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From:
"Hess Madeleine" <grianala@yahoo.fr>
Sent: Wednesday, August 19, 2009
10:59 AM
To: Subject: Israël agite l’épouvantail de l’Iran pour faire
oublier le gel des colonies.
>
> Israël
agite l’épouvantail de l’Iran pour faire oublier le gel des colonies.
>
> Un ballet diplomatique à Tel-Aviv contre…
Téhéran
>
> La lune de miel semble reprendre de
plus belle entre Tel-Aviv et Washington. Finis les échanges à fleurets mouchetés
entre l’Administration Obama et le cabinet de l’intraitable Netanyahu autour du
gel des colonies juives.
> Ce dernier semble avoir eu le dernier mot au
regard de la chaude poignée de main hier entre son ministre de la Défense , Ehud
Barack, et son homologue américain, Robert Gates.
> Le ministre israélien
du Commerce, de l’Industrie et de l’Emploi, Binyamin Ben Eliezer, a dit hier
tout haut ce que tout le monde pensait déjà sur la capacité des Etats-Unis à
forcer la main au grand allié Israël.
> Sur les ondes de la radio publique
israélienne, ce ministre a résumé un peu les résultats des entretiens entre
Gates et Netanyahu : « Les Etats-Unis commencent à comprendre que la
construction dans les colonies va se poursuivre. » Les menaces publiques de
Barack Obama ne sont finalement qu’une petite tempête – verbale – dans un verre
d’eau.
> No, you can’t
> Signe de ce retour à la « normale » entre
Tel-Aviv et Washington, hier il a été beaucoup plus question du nucléaire
iranien que du gel des colonies… ! Les responsables israéliens ont habilement
surfé sur la prétendue menace iranienne pour détourner l’objet d’une rencontre
qui avait vocation de trouver une solution à la colonisation sauvage des
territoires palestiniens. Robert Gates, bon gré mal gré, s’est donc laissé
entraîner dans un débat sur la meilleure façon de corriger Téhéran. Point de
déclarations sur le gel des colonies, censée être la pomme de discorde entre son
Administration et le cabinet du Premier ministre israélien. Le président
américain, Barack Obama, qui a mis « trois fers » au feu du Proche-Orient –
Robert Gates, George Mitchell et James Jones – pour théoriquement l’éteindre, et
débloquer le processus de paix, semble avoir un souci autrement plus important,
celui de requinquer son image
> vis-à-vis des Israéliens. Pour cause, des
centaines d’ultra-nationalistes israéliens, des colons pour la plupart, ont
manifesté hier à Jérusalem contre « les pressions » de l’Administration
américaine de Barack Obama.
> Arborant des affiches dans lesquelles on
pouvait lire « Oui à l’indépendance d’Israël, Non au diktat américain » et «
Obama, sache que le pays de la bible appartient au peuple de la Bible » ou
encore « Israël ne doit pas capituler ». C’est pourquoi Robert Gates et avant
lui George Mitchell et aujourd’hui James Jones auront à cœur de détourner leur
mire sur Téhéran pour recevoir l’onction de l’Etat hébreu. Dans un parfait
partage des rôles, Ehud Barack envoyaient hier l’étincelle en déclarant qu’«
Israël demeurait sur sa position de base selon laquelle aucune option ne doit
être écartée contre l’Iran ». Robert Gates saisit, reprend au vol et annonce
ceci : « Il est clair que si le processus ne réussit pas, les Etats-Unis sont
prêts à faire pression pour de nouvelles sanctions sévères qui ne seraient pas
progressives. » De son côté, Hosni Moubarak a rassuré George Mitchell qu’il mène
une médiation
> dans le cadre du dialogue entre les mouvements
palestiniens rivaux Hamas et Fatah pour la libération du soldat israélien Gilad
Shalit… En somme, c’est un chassé-croisé diplomatique (américain) des plus
fructueux pour Israël. Quand au gel des colonies réclamé à cor et à cri, c’est
une toute autre histoire…
> Il est par conséquent difficile de donner
corps à cette « paix globale au Proche-Orient » réclamée dimanche par George
Mitchell aussi longtemps que les Etats-Unis continueront de voir avec des
œillères israéliennes.
>
http://www.elwatan.com/Un-ballet-diplomatique-a-Tel-Aviv
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