From: natleval@hotmail.com
Chers
amis
sur la Bolivie de FAL (France Amérique Latine). Ils sont en
français.
Nathalie
1) Bush, pas
touche au Venezuela !
le président vénézuélien, Hugo Chávez, a dénoncé l’existence d’un
plan d’agression des Etats-Unis consistant à camoufler
des avions F16 de l’armée US sous les couleurs et les
insignes du Venezuela pour simuler une rébellion
militaire.
projet de la maison Blanche visait en lien avec les opposants
pro-yankees à préparer un nouveau coup d’Etat contre le pouvoir démocratiquement
élu du Vénézuéla. Rappelons qu’en 2002, le patronat, la grande
bourgeoisie et quelques responsables de l’armée et des médias,
utilisant une manipulation médiatique montée de toute pièce par les télévisons
privées, avaient arrêté le Président Chavez et annoncé sa destitution, mais que
ce coup d’Etat avait échoué grâce à une formidable mobilisation populaire
qui a permis au Président légitime d’être libéré et de retrouver ses
responsabilités à la tête du pays.
jours, le peuple s’est de nouveau mobilisé notamment à l’occasion d’un immense
meeting où le leader de la révolution a pris la parole. Chavez avec l’ardeur et
l’enthousisasme qu’on lui connaît a été très offensif pour dénoncer
l’impérialisme. Il a rappelé que le 11 septembre 1973, les Etats-Unis avaient
organisé avec les putchistes chiliens le coup d’etat criminel contre le
président élu Salvador Allende. Il a expliqué que le socialisme c’était la
construction de la paix mais que plus de 30 ans après le Chili, la leçon
avait été retenue, que cette fois-ci les Etats-Unis ne devaient pas s’aviser à
toucher au Venezuela, sous peine d’une riposte militaire et
populaire.
soutien militaire du Vénézuéla à la Bolivie d’Evo Morales si c’est nécessaire
pour contrer une attaque du même genre en Bolivie.
Le gouvernement vénézuelien
souhaite la paix, ‘mais nous ne sommes pas disposés à mourir comme Bolivar
à Santa Marta ou comme Allende à La Moneda (…) Si l’oligarchie et les
pitiyankis, pilotés, financés et armé par l’empire, renversent un de nos
gouvernements, nous aurons le feu vert pour toute
opération, de n’importe quel type, destinée à restituer le pouvoir au peuple
dans ces pays frères.
“Caballero (George Bush), occupez vous de vos oignons et
laissez nous tranquille, peuples d’Amérique latine ! Laissez nous en paix
construire notre propre histoire, laissez nous en paix construire notre propre
monde. Nous sommes nés pour être libres, pas pour être les laquais de
l’impérialisme yanqui’
Creil)
FAL
Cher(e)s ami(e)s,
La bourgeoisie séparatiste et raciste
des cinq départements les plus riches de la Bolivie a déclaré la guerre au
gouvernement d’Evo Morales et au vaste mouvement populaire qui le
soutient.
Hier, un premier bilan de la violente
attaque déclenchée dans la journée contre des paysans et des indigènes, dans le
secteur de Tres Barracas de la localité El Porvenir (département du Pando), de
la part de paramilitaires armés à la solde de la Préfecture et des comités
civiques de ce département, faisait état de huit morts, 15 otages torturés, et
un nombre indéterminé de disparus.
Un deuil national de 24h a été
immédiatement décrété par le gouvernement bolivien.
Les événements d’hier sont le point
d’orgue (jusqu’à maintenant) d’une escalade de violence
initiée il y a déjà plus de deux semaines, avec des faits similaires dans
d’autres villes de l’est du pays : coupures de routes,
d’approvisionnements, tentatives de museler des médias télévisuels et des
journalistes, menaces armées contre des organisations sociales du pays,
destruction d’un patrimoine d’archives culturelles et administratives
irremplaçable dans de nombreuses villes, tentatives d’occupation des
installations gazières et pétrolifères, de divers bâtiments publics, attentats
et sabotages, bastonnade scandaleuse de personnes indiennes et d’autres
humiliations racistes de ce style.
Officiellement le prétexte à ce
déchaînement de violence de l’opposition serait de contrer la décision du
gouvernement national de réaliser une distribution différente de l’impôt sur les
hydrocarbures (la source principale de ressources du pays), au moment
où les prix de ceux-ci atteignent des sommets sur le marché
international.
Il ne faut pas s’y tromper, il s’agit,
ni plus ni moins, d’un plan orchestré par la Conalde (une espèce d’État-Major de
la bourgeoisie) qui semble avoir pour objectif d’imposer une reddition
inconditionnelle du gouvernement d’Evo Morales ou, à défaut, de réaliser la
partition du pays!
Le vote important pour le maintien
d’Evo Morales au pouvoir (près de 70%) lors du référendum révocatoire du 10 août
dernier, a configuré un triomphe politique d’une ampleur que l’opposition
n’attendait pas. Surtout après les efforts déployés par cette dernière pour
saboter toutes les réformes que la population attend et que le gouvernement met
en place.
Sur la base de son triomphe électoral,
le MAS a convoqué un nouveau référendum (le 25 janvier
2009) pour ratifier la nouvelle
Constitution.
Cette nouvelle Constitution, n’est pas
acceptée par la bourgeoisie et l’oligarchie. Ils redoutent de souffrir d’un
nouvel échec électoral d’ordre national et son contenu vient directement
s’attaquer à leurs privilèges en particulier fonciers.
Enfin, la décision Il faut donc prendre
très au sérieux la tentative putschiste en cours, un scénario à la chilienne
n’est pas à exclure.
France Amérique Latine : 37, boulevard Saint Jacques Paris
14e
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