Une rue de Salaheddine, photographiée le 6 août
Hier et cette nuit, larmée syrienne na pas relâché la pression sur les insurgés dAlep ou plutôt occupant certains quartiers dAlep, les rebelles étant tous étrangers (à plus dun titre) à la ville. Les bombardements et les combats se sont en effet poursuivis sans relâche, notamment à Salaheddine, Chaar et Hanano, ces deux quartuiers se trouvant dans la partie sud-est dAlep. Les combats ont été jugés assez violents par les observateurs de la mission des Nations-Unies pour que ceux-ci au nombre dune vingtaine décident, lundi, de quitter la ville et regagner Damas.
Progrès de l’armée
En ce qui concerne le quartier, devenu symbolique de la bataille dAlep, de Salaheddine, la chaîne iranienne dinformation arabophone al-Alam et son correspondant sur place Hussein Mortada assurent que les forces gouvernementales ont réalisé des progrès importants, obligeant les miliciens à se replier dans le quartier avoisinant de Seif ed-Dawlé. Dans laprès-midi de lundi, la mort de leur chef militaire Abou Abaïda a été annoncée par les médias.
Par ailleurs, les forces gouvernementales ont détruit le siège du groupe islamiste radical (il se revendique dal-Qaïda) Jabhat-Nusrat dAl-Qaida dans le quartier Chaar, quelques temps après que la milice a déclaré le contrôler. Certains sites interne proches de linsurrection disent que cest un bombardement aérien qui a détruit ce siège, installé dans un bâtiment officiel. Selon le correspondant de la télévision Al-Alam, il y a eu plusieurs tués et blessés dans les rangs des miliciens. Larmée a aussi récupéré lécole Sleimane Khater qui avait été occupée par les miliciens et transformée en quartier général. En revanche, les militaires nont toujours pas repris le contrôle du siège de la Direction des Legs, proche de la citadelle, qui semble toujours aux mains de lASL.
A laube de lundi, des accrochages ont eu lieu dans la faculté des sciences de la faculté dAlep, au cours desquels plusieurs miliciens ont été abattus. Alors que se poursuivent les accrochages dans les quartiers Sukkari, Sakhour, Hanano autour desquels larmée régulière renforce son siège. Un mouvement dexode massif des habitants y a été signalé.
En illustration, voici un reportage, diffusé lundi 6 août, de la télévision syrienne al-Ikhbaryeh sur Salaheddine : on y voit une personne âgée expliquer que lui et les siens ont été chassés de leur maison par les terroristes, et que cest larmée qui les protège ; un soldat rassure un autre habitant chassé par les combats ; on a droit aussi à la désormais traditionnel exhibition de passeports étrangers en loccurrence jordaniens, turcs et chypriotes trouvés sur le corps de combattants dits « ASL ». La journaliste, Yara Abbas, dit que plus de la moitié de Salaheddine est nettoyée et que larmée poursuit son travail :
[youtube http://youtube.com/w/?v=_CPf5gDapp8&list=UUuD15-hA3hh_qX7YqwHrgag&index=9&feature=plcp%5D
Nous vous parlions dHussein Mortada. Lenvoyé spécial dal-Alam à Alep, présent pratiquement depuis le début des combats, affirme que des officiers séoudiens et turcs ont été capturés par larmée à Alep, officialisant par le fait dincessantes rumeurs. Leur capture serait intervenue au cours dune embuscade tendue par larmée dans le quartier qui abrite le bâtiment de la radio et télévision syriennes, a précisé le correspondant dal-Alam. Mourtada donne les noms des officiers étrangers : deux Turcs, Sultan Oldu et Taher Amnitiu ; cinq Séoudiens : Abdel Wahed Al-Thani, Abdel Aziz Al-Matiri, Ahmad Al-Hadi, Moussa Al-Zahrani, Firas Al-Zahrani.
Ci-dessous, le lien du reportage de Mortada :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=EBfTFOc3KAI
Pour sa part, lagence turque Khabar Turc a assuré que 40 militaires turcs avaient été capturés ce lundi après avoir traversé la frontière. Lagence indique que les auteurs de larrestation sont des Kurdes de la milice « Unité de protection du peuple » formée depuis près dun an pour protéger les habitants kurdes, et travaillant en relation avec le gouvernement syrien. À vérifier, mais plausible, compte tenu et de lengagement massif et constant du gouvernement turc auprès de lASL, et de sa nervosité en ce qui concerne le Kurdistan syrien.
En tous cas larrestation dofficiers turcs et séoudiens, sur laquelle, et on les comprend, restent muets pour le moment les médias français, est un pièce accablante de plus au dossier de ces pays, en état de guerre non déclarée avec la Syrie, mais aussi à celui de lASL, à appui, recrutement et décidément encadrement étranger.
Décidément, la « greffe » ASL-islamiste ne peut pas prendre à Alep, ville moderne qui na rien de commun avec cette armée de « punks » internationaux islamistes. La question qui se pose donc à Alep, nest pas de savoir si les insurgés seront écrasés, mai quand. |
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