From: FISCHER
BERNARD
Sent: Monday, September 08, 2008 10:10 PM
To: Subject: [romain :
paix_socialisme_communisme] LENINE REVEILLE TOI

Deux
géants américains de la finance nationalisés

http://www.lefigaro.fr

Le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a annoncé,hier, des
injections périodiques de fonds publics jusqu’à hauteurde 100 milliards de
dollars.

Fannie Mae et Freddie Mac, les deux institutions ruinées par la
crise de l’immobilier, seront reprises temporairement par le Trésor
américain.

De notre correspondant à Washington

Dans le but de
restaurer la confiance sur les marchés du crédit immobilier, le Trésor américain
a décidé hier de prendre directement la direction de Fannie Mae et Freddie Mac.
Ces deux institutions se trouvaient à court de fonds propres, ruinées par la
pire crise de l’immobilier que l’Amérique ait connue depuis les années
1930.

Avec l’accord de la Réserve fédérale, des leaders du Congrès et le
soutien politique des deux candidats à la Maison-Blanche, Henry Paulson, le
secrétaire au Trésor, a annoncé hier des injections périodiques de fonds publics
jusqu’à hauteur de 100 milliards de dollars si nécessaire sous forme d’achats
d’actions préférentielles de Fannie Mae et Freddie Mac. Cette intervention
spectaculaire de l’État s’ajoute à celle effectuée dans l’urgence par la Fed en
mars pour garantir le rachat par JPMorgan Chase de la banque Bear Stearns au
bord de la faillite.

Il s’agit d’une nationalisation temporaire. Les deux
établissements ne seront pas liquidés. Au contraire, l’objectif est de préserver
leur crédit, rationaliser leur gestion et garantir leur rôle clé dans le
financement de l’accès à la propriété. Dans l’immédiat, cette décision confirme
que l’Oncle Sam garantit bien les 5 400 milliards de dollars d’obligations
émises par ces deux géants, détenues dans des banques du monde entier. En
revanche, les actionnaires de Fannie Mae et Freddie Mac seront ruinés par la
dilution du capital.

15 milliards de dollars en un an

Le
gouvernement fédéral assumera la gestion de Fannie Mae et Freddie Mac « jusqu’à
ce que ces sociétés soient stabilisées et leur rôle à long terme soit déterminé
». Il appartiendra donc à l’administration sortie des urnes en novembre de
décider le statut définitif des deux sœurs malades.

Fannie Mae et Freddie
Mac sont depuis près de quarante ans des sociétés hybrides. Cotées en Bourse,
elles sont mandatées par le Congrès pour assurer la liquidité des marchés de
prêts immobiliers. Leur métier consiste à acheter aux banques des emprunts
hypothécaires consentis aux particuliers. Elles constituent des pools à partir
de ces prêts et redistribuent ces créances sous forme d’obligations garanties
implicitement par le Trésor américain. C’est ainsi qu’elles ont accumulé près de
la moitié des 12 000 milliards de dollars de prêts immobiliers résidentiels aux
États-Unis. Depuis l’éclatement de la crise il y a plus de deux ans, les défauts
de paiement sur ces prêts augmentent vivement.

Pour couvrir ces mauvais
risques, Fannie Mae et Freddie Mac ont épuisé leurs réserves. Elles ont perdu
près de 15 milliards de dollars en un an.

Leurs efforts pour lever dans
l’urgence davantage de fonds propres n’ont pas suffi. La défiance des
investisseurs envers la qualité de leurs bilans est telle que ces deux géants
étaient ces derniers mois obligés de payer de plus en plus cher pour se
refinancer sur les marchés. Le doute sur la nature de la garantie implicite du
Trésor américain apportée à leurs obligations entretenait ce
handicap.


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