From: Comité Valmy
Sent: Saturday, November 15, 2008 11:56 AM
Subject: Barack Obama : Une victoire programmée par le Nouvel Ordre
Mondial Par Joëlle Pénochet

Comme il était prévisible depuis plusieurs semaines, Barack Obama
sera le prochain président des Etats-Unis, et l’enthousiasme n’avait jamais été
aussi délirant pour un candidat depuis John Kennedy en 1960. Le taux de
participation (65%) serait le plus haut depuis 1908 et ses bureaux
d’enregistrements des électeurs les bureaux de vote ont été débordés par des
foules enthousiastes. Toute la presse occidentale « mainstream
» a encensé unanimement le candidat démocrate. La machine
de propagande sans précédent a fonctionné à merveille.

Au cours des précédentes campagnes elle avait loué, en
1992 et 1996, le démocrate Bill Clinton, qui n’a cessé de bombarder l’Irak
pendant ses deux mandats avec des armes à uranium appauvri, et a renforcé
l’embargo qui a causé la mort d’un million et demi de personnes (dont un tiers
d’enfants), après avoir mené une autre guerre nucléaire en
Yougoslavie…
Elle a ensuite adoré son complice dans ses
crimes contre l’humanité, Albert Gore, et continue, depuis l’échec de celui-ci,
d’accuser le méchant Ralph Nader d’être responsable de l’élection de Bush en
2000
. Et elle avait souhaité la victoire de l’intellectuel falot Kerry,
aux positions encore plus bellicistes que G.W. Bush sur l’Iraq. En ce qui
concerne Obama, elle a mis cette fois l’accent sur sa jeunesse et surtout sur sa
« race » (alors qu’il est métis, et non Africain-Américain, et de
culture occidentale)
– comme elle l’avait mis sur le genre d’Hillary
Clinton. En cela l‘Amérique blanche pourra enfin se racheter de son
passé esclavagiste et ségrégationniste.

Après les deux mandats de G.W. Bush (le président le plus
impopulaire le l’histoire des Etats-Unis), marqués par deux guerres
d’agression qui ont lourdement grevé le budget du pays (600 milliards de dollars
pour Iraq selon le prix Nobel d‘économie Joseph Stiglitz, beaucoup plus selon
d‘autres sources) et largement contribué à son endettement
, la grande
majorité du peuple américain, qui aspire à un changement politique profond, a
placé tous ses espoirs dans jeune sénateur ambitieux de l’Illinois,
l’identifiant à Kennedy et à Martin Luther King. Barack Obama a ainsi suscité
l’espoir et l’euphorie dans les classes défavorisées, les Africains-Américains –
et les noirs et les progressistes du monde entier. Le premier métis à
représenter un grand parti à la présidentielle, qui possède un réel génie
politique, un charisme et des talents oratoires exceptionnels, a eu notamment
l’habileté de reprendre dans ses discours le ton et les thèmes de ces deux héros
historiques dont l’Amérique est si fière. Il a prononcé son discours
d’intronisation à la candidature du parti démocrate le jour du 45e anniversaire
du discours fameux de Luther King, « I have a dream ». Ses principaux slogans de
campagne, concoctés par ses conseillers en communication, étaient : « Oui, nous
le pouvons » (« Yes we can ») et « nous changerons ensemble ce pays, et le monde
».

Sur la seule base de son programme des primaires, et sur ses
discours populistes, il a obtenu le soutien d’intellectuels comme Noam Chomsky,
et d’artistes renommés engagés de longue date dans le mouvement anti-guerre
(comme Joan Baez, Patti Smith, Bruce Springsteen, Bob Dylan, Michael Moore,
Susan Sarandon…), d’Africains-Américains (Stevie Wonder, Spike Lee), alors que
son « concurrent » John MacCain n’a obtenu l’appui que des acteurs d’extrême
droite Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone.

La face cachée de Barack Obama

Alors que les foules se sont enflammées pour le sénateur de
l’Illinois, sans aucun argument autre que la couleur de sa peau, sa jeunesse ou
sa compassion pour sa grand-mère mourante (blanche) qui l’a élevé, et en se
basant seulement au programme qu’il avait opposé à celui d’Hillary Clinton lors
des primaires, nous voulons ici nous attacher à son comportement au fil des mois
et à ses positions politiques, affichées sur son site.

Barack Obama est un belliciste très
dangereux

« Je construirai une armée du XXIe siècle et un
partenariat aussi puissant que l’alliance anticommuniste qui a remporté la
guerre froide, afin que nous demeurions partout à l’offensive, de Djibouti à
Kandahar. »

Barack Obama

Alors que pendant les primaires, il s’était opposé à Hillary
Clinton sur l’Iran, promettant de rencontrer sans conditions le président de ce
pays lors de sa première année de mandat, il a annoncé, juste après l’annonce
officielle de sa victoire, lors de son discours du 4 juin à l’AIPAC, le puissant
lobby pro israélien, qu’il ferait « tout ce qui est en son pouvoir « pour
empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. Tout ! », n’excluant pas une
intervention militaire, s’alignant ainsi sur les positions du gouvernement
israélien. La chaîne de télévision NBC a même noté que sa menace « ressemblait
aux menaces prononcées par George W. Bush ».

Alors que McCain a suggéré qu’il serait prêt à accepter un accord
qui permettrait à l’Iran de produire de l’uranium sur son territoire, Obama a
déclaré qu’il ne l’admettrait pas, précisant qu’il ne donnerait pas aux Nations
Unies un “droit de veto” sur une décision d’attaquer les installations
nucléaires iraniennes). Comme le note Bill Van Auken, « Le caractère belliciste
souvent prêté à McCain, par opposition à Obama, repose beaucoup plus sur ce que
l’on perçoit du caractère du premier (emporté, incontrôlé) par rapport au
caractère du second (calme, mesuré). Sur les intentions politiques affichées, il
est vrai qu’Obama ne paraît certes pas moins belliciste que McCain. »

A la réunion de l’AIPAC, Obama s’est déclaré un « véritable ami
d’Israël » et il a proclamé la « Sacro-sainte sécurité » de cet Etat, liée à la
création de deux Etats (les Palestiniens n’ont pas « droit à d’un état », mais «
besoin d’un état ». Il affirmé que Jérusalem « restera la capitale d’Israël et
restera indivisible », ce qu’aucun candidat n’a osé le faire auparavant. Il
s’est engagé à « maintenir la supériorité militaire de l’État hébreu » afin de
combattre « toute menace provenant de Gaza ou de Téhéran ». Il a également
promis à Israël de lui accorder 30 milliards de dollars d’aides militaires
supplémentaires.

Il s’était opposé à l’agression de l‘Iraq en 2002, et s’était
prononcé pour le retrait des troupes US pendant les primaires, mais son
calendrier est devenu de plus en plus flou au fil des mois. Il admet que dans
certaines circonstances il pourrait décider de prolonger l’occupation. Il estime
que les menaces contre les Etats-Unis ont grandi, de l’Afghanistan à l’Iran et
qu’il faut se concentrer sur la lutte contre les Talibans, « responsables des
attaques du 11 septembre ». Dans le cadre de cette « guerre juste », il estime
que le pays a besoin d’y « renforcer les troupes…, de plus d’hélicoptères, de
services de renseignements plus performants… pour accomplir (sa) mission là-bas
» (cité dans le New York Times, 14 juillet 2008).

Il est venu en Europe pour demander à ses dirigeants de renforcer
la présence de leurs troupes en Afghanistan, déclarant par exemple en France : «
Nous devons gagner cette guerre, car les terroristes peuvent attaquer Paris tout
aussi bien que New York ». Selon le Sunday Telegraph, il a formulé récemment la
même demande à la Grande-Bretagne. En outre, il a ajouté qu’il pourrait être
amené à attaquer le Pakistan dans le cadre de la “chasse contre les terroristes
».

En vue de « reconstruire la Défense pour les tâches du XXIe siècle
», il prévoit d’augmenter les forces terrestres de 90.000 hommes, d’investir
dans la préparation d’interventions spéciales pour contenir des
insurrections…

Son colistier Joseph Biden était pour un « ticket » Kerry-MacCain
en 2004. Au temps où il était membre de la commission des affaires étrangères,
il avait incité le président Clinton à armer les musulmans de Bosnie et à
intervenir à Kosovo (en déposant une résolution au Congrès co-écrite avec John
MacCain, un ami de longue date). Après le 11 septembre, il a affirmé que les
Etats-Unis n’avaient « pas d’autre choix que d’éliminer Saddam Hussein ». Il a
proposé en 2006 la partition de l’Iraq entre sunnites, chiites et Kurdes, chère
à l’état d’Israël. Quant à l’ancien colistier d’Albert Gore, Joseph Lieberman,
il a cette fois pris position en faveur du candidat Républicain.

Ses conseillers en politique étrangère les plus influents sont des
faucons démocrates, comme Anthony Lake, un ancien conseiller sur la sécurité
nationale de l’administration Clinton (l’un des architectes des interventions
militaires dans les Balkans et en Somalie) et Dennis Ross, qui a travaillé pour
le Conseil de sécurité nationale de Reagan (notamment avec Paul Wolfowitz).
Ross, partisan d’une ligne très dure contre l’Iran pourrait succéder à
Condeleeza Rice.

Obama se déclare ennemi des pays d’Amérique latine qui ont déclaré
leur indépendance des Etats-Unis, comme le Venezuela de Chavez et la Bolivie
d’Evo Morales. Il affirme sur son site de campagne que G.W. Bush n’a pas été
efficace vis-à-vis des « démagogues » du sous-continent et qu’il fera tout pour
rendre la liberté à Cuba, à commencer par la libération des prisonniers
politiques : les États-Unis doivent y exporter la démocratie (comme en Iraq ?).
Il est pour le maintien de l’embargo.

Des promesses en matière de politique
intérieure impossibles à tenir

Si la politique extérieure reste aussi agressive que celle de ses
prédécesseurs, on se demande où Obama trouvera l’argent pour rétablir un minimum
de justice sociale dans son pays. Les sept années de croissance ininterrompue
des États-Unis n’ont profité qu’à la petite minorité des plus riches, au
détriment des travailleurs pauvres, des chômeurs, des Africains-Américains et de
tous ceux qui sont expulsés par milliers de leur maison qu’ils ne peuvent plus
rembourser. Les inégalités se sont creusées et les conditions de travail se sont
détériorées. C’est pourquoi beaucoup de pauvres, parmi lesquels de nombreux
anciens électeurs républicains, ont placé tous leurs espoirs dans Barack Obama,
bien qu’il ait voté avec les Républicains pour le plan Paulson, ce cadeau
monstrueux de 700 milliards de dollars fait aux « banksters » – la plus grande
escroquerie financière de l’Histoire.

Bill Clinton avait promis une couverture de santé pour les plus
démunis et une redistribution sociale plus équitable au cours de sa campagne de
1991. Mais, pendant ses deux mandats, il a remis en cause des acquis sociaux
existants, cependant qu’il augmentait le budget militaire.

Obama n’est pas partisan de l’Etat-Providence, il ne s’adresse pas
aux classes pauvres, mais aux classes moyennes, en voie de paupérisation. Il
n’est pas partisan d’une couverture médicale universelle. Il veut rendre les
travailleurs « plus mobiles et moins résistants aux changements ». Selon lui,
les inégalités seraient dues à des différences dans les niveaux de formation et
de compétences, et non à « un transfert radical et historiquement sans précédent
de la richesse, des travailleurs vers les propriétaires du capital », note Bill
van Auken, qui poursuit : « L’essence de l’approche d’Obama sur les questions
économiques, comme l’ensemble de sa candidature, est de chercher à réconcilier
l’irréconciliable. Il dit avoir de la sympathie pour les chômeurs, ceux qui
n’ont pas de couverture-maladie… sans exprimer la moindre hostilité envers les
parasites financiers responsables de ces conditions : les PDG aux salaires
mirobolants, les gestionnaires de fonds de placement à risque, les investisseurs
banquiers et les spéculateurs de biens de consommation ».

Après Albert Gore (pressenti pour être en charge des questions
environnementales dans la nouvelle administration), qui avait vanté les vertus
écologiques de l’énergie nucléaire dans son livre « Earth in the Balance », le
manifeste du parti démocrate sur le sujet en 2000, Obama estime que cette source
d’énergie reste d’actualité dans le contexte du changement climatique.

Par ailleurs, il veut préserver le 2e amendement de la
Constitution américaine, qui autorise le port d’armes, et il est partisan de la
peine de mort dans certains cas, comme le viol d’enfants.

Les États-Unis gouvernés par un parti unique : les « Republicrats
», à la solde du complexe militaro-industriel, des grandes corporations et
d’Israël

Plus que jamais, la collusion des deux grands partis, qui forment
une « hydre à deux têtes », selon la formule de Ralph Nader, est patente. Barack
Obama a obtenu le 18 octobre dernier, après l’avoir courtisé pendant des mois,
le soutien de Colin Powell, ancien chef d’état-major des armées américaines,
ancien secrétaire d’Etat de Georges W. Bush. C’est le discours de Powell devant
le Conseil de Sécurité de l’ONU, le 5 février 2003, qui a permis à
l’administration Bush de déclencher l’agression contre l’Iraq, à l’origine de
plus de 1.200.000 morts (The Lancet) et d’éradiquer quasi totalement l’Iraq de
la carte du monde. « Ce matin, un grand soldat, un grand homme d’Etat et un
grand Américain s’est rallié à notre campagne pour changer l’Amérique”, a
déclaré Obama (Les Echos, 27 octobre 2008). Avant l’Iraq, ce « grand homme »
s’était également distingué en faisant tout pour dissimuler le massacre de My
Lai au VietNam.

De nombreux autres Républicains, souvent anciens membres de
l’administration Bush ou Reagan, se sont ralliés à lui, et il existe même des
sites de « Républicains pour Obama ». La femme de Cheney, autre grand criminel
de guerre, a révélé à la télévision que son mari était « un cousin au 8e degré »
d’Obama, qui s’est empressé cette annonce, parlant de « Dick Cheney, mon cousin
». Dans son brillant livre-programme, L’Audace d’espérer, « Barack Obama dit des
Républicains « comprendre (leurs) motivations et reconnaître chez eux des
valeurs [qu’il] partage ». Il a rendu hommage à l’ancien président Bill Clinton
pour avoir « extirpé du Parti démocrate certains des excès qui l’empêchaient de
gagner les élections » (cité par Serge Halimi, Le Monde Diplomatique, septembre
2008).

Le Congrès, à majorité démocrate depuis les élections de 2006
grâce aux voix des pacifistes, a approuvé le financement des guerres contre
l’Afghanistan et l’Iraq, permis la construction de l’ambassade des Etats la plus
grande dans le monde à Bagdad ainsi que l’installation de bases permanentes en
Iraq, et refusé de lancer une procédure d’Impeachment contre « les criminels
récidivistes » (Ralph Nader) Bush et Cheney.

Lors de son premier débat avec John McCain, le 26 septembre,
Barack Obama a déclaré qu’il voulait « restaurer la position des États-Unis dans
le monde » et qu’il fallait que les Américains comprennent que « la perception
entretenue par le monde à l’endroit des États-Unis allait faire la différence
dans la capacité de travailler ensemble, notamment pour déraciner le terrorisme
». Dès mars 2008, il annonça : « Ma politique étrangère se veut un retour à la
politique réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy et, à
certains égards, de Ronald Reagan ».

Unemachine de propagande gigantesque pour
Obama, et un black out total sur les autres candidats

De même que lors des primaires, les candidats à l’investiture des
deux grands partis, comme Ron Paul (Républicain anti-guerre) ou Dennis Kucinich
(aile gauche des Démocrates, le favori des pacifistes) avaient été occultées
pendant les primaires, les « troisièmes » candidats ont été totalement ignorés :
Ralph Nader, Cinthya MacKinney (la candidate des Verts, ancienne sénatrice
démocrate anti-guerre africaine-américaine), Bob Barr (parti libertarien), Jerry
White (Socialist Equality Party)…

La machine de propagande du candidat Obama était extrêmement
puissante… Le coût de la campagne de 2008 devrait coûter au total plus de deux
milliards de dollars » (selon le Center for Responsive Politics), le candidat
démocrate ayant bénéficié du double de la somme de son concurrent, soit 639,2
millions de dollars, dont seul un quart seulement proviendrait de petits
donateurs. En fin de campagne, Barack Obama a fait diffuser un publi-reportage
de 30 minutes de trois millions de dollars sur sept grandes chaînes de
télévision nationales. Ses spots publicitaires ont été quatre fois plus nombreux
que ceux de McCain dans les dix-huit « Swing States » (Etats où sont élection
n’était pas assurée). Obama, a orienté ses clips de campagne sur Internet (qui a
joué un rôle important dans l’élection) essentiellement en direction des jeunes
et des minorités raciales, alors que l’Amérique blanche est en passe de devenir
minoritaire aux Etats-Unis. Il aurait ainsi obtenu 70% des votes chez les
nouveaux électeurs. (1)

Face à ce déluge de dollars distribués au parti unique par les
grandes corporations, les candidats des petits partis, dont la plupart des
électeurs américains ne connaissaient même pas l’existence, n’avaient aucune
chance d’obtenir un score honorable. Par exemple, Ralph Nader, uniquement
financé par des petits donateurs et l’aide légale de l’Etat, a collecté au total
4 millions de dollars soit l’équivalent de ce qu’Obama a recueilli en moyenne
par jour !

En outre, depuis que l’outsider Ross Perot a obtenu plus de 18%
des voix en 1992, les petits partis sont exclus des grands débats télévisés, qui
ont un poids déterminant dans le résultat final.

L’élection d’Obama aurait-t-elle été programmée
de longue date ?

Pour conserver leur hégémonie dans le monde, les Etats-Unis ont
besoin de redorer leur image, très dégradée par les deux mandats de « Bush
l’idiot », le président le plus impopulaire de toute l’histoire des USA. Le
choix de MacCain, un candidat âgé, falot, peu brillant, peu avenant et homme du
passé (associé à la guerre du VietNam), dans lequel ne pouvaient se reconnaître
les nouvelles générations d’Américains, a inéluctablement favorisé l’élection de
Barack Obama. MacCain et sa colistière extrémiste Sarah Palin auraient pu être
utilisés comme repoussoirs pour mieux faire élire le candidat démocrate.

D’autant que les Américains sont préoccupés plus que jamais par
leur situation sociale, depuis la « crise financière » – survenue à un moment
fort opportun pour le candidat démocrate-, et qu’ils sont opposés à une large
majorité (deux tiers) à des interventions à l’étranger, qui grèvent lourdement
le budget de l’Etat alors que toutes les infrastructures du pays se dégradent
(dans les secteurs-clefs comme l‘éducation, la santé, les transports…). C’est ce
courant majoritaire anti-guerre qui avait permis aux Démocrates de reprendre le
contrôle du Congrès en novembre 2006.

D’autres questions se posent auxquelles il est difficile
actuellement de trouver des réponses : pourquoi le même Colin Powell a-t-il
prévu des « événements très graves » qui se produiraient en janvier 2009 pour «
tester » le nouveau président ? Cela a-t-il un quelconque rapport avec le
soutien de Powell qui était convoité par Obama ? Joseph Biden a prévu lui aussi
des événements graves dans les mois suivant l’élection. Par ailleurs, John
Bolton, l’ancien ambassadeur aux Nations Unies, un faucon notoire, a prédit
qu’Israël pourrait attaquer l’Iran après l’élection, avant l’intronisation du
nouveau président (The Daily Telegraph). Faut-il alors redouter de nouveaux
attentats terroristes qui fourniraient l’alibi idéal à Obama pour ne pas suivre
son programme (celui des primaires, conçu pour conquérir les progressistes, qui
sont depuis restés subjugués par le candidat, en dépit de sa radicalisation à la
droite extrême).

Comme l’écrit justement Serge Halimi : Obama « paraît donc mieux
armé qu’un autre pour « renouveler le leadership américain dans le monde ».
C’est-à-dire réhabiliter la marque Amérique, rendre plus performantes parce que
mieux acceptées — et plus accompagnées — les interventions des Etats-Unis à
l’étranger… Pour ceux qui rêvent encore qu’un président « multiculturel » né
d’un père kenyan serait le signe de la venue d’une Amérique new age et la
farandole d’une ronde où tous les gars du monde se donneraient la main, le
candidat démocrate a déjà dit qu’il s’inspirerait moins des Pink Floyd ou de M.
George McGovern que de la politique étrangère « réaliste et bipartisane du père
de George Bush, de John Kennedy et, à certains égards, de Ronald Reagan
»(2).

Avec Barack Obama, la fin de l’hégémonie des Etats-Unis dans le
monde n’est pas pour demain, et le mouvement pacifiste n’est pas près de
renaître de ses cendres…

Notes

(1) Selon Stephen Ansolabehere, politologue à Harvard et au MIT,
les Blancs ne représenteraient plus que 74% de l’électorat, contre 81% en 2004,
avant la poussée démographique noire et hispanique de ces dernières années.

(http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5iSyLBz4omJYs-z05Cyp_6jBQtVEA)
.

(2) Le Monde Diplomatique, août 2008.

Principales Références

Site de Barack OBAMA : http://www.barackobama.com

http://yeswecan.dipdive.com/#/ /videoplayer/0/285/1583/ /

Son clip vidéo de 30 m dans son intégralité en plusieurs parties
:

http://www.youtube.com/watch ?v=a0JhEtzch4Y

« Yes, we can » Par Barack Obama (discours des primaires),
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/04/OBAMA/15782 – AVRIL 2008

Ali ABUMINAH : Usa : how barack obama learned to love israel
http://electronicintifada.net/v2/article6619.shtml

Uri AVNERY : Obama, israel and aipac, CounterPunch, 9 mai
2008.

Marie BENILDE : Barack Obama, candidat des réseaux sociaux sur
Internet,
http://blog.mondediplo.net/2008-04-21-Barack-Obama-candidat-des-reseaux-sociaux-sur

John BOLTON : Israël ‘Will Attack Iran’ just after the Election,
The Daily Telegraph, June 24, 2008

Tod CHRETIEN : Why i’m not voting for obama :
http://internationalnews.over-blog.com/article-24047523.html

Lary CHIN :2008 presidential charade : more criminality and wars :
http://www.globalresearch.ca/index.php ?context=va&aid=7766

Noam CHOMSKY : Why isn’t iraq in the 2008 election ?
http://www.alternet.org/election08/78408/ ?page=entire

Michel CHOSSUDOVSKY : The Democrats endorse the "Global War on
Terrorism" : Obama "goes after" Osama : http://www.globalresearch.ca/index.php
?context=va&aid=9995

Alexander COCKBURN : Obama, the first-rate Republican, The
Independent , 26 octobre 2008

Andre DAMON : Obama on foreign policy : “i will not hesitate to
use force” http://www.wsws.org/articles/2007/jul2007/obam-j28.shtml

Joshua FRANK : Note to Progressives for Obama : What Happens After
Election Day ?, Dissident Voice, October 29th, 2008.

Amy GOODMAN : "Open The Debates !!!", Truthdig :
http://www.truthdig.com/report/item/20081008_open_the_debates/

Serge HALIMI : Barack Obama, Le Monde Diplomatique, août 2008,
http://www.monde-diplomatique.fr/2008/08/HALIMI/16160

Serge HALIMI : Dernier film de campagne ou premiers chantiers du
prochain président ?, Les vrais enjeux de l’élection américaine, Le Monde
Diplomatique, 4 novembre 2008.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-11-04-Publicite-Obama

Serge HALIMI : L’argent des démocrates aux Etats-Unis, Le Monde
Diplomatique, 9 avril 2008,

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-04-09-L-argent-des-democrates

Christopher HAYES : R Dernier film de campagne ou premiers
chantiers du prochain président ? alph was Right The Nation,
http://www.thenation.com/blogs/jstree

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octobre 2008 : http://www.greenchange.org/article.php ?id=2201

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Max KANTAR : The opium of the masses), 24 octobre 2008 :
http://www.countercurrents.org/kantar241008.htm

George LAKOFF : IRAN, The Words No US Candidate Dare Say : NUCLEAR
War, Commondreams, January 28 2007

Patrick MARTIN : USA : Bilan d’un an de majorité démocrate au
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http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=7727

Arno MEYER Les présidents changent, l’empire américain demeure, Le
Monde Diplomatique, septembre 2008,

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/09/MAYER/16251

Walter Ben MICHAEL : Toutes les inégalités n’offensent pas le
candidat Barack Obama, Le Monde Diplomatique, juin 2008 :

http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/MICHAELS/15969

Ralph Nader : The Song Remains the Same :
http://www.counterpunch.org/nader10222008.html

Ralph NADER : "Obama is a corporate candidate from a to z" ,
http://www.democracynow.org/2008/6/18/ralph_nader_on_barack_obama_it

Ralph NADER on the candidates, corporate power…, 15 juin 2008 :
http://www.democracynow.org/2007/7/9/ralph_nader_on_the_candidates_corporate

John PILGER :The substance of obama’s liberalism,
http://internationalnews.over-blog.com/article-20118163.html

Jeffrey St CLAIR and Joshua FRANK : Obama’s nuclear ambition ,
CounterPunch, 10/12 octobre 2008.

Ralph nader says to obama : "explain why…" (video), 16 avril
2008, http://internationalnews.over-blog.com/article-18779871.html

Scott RITTER : Republicans and Democrats set up the Iraq War :
http://internationalnews.over-blog.com/article-24128455.html

Lee SUSTAR : The democrats and iran : Can thet sink more lower ?,
CounterPunch, 5 Octobre 2008.

Présidentielle US : Ron Paul, Le candidat anti-guerre :
http://internationalnews.over-blog.com/article-16432737.html

La révolution Ron Paul :
http://www.planetenonviolence.org/Election-Presidentielle-US-La-Revolution-Ron-Paul-Le-Candidat-Anti-Guerre-de-la-Rupture_a1475.html
?

Justin RAIMONDO : Democrats signal capitulation on iraq–and iran ,
Antiwar, 8 juillet 2008 : http://www.antiwar.com/justin/ ?articleid=11680

Robert SCHEER : Curb your enthousiam on Obama, Alternet, 9 février
2008

Bill Van AUKEN : The two faces of Barack Obama, by Bill Van Auken
: http://www.wsws.org

Jerry WHITE : Obama pour l’une extension de la guerre en
Afghanistan, http://www.mondialisation.ca/index.php ?context=va&aid=9694
.

Mike WHITNEY : Obama : worse than McCain ? , CounterPunch, 13
juillet 2008 : http://www.counterpunch.org/whitney07112008.htmlwhitey

Gabriel ZAMPARINI : Remember, remember the Fourth of November,
Online Journal, 24 Oct. 2008 :

http://onlinejournal.com/artman/publish/article_3917.shtml

Mickey Z : Chomsky, Zinn, And Obama., Countercurrents.org, 24
October, 2008.

En complément, des vidéos :

Colin Powell : Crisis on January 21 or 22 (10/19/2008 videos) Meet
the Press.

Colin Powell Endorses Barack Obama on Meet The Press (video),
http://internationalnews.over-blog.com/article-24158169.html

Ralph nader on israel/Palestine , obama, mccain, 2 avril 2008 :
http://internationalnews.over-blog.com/article-18379465.html

Ralph Nader : be prepared to be very disappointed with obama :
http://internationalnews.over-blog.com/article-23637322.html

Ralph nader : Obama headed into the mother of all quagmires !, 2 »
Octobre 2008, http://internationalnews.over-blog.com/article-24027975.html

Joëlle Pénochet est un collaborateur régulier de
Mondialisation.ca.


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