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Infos syndicales
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SYNINFO
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18 juin 2008
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 MONS
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 ANVERS
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« NOUS VOULONS DES MESURES IMMÉDIATES POUR LE POUVOIR D’ACHAT »
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Cher(e) militant(e) syndical(e),
Les travailleurs réclament un peu de beurre dans leurs épinards. À 100.000, ils l’ont clairement fait entendre lors de la semaine d’action syndicale écoulée. C’est une revendication qui s’est exprimée avec force : « La TVA sur le gaz et l’électricité doit être ramenée de 21 à 6 %. » C’est entre autres cela qu’il nous faut arracher du gouvernement.
100 000 manifestants : la rue met la pression sur le gouvernement Leterme
Qui s’y serait attendu ? Même sans une forte mobilisation syndicale, 100 000 personnes environ sont venues manifester pour plus de pouvoir d’achat et de solidarité. D’Arlon à Bruges, de Mons à Hasselt. Quatre fois plus que le 15 décembre 2007 à Bruxelles. La forte poussée d’en bas était sensible partout. Et le gouvernement est prévenu : « Ce n’est qu’un début ! », a-t-on entendu à diverses reprises avec enthousiasme et dans les deux langues.
Quelques points de vue de manifestants
Michel (délégué à Group 4) : « Il faut plus d’argent sur la table. Nous devons gagner plus pour pouvoir en sortir. Nous chauffer et nous déplacer vers notre lieu de travail, ce n’est pourtant pas un luxe. La TVA sur l’énergie doit diminuer, de 21 à 6 %. » André est pensionné et il n’en sort pas avec sa pension de 800 euros : « Même quand j’achète des produits blancs, je n’en sors pas. Parfois, je dois aller me coucher en ayant trop peu mangé. Et ça se passe en Belgique, l’un des pays les plus riches au monde ! » Hassan (Carrefour) : « J’ai 25 ans et je gagne 1 300 euros mais, en tant qu’isolé, je n’en sors pas. J’ai peur pour l’avenir. Ça devient difficile de se marier et de fonder une famille. »
Qu’on arrête le blabla sur BHV et qu’on fasse enfin quelque chose
En Flandre, en Wallonie et à Bruxelles – bref, dans toute la Belgique – les manifestants réclament unanimement que le gouvernement modifie du tout au tout son agenda et sa politique : qu’il arrête ces discussions communautaires et qu’il s’occupe des véritables problèmes des gens : le pouvoir d’achat, mais aussi l’unité et la solidarité de la sécurité sociale en Belgique. La base syndicale veut que, pour le 15 juillet, de vraies mesures soient prises.
La CSC et la FGTB réclament une diminution de la TVA sur le gaz et l’électricité, de 21 à 6 % À cet effet, le PTB a collecté presque 100 000 signatures
C’était l’une des revendications du manifeste syndical pour la manif. C’est ainsi que la secrétaire générale de la FGTB, Anne Demelenne, a conclu son speech à Bruxelles : « Nous demandons surtout une réduction de la TVA sur le gaz et l’électricité. Il est absolument nécessaire que ces revendications soient entendues avant cet hiver encore. » (1) Koen Steel, secrétaire général du KWB (équivalent au MOC en Flandre), le dit également avec force et sans équivoque : « Le KWB ne peut plus demeurer silencieux et plaide en faveur de la diminution à 6 % de la TVA sur l’énergie. » De même, les syndicats des agriculteurs donnent dix jours à Leterme pour intervenir sur les coûts de l’énergie et ils appuient également la revendication des 6 %. Ils menacent de mettre Zaventem, les ports et les chemins de fer à l’arrêt.
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Pas d’argent dans les caisses de l’État ?
« Malheureusement, il n’y a pas d’argent pour rehausser le pouvoir d’achat », dit le gouvernement. Il annonce un déficit budgétaire d’un milliard d’euros. » Difficile de croire que les caisses de l’État ne sont plus en mesure de rétablir le pouvoir d’achat, quand on entend que les libéraux demandent une forte baisse des impôts pour leurs électeurs traditionnels, c’est-à-dire les hauts revenus et les employeurs », réagit la CSC (2). Les manifestants avaient suffisamment de propositions pour le gouvernement : supprimer la déduction de l’intérêt notionnel, une échappatoire fiscale pour les entreprises et qui coûte chaque année plus de deux milliards d’euros aux caisses de l’État. Ou encore :récupérer les bénéfices indus d’Electrabel, soit au moins un milliard d’euros par an. L’un dans l’autre, voilà trois milliards tout trouvés pour les simples citoyens.
Reynders veut une augmentation «en noir » du salaire net Nous la voulons pour le salaire brut !
Reynders et la FEB veulent bien accorder des augmentations salariales, mais seulement si les patrons ne doivent pas payer de charges fiscales ou sociales : autrement dit, une augmentation salariale « en noir ». C’est-à-dire sur le dos de la sécurité sociale et des rentrées de l’État pour, par exemple, les services publics.
La CSC et la FGTB menacent de durcir leurs actions
« Si le gouvernement ne prend pas bien vite des mesures allant à la rencontre des aspirations de la population laborieuse, des actions plus dures s’ensuivront, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des entreprises », fait savoir la FGTB-Limbourg. Dans les milieux syndicaux, de Liège à Anvers, le ton des déclarations se durcit. Ce qu’attendent les gens de la part du gouvernement et du patronat au cours des prochaines semaines est clair comme de l’eau de roche : ceux qui sont déjà riches et qui profitent des hausses de prix doivent payer, de sorte que les travailleurs puissent assurer leur pouvoir d’achat.
Chemins de fer : limitation des grèves spontanées, un dangereux précédent
Aux chemins de fer, les directions de la CGSP et de la CSC-Transcom ont signé – sous une forte pression du gouvernement et de la FEB – un « accord social concernant les interruptions de travail ». La nouveauté consiste à rendre plus difficiles les « actions spontanées » ou « sauvages ». Une action spontanée dans un dépôt bien précis ne peut s’étendre à d’autres dépôts. Une action chez une certaine catégorie de personnel ne peut s’étendre à d’autres catégories. Exemple : en cas d’agression contre le personnel des trains, il n’y a donc que le dépôt en question puisse mener une action. Le personnel qui enfreint cette règle sera considéré comme » illégalement absent ». De même, s’il y a des actions qui ne respectent pas les règles du « préavis prévu » ou des « procédures de négociations prévues », on sera gratifié d’une « absence irrégulière ». Cet accord ferroviaire crée un dangereux précédent : à l’avenir, les grèves spontanées dans le secteur public et, plus tard, dans le privé, pourraient être sanctionnées.
(1) Le Soir, 12 juin 2008. (2) Communiqué de la CSC, 12 juin 2008.
Avec nos salutations amicales, Jef Bruynseels Johnny Coopmans Jo Cottenier
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