la facilité et la rapidité avec laquelle nos gouvernants, y compris
"socialistes", ont trouvé des milliards d’ euros pour voler au secours des
banques (Fortis, plus Dexia après). Si je suis bien informé, cela représente 14
milliards d’ euros (560 milliards de fb) d’ argent public (l’ Etat, les régions
-pourtant à bout de souffle-) et les aimables-citrons.
sont le capitalisme, et le capitalisme ce sont les banques, et que le
capitalisme, c’ est un système économique, politique et social au bord de la
faillite. Dès lors, il faut sauver le capitalisme à tout prix, sinon ce
sera tout ce système, basé sur le profit, l’ exploitation, les guerres et
le pillage permanents, qui s’écroulera.
profits, il n’ est pas question de partager, ils empochent. Lorsque cela va mal,
nos valets s’ empressent de voler à son secours AVEC NOTRE
FRIC.
question non plus de trouver aussi rapidement quelques millions d’ euros pour
soulager des millions de gens qui plongent à cause précisément de la vie chère,
des spéculateurs, du pouvoir des transcontinentales, des guerres impérialistes.
Pas question de réduire par exemple, en Belgique, le taux de la tva de 21 à
6% sur la consommation énergétique des ménages…
président des socialistes francophones en Belgique, appelle "l’économie réelle"
… Comme intégré du système, on ne fait guère mieux.
rattrape à présent l’Europe. La France est désormais au cœur de la
tourmente.Endeux jours, trois banques européennes ont dû faire l’objet d’un
sauvetage soit par injection financière des Etats concernés, soit par
nationalisation : le Belge et Néerlandais, Fortis, le Britannique Bradford et
Bingly, l’Allemand Hypo […]
André gérin écrit au premier ministre
Publié 30 septembre 2008
politique française
La crise financière partie des Etats-Unis rattrape à présent l’Europe.
La
France est désormais au cœur de la tourmente.
En deux jours, trois banques
européennes ont dû faire l’objet d’un sauvetage soit par injection financière
des Etats concernés, soit par nationalisation : le Belge et Néerlandais, Fortis,
le Britannique Bradford et Bingly, l’Allemand Hypo Real Estate.
Dexia,
anciennement Crédit local de France, lié avec le Crédit communal de Belgique, a
vu son titre chuté, hier, de près de 30 %.
Les gouvernements belge et
français ont immédiatement réagi car cette banque est celle des collectivités
locales, dont il convient de rappeler qu’elles sont les premiers investisseurs,
notamment la France. L’Etat belge, l’assureur CNP, l’Etat français et la Caisse
de dépôts et consignations détiennent 25 % du capital du groupe. 7 milliards
d’euros devraient être ainsi injectés.
Natixis, la banque de financement et
d’investissement français, a perdu 30 % de son cours dans les mêmes conditions.
L’action ne valait plus, hier au soir, que 2,2 € contre 19,55 € en novembre
2006.
Monsieur François FILLON
Monsieur le Premier Ministre
Hôtel
Matignon
57 rue de Varenne
75007 PARIS
…/…
Les deux maisons mères sont les Caisses d’epargne et les Banques populaires
qui ont la semaine dernière, déjà recapitalisé le groupe pour plus de 3,7
milliards €.
La crise touche donc l’ensemble des réseaux bancaires et
d’assurance à l’échelle de la planète, ce qui n’est pas surprenant en raison de
l’interdépendance des établissements, résultant de la folie financière
capitaliste.
Le Président de la République, Nicolas Sarkozy, déclarait, à
Toulon, jeudi 25 septembre, vouloir moraliser le capitalisme et sanctionner les
responsables.
Ce discours était pour le moins étonnant de la part d’un chef
d’Etat qui découvrait soudain les vertus – d’ailleurs toutes relatives, de la
régulation.
Monsieur Sarkozy a reçu aujourd’hui les responsables des
établissements bancaires et financiers et il a été déclaré, à l’issue de cette
réunion, que des dispositions concernant des missions de ce secteur seraient
annoncées en fin de semaine.
Vous me permettrez, à ce sujet, quelques
suggestions :
Il faut d’urgence :
– acquérir la maîtrise du réseau
bancaire et financier et prendre des mesures immédiates,
– protéger les
intérêts des collectivités et les mesures nécessaires,
– préserver les
intérêts des épargnants de Dexia,
– jusqu’où, de ce point de vue, la
Caisse des dépôts et consignations, actionnaire à la hauteur de 11 % de Dexia,
sera sollicitée et jusqu’où le gouvernement prendra ses responsabilités
?
– Un grand débat national est nécessaire afin de constituer un pôle
public de ce secteur, impliquant la nationalisation des établissements les plus
importants. Dans la tourmente, la nationalisation signifie aujourd’hui de
socialiser les pertes. Je propose une autre logique, qui permette à notre pays
de disposer d’un système bancaire, dont la priorité sera de financer la création
des richesses, les emplois, le pouvoir d’achat et non de nourrir les cancers
financiers, dont nous mesurons les conséquences désastreuses.
…/…
…/…
Dans le même esprit, décider :
– L’arrêt immédiat des licenciements
chez Renault, des suppressions d’emplois chez Peugeot,
– Empêcher la
fermeture de l’usine Général Motors à Strasbourg,
– Prendre des mesures
d’ensemble pour suspendre toutes les suppressions de postes annoncées dans les
entreprises de France,
– Suspendre le processus de privatisation
de La Poste,
– Ouvrir un chantier immédiat pour reconstruire une
industrie nationale livrée de la même manière aux appétits
financiers.
Quelles sont les intentions du gouvernement ? Les réponses sont
attendues dans les plus brefs délais.
Je vous prie de croire, Monsieur le
Ministre, à l’expression de mes meilleurs sentiments.
André GERIN
En savoir plus sur Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES
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