——– Message original ——–

Sujet:

quérillero-peuple héroïques

Date:

Sat, 28 Jun 2008 10:35:19 +0200

De:

bleitrach.danielle <bleitrach.danielle@wanadoo.fr>


Le 14 juin c’était l’anniversaire de la naissance du Che, j’ai laissé passer les célébrations. Les célébrations c’est comme les attentes sur un quai de gare, quelle que soit l’amitié, la tendresse que l’on éprouve pour celui qui part on finit toujours par un peu s’ennuyer et regarder sa montre. Je ne voulais pas m’ennuyer au milieu des flonflons et des discours convenus, j’ai attendu que les officiels soient partis pour vous parler.

Nos amis suisses de ChMarx et ceux de Suisse Cuba m’ont demandé d’assurer une conférence sur l’actualité du CHE, comme je l’ai expliqué ici, il y aura encore un séminaire en Belgique  du 22 août au 24 et après il n’y aura plus aucun débat, conférence sur ce sujet de ma part.  Il y a un moment où l’individu seul, irremédiablement seul, et c’est désormais le lot de la majorité des révolutionnaires français ,de tout âge et de toute origine sociale, se rend compte de la vanité de ses efforts. Il doit savoir en tirer bilan et ne pas continuer à se débattre, s’épuiser en vain.

Donc je vais une dernière fois vous dire Cuba, le Che et fidel et après il n’y aura plus de débats, plus de conférences, peut-être des écrits de temps en temps sur ce blog.

Le Che caricaturé

Comment vous expliquer? Il y a la campagne ignominieuse, concoctée dans les marmites de la CIA, qui jour après jour répète que Cuba est une dictature, se moque de Fidel le géant. Il y a des infamies comme le livre malfaisant et ignare de Serge raffy qui quasiment l’accuse d’avoir tué Allende. Et il y a eu les mêmes crapules qui ont commencé à vomir sur le Che, les Machover et autres. Mais cela n’est rien quand on peut mener un combat collectif c’est même une joie que les coups que l’on porte à de tels individus.

Il y a bien sûr cette image universellement célèbre du Che, pourquoi fascine-t-elle à ce point ? Cette image dessinée sur un immeuble de la place de la Révolution et qui fut prise par le photographe Korda dans des circonstances très précise, celle de l’explosion de ce bateau français, la Coubre dans le port de la Havane. Ce regard qui voit l’avenir mais aussi le terrible chemin à parcourir.

Que faire de ce regard humaniste et révolutionnaire? Le marchandiser? L’utiliser? les marchands du temple sont aussi chez nous.   J’ai vu en peu de temps, la jeunesse communiste être gratifiée par la direction du parti d’un logo qui caricaturait le Che en lui mettant sur la célèbre photo de Korda un nez de clown. J’ai vu Besancenot sortir un livre sur le Che, il s’agissait d’en finir avec les vieilles lunes trotskistes, pourquoi pas, mais cela s’accompagnait de propos incultes, stupides sur Cuba. Récemment  il y a eu un voyage, comme Marie georges Buffet a voyagé, qu’en ont-ils retiré ? Quel regain de solidarité? Est-ce que Besancenot a parlé chez Drucker des 5 Cubains retenus injustement dans les prisons de l’Empire, il ne faut pas parler de Cuba aux heures de grande écoute. Cela va avec la volonté de jeter systématiquement l’histoire héroïque des communistes au panier, de suivre les opinions anarchistes ou réactionnaires. Alors on fait du Che un gadget…

Le Che, vous paraissez l’oublier, était un communiste, un marxiste, un autodidacte qui n’a jamais été “encarté”, mais a toujours refusé le sectarisme qui divise, tout en plaçant le plus haut qui soit le respect des principes et la finalité du socialisme: la fin de l’exploitation de l’homme par l’homme, parce que sans la fin de cette exploitation il n’y aura pas d’homme nouveau, noble, désintéressé, pour qui la vie soit cette grande aventure où l’homme prend grandeur nature. Tout le reste y compris la propriété de l’Etat, la réforme agraire, ne sont que les moyens à sans cesse perfectionner. Cuba c’est le lieu de la planète qui a le plus tendu vers cet idéal.

Notre peuple souffre et les communistes, ceux qui prétendent les diriger se couvrent de honte, et manifestent leur inculture en gadgétisant le che,parce qu’ils n’ont pas compris la leçon essentielle du guérillero: être comme un poisson dans l’eau dans les masses. Les servir avec abnégation, sans aucun cynisme, celui qui plait tant aux médias. Si l’immense URSS s’est effondrée alors que le petit Cuba a résisté, c’est dans ce lien sans cesse entretenu avec le peuple, cette pédagogie réciproque dirigeant-dirigés qu’est sans doute la raison. Que n’en tirez-vous leçon ?

Le CHE et Cuba une réalité indissociable pour comprendre aujourd’hui

Quand nos amis de ChMarx et ceux de Suisse Cuba m’ont demandé d’assurer une conférence sur l’actualité du Che aujourd’hui bien sûr il m’est tout naturellement venu l’idée de partir de Cuba, exactement l’inverse de ceux qui ne cherchent qu’à marchandiser le Che, en faire un objet publicitaires pour leurs petites entreprises.

Parce qu’un un tel point de départ ne signifie en rien l’enfermement dans l’île, fut-elle héroïque, soumise au blocus par son abominable voisin, c’est au contraire une manière de voir le monde tel qu’il est aujourd’hui et de prétendre encore et toujours le transformer dans le sens de l’utopie, mais en étant le plus attentif, le plus compétent possible face à la réalité. Un combattant qui n’est pas attentif à la moindre réalité du terrain ne peut pas mener une stratégie. Exactement le contraire de ce qui est fait aujourd’hui où on ne pense plus par rapport à la réalité du monde, à celle des classes populaires, mais par rapport à un passage à la télé, face à une “opinion” fabriquée. Et c’est pour cela que les directions communistes, la gauche vont répétant des inepties sur Cuba, et sur les autres peuples qui résistent.

Certes voir cette incompréhension est terrible pour Cuba, mais elle l’est plus encore pour nous, parce que les communistes de toutes obédiences ont refusé ce faisant de comprendre que nous sommes dans une nouvelle mondialisation, une mondialisation dominée par les transnationales, le financier et marqué par les interdépendances. Il ne suffit pas de dire que Marx a déjà décrit la mondialisation dans le manifeste, il faut comme les Cubains parce qu’ils se battent en comprendre la réalité d’aujourd’hui, l’analyser et pas répéter comme un moulin à prière des discours dogmatiques ou au contraire s’enfermer sur le monde étroit, sur le refus de penser, sur le galimatias, il faut penser le monde à partir de la nécessité de transformer la vie de notre peuple. Sans cette conscience internationale et internationaliste, il n’y a pas d’issue.

Ne jamais relâcher la vigilance, la seule protection l’amitié de la population

Parce que la moindre erreur d’analyse, la moindre baisse de l’attention, peut signifier la mort de la nation cubaine. Pendant plus de quarante ans et encore aujourd’hui, Cuba pour survivre face au plus puissant des ennemis a du respecter les consignes du guérillero, ne jamais relâcher l’attention, ne jamais dormir que d’un œil, c’est tout un peuple en arme qui mène un combat très particulier, celui qui consiste à éviter l’engagement armé dissymétrique.

Il y a plus, la guérilla doit avant tout se créer un environnement favorable, être comme un poisson dans l’eau dans les masses. A la fois à cause de l’échec de l’URSS, et parce que Cuba ne peut pas oublier l’ennemi, l’attention doit constamment être portée sur ce que pense le peuple, se méfier de tout ce qui use la volonté de combattre : la bureaucratie, mais aussi les divisions inutiles, les affrontements idéologiques stériles, en revanche doit être privilégié le débat sur les tâches à accomplir, sur le but, une société juste dans lequel l’être humain puisse s’épanouir.

La Révolution  a certes une avant-garde mais elle doit être l’œuvre du peuple cubain tout entier, l’un n’est pas exclusif de l’autre quoi que vous en pensiez, encore faut-il penser avant-garde c’est-à-dire seviteur et pas privilégié.  Dans un discours du 27 janvier 1959, une conférence donnée devant la Sociedad nuestro tiempo dont le titre est « perspective sociale de l’armée rebelle », il explique « les hommes et les femmes de l’armée rebelle n’ont jamais oublié que leur principale mission dans le Sierra Maestra ou ailleurs, était l’amélioration des conditions de vie du paysan et donc son engagement dans la lutte pour la terre ». L’armée rebelle au triomphe de la Révolution est composée à 80% de paysans. Le 17 mai 1959 sont confiquées les propriétés de plus de 400 hectares (10% du pays).

La révolution et c’est ce qui caractérise l’équipe dirigeante, Fidel, le Che, mais aussi Camilo, Vilma, Raoul et tous les autres, tient ses promesses, l’intendance suivra, il faut qu’elle suive. Quitte comme le che à ne pas dormir, à ne laisser personne dormir autour de lui  tant que la solution aux problèmes du peuple ne sont pas trouvés. mais à peine trouvée la solution engendre d’autres problèmes à l’infini. A peine les Cubains grâce à la Révolution ont-ils une meilleure consommation, que cela montre encore plus les erreurs de la Révolution, son incapacité à répondre à ces nouvelles aspirations, il faut sans cesse inventer, dans les terribles conditions de blocus et de sabotage.  Et  là encore il faut faire trés attention que la masse des problèmes à résoudre ne vous coupe pas du peuple, de ne pas se bureaucratiser. Il faut que le Ministre pratique le travail volontaire, qu’il aille malgré une santé fragile sur le terrain. Donc pas de références abstraites aux solutions, sans cesse les confronter aux problèmes concrets qu’il faut pour libérer le peuple matériellement et spirituellement.
C’est, je crois, ce qui fonde cette amitié extraordinaire entre Fidel et le Che. Ce dernier explique qu’il existe une symbiose entre Cuba et Fidel, et que celle-ci repose de la part de ce dernier dans une écoute attentive de ce peuple, de ses besoins, ses aspirations et après une lutte de chaque instant pour réaliser ce dont a besoin ce peuple hier comme aujourd’hui. Le guérillero pour jouir de cette confiance populaire doit se désincarner, n’être plus que le serviteur de cette volonté. Je voudrais noter simplement sans développer que c’est cette soumission totale au peuple, cet oubli total de soi-même qu’il partage avec Fidel, mais aussi avec Raoul qui va toute sa vie grâce à ses capacités d’organisateur créer les conditions de cette société cubaine capable de résister et en particulier une armée totalement différente des autres, qui restera l’armée rebelle, l’armée du peuple. Autre note non développée, la Révolution est un travail d’équipe basée sur l’engagement mais aussi la discipline, et à ce prix là on peut voir cette capacité extraordinaire à engendrer des chefs qui ne se disputent pas malgré leur forte personnalité. Parce que tous ces révolutionnaires s’oublient et restent fixés sur le but qui est si difficile, voir impossible à atteindre.
Au nom du Che à son engagement personnel au sein d’une équipe de jeunes révolutionnaires sont liés des institutions qui se poursuivent encore aujourd’hui comme Prensa latina qui est une création des correspondants latino-américain présents dans la Sierra Maestra. Est défini à ce moment-là une organisation, une stratégie de l’information pour tout le continent. Est-ce le Che, est-ce ce moment de grâce où une jeunesse ardente fait la révolution? Guérillero héroïque, peuple héroïque… Il faut une santé de fer pour à la fois mener la gestion quotidienne d’un pays et la nuit des débats théoriques.

Le Che aurait-il été en désaccord et avec qui, avec quoi?

Comment vous décrire là le rôle de Fidel, le Che est intransigeant, il n’est pas dogmatique mais son domaine c’est la tension permanente vers un idéal, il peut s’affronter avec ses compagnons. On a beaucoup insisté sur la manière dont les communistes traditionnels du PSP Cubain s’étaient opposés à lui dans les méthodes de gestion. Ils étaient partisans d’une certaine autogestion, d’une autonomie concurrentielle des entreprises, le Che ne voulait pas en entendre parler. Ils étaient partisans des stimulants matériels, le Che non. Le dire ainsi c’est une caricature. Parce que ce qui est sûr c’est que face à un peuple encore sous développé, sous le feu de l’ennemi, face aux tendances petites bourgeoises d’une partie de ceux qui ont fait la Révolution, nul ne peut se passer des révolutionnaires, des communistes. Il n’y a pas trop de cadres et ils doivent intervenir jour et nuit sur tous les fronts.

Si Fidel est celui qui commande c’est parce qu’il a une qualité essentielle, une immense patience, un art de poser les problèmes en temps utiles avant qu’il prennent trop d’ampleur et dans le même temps une capacité à empêcher les conflits inutiles. C’est ce que grâce à J.F.Bonaldi nous avons pu analyser dans notre livre, cette capacité de dirigeant que ne cesse de lui reconnaître le Che, une amitié qui ne s’est jamais démentie.

Les deux hommes et le peuple cubain tout entier vont partager cette vision encore inouï d’un strict point de vue marxiste, un petit pays sous développé qui choisit le socialisme, un pays du Tiers-monde. Et cela est encore une des dimensions de cette identité entre le Che et Cuba. Ces jeunes gens sont marxistes mais ils sont aussi pénétrés de Marti, de Bolivar, ils rêvent l’unité d’un continent. Marti à la veille de sa mort a dit que tout ce qu’il avait accompli c’était pour empêcher que les Etats-Unis défèrlent sur l’Amérique latine. Ce rôle de sentinelle de Cuba est assumé trés consciemment par Fidel, par le Che, par Raoul et par l’ensemble du peuple cubain. 

Ce groupe de jeunes gens, ce peuple cubain est prêt à donner sa vie pour cet idéal de “nuestra america”. C’est là qu’il faut tenter de comprendre les relations complexes avec l’URSS, la Chine, la querelle sino-soviétique’, la tricontinentale, le Tiers-monde. Et pas se contenter de répéter des stupidités sans fondement. Il y aurait eu une querelle entre Fidel et le Che, ce dernier aurait été trotskiste. Quelle stupidité… Ce sont des catégories qui ne sont pas celles des Cubains, et le Che ne pense pas comme cela, il pense dans un temps donné, à partir des tâches concrètes d’une époque. c’est la montée du Tiers-monde contre le néo-coçlonialisme, il veut forcer l’histoire et il sent la montée des continents qui est en train d’être brisée en particulier par la querelle sino-soviétique, par la manière dont partout les Etats-Unis trouvent une bourgeoisie à leur ordre pour briser l’élan de ce Tiers-monde, pour en assassiner les meilleurs dirgeants comme Lumumba, Sankara, plus tard il y aura Allende et tant d’autres… Le Che est comme un preux de cette Amérique latine chevaleresque, il lui faut partir moderne don Quichotte et il réclame à Fidel sa liberté.

Là encore comment comprendre que le Che qui serait plutôt pro-chinois, tandis que Raoul qui serait plutôt pro-soviétique, adoptent tous les deux la ligne cubaine, celle de tout faire pour empêcher les divisions. si le Che voit clairement avec son intransigeance habituelle ce qui ne va pas en URSS, ce n’est pas une question de démocratie au sens bourgeois du terme, mais c’est le fondement même d’une véritable démocratie: comment le peuple est-il mobilisé autour de la construction du socialisme, sa défrense? Ou encore l’URSS de Nikita Khrouchtchev ne déserte-t-elle pas le devoir internationaliste à l’égard de peuples sous-développés, le socialisme doit non pas partager ce qu’il a en trop mais ce qu’il a. donner sans compter, cela fait partie de l’éducation des masses. Il faut qu’elles apprennent à donner y compris de leur nécessaire. Cuba aujourd’hui maintient cet esprit là. Et si après l’échec du Che en Afrique, puis en Bolivie, la leçon tirée est que l’on ne peut pas faire surgir des Vietnams partout, les médecins cubains reprendront à leur manière le combat du Che.

Il y a tant de sottises de dites dans la volonté de tirer le Che vers sa chapelle, certes le Che critique l’URSS, mais il partage avec Fidel l’idée que la critique ne peut se situer que d’un point de vue, il a conscience de ce dont a bénéficié la révolution cubaine, parce que le peuple soviétique lui a facilité la tâche, l’a aide, l’URSS doit faire plus encore mais toujours comme Fidel il reconnaît ce qu’elle a fait.

Il y a un moment et je terminerai là-dessus où Fidel et le Che partagent la même colère à l’égard des fusées, comme le peuple cubain qui chante et danse dans les rues :”Nikita mariquita, lo que se da no se quita” (Nikita, pédé, ce qu’on donne on ne le reprend pas!”

C’est quand Khrouchtechev a négocié avec Kennedy sans s’occuper des Cubains le retrait des missiles contre la promesse des USA de ne pas envahir Cuba et de supprimer les fusées de Turquie. Le Che est revenu sur cet épisode dans un article publié après sa mort :”C’est l’exemple étonnant d’un peuple qui est prêt à s’immoler par l’atome pour que ses cendres servent de ciment à des sociétés nouvelles et au moment où il le fait, un pacte décide du retrait des fusées atomiques sans qu’il ait été consulté et ce peuple ne soupire pas de soulagement, il ne remercie pas pour cette trêve. il saute sur la scène pour donner de la voix, sa voix personnelle et unique, pour clamer sa positon de combattant, personnelle et unique et au-delà sa volonté de lutter seul”.

Guerillero héroïque, peuple guérillero héroïque comment peut-on les distinguer ? Sans trahir l’un et l’autre, et c’est pourtant ce qui ne cesse d’être fait… Pas seulement aux dépends du Che et de Cuba, mais aux dépends de notre peuple enfermé dans la médiocrité, l’impossibilité d’agir.

Un autre révolutionnaire, un jeune homme lui aussi d’une grande beauté a dit il y a bien longtemps “la révolution est glacée!” peu de temps après la contre-révolution e’t exécutait sur l’échaffaud lui, Saint just et Robespierre.

Ce que j’ai essayé de montrer à propos de Cuba c’est l’aspect brûlant, fort, où l’individu et les masses ne s’opposent pas de la Révolution cubaine, ou nation et internationalisme sont de la même étoffe celle d’un peuple solidaire et indépendant. J’ai essayé de faire comprendre comment la raison et la passion, la lucidité et l’utopie, le chevaleresque et le rationnel n’étaient pas les feux de paille d’un idéalisme petit bourgeois, mais plongeaient leurs racines dans la volonté de ne jamais trahir le peuple qui acceptait de combattre à vos côtés. C’est cela pour moi et en ce moment où en Amérique latine et partout dans le monde renaîssent les luttes contre un impérialisme criminel, voilà ce que j’ai tenté d’expliquer pendant plus de dix ans aux français.

Aujourd’hui, je ne puis continuer tant tout ce que l’on donne à ingurgiter à mon peuple n’est qu’ambition personnelle, vanité, cynisme, haine de plus pauvre que soi, vulgarité..;

Dans un tel contexte qui peut croire que de tels êtres humains puissent exister?

Danielle Bleitrach


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