Original Message —–
Front
Syndical de Classe
!
Front
Syndical de Classe
Créé par des militants CGT et
FSU
travailleurs que la collaboration de classes. Elle les désarme dans la défense
de leurs intérêts et provoque la division. La lutte de classes, au contraire,
est la base de l’unité, son motif le plus puissant. C’est pour la mener avec
succès en rassemblant l’ensemble des travailleurs que fut fondée la CGT. Or la
lutte de classes n’est pas une invention, c’est un fait. Il ne suffit pas de la
nier pour qu’elle cesse : renoncer à la mener équivaut pour la classe ouvrière à
se livrer pieds et poings liés à l’exploitation et à l’écrasement. »
H.
Krasucki
Front Syndical de Classe :
Les camarades réprimés par leur direction avec le
soutien de la fédé CGT de la construction risquent désormais la saisie de leurs
comptes personnels. Solidarité et soutien aux camarades
!
Déclaration du Front
Syndical de Classe
Peuples d’Europe,
levez-vous contre l’UE du capital !
Les directions syndicales françaises appellent
toutes à participer à la manifestation organisée par la Confédération Européenne
des Syndicats (CES) le 29 septembre à Bruxelles contre
« l’austérité ».
On aurait aimé pouvoir se réjouir d’une
internationalisation des luttes mais la réalité est tout autre, à commencer par
la véritable identité de l’organisation qui y appelle, à savoir la
CES.
Quelques extraits de
statuts de la CES permettent de se forger une première opinion :
« La Confédération
Européenne
des Syndicats fondée le 8 février 1973 par dix-sept organisations nationales
affiliées à la Confédération Internationale des Syndicats Libres
(CISL).
La Confédération
Européenne
des Syndicats a plus particulièrement pour mandat d’agir (…) dans le cadre du
processus d’intégration européenne.
La Confédération
Européenne
des Syndicats s’adresse dans son action : à l’Union
Européenne dont elle demande l’approfondissement sur le plan social, politique
et démocratique en même temps qu’économique et monétaire, (…) aux organisations
européennes d’employeurs en vue d’établir par le dialogue et la
négociation un système de relations sociales au niveau
européen. »
En clair, la CES, héritière du
syndicalisme de collaboration de classe fondé avec le soutien de la CIA pour
concurrencer la Fédération Syndicale Mondiale, travaille pour la
construction européenne sur la base du dialogue et de la négociation avec le
grand patronat et les institutions officielles : la CES n’est rien
d’autre que le bras armé syndical de l’UE pour accompagner la régression sociale
tous azimuts au cœur de la construction européenne.
Dans sa pratique, la CES n’a donc
de cesse que de soutenir toutes les mesures les plus anti-sociales et
anti-démocratiques impulsées par une UE au service exclusif des grands
groupes capitalistes européens : attaques permanentes contre les services
publics et pour la « libéralisation » de tous les secteurs
économiques, des transports à l’énergie en passant par la Santé et
l’Education ; attaques contre les retraites, la Sécu et les systèmes
solidaires et promotion des systèmes d’assurances privées ; attaques contre
les souverainetés populaires par la mise en place d’institutions supranationales
à l’abri des peuples (Banque centrale européenne « indépendante » des
peuples mais directement branchées sur les grandes compagnies financière,
Commission de Bruxelles et toute son administration, Cour de Justice de la
Haye… le parlement européen élu n’ayant qu’un rôle de façade
démocratique)… C’est ainsi que la CES a ardemment soutenu le TCE en 2005, et
qu’elle s’est ensuite réjouie de l’adoption contre la volonté populaire, dûment
exprimée en France, en Irlande et aux Pays-Bas, de la
Constitution-bis connue sous le nom de Traité de Lisbonne
Concernant le sujet brûlant du
moment dans de nombreux pays européens, celui des retraites, la position est
aussi claire. La CES a toujours soutenu l’accord de Barcelone de 2002, signé
pour la France par Chirac et Jospin, prévoyant le recul de l’âge de la retraite
dans toute l’UE.
La seule réserve émise par le
conseiller sur les pensions à la CES, Henri Lourdelle, est qu’il faut trouver
les moyens de mettre les vieux effectivement au boulot : «
Relever l’âge de la retraite
implique que les personnes de plus de 60 ans puissent travailler, ce qui n’est
pas le cas pour le moment dans la plupart des pays
européens ». Comme l’explique plus crûment
John Monks, secrétaire général de la CES :
« on peut reculer l’âge de départ à
la retraite, et il est "capital" (sic !) de faire travailler les seniors ».
Rappelons au passage que John
Monks, lorsqu’il était dirigeant de la centrale syndicale
britannique TUC, appuyait un certain Tony Blair, qui mettait en place les
"retraites participatives" : « Nous sommes très satisfaits des
propositions du gouvernement en ce qui concerne la réforme des retraites : il y
a trop peu de salariés qui épargnent suffisamment pour leur retraite ».
D’ailleurs, dans son document
sur les retraites de 2000, la CES accueille sans véritable réserve les
retraites par capitalisation, appelant toutefois à la prudence des spéculations
opérées par les fonds de pension, « sans pour autant entraver la liberté
de manœuvre des gestionnaires ou la liberté de circulation des
capitaux » (!).
C’est donc à l’appel de cette CES que
répondent avec empressement toutes les directions syndicales françaises.
Il faut préciser qu’elles y appartiennent toutes (sauf la FSU dont la
direction fait des pieds et des mains pour imposer l’adhésion à ses adhérents)
avec pour certaines un rôle dirigeant : Joël Decaillon, ancien cheminot
CGT, est aujourd’hui secrétaire général adjoint et à ce titre il participait il
y a peu aux célébrations officielles du Traité de Lisbonne.
On comprend aussi peut-être un peu mieux, par ce
détour européen, l’attitude des états-majors syndicaux qui en France, omettent
actuellement d’exiger le retrait du projet de casse des retraites, et refusent
d’expliquer que seul un rapport de force d’une ampleur historique et le blocage
de l’économie du pays permettront de faire reculer le gouvernement appliquant
les décisions européennes. Appelant sans cesse au dialogue, à la
« négociation », ils se situent parfaitement dans la ligne de
la CES, celle de l’accompagnement syndical des régressions qui mène les
travailleurs de défaite en défaite depuis 20 ans.
Dès lors, la journée du 29 septembre à l’appel de
la CES prend tout son sens : il s’agira, comme les années précédentes,
d’une espèce de garden-party euro-syndicale parfaitement inoffensive pour le
grand capital, donnant l’occasion d’entretenir l’illusion d’un
« syndicalisme européen » et de détourner la colère
populaire : épargnant totalement l’UE et se gardant bien d’appeler au
développement des luttes en Europe, la porte-parole de la CES précisait
récemment que face à la crise, « les gouvernements ne doivent pas
paniquer ». Après John Monks appelant il y a deux ans à
« sauver le capitalisme de lui-même », voici la CES assimilant
les sacrifices imposés aux travailleurs au nom du profit maximum à des erreurs
dues à la panique. Pauvres gouvernements aux ordres du grand capital qui ne
comprennent pas qu’ils se trompent…
Face à l’offensive antisociale planifiée de longue
date, qui frappe les travailleurs, avons-nous besoin de cette bureaucratie
syndicale qui pratique le "dialogue loyal" avec nos exploiteurs et ignore les
luttes à la base ? Avons-nous besoin de cette bureaucratie syndicale qui
n’ambitionne que de cogérer les mauvais coups en échange de quelques
strapontins, subventions et garanties individuelles de salaires et pensions –
alors que les mêmes garanties sont arrachées à la masse des salariés, ou bien
avons-nous besoin d’une organisation internationale de combat fondée sur les
expériences, les principes et les valeurs du mouvement ouvrier ?
Forte de 72 millions de membres présents dans 110
pays, et du développement de son activité sur des bases de classe en Amérique
Latine, en Asie, en Afrique, au Moyen-Orient et, avec davantage de difficultés,
en Europe, la Fédération Syndicale Mondiale (FSM) tiendra en avril 2011 un
congrès mondial. Dans ce cadre, la nécessité de la
constitution d’une stratégie unifiée des forces sur des positions de classe et
leur coordination à une échelle internationale à travers la FSM est à l’ordre du
jour.
C’est le chemin des
contre-attaques victorieuses. Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !
Face au saccage, nous avons un monde à gagner !
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