Actualités françaises : On vit dans une belle démocratie

Note de RoRo: en Belgique, j’ ai vendu chaque dimanche "Le Drapeau
Rouge", journal du Parti communiste de Belgique, dès l’ âge de 8 ans, pendant 50
ans… Pendant les années 1965/1972, 500 exemplaires du DR étaient encore
vendus, diffusés, ainsi chaque dimanche par nos militants bénévoles rien qu’ à
COURCELLES …
J’ avais une tournée de lecteurs fixes. Nous le vendions aussi à
l’occasion sur les marchés, lors de ventes collectives au
pote-à-porte. 
Le Drapeau Rouge a paru pendant toute la guerre et IL ETAIT VENDU
au nez et à la barbe des nazis. Rien ne pouvait empêcher cette diffusion des
idées communistes. Des militants ont péri dans les camps de concentration pour
avoir diffusé la presse clandestine.
Sarko, sa bande et ses juges vont-ils à leur tour ouvrir de
nouveaux Guantanamo pour revenir au bon vieux temps ?
Il faut les empêcher d’ agir et de tordre un peu plus le cou à la
soi-disant "démocratie"…
De plus en plus la belle Europe capitaliste se fascise …
RoRo
 
 
 
From: Forum Unité Communiste
Sent: Tuesday, January 20, 2009 5:14 PM
Subject: Actualités françaises : On vit dans une belle
démocratie

Auteur: T 34
Sujet: On vit dans une belle
démocratie
Envoyé : 20 Jan 2009 à 16:14

Au tribunal pour avoir vendu l’Humanité-dimanche dans la rue ! Signez la
pétition en ligne

Il devra se présenter au tribunal le 18 février pour avoir vendu «
l´Humanité Dimanche » au marché Dejean, dans le 18e arrondissement de Paris, où
il est présent depuis vingt ans. Nous mettons en place un comité de soutien pour
dénoncer ce déni de démocratie.

Lounis est là. Comme chaque dimanche. Bonnet rouge enfoncé sur son visage
poupin, la jovialité pétillant dans ses yeux, babillard, c´est un Poulbot mué en
homme râblé. Quant à son présentoir, au carré sur un bout de trottoir, l´« HD »
bien en vue, c´est comme une borne, un repère dans la fourmillante Goutte-d´Or,
ce quartier populaire du 18e arrondissement parisien. Voire beaucoup plus : «
C´est un lieu de débat convivial, une tribune utile à la vie du quartier où les
gens viennent parler de leurs problèmes », assure Sylvain Soufflet, venu en
voisin tailler une bavette. Lounis écoute les uns, tend un tract aux autres,
affiche la même disponibilité pour tous. Qu´importe qu´il ait quitté son travail
à 5 heures du matin la veille. Ouvrier du Livre aux Nouvelles Messageries de la
presse parisienne (NMPP), il a charrié des quintaux de papier journal sur les
quais du centre de Stains (Seine-Saint-Denis). Dehors, toute la nuit, lui
qui traîne des problèmes cardiaques depuis l´enfance. Mais dans son sourire,
immuable, aucune trace de lassitude. Voilà vingt ans que Lounis tient ce poste,
vend aussi l´« HD » sur un autre marché le samedi matin, colle des affiches,
distribue des tracts… « Toujours sur le terrain. Je suis admiratif de son
engagement, avoue M. Geoffroy, le poissonnier du marché. Et puis il est
prévenant, d´une grande gentillesse… Alors, qu´on vienne l´emmerder,
c´est inadmissible ! » Le fait est qu´il a été interpellé sur ce marché en 2007
par la police pour « vente de marchandises dans un lieu public sans autorisation
». La marchandise en question, c´était l´« HD ». « Plusieurs fois déjà, des
policiers étaient venus me chercher des histoires. À chaque fois, ils avaient
abandonné parce que les gens autour réagissaient. Mais là, ils n´ont pas voulu
céder. On était un mois et demi avant la présidentielle… », explique
Lounis. À la section du PCF à laquelle il appartient, des camarades lui ont
proposé de payer l´amende. Il a refusé : « Il faut se battre pour la liberté
d´expression politique, particulièrement aujourd´hui. » Il passera donc devant
les juges. « Ça fait partie de la vie militante, prend-il avec philosophie.
Quand on défend des valeurs très fortes, il faut s´attendre à de vives
confrontations. » Il aura 50 ans et un jour quand il se présentera devant le
tribunal. Dont presque trente années au service du PCF. « Le Parti, c´est un peu
ma famille, celle qui m´a ouvert au monde », affirme cet homme, qui n´a vraiment
connu son autre famille, biologique, qu´à l´adolescence. De problèmes de santé
en soucis d´argent, ses parents ont été obligés de placer Lounis dans une
famille d´accueil. Comme d´ailleurs quatre autres de ses six frères et soeurs.
Puis il s´est rapidement émancipé, commençant à travailler dès 16 ans et
s´installant dans un foyer de jeunes travailleurs à sa majorité. « À cette
époque, je préférais lire "l´Équipe" plutôt que "l´Huma", s´amuse-t-il. Jusqu´à
ce que, au travail, je rencontre une femme, une vraie battante, qui était
syndiquée à la CGT. C´est elle qui m´a fait prendre conscience des enjeux de
classe. » Il s´est syndiqué à son tour, a adhéré aux Jeunes communistes en 1981,
s´est également engagé auprès du Secours populaire français… Jusqu´à devenir
le « militant convaincu et attachant, sur qui on peut toujours compter », que
salue Gérald Briand, le maire adjoint (PCF) du 18e. Comme tous ceux qui
s´engagent à ses côtés. Au marché Dejean, le poissonnier s´approche : « Vous
avez de la chance d´en avoir un comme ça… Il faut le défendre ! »

FRED GARGAUD 

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