Sent: Monday, May 23, 2005 6:28 PM
Subject: Si le non l’emporte….
4 Impasse de la Grosse Bouteille 75018 Paris – Tél. : 01.42.51.63.09 – Courriel : info@comite-valmy.org
Si le non l’emporte… Ce sera :
· un premier pas historique vers la Libération et la renaissance de la démocratie…
- Une étape vers le rétablissement de la souveraineté populaire et nationale , vers la réaffirmation de la République, de son unité et de ses principes en particulier ceux de citoyenneté et de laïcité…
- Des conditions meilleures pour le combat social …
- La perspective internationaliste en Europe, d’alliances et de coopérations, librement consenties, réciproquement avantageuses et sans hégémonie, entre des peuples libres et des nations souveraines…
- La possibilité, si les peuples le souhaitent, de promouvoir une Europe confédérale et anti-impérialiste…
- Une situation plus favorable pour exiger le retrait de l’OTAN et refuser la vassalisation à l’impérialisme américain…
Il est capital de voter et faire voter non le 29 mai. Le succès d’un non populaire, républicain et progressiste, serait une victoire considérable, historique, quasiment révolutionnaire. Au lendemain de cette victoire espérée, il faudra cependant rester mobilisés car après le 29 mai, les eurolâtres fédéralistes et ultra-libéraux, les antirépublicains, les dogmatiques du nihilismes national de tous poils, ne désarmeront pas. Les médias brandissent déjà un prétendu risque de nationalisme et de fascisme qui ne semble pourtant pas en France ou en Europe, un danger imminent. Haïder appelle même à voter oui, lui qui il n’y a pas si longtemps, nous était médiatiquement présenté comme un opposant fasciste à cette Europe.
D’une part, le danger totalitaire le plus évident, le plus immédiat, le plus concret, est inhérent au fédéralisme européen lui-même. Celui-ci, les peuples en on fait l’expérience, est un processus qui détruit la démocratie méthodiquement. D’autre part, le nationalisme est avec l’impérialisme l’instrument d’une classe sociale, le capitalisme financier. Aujourd’hui en France la bourgeoisie, tout en conservant des séquelles de nationalisme, a surtout fait le choix supranational. Pour l’essentiel dans notre pays, le grand capital, est cosmopolite, multinational, mondialisé, même si sa mutation n’est pas terminée.. L’Europe supranationale par contre est elle-même voulue par ses promoteurs comme la construction d’un empire potentiellement concurrent des USA . Le peuple de France, à la fois patriote et internationaliste, doit reprendre en main l’avenir de la nation qui reste le cadre de la démocratie et de son droit inaliénable à disposer de lui-même.
Pour le peuple français et les autres peuples européens, qu’il existe ou non un plan B n’a d’autre importance que celle de savoir de quelle façon leurs ennemis communs préparent leur contre-offensive. en cas de victoire du non au référendum du 29 mai.
Certains entendent , si le non l’emporte, à gauche et à droite, élaborer un nouveau traité apparemment « allégé ». Mais en étudiant les propositions qui circulent déjà, il est clair que le carcan supranational demeure l’épine dorsale de cette volonté de replâtrage ainsi que de nombreuses prétentions inacceptables. La prise de conscience populaire que la profondeur de cette campagne référendaire a permise, est telle que eurodogmatiques auront à l’avenir bien du mal à continuer de tromper les citoyens.
Le Comité Valmy estime qu’il est nécessaire de revenir à l’unité et à l’esprit de la Résistance et de prendre exemple sur le programme progressiste du CNR afin de tracer une perspective nouvelle et crédible. Il renouvelle sa proposition d’Assises de la République et de rédaction pluraliste, d’une Charte Nationale et Républicain. … Dès le 30 mai, ce sera la continuation du combat…
En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES
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