From: sc
Sent: Thursday, September 25, 2008 9:37 PM
Subject: [Transfer_info] INTERNATIONAL: Deux parlementaires belges
accusent la Géorgie de crimes de guerre


De : alerte_otan@yahoogroupes.fr
[mailto:alerte_otan@yahoogroupes.fr] De la part de Roland Marounek
Envoyé : jeudi, 25. septembre 2008
20:54
À : alerte_otan@yahoogroupes.fr
Objet : [alerte_otan] Deux
parlementaires belges accusent la Géorgie de crimes de
guerre

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Deux parlementaires belges accusent
la Géorgie de crimes de guerre

belga/7sur7 –  25
septembre

Deux parlementaires belges accusent
la Géorgie du président Mikhaïl Saakashvili de "crimes de guerre" en Ossétie du
sud, qualifiant Tbilissi d’"agresseur" dans le conflit intervenu au mois d’août
dans le Caucase.

"Il y a bien eu crime de
guerre"

"Il me semble effectivement établi qu’il y a bien eu
crime de guerre
", a indiqué jeudi le sénateur Josy Dubié
(Ecolo) rejoint à cet égard par sa collègue Christine Defraigne, chef de groupe
MR à la Haute assemblée. Les deux parlementaires demandent une enquête
internationale, estimant que la Cour pénale internationale doit être
saisie.

Mme Defraigne et M. Dubié se sont
rendus cinq jours en Ossétie du sud dans le cadre d’une mission qu’ils
qualifient d’indépendante.

Dénonçant un contexte de
désinformation, notamment dans le chef de la presse occidentale, ils ont
organisé jeudi au parlement une conférence de presse intitulée "La vérité a ses
droits
". Les deux parlementaires pointent Tbilissi comme
premier responsable du conflit avec la Russie.

Saakashvili "instigateur" de
l’invasion

"Nous concluons sans hésitation, sans ambages que ce
sont les Géorgiens qui sont l’agresseur
", a notamment
indiqué Christine Defraigne, présentant le président Saakashvili comme
"l’instigateur de cette
invasion brutale qui s’est accompagnée de violations du droit
international
".

Les deux sénateurs disent avoir
recueilli suffisamment de témoignages et constaté sur place les conséquences de
bombardements intensifs et répétés, dans le chef de l’armée géorgienne, visant
des logements habités par des civils, un hôpital, un jardin d’enfants, des
réfugiés en fuite, un bâtiment de la Croix rouge, une caserne abritant des
"peace-keepers russes", et le parlement ossète dont il ne reste plus que les
murs.

Civils délibérément
visés

"Le quartier juif à Tskhinvali, la capitale ossète, a
été complètement détruit à l’exception de la synagogue
",
ont-ils relevé. "Nous
avons constaté la destruction quasi-complète d’un village dénommé Tsunar et d’un
autre, Kmitogurovo
", ont-ils précisé. Selon Josy Dubié,
les traces de char repérées dans ce dernier village et les témoignages attestent
de ce que les forces géorgiennes ont délibérément visé des habitations qui
n’étaient pas vides, et qui n’abritaient pas de
militaires.

Compte tenu de ce qu’ils ont vu et
entendu, les parlementaires belges ont estimé "vraisemblables" le nombre de
1.500 victimes russes et ossètes avancé par les autorités locales. Mme Defraigne
et M. Dubié ont été en mesure d’examiner une partie de l’armement géorgien pris
par les Russes. Selon eux, il s’agit de matériel sophistiqué. Ils ont notamment
du matériel léger américain, cinq chars T72 de dernière génération fabriqués en
Ukraine, équipés de matériel de visée nocturne israélien, ont-ils
dit.

Une enquête auto-financée et
indépendante

Les sénateurs ont dit avoir pu agir
en toute liberté durant leur enquête, et ont assuré avoir financé eux-mêmes
leurs déplacements. Ils ont tenu à remettre les pendules à l’heure quant aux
origines du conflit en Ossétie du sud, l’exactitude des faits perpétrés et la
responsabilité des exactions. Les sénateurs ont dénoncé la "désinformation" à l’oeuvre
dans les médias occidentaux mais aussi dans le chef de responsables
politiques.

Une délégation de parlementaires
belges composée d’Anne-Marie Lizin (PS), Jean-Luc Crucke (MR) et Sabine de
Béthune (CD&V), avait dénoncé l’installation de l’armée russe en territoire
géorgien. "Chacun sa
sensibilité, on ne peut pas la leur reprocher vu l’importance de la propagande
organisée par M. Saakashvili
", a indiqué Mme Defraigne,
épinglant par ailleurs "une propension européenne à exprimer généralement une
sensibilité plutôt
pro-américaine
".

"Nous ne sommes pas des agents du
FSB"

Les deux élus se sont défendus
d’exprimer un point de vue unilatéral pro-russe. "Nous ne sommes pas des agents du
FSB
", ont-ils souligné, rappelant qu’ils avaient dénoncé
la situation des droits de l’Homme en Russie et la politique poursuivie par
Moscou en Tchétchénie. "Et nous continuerons à le faire. Mais il faut aussi
savoir reconnaître quand les choses évoluent dans le bon
sens
", ont-ils dit, soulignant par ailleurs qu’ils se
sont rendus à Beslan durant leur séjour, où, selon eux, la population s’exprime
aujourd’hui librement, n’hésitant pas, notamment, à critiquer ouvertement le
Premier ministre Vladimir Poutine.

Mme Defraigne et M. Dubié sont
d’avis que la Belgique devrait participer à la mission d’observation européenne
en Géorgie, le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht étant réticent à
cet égard. Les deux sénateurs divergent en revanche dans leur rapport quant à
l’idée de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du sud comme l’a fait la
Russie. "C’est
clairement non
", a indiqué jeudi Josy Dubié justifiant
son point de vue par la nécessité de respecter le droit international (M. Dubié
rappelle qu’il était contre la reconnaissance du Kosovo). Mme Defraigne est plus
nuancée. "Peut-on
retirer aux peuples le droit de vouloir disposer d’eux-mêmes pour autant que le
processus soit pacifique?
", s’interroge-t-elle.
(belga/7sur7)

++++++

Adhésion géorgienne à l’OTAN: la
Belgique doit user de son veto (sénateur)

BRUXELLES, 25 septembre – RIA
Novosti. En tant que membre de l’Alliance de l’Atlantique Nord, la Belgique doit
frapper de veto une éventuelle adhésion de la Géorgie à l’OTAN, a déclaré jeudi
lors d’une conférence de presse à Bruxelles le vice-président de la Commission
des Relations extérieures et de la Défense du Sénat belge, Josy
Dubié.

"Nous devons tout faire pour empêcher la Géorgie
d’adhérer à l’OTAN en raison de sa politique agressive et belliqueuse (envers
l’Ossétie du Sud), car nous ne voulons pas faire partie de cette
politique
", a indiqué le sénateur, dont RIA Novosti
retraduit les propos à partir du russe.

Ceci dit, M. Dubié a rappelé que
l’Article 10 du Traité de l’Atlantique Nord stipulait que les parties ne
pouvaient inviter à accéder au Traité tout autre Etat européen que par accord
unanime, et la Géorgie est, selon le sénateur, un pays
européen.

Et d’ajouter que le ministre belge
des Affaires étrangères, Karel de Gucht, n’avait pas parlé d’"agression"
des Russes, mais de leur riposte.

La collègue de M. Dubié, la
sénatrice Christine Defraigne a indiqué, pour sa part, que ce
"serait une folie
aventuriste d’accepter la Géorgie dans
l’OTAN
".

Mme Defraigne a également déclaré ne
pas arriver à comprendre comment le président géorgien Mikhaïl Saakachvili,
possédant un diplôme d’avocat américain et ayant étudié les droits de l’homme à
Strasbourg, avait pu déclencher une agression contre l’Ossétie du Sud qui avait
fait près d’un millier et demi de victimes.

Les sénateurs Dubié et Defraigne
sont intervenus devant les journalistes dans la capitale belge à l’issue de leur
visite en Ossétie du Sud où ils s’étaient rendus sur leur propre initiative pour
prendre connaissance de la situation sur place, recueillir des faits et des
témoignages, susceptibles d’aider les politiques et l’opinion publique en
Occident à comprendre ce qui était à l’origine de l’agression dans la
région.

Journaliste de formation, Josy Dubié
s’est spécialisé autrefois dans la couverture des événements dans les "points
chauds" et est allé plusieurs fois dans le Caucase.

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