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Infos
syndicales
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SYNINFO
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29 janvier
2009
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Carinox
Châtelet: grève de 24h contre l’augmentation du chômage économique
et le non-renouvellement des contrats
CDD
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Plus de 2 000 salariés ont manifesté à Hemiksem
pour Bekaert. Des délégations d’autres entreprises ont marché avec
eux
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QUE LE GOUVERNEMENT SORTE DE SON HIBERNATION 100
000 EMPLOIS SONT EN
JEU
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Cher(e) militant(e) syndical(e),
Deux poids et deux mesures. Pour les grands de ce monde,
tout semble être possible, mais pour les petits, rien du tout. Pour
les cadeaux aux actionnaires et aux banquiers, il n’y a pas de
problème mais, quand une fois que des emplois sont en jeu… Les
syndicats doivent-ils dirent amen ?
Deux
mille travailleurs et syndicalistes de Bekaert expriment leur
colère
Unis
dans une marche de solidarité pour l’emploi, 2 000 manifestants ont défilé
samedi dernier contre la fermeture de Bekaert-Hemiksem. Il y avait des
délégations de toutes les usines de Bekaert, mais également de Van Hool,
Opel, Atlas Copco, Ford Genk, de la chimie et du secteur pétrochimique, et
de bien d’autres encore. À Hemiksem, le baron Buyse de Bekaert jette
tout simplement 264 personnes à la rue. Le gouvernement a offert des
cadeaux fiscaux aux entreprises en leur permettant de payer moins d’impôts
sur leurs bénéfices. Ces cadeaux ont été octroyés pour préserver l’emploi.
Et que font les actionnaires maintenant? D’une main ils mettent tout
simplement cet argent en poche et de l’autre ils ferment simplement leurs
usines de Lanklaar et de Hemiksem. Cela s’appelle un vol de deniers
publics.
"
J’espère que notre manif va déclencher quelque chose "
Le
délégué principal FGTB de Bekaert, Jean-Pierre Maes n’y va pas avec le dos
de la cuiller : " Le comble c’est qu’il y a quinze jours, Bekaert a encore
reçu un million d’euros de subsides des autorités flamandes.
Incompréhensible ! " Et Guido Delagrange, son collègue de la CSC, espère
des résultats : " Manifestement, un mouvement pour l’emploi est
nécessaire. Tout le monde est dans l’incertitude. Non seulement les
temporaires, mais aussi les travailleurs à contrat définitif perdent leur
emploi. Quand cela va-t-il cesser ? J’espère que notre manif va déclencher
quelque chose. "
Licenciements en masse chez Caterpillar, ArcelorMittal,
Philips, ING…. La crise pour les travailleurs, la nouba pour les
actionnaires
" 2009
va être une année terrible ", a déclaré le grand patron de Caterpillar,
quand il a annoncé qu’il voulait liquider 20 000 emplois. À Gosselies
(Charleroi), où la boîte emploie 5 000 travailleurs, on attend. Surtout
les jeunes qui ont généralement des contrats à durée déterminée. Mais, en
février, Caterpillar versera quand même un dividende qui sera de 17 %
supérieur à celui de l’an dernier. Chez ING, ce sont 7 000 emplois qui
disparaissent, alors qu’en août, la banque a versé un dividende de 74
eurocentimes par action. Au total, les actionnaires ont perçu plus de…
1,5 milliards d’euros. Puis, il y a Philips : cette multinationale veut
jeter 6 000 personnes à la rue. " Cela va nous rapporter 400 millions
d’euros ", a déclaré la direction sans rougir le moins du monde. Et, dans
le même souffle, elle promettait en plus, pour 2009, de verser au moins
800 millions d’euros de dividendes aux actionnaires.
Le
gouvernement doit sortir de son hibernation
Quand le
monde bancaire était dans tous ses états, le gouvernement déclarait qu’il
s’agissait d’un " drame économique ", provoqué par des " banquiers cupides
". Il a directement injecté des milliards dans les banques. Quand 100
000 emplois disparaissent, il s’agit d’un drame social, provoqué cette
fois par des " patrons cupides ". Là, le gouvernement a encore plus le
devoir d’intervenir.
Une
mesure simple et efficace : supprimer ces dividendes au lieu de
supprimer les emplois
Le PTB
veut que le gouvernement interdise les licenciements par les entreprises
qui réalisent des bénéfices. Et que ces entreprises, qui sont en boni et
qui veulent licencier et distribuer quand même les dividendes, devraient
verser cet argent dans un fonds pour l’emploi. Pourquoi les grands
actionnaires continueraient-ils à s’enrichir de la misère des travailleurs
? Ce fonds suffirait à maintenir les emplois et, en cas de chômage
temporaire, d’ajouter aux indemnités des travailleurs l’appoint jusqu’à
100 % de leur salaire.
Paul
Magnette (PS), vice-Premier ministre : " il faut contrôler les chômeurs
"
Le 21
janvier se tenait à Charleroi un débat intitulé " L’état de la gauche
européenne ". Devant un auditoire de plus de deux cents personnes une
question posée à Paul Magnette, représentant du PS, a suscité les plus
vives réactions. Un formateur en éducation permanente (à la FUNOC) y a
pris la parole : " Dans le cadre de mon travail, je rencontre pas mal de
personnes sans emploi. La loi sur le contrôle des chômeurs nous pose
beaucoup de problèmes. Quand le PS va-t-il se décider à mettre un terme à
cette loi ? " A quoi le vice-Premier ministre a répondu le plus simplement
du monde : " J’ai rencontré beaucoup d’acteurs de terrain. Et tout le
monde reconnaît qu’il y a des fraudeurs. " Ce qui a fait écrire La
Nouvelle Gazette dans son édito du vendredi sur l’évènement : " Magnette
hué par la gauche ". Daniel Piron,
secrétaire régional de la FGTB (Charleroi), a répondu : " Votre remarque
est choquante. En
tant que syndicalistes, nous sommes amenés à accompagner des centaines de
chômeurs. Il est clair que, dans notre région et dans la situation
actuelle de crise économique, le problème principal est qu’il y a peu
d’emplois disponibles. Poursuivre les chômeurs ne résout rien et ce sont
les plus paumés qui sont victimes de sanctions. "
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A lire Un intéressant numéro
d’Etudes Marxistes vient de sortir : " La crise du systeme
"

Marx est en train de faire un come-back remarquable.
Certains ne l’avaient jamais oublié. Depuis 2001, l’économiste
marxiste Henri Houben ne cesse de répéter que le système
économique international se fragilise de plus en plus. Avec Jo
Cottenier, il décrypte la crise et montre qu’il s’agit d’une
véritable " crise du système " qui trouve son origine dans la
manière même de fonctionner du capitalisme. Dans un autre article,
François Ferrara analyse comment le crédit spolie deux fois les
travailleurs et Herwig Lerouge passe au crible l’intervention de
l’État.Le socialisme comme solution de rechange est au cœur du
débat mené par les quatre auteurs
Disponible sur www.marx.be
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Avec nos salutations amicales, Jef Bruynseels Johnny
Coopmans Jo Cottenier
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