Mais il est quand même une fois de plus évident que
les Ricains
n’ont rien à faire à plus de 10.000 kms de leurs frontières.
Et, c’ est un fait aussi que la Georgie faisait partie de l’ ex-Urss,
donc sous le contrôle de Moscou. C’ est le démembrement de l’Urss,
recherché pendant plus de 70 ans, et le retour du capitalisme qui ont
amené la situation actuelle de guerres partout à l’ Est de l’ Europe, à
la périphérie de l’ ex-Urss et dans les Balkans, et même plus loin..
Tout cela est l’oeuvre des ricano-impérialistes-otano-occidentaux.
L’ existence de l’ Urss a seule garantit la Paix en Europe pendant près
de 50 ans. C’ est aussi un autre fait.
Aujourd’hui, Moscou commence à voir un peu plus clair dans sa propre
situation: l’ encerclement de la Russie se poursuit comme au temps de
l’ Urss.
C’ est l’ancienne marche vers l’ Est, comme au temps de Rome, de
Napoléon et d’ Adolf Hitler… qui continue.
Le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme ne se nourissent que
de guerres, de conquêtes, de pillages des richesses des autres
paeuples.
Les croisades des conquérants se sont aussi multipliées depuis Pierre
L’hermite… Depuis lors, le danger véritable pour les autres peuples
est toujours venus de l’ Ouest de l’ Europe.
RoRo
——– Message original ——–
| Sujet: | : L’Expression Edition OnLine – Une guerre pour le pétrole |
|---|---|
| Date: | Mon, 18 Aug 2008 09:23:56 +0200 |
| Répondre à :: | melusine <melusine@nerim.net> |
| Pour :: | <roger.romain@skynet.be> |
d’affrontement USA-Russie
| DOSSIERS |
CONFLIT DU CAUCASE
Une guerre pour le pétrole
18 Août 2008 – Page :
11
"Ce qui est à moi, est à moi, ce qui est à toi
est négociable." Devise des grandes puissances actuelles.
Dans la nuit du 7 au 8 août, la Géorgie
donnait l´assaut en Ossétie du Sud. En moins de vingt-quatre
heures, les unités blindées de la 58e armée de la Fédération de Russie,
stationnées en République autonome d´Ossétie du Nord, sont arrivées sur
le terrain. Elle visaient "à contraindre la Géorgie à la paix", selon
les propres mots du président russe Dmitri Medvedev. En outre, le
ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, confirmait,
mercredi, à Moscou que l´armée russe stationnait près de la ville
géorgienne de Gori et faisait également des incursions à Zougdidi à la
frontière abkhazo-géorgienne, et à Poti, un port de la mer Noire,
stratégique pour la Géorgie, puisqu´à partir de Poti est réexportée la
majeure partie des hydrocarbures transitant par le pays. Cette nouvelle
a considérablement inquiété, y compris le président américain George
W.Bush qui en a fait mention dans sa récente allocution. "Pouvant se
permettre, écrit Florence Mardirossian, d´être plus offensifs, les
candidats à la présidence américaine – le républicain John McCain et le
démocrate Barack Obama, par la voix de son conseiller en politique
étrangère Zbigniew Brzezinski, ont dénoncé l´objectif caché de la
Russie dans ce conflit armé: rayer la Géorgie de la carte énergétique,
et imposer ainsi la Fédération de Russie comme seul et unique
territoire de transit des hydrocarbures en provenance des pays
producteurs d´Asie centrale et du Caucase".(1).
"Depuis près de sept ans, est-il écrit dans le Nouvel Observateur,
Washington équipe, entraîne, conseille – et souvent dirige en sous-main
l´armée géorgienne. Au-delà d´un "conflit ethnique", réel mais
largement manipulé d´un côté comme de l´autre, le Caucase est
aujourd´hui le lieu où se joue le bras de fer mondial que se livrent
les Etats-Unis et la Russie. Alliés contre le terrorisme après le 11
septembre 2001, Washington et Moscou s´opposent aujourd´hui sur la
plupart des grands dossiers internationaux, du bouclier antimissile à
l´Iran en passant par l´Irak. Les deux grandes puissances veulent
contrôler le Caucase du Sud et la région de la mer Caspienne, zone
militairement, mais aussi économiquement, géostratégique en raison de
ses immenses ressources en pétrole et en gaz et des voies d´évacuation
contournant la Russie, des hydrocarbures dont l´Asie centrale regorge.
Les Etats-Unis et leurs alliés en Géorgie ont un plan simple, en
théorie, pour faire sortir le pays et la région de l´orbite de Moscou:
la mettre sous le parapluie de l´Otan. Pour rejoindre le camp
occidental, la Géorgie n´avait pas d´autre choix que de tenter de
mettre fin aux sécessions ossète et abkhaze. Quand les armes se seront
tues, le temps des diplomates et des négociations viendra. En attendant
le chemin de fer qui reliera demain l´Europe à l´Asie centrale via
Tbilissi, la Géorgie est traversée sur 260 km par l´oléoduc
Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC), qui achemine le pétrole de la Caspienne
vers le port pétrolier turc de Ceyhan en évitant le territoire russe –
ce qui indispose Moscou. Elle sera aussi traversée demain par le
gazoduc Nabucco, qui suivra le même trajet".(2)
Saura-t-on un jour, écrit Serge Enderlin, ce qui a poussé le président
géorgien Mikhaïl Saakachvili à lancer ses troupes à l´assaut de la
province sécessionniste d´Ossétie du Sud, qui échappe depuis plus de
quinze ans au pouvoir de Tbilissi? Disons-le d´emblée, la maîtrise de
ce territoire microscopique (3900 km2, un dixième de la Suisse) est un
prétexte. Pour Tbilissi, la reconquête de ce territoire est un motif de
fierté nationale. L´immense Russie a-t-elle vraiment besoin de
contrôler un territoire montagneux et improductif comme l´Ossétie du
Sud? D´un autre côté, osons cette hypothèse: contrairement aux
Etats-Unis avec l´Irak, les Russes ne disposent pas d´un terrain de
guerre où éprouver leurs armements de dernière génération. En ouvrant
une offensive majeure dans le Caucase contre la Géorgie, ils effectuent
un exercice grandeur nature air-sol-mer, utile revue d´effectifs et
étalage de la puissance retrouvée d´un pays redressé par le
pétro-poutinisme musclé.(3)
La politique géorgienne est en réalité guidée par l´angoisse permanente
d´éclatement du pays. Cette angoisse n´a pu que s´accroître après la
déclaration d´indépendance du Kosovo, le 17 février dernier. Le refus
par la Russie de l´indépendance du Kosovo, en décembre 2007, s´appuyait
"sur le droit international, mais aussi sur la menace de sécession de
l´entité serbe de Bosnie-voire également de l´Abkhazie et l´Ossétie du
Sud", rappelait Jean-Arnault Dérens dans un argument développé dans son
article du Monde diplomatique de janvier 2008, "La boîte de Pandore des
frontières balkaniques". Alors que la chancelière allemande Angela
Merkel estimait, lors d´une conférence de presse conjointe avec le
président Medvedev à Sotchi, que " l´intégrité territoriale de la
Géorgie [devait] servir de point de départ "dans les négociations de
paix, son homologue russe répondait qu´" il [était] peu probable que
les Ossètes et les Abkhazes puissent vivre au sein d´un seul Etat avec
les Géorgiens".
Pour compliquer le tout, en plus de l´accord sur le bouclier
anti-missile entre la Pologne et les Etats-Unis signé par provocation
en pleine crise le 14 août, le président ukrainien, Viktor
Iouchtchenko, signait ainsi un décret soumettant à la décision de Kiev
les manoeuvres navales et aériennes de la flotte russe de la mer Noire
stationnée au port de Sébastopol. Le face-à-face prévisible entre la
Russie et les Etats-Unis s´est finalement produit. La confrontation
stratégique entre Moscou et Washington aux marches de l´Europe est
entrée dans sa phase active. C´est le retour à un ordre passé, nous
entraînant vers une nouvelle guerre froide(4).
L´idée d´employer l´arme économique pour sanctionner la Russie après
ses opérations militaires en Géorgie se heurte à des limites pour les
Etats-Unis, rendant la menace peu efficace.
«L´essentiel de l´économie russe, c´est le pétrole et l´Europe en
est très dépendante.» Dans l´ensemble, la Russie n´a été que le 20e
exportateur vers les Etats-Unis et le 30e importateur de biens
américains en 2007. Elle représentait seulement 1,4% du commerce
extérieur américain en juin 2008, contre 11,2% pour la Chine.
L´enjeu pétrolier
Derrière les affrontements, il y a le pétrole, le gaz, les
pipelines…Caucase: le nouveau "Grand jeu". Sous les apparences d´une
obscure, mais déjà tragique, guerre régionale ethnico-politique, un
dangereux bras de fer oppose Washington et Moscou dans toute la région.
Un siècle après la description par Kipling du Grand Jeu qui voyait
s´affronter les grandes puissances du moment pour le contrôle d´une
région stratégique qui s´étendait de l´Afghanistan aux rives de la mer
Noire en passant par l´Asie centrale, une nouvelle manche de cet
affrontement se déroule sous nos yeux. Mais aujourd´hui, cette
incessante lutte d´influence, souvent sourde, parfois ouverte, ne met
plus aux prises l´Empire britannique et celui des tsars. Elle voit
désormais s´opposer l´"hyperpuissance" américaine et une Russie, de
retour sur la scène mondiale.(2)
Le deuxième pipeline le plus large au monde, le Bakou-Tbilissi-Ceyhan
(BTC), qui relie les champs pétroliers de la Caspienne au port turc de
Ceyhan, en Méditerranée, en passant par l´Azerbaïdjan et le sud de la
Géorgie, a été fermé, début août, en raison d´une explosion sur la
partie de l´oléoduc située en Turquie de l´est. L´attentat est attribué
à la branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Bien
que le BTC n´ait pas été endommagé par les récents affrontements, la
réouverture du pipeline, initialement prévue en septembre, pourrait en
être davantage retardée. La négociation de ce pipeline s´est faite dans
les années 90 sous Clinton. Depuis son point de départ à Bakou, la
capitale de l´Azerbaïdjan, jusqu´au terminal, dans le grand port du
sud-est de la Turquie, Ceyhan, l´oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan parcourt
1 765 kilomètres: 445 kilomètres en Azerbaïdjan, 245 kilomètres en
Géorgie et 1070 en Turquie. Opérationnel depuis 2006, il fournit un
million de barils par jour, soit 50 millions de tonnes de pétrole par
an aux marchés occidentaux. Une grande partie du pétrole de la mer
Caspienne qui arrive dans le port turc de Ceyhan repart par tankers
vers les Etats-Unis. BP détient 30% des parts du pipe qui a coûté 4
milliards de dollars. Si pour les Américains, mais aussi pour les
Européens, l´objectif est de limiter le monopole de Moscou sur
l´approvisionnement énergétique des pays occidentaux en ce qui concerne
les ressources en pétrole de la Caspienne, pour Israël, l´intérêt ne
réside pas seulement dans son approvisionnement mais dans un plan
beaucoup plus vaste visant à devenir la plaque tournante de
l´acheminement et de l´approvisionnement en pétrole mais aussi en gaz
de la Caspienne vers l´Asie et l´Extrème Orient. "La réputation de la
Géorgie comme route alternative sécurisée pour les pipelines acheminant
le pétrole et le gaz d´Asie centrale à la Méditerranée a été
compromise". Si vous supprimez l´option géorgienne de la table…ça
fait le jeu de la Russie, car la plupart des autres options viables
passent par le territoire russe. "Le conflit russo-géorgien augure dès
à présent de belles perspectives d´avenir dans la région pour
Gazprom.(1)
Derrière le soutien politique et militaire américain et israélien à la
Géorgie, se cachent des intérêts énergétiques et économiques énormes.
Les deux pays, USA et Israël, ont des intérêts majeurs dans le pipeline
BTC comme voie d´acheminement alternative pour s´approvisionner en
pétrole de la Caspienne pour contourner et contrer l´influence de la
Russie en matière énergétique. Comme expliqué clairement dans un
article du 11 août 2008 intitulé " Guerre dans le Caucase: vers un
affrontement militaire plus large entre la Russie et les Etats Unis? "
de Michel Chossudovsky, directeur du site canadien, Global Research: "
Israël fait maintenant partie de l´axe militaire anglo-américain, qui
sert les intérêts des géants pétroliers occidentaux au Moyen-Orient et
en Asie Centrale. Israël est partenaire dans l´oléoduc
Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC) qui amène du pétrole et du gaz à l´Est de
la Méditerranée. Plus de 20 pour cent du pétrole des Israéliens est
importé de l´Azerbaïdjan, une grande partie transitant par le pipeline
BTC. Le pipeline BTC a considérablement changé le statut des pays de la
région et cimenté une nouvelle alliance pro-occidentale. Ayant influé
pour la construction de l´oléoduc vers la Méditerranée, Washington a
pratiquement mis en place un nouveau bloc avec l´Azerbaïdjan, la
Géorgie, la Turquie et Israël." Ce qui est rarement reconnu, c´est
qu´une partie du pétrole de la mer Caspienne serait directement convoyé
vers Israël, en passant par la Géorgie. À cet égard, un projet de
pipeline israélo-turc a aussi été envisagé, ce qui permettrait de
relier Ceyhan au port israélien d´Ashkelon et de là, à travers le
principal pipeline d´Israël, vers la mer Rouge. L´objectif d´Israël
n´est pas seulement de prendre le pétrole de la mer Caspienne pour ses
propres besoins de consommation, mais aussi de jouer un rôle-clef dans
la réexportation de ce pétrole vers les marchés asiatiques depuis le
port d´Eilat à travers la mer Rouge. Les implications stratégiques de
ce réacheminement du pétrole de la mer Caspienne sont d´une grande
portée"(5)
"Le 8/8/08, écrit Dyur, restera dans l´histoire du XXIe siècle comme le
premier moment d´un parcours complexe de dominos dont le circuit fut
bâti tout au long du XXe siècle, brique après brique! par deux
superpuissances, Etats-Unis et Russie, qui disposent toutes deux d´un
droit de véto à l´ONU. Cette simple présentation suffit à démontrer que
la Géorgie n´est qu´une marionnette, un terrain d´entraînement, pour
les diplomates des deux superpuissances. Elle constitue donc un point
de tension particulièrement propice aux" tremblements de terres "
géostratégiques! Par son intervention armée, la Géorgie pose donc
davantage un problème aux nations occidentales qu´à la Russie. Car il
ne fait aucun doute que l´intervention militaire géorgienne en Ossétie
était le prélude à une épuration ethnique. La Russie a-t-elle besoin de
demander l´aval du conseil de sécurité des Nations unies pour
intervenir? Non. Les Etats-Unis et l´Otan s´en sont bien passés, lors
de la guerre du Kosovo qui a duré des mois contre la Serbie. Il a suffi
d´à peine 48 heures à la Russie pour libérer l´Ossétie du Sud. En bref,
l´action du président Saakachvili semble parfaitement insensée sur le
plan géostratégique, en plus du point de vue humanitaire!"(6)
La quête d’une nouvelle base
Les Etats-Unis sont en passe de devenir, s´ils n´y prennent garde, le
premier facteur de déstabilisation de la paix dans le monde. Les
Occidentaux sont encore dans cet esprit de guerre froide et s´imaginent
qu´ils doivent encore sauver la planète! Mais il n´y a plus rien à
sauver en dehors des victimes du terrorisme. Les Occidentaux ont
surtout montré qu´ils refusent de partager leur pouvoir de gendarme
avec les anciennes superpuissances déchues qui retrouvent une place
internationale à laquelle ils ont pleinement droit. Si les peuples
doivent à tout prix bénéficier du droit à disposer d´eux-mêmes, comme
l´indépendance unilatérale du Kosovo le 17 février dernier, encouragée
par les Occidentaux, l´a démontré, alors pourquoi n´en serait-il pas de
même pour tous les Ossètes du monde entier? Tandis que l´Allemagne
n´oublie jamais que 60% de son économie est cliente chez Gazprom. Plus
encore que l´Ukraine, la Géorgie est l´ex-territoire soviétique dont la
satellisation progressive autour de Washington est jugée totalement
inacceptable par la Russie. Le soutien accordé par les Etats
occidentaux à la Géorgie et la relance de l´idée de son adhésion à
l´Otan montrent que les Etats-Unis et leurs alliés sont en quête d´une
nouvelle base au Caucase pour contrer la Russie. De toute évidence, la
détérioration des relations entre la Russie et l´Occident ne profite
pas à l´Europe qui bouclier ou pas, sera le théâtre d´affrontements en
cas de déclenchement du feu nucléaire.
(*) Ecole nationale polytechnique
1.Florence Mardirossian Géorgie-Russie, les enjeux de la crise:
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-08-15
2.Caucase: le nouveau "Grand jeu": Le Nouvel Observateur. N°2284, 14
août 2008.
3.S.Enderlin: Une guerre est-ouest en Europe:
http://largeur.com/expArt.asp?artID=2664
4.Michel Korinman "Russie. La nouvelle guerre froide?", Outre-Terre,
Revue française de géopolitique, n°19, Editions Erès, 2008.
6.Dyur. La Géorgie au royaume des poupées Russes. Agoravox 16 août 2008
5.Géorgie: Un Pipeline (BTC) Très Protégé par les USA Et Israël Site
alterinfo 14 2008
Pr Chems Eddine CHITOUR (*)
http://www.lexpressiondz.com/article/8/2008-08-18/55435.html
En savoir plus sur Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES
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