From: Liste de diffusion du Clea.
Sent: Sunday, January 30, 2011 2:28 AM
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Subject: [Clea] Samedi 5 février à 17h, repas de soutien aux militants turcs incarcérés en Europe
| SVP, faites circuler l’info
Repas de soutien aux militants socialistes turcs incarcérés en Europe http://leclea.be/affaire_dhkp-c/harceles_en_europe/repas_soutien-5.fev.2011.html Téléchargez et diffusez le tract d’appel SVP: http://leclea.be/affaire_dhkp-c/harceles_en_europe/pdf/repas_soutien_05-02-11.pdf |
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| Vous avez certainement entendu parler de l’affaire DHKP-C, de ces militants turcs de gauche que le Parquet fédéral belge a tenté de condamner à tout prix en les taxant de terroristes et de criminels, puis que la justice a acquittés. Cette affaire a défrayé la chronique pendant toute une décennie. Tant d’années où le « terrorisme turc » n’a été associé qu’à la gauche radicale, aux vilains « cocos » venus de loin pour «déstabiliser notre paisible royaume». Ainsi, d’après Europol en 2008, 58 personnes ont été arrêtées pour terrorisme d’extrême-gauche en Europe dont près de la moitié faisant partie du DHKP-C (TE-SAT 2009, EU Terrorism Situation and Trend Report, Europol, p. 33). Le DHKP-C, harcelé partout en Europe Actuellement, rien qu’en Allemagne, sept militants socialistes turcs ont été arbitrairement incarcérés pour avoir exprimé leurs opinions, lesquelles ont été abusivement interprétées comme « terroristes ». Plusieurs d’entre eux ont soit été lourdement condamnés comme Nurhan Erdem, Cengiz Oban ou Ahmet Istanbullu, soit ils encourent des peines très graves. Parmi eux, Faruk Ereren qui avait survécu à d’innombrables séances de torture en Turquie risque d’être extradé et livré à ses tortionnaires. Tous subissent en Allemagne des conditions de détention inhumaines (isolement total, censure du courrier, interdiction de parloirs, parloir individuel sous surveillance inquisitrice du personnel pénitentiaire, et même enchaînement, comme dans le cas d’Ünal Düzyar). En France, le juge antiterroriste Fragnoli instruit un dossier dans lequel 17 exilés et immigrés politiques sont poursuivis arbitrairement pour leurs options philosophiques, leurs opinions et leurs liens supposés avec la gauche révolutionnaire turque. Délit d’appartenance Deux poids, deux mesures Il faut dire qu’à l’époque, en Turquie, le MHP formait un gouvernement de coalition avec les ultralibéraux du Parti de la mère patrie (ANAP) et le Parti social-démocrate d’Ecevit (DSP) dont les plus grandes réalisations « progressistes » ont été de se soumettre aux exigences du FMI et de massacrer les prisonniers de gauche (10 morts à Ulucanlar en 1999, 28 morts entre le 19 et le 22 décembre 2000, 69 morts de janvier 2000 au 18 novembre 2002, date de la fin de leur mandat). En Belgique, comme les Loups Gris ont le pouvoir de se métamorphoser en militants ou sympathisants de divers partis représentés au parlement au gré des scrutins, des intérêts du régime d’Ankara ou pour satisfaire leurs carrières bassement matérielles, le cordon sanitaire tant vanté par nos démocrates attitrés n’a jamais été tendu autour d’eux. A l’inverse, le malfrat d’extrême droite Yalçin Özbey qui assassina le journaliste progressiste Abdi Ipekçi en 1979 et qui vit en Belgique depuis 1997 a récemment bénéficié de l’impunité conformément à l’article 104/2 du Code pénal turc qui fixe la prescription maximale à 30 ans. Jamais l’État turc n’a semblé pressé d’obtenir l’extradition de ce tueur au bras long qui est, entre autres, connu pour avoir collaboré avec certains services secrets européens dans « la lutte contre le communisme ». C’est pour attirer l’attention sur leur sort, semblable à celui que nous avons connu en Belgique dans le cadre de l’affaire Kimyongür-Erdal que le Comité des libertés (CL) et le Comité pour la liberté d’expression et d’association (CLEA) souhaitent conjointement vous convier à un repas de solidarité avec ces militants socialistes turcs persécutés en Europe. Quand : Samedi 5 février à 17h |

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