Voyons donc: les fameux
"droits de l’homme", c’ était pour Walesa, Pliouch, Cornea, Havel, Sakharov,
Soljénitsine, et Cie …  
C’ est aussi pour les
émeutiers du Tibet, d’ Iran, et bien d’ autres pays où l’ Occident soutient
l’opposition "démocratique", avide de "liberté" et de "démocratie", d’
élections, sauce capitaliste …!
En Euro-dictature
capitaliste, de plus en plus de gens c… en rue, mais c’ est banal, c’ est du
fait divers… Depuis la chute du mur, on a appris à ne plus hurler face à la
misère, au chômage, à la répression des "forces de l’ordre", les guerres
impérialistes et colonialistes… Il faut s’ en contenter … Le simple "droit
de vivre" pour des centaines de millions de gens sur cette planète: basta
!
RoRo
 
 
 
From: nelpal
Sent: Saturday, January 09, 2010 9:21 AM
To: Nelpal
Subject: Quand l’État exploite la peur de la rue et de la misère
!

Quand l’État exploite la peur de la
rue et de la misère

 

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http://www.chienne-de-vie.com/article-buzz-la-misere-en-france-sdf-41215710-comments.html

 
***

Communiqué de l’association Solidarité Des
Français

16 décembre
2009

SDF : OUI, IL FAUT LES SAUVER,
MÊME MALGRE EUX

Fred, a été retrouvé mort, hier matin, sur un
carton près de l’hôtel de ville de Bordeaux, « probablement mort de froid »
disent les medias….

Probablement……

Mourir au nom de la liberté

Fred était libre, libre d’aller mourir en hiver
dans la rue et c’est ce qu’il a fait.
Pourtant, il existe en droit français
un délit de non-assistance à personne en danger, ce qui donne tous les droits au
gouvernement d’agir par la contrainte, si nécessaire. Fred aurait pu (dû ?) être
sauvé tout comme ceux qui vont bientôt, hélas, lui succéder.

Sauf que les associations officielles, qui ont
parfois une vision étrange vis à vis des SDF, aveuglées qu’elles sont par les
Droits de l’Homme et au nom des libertés individuelles, estiment que ces gens
ont bien le droit de faire ce qu’ils veulent !

Bien pratique !

Ceci arrange bougrement Sarkozy qui, dans un
récent discours d’une immoralité effroyable, banalise mais aussi fait
disparaître rhétoriquement les sans-abris en décrétant que le problème insoluble
n’existe pas : ceux-ci sont libres de rester dans la rue, leur “choix” est
preuve de leur “dignité”…

Un tiers des SDF présente de graves troubles
psychiatriques

….et une grande majorité d’entre eux souffre de
graves addictions (alcool, drogues ou médicaments). Tous sont en grande
souffrance physique et en état de détresse extrême. Ayant perdu tout
discernement, ils ne sont plus capables de « sentir » le danger pour s’en
protéger. On voit ainsi parfois sur les trottoirs, de pauvres gars en caleçon ou
des femmes en sous-vêtements, en plein hiver, les fesses à l’air.

Si une personne n’est plus lucide, elle doit être
reprise en main et secourue par la collectivité, si celle-ci croit encore en un
minimum d’humanisme. Les pouvoirs publics doivent s’atteler à ce travail
immédiatement.

Conditions d’hébergement
catastrophiques

Les viols, vols, violences et
maladies pullulant dans des centres surchargés par les familles entières venues
d’ailleurs, les sans-domicile de France refusent de s’y rendre – notamment les
femmes – ou en sont d’office exclus du fait du manque de place. Mais lorsque
c’est une question de vie ou de mort, il faut secourir, même par la force, un
être humain en danger imminent. Au gouvernement de trouver et de proposer
ensuite d’autres solutions acceptables pour les nôtres.

On ranime bien les
suicidés

Si on voyait un homme prêt à se
jeter dans la Seine, on l’empêcherait de le faire ; s’il s’était déjà jeté, on
le ramènerait à la rive ; s’il était noyé, on tenterait tout pour le ranimer. Si
ça réussissait, il remercierait son sauveteur. Pourtant, il voulait mourir.
Alors, pourquoi laisser un SDF mourir de froid sur son carton ? A terme,
faudrait-t-il comprendre que tous les SDF veulent la mort ?

Seule la mort est
irréversible

Il n’est pas question d’atteinte à
la liberté – et quelle liberté ? – mais d’offrir à des hommes et à des femmes
une chance supplémentaire de vie pendant l’hiver…. parce que leur situation peut
changer, parce que l’espoir peut revenir, parce que seule la mort est
irréversible, on peut sauver les gens malgré eux.

Et plus encore, on doit le
faire.

Odile BONNIVARD
Porte parole de
l’association Solidarité Des Français

*****************************************************

La classe
ouvrière face à la misère

En
ce début d’hiver, toutes les associations caritatives tirent la sonnette
d’alarme. La crise économique est en train de frapper brutalement toute la
classe ouvrière et une partie croissante de celle-ci se retrouve d’ores et déjà
plongée dans la misère.

Ainsi,
selon Didier Piard, directeur de l’action sociale de la Croix-Rouge française :
“L’intensité de la pauvreté augmente. Les pauvres sont plus pauvres qu’hier (…).
Le nombre de personnes accueillies a augmenté de plus de 20 %. (…). Les
associations caritatives voient 2010 en noir sur fond de chômage massif et de
basculement d’une partie des chômeurs en fin de droits (…). Des populations que
nous ne voyions pas autrefois viennent dans nos centres demander des aides
alimentaires, des vêtements ou des aides financières directe : ce sont des
retraités, des travailleurs pauvres, des smicards en contrat à durée
indéterminée, qui ne parviennent plus à joindre les deux bouts, des jeunes. Ils
s’ajoutent aux familles monoparentales et aux précaires qui n’ont jamais cessé
de venir (…). Une étude sur une quarantaine de sites a montré que plus de 40 %
des personnes accueillies venaient demander de l’aide pour payer leurs factures
d’énergie ou leur loyer.” [
1]

Même
constat pour les Restos du cœur. L’année dernière, cette association avait déjà
battu un triste record, celui de l’affluence. Et pourtant, cet hiver s’annonce
encore bien pire. Pour le Président des Restos, Olivier Berthe, “Au cours du
printemps et de l’été derniers, la fréquentation de nos centres de distribution
a augmenté de 20 % sur un an, on s’attend à une forte hausse de la demande, qui
avait déjà progressé de 14 % l’année dernière” .

Ceux qui
ont encore un travail ont donc eux aussi de plus en plus de mal à joindre les
deux bouts. Les associations caritatives leur ont même donné un nom : “Les
nouvelles têtes”. Il s’agit de tous ces gens sous-payés (mais sur-exploités,
évidemment) qui viennent chercher à manger pour eux et leur
famille.

Pour la
classe ouvrière, crise économique rime avec licenciements, chômage, précarité…
En 2009, 451 000 emplois environ ont été détruits et l’année 2010 s’annonce tout
aussi terrible. “Le chômage va continuer d’augmenter” titrait ainsi le journal
économique la Tribune du 18 décembre.

Que fait
l’Etat, face à cette situation dramatique? Il fait de son mieux pour limiter
cette hausse des courbes du chômage en… trafiquant les chiffres, en rayant des
listes par centaines des milliers les chômeurs en “fin de droits”. Pour être
précis, 850 000 personnes classées en “fin de droits” ont été sorties des
chiffres officiels du chômage en 2009 et le Pôle emploi estime qu’elles seront
plus d’un million en 2010 ! Concrètement, cela signifie pour toutes ces familles
ouvrières le retrait de ressources déjà réduites au minimum vital, la soupe
populaire version moderne (les Restos du Cœur) et… souvent la
rue !

Quand l’État exploite la peur
de la rue et de la misère !

Cette
augmentation considérable de la pauvreté, la bourgeoisie ne peut pas la cacher.
La dure réalité est trop criante pour que les médias nous jouent l’air du “tout
va bien”. Alors, du coup, ils en parlent à leur façon, jusqu’à la nausée
(
3). Le but est de faire peur, de
dire aux ouvriers qui ont encore un emploi stable : “Voyez comment des gens
souffrent de la misère, alors considérez-vous comme chanceux et ne vous plaignez
pas trop car d’autres rêvent de prendre votre place.”

L’exemple
le plus crapuleux de cette propagande est sans aucun doute les sondages sur la
peur de devenir chômeur ou SDF dont les résultats sont toujours annoncés en
grande pompe aux journaux télévisés du 20h. Le dernier en date, celui de la TNS
Sofres, a ainsi “révélé” ses résultats comme s’il s’agissait là d’un véritable
scoop : l’inquiétude vis-à-vis du chômage est redevenue en décembre 2009 le
principal souci de 73 % des français ; les plus préoccupés sont les
ouvriers (84 %) et les jeunes (83 %). Quelle
révélation !

Ce type de
discours est effectivement effrayant, il paralyse, rend résigné et annihile la
volonté de lutte. C’est justement ce sentiment d’insécurité face à la crise
économique qui a contraint la classe ouvrière à faire le dos rond depuis début
2009 et, avec la complicité des syndicats, a contribué à ses difficultés à
entrer en lutte.

Cela dit,
l’effet paralysant de la brutalité avec laquelle a frappé la crise ces derniers
mois et les discours terrorisants qui l’ont accompagné ne peuvent être que
temporaire. Pour paraphraser Karl Marx dans Misère de la philosophie (1847), il
ne faut pas voir dans la misère que la misère mais aussi et surtout son côté
révolutionnaire, subversif. Peu à peu, la peur et la résignation vont céder la
place à la colère. Faudra-t-il encore que la classe ouvrière croit en ses
capacités à lutter contre toutes ces attaques, de façon unie et solidaire, pour
que cette colère se transforme en une volonté de combat contre ce
système !

DP (18
décembre) 
1) Le Monde du 4 déc.
09.

3) Notamment en cette
période hivernale où les grands froids et la neige se sont abattus sur le pays,
avec les campagnes médiatiques sur les “moyens mis en place par l’État ou les
municipalités pour venir en aide aux plus démunis” tels les bus de ramassage du
SAMU social ou la réouverture des foyers d’hébergement de nuit surpeuplés que
certains sans-abris refusent par crainte de la promiscuité.

 

 

Extrait du lien ci-après  http://fr.internationalism.org/ri408/la_classe_ouvriere_face_a_la_misere.html

 

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