Sent: Saturday, June 20, 2009 10:15 AM
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Iran : le bobard de
l’ « élection volée » [Volt


19 juin
2009

 

La réalité de classe et la
propagande impériale

Iran : le bobard de l’ « élection
volée »

par James Petras*

L’analyse des résultats de l’élection présidentielle
iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par
les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement
réélu. Ceci n’est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le
peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites
occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias
occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d’autres
pays.

 

« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir
du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de
récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte
des classes qu’avec la religion »
Editorial du Financial Times,
15 juin 2009.

Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la
Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du
candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite
politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière
période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale
après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs
internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès
électoral » au Liban, en dépit du fait que la
coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des
suffrages.

Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du
genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud
Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix),
tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein
Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).

Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec
notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel
Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition,
emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de
manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et
la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des
affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la
quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous
les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes
libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à
l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale
généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les
trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les
protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on
ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les
Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant
de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des
protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN,
le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et
toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations
Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en
ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture
faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et
enterrée ».

Le bobard de la fraude

Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes
parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait
perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des
éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue »
les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien
de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et,
par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment
l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous
annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de
Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle
était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la
Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont
déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de
l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique,
parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la
jeunesse » – en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes
supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran
étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit
« réformiste ».

Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat
de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le
commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme
d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le
dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune
accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de
tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias
occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une
victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été
présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux
sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un
excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux
étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres
et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que
gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les
manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant
l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont
ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans
d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe
bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires,
alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants
de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes
d’affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux
basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations
dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans
les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie
de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de
l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement
mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad
se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer,
qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni
l’envie de se lancer dans la politique de la rue.

Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du
Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait
qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone
peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est
lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon
lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non
les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles
permettant d’expliquer un comportement électoral…

Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale
azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la
seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec
seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones
rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du
gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des
crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à
des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région
de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir
les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran,
Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat
grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et
supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines,
ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.

L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le
« vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial
Times
et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils
qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections
volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de
reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et
de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois
semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance
telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire
—c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire
électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine
azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui
démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont
capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre [1]. Le sondage a également démontré
à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient
plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes
interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou
telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens
étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et
24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur
d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [2]. Le seul groupe qui soutenait
avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés,
des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote
jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant
comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette,
atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de
milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une
sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans
les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de
« Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve
l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont
les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre
épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le
secret des urnes.

De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les
provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet
de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme
« réformiste », qui comportait des propositions de
« privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le
président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces
frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité
nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de
l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les
États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le
Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La
sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques
terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de
l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ;
de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé
les élections.

Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré,
c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des
États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique
iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de
défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des
propagandistes de l’opposition, dans ces élections.

L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le
sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le
système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès,
seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de
jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent
leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité
partagées par le peuple iranien.

L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation
de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du
libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse
ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une
« économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont
strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes
d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement,
contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement
des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait
apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes
sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le
protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le
« marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les
privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique
étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions
« lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls
étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de
l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade
militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou
d’Israël.

L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point
cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales
de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant
de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt
quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des
grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur
sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires
subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.

La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique
comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux
similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux
pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples
passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo
Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve
d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore,
lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités
d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée
des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel
empire militaire.

Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais
faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à
soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate
couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur
l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah
et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat
extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer
récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait
représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait
du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime
Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive
contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y
aurait pas de négociation possible avec un gouvernement
« illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait
« volé son élection » !..

Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et
même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass
médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été
« volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de
négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt
focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas
sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de
l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la
violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du
peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que
« la liberté d’expression soit respectée » [3]. A l’exception du président
« français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le
résultat des élections iraniennes.

Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne :
Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient
recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une
pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à
tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les
suffrages populaires.

Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite
et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont,
par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments
et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des
guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils
inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de
déstabilisation impérialiste…

James Petras

James Petras est professeur émérite de sociologie à l’université
Binghamton de New York. Intellectuel emblématique de la gauche américaine,
il est l’auteur de nombreux ouvrages. James Petras est membre de la
conférence « anti-impérialiste » Axis
for Peace
organisée par le Réseau Voltaire.


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Traduction Marcel
Charbonnier

Les articles de cet auteur


[1] Washington
Post
, 15 juin 2009

[2] Washington
Post
, 15 juin 2009

[3] Financial
Times
, 16 juin 2009, p. 4.

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