que, tel le joueur de flûte d’Hamelin, les

ennemis acharnés de la démocratie fusionnés avec les stipendiés de
Berlin et de Rome aient

pu si efficacement, et dans les normes du secret, faire d’une part
suffisante du haut personnel

de la Troisième République les complices de sa
destruction.

Comment

? Il fallait d’abord rouvrir le dossier, bien
scellé par ce qui nous restait d’illusions, et

revenir aux archives. Le constat est accablant. Annie
Lacroix-Riz a réuni les mille pièces à charge

d’une
incontestable entreprise de subversion de l’État républicain.

Il fallait ensuite reconstituer ces cheminements de corruption et
de connivence qui ont fini par

placer le centre de gravité de la trahison au c

oeur même de l’État.
S’il est un mythe intenable,

c’est celui d’un complot aux franges, de l’autre côté d’une ligne
Maginot de sécurité républicaine

qui aurait tenu jusqu’à l’invasion : en réalité, toute une chaîne
de complicités, de l’extrême-

droite aux rassurants radicaux, en passant par l’État-major, a

voulu la mort du régime.
À

n’importe quel prix.

Mais

pourquoi, dira-t-on ?
Difficile de le comprendre sans un retour sur les enjeux de l’époque.

Comme nous ne voyons plus bien les raisons du crime, nous sommes
tentés de penser

qu’il n’a pas eu lieu. Mais les raisons étaient bien là, et
l’auteure nous les rappelle avec une

froide rigueur.

Certaines n’ont peut-être pas complètement disparu: ce vieux
malaise d’une part de nos élites

avec le double fait

national
et démocratique

Sommaire

La France de Munich (octobre 1938-14 mars 1939). Le Reich maître
de la politique extérieure

française. La « fascisation de la démocratie ». Modèle
socio-économique allemand et réorganisations

intérieures 1933-1936.

Un sursaut ? (15 mars-31 août 1939). Les ennemis de La République
du printemps à l’été

1939. Un « tournant » de politique extérieure, mars-août 1939
?

De la guerre au vote des pleins pouvoirs à Pétain
(1

er septembre 1939-10
juillet 1940). La

guerre intérieure : « les communistes mis à la raison ». Entre «
guerre » contre l’URSS et paix

sur le « front du Nord-Est ». Vichy avant Vichy, septembre
1939-juin 1940.

Annie LACROIX-RIZ est ancienne élève de

l’Ecole Normale Supérieure (Sèvres),

agrégée d’histoire, docteur-ès-Lettres, professeur

d’Histoire contemporaine à l’université

Paris VII-Denis Diderot

Annie Lacroix-Riz

L’assassinat

de la Troisième République

1938-1940

ARMAND COLIN

IPNS

Annie Lacroix-Riz a notamment publié chez Armand Colin :

Le Vatican, l’Europe et le Reich,

Industriels et banquiers sous l’Occupation

et
Le Choix de la défaite.

Autres publications (Le Temps des Cerises) : L’Histoire
contemporaine sous influence
(2004),

L’intégration européenne de la France – La tutelle de l’Allemagne
et des Etats-Unis (2007).

Elle a aussi préfacé

(Edition EPO) :
Hitler, l’irrésistible ascension ? Essais sur le fascisme de Kurt

Gossweiler (2006).

 
 
 
 
 

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