Sent: Saturday, July 18, 2009 2:21 AM
Subject: Fidel Castro – La mort du coup d’État ou la mort des
Constitutions – The Coup Dies or Constitutions Die – Muere el golpe o mueren las
Constituciones


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Fidel Castro – La mort du coup d’État ou la mort des
Constitutions

Fidel Castro – The Coup Dies or Constitutions
Die

Fidel Castro – Muere el golpe o mueren las
Constituciones

 


From: Consul
Montreal [mailto:seconcgc@bellnet.ca]
Sent: Friday, July 17, 2009 4:12
PM
To: Consul
Montreal
Subject: Reflexiones
del compañero
Fidel: LA MORT DU COUP D’ÉTAT OU LA MORT DES CONSTITUTIONS; THE COUP DIES OR
CONSTITUTIONS DIE; MUERE EL GOLPE O MUEREN LAS
CONSTITUCIONES

 

 

Réflexions du compañero
Fidel

 

LA MORT DU COUP D’ÉTAT OU LA MORT DES
CONSTITUTIONS

 

Les pays de
l’Amérique latine luttaient contre la pire des crises économiques de l’histoire
dans le cadre d’un ordre institutionnel relatif.

Tandis que
le président des États-Unis, Barack Obama, en visite à Moscou pour aborder des
sujets cruciaux en matière d’armes nucléaires, déclarait que le seul président
constitutionnel du Honduras était Manuel Zelaya, l’extrême droite et les faucons
se livraient à Washington à des manœuvres dans le but de le faire négocier un
pardon humiliant au titre des illégalités qui lui sont attribuées par les
putschistes.

Il était
évident que cet acte équivaudrait auprès de son peuple et du monde à sa
disparition de la scène politique.

Nul ne doute
que lorsque Zelaya a annoncé sa rentrée le 5 juillet il était décidé à honorer
sa promesse de partager avec son peuple la brutale répression
putschiste.

Le président
hondurien était accompagné de Miguel d’Escoto, président pro tempore de l’Assemblée générale des
Nations Unies, de Patricia Rodas, ministre hondurienne des Relations
extérieures, et d’un journaliste de la chaîne Telesur, entre autres, soit au total neuf
personnes. Zelaya a maintenu sa décision d’atterrir. Je sais qu’en plein vol,
alors qu’il s’approchait de Tegucigalpa, on l’a mis au courant des images
transmises par Telesur, au moment
où la foule énorme qui l’attendait à l’extérieur de l’aéroport était attaquée
par les militaires à l’aide de gaz lacrymogènes et de fusils
automatiques.

Sa réaction
immédiate a été de demander de prendre de la hauteur afin de dénoncer les faits
à travers Telesur et d’exiger aux
chefs de la troupe de mettre fin à la répression. Il les informa par la suite
qu’il allait atterrir. Le haut commandement ordonna alors d’obstruer la piste.
Ce qu’ont fait, en quelques secondes, les véhicules de transport
motorisés.

Le Jet Falcon survola trois fois, à faible
hauteur, l’aéroport. D’après les experts, le moment le plus tendu et dangereux
pour les pilotes de petits avions rapides, comme celui où voyageait le
président, c’est quand ils réduisent la vitesse pour toucher la piste. Aussi,
je pense que cette tentative de rentrer au Honduras a été audace et
courageuse.

S’ils
voulaient le juger au titre de soi-disant délits constitutionnels, pourquoi
l’ont-ils interdit d’atterrir ?

Zelaya sait que la
Constitution du Honduras ainsi que le droit des peuples d’Amérique latine
d’élire leurs gouvernants étaient en jeu.

Le Honduras est
aujourd’hui non pas seulement un pays occupé par les putschistes mais aussi un
pays occupé par les forces armées des États-Unis.

La base militaire
de Soto Cano, connue aussi sous le nom de Palmerola, située à moins de 100
kilomètres de Tegucigalpa, fut réactivée en 1981 sous l’administration de Ronald
Reagan. Elle fut utilisée par le général Oliver North alors qu’il dirigea la
sale guerre contre le Nicaragua ; le gouvernement des États-Unis mena
depuis cette base les attaques contre les révolutionnaires salvadoriens et
guatémaltèques au prix de dizaines de milliers de vies.

C’est là qu’est
stationnée la
Force opérationnelle mixte Bravo des États-Unis, formée
d’éléments des trois armées et occupant 85 pour 100 de la surface de la base.
Eva Golinger fait connaître son rôle dans un article publié sur le site
numérique Rébellion le 2 juillet 2009, intitulé Base militaire US au centre du coup d’État perpétré
au Honduras
. Elle y explique que « la Constitution du Honduras n’admet
pas légalement la présence militaire étrangère dans le pays. Un accord
« verbale » entre Washington et le Honduras y autorise l’importante et
stratégique présence des centaines de militaires états-uniens, en vertu de cet
accord « semi permanent ». Il a été conclu en 1954 dans le cadre de
l’aide militaire offerte par les États-Unis au Honduras… le troisième pays le
plus pauvre de l’hémisphère ». Et d’ajouter : « … l’accord qui
justifie la présence militaire des États‑Unis dans ce pays centre‑américain peut
être annulé sans avis préalable. »

Soto Cano est
d’ailleurs le siège de l’Académie d’aviation du Honduras. Une partie des membres
de la force opérationnelle militaire états-unienne est formée de soldats
honduriens.

Quel est l’objectif
de la base militaire, des avions, des hélicoptères et de la force opérationnelle
des États-Unis au Honduras ? Il ne fait aucun doute qu’elle sert
exclusivement à être utilisée en Amérique centrale. La lutte contre le trafic de
stupéfiants n’exige pas de telles armes.

Si le président
Manuel Zelaya n’est pas restitué dans son poste, une vague de coups d’État
menace de balayer un bon nombre de gouvernements d’Amérique latine ou alors
ceux-ci resteront à la merci des militaires de l’extrême droite, formés dans la
doctrine de sécurité de l’École des Amériques, experte en tortures, guerre
psychologique et terreur. L’autorité de nombre de gouvernements civils
d’Amérique centrale et du Sud serait minée. Les temps ténébreux de jadis ne sont
pas très loin. Les militaires putschistes ne feraient même pas attention à
l’administration civile des États-Unis. Cela pourrait s’avérer très négatif pour
un président qui, comme Barack Obama, veut améliorer l’image de ce pays. Le
Pentagone obéit formellement au pouvoir civil. Les légions, à l’instar de ce qui
s’est passé à Rome, n’ont pas encore pris les rênes de
l’empire.

Il ne serait pas
compréhensible que Zelaya accepte maintenant des manœuvres dilatoires qui ne
feraient qu’épuiser les considérables forces sociales qui le soutiennent et qui
ne conduisent qu’à une usure irréparable.

Le président
illégalement renversé ne cherche pas le pouvoir. Il défend un principe et comme
l’a dit Martí : « Un principe juste depuis le fond d’une caverne est
plus puissant qu’une armée ».

 

 

Fidel Castro Ruz

Le 10 juillet
2009

18 h
15

 

 

Reflections by Comrade
Fidel

 

THE COUP
DIES OR CONSTITUTIONS DIE

 

The countries of
Latin America were struggling against history’s
worst financial crisis within relative institutional order.

 

When US President
Barack Obama — while on a trip to Moscow to discuss vital topics on the subject
of nuclear weapons — was declaring that the only constitutional president of
Honduras was Manuel Zelaya, the ultra right-wing and the hawks in Washington
were making manoeuvres for Zelaya to negotiate a humiliating pardon for the
illegalities attributed to him by the perpetrators of the
coup.

 

It was obvious that
before his people and the world such an act would be tantamount to his
disappearance from the political stage.

 

It is a proven fact
that when Zelaya announced he would be returning on July 5th, he had decided to
fulfil his promise to share the brutal repression of the coup with his
people.

 

Travelling with the
president was Miguel d’Escoto, the president pro tempore of the UN General
Assembly, along with Patricia Rodas, the Honduran foreign minister, a Telesur journalist and others, a total of
9 persons.  Zelaya maintained his decision to land.  I know for a fact
that in mid-flight, when they were nearing Tegucigalpa, he was informed from the ground
about Telesur broadcasting the
moment when the enormous mass of people awaiting him outside of the airport was
being attacked by soldiers with tear gas and automatic rifles fire.

 

His immediate
reaction was to request that they took up altitude in order to denounce the
events on Telesur and to demand
of the commanding officers of those troops that they ceased the
repression.  Then he informed them that he would carry on with the
landing.  The high command then ordered the landing strip to be
blocked.  In a matter of seconds, motorized transport vehicles were
obstructing the runway.

 

The Falcon jet made
three passes, at a low altitude, over the airport.  Specialists explain
that the tensest and most dangerous moment for pilots is when fast, small planes
— like the one carrying the president — reduce speed for touchdown. 
That’s why I think that attempt to return to Honduras was audacious and brave.

 

If they wanted to
put him on trial for alleged constitutional crimes, why not allow him to
land?

 

Zelaya knows that it was
not only the Constitution of Honduras what was at stake, but also the right of
the peoples of Latin America to elect the
people who govern them.

 

Today Honduras is not just a country occupied by a
coup, but it is also a country occupied by the armed forces of the United
States.

 

The military base at Soto
Cano, also known by its name of Palmerola — located less than
100
kilometres from Tegucigalpa and reactivated in 1981 under
the Ronald Reagan administration
was used by Colonel Oliver North when he was running the dirty war against
Nicaragua, and from there the US government directed the attacks against the
Salvadoran and Guatemalan revolutionaries that cost tens of thousands of lives.

 

That
is the location of the US Joint Task Force-Bravo
— made up of personnel
from the three forces — that occupies 85 percent of the area of the base. 
Eva Golinger reveals its role in an article published on Rebelión web site on July 2, 2009, entitled “The US military
base in Honduras at the centre of the
coup”.  She explains that “the Constitution of Honduras does not legally
allow for foreign military presence in the country.  A ‘handshake-like’
agreement between Washington and Honduras authorizes the important and
strategic presence of hundreds of US soldiers on the base, under a
‘semi-permanent’ deal.  The agreement was reached in 1954 as part of the
military aid the United
States was offering Honduras…the third poorest country in
the hemisphere.”  She adds that “…the agreement that allows the military
presence of the United
States in the Central American country can be
removed with no notice given”.

 

Soto Cano is also home of
the Aviation Academy of Honduras.  The components of the US
military task force are partly made up of Honduran
soldiers.

 

What is the objective of
the military base, the planes, the helicopters and the US task force in Honduras?  Without any doubt
they are only adequate for use in Central
America.  The war on drug trafficking does not require those
weapons.

 

If President Zelaya is not
returned to his position, a wave of coups threatens to sweep away many Latin
American governments, or these will be at the mercy of the ultra right-wing
military, educated in the security doctrine of the School of the Americas, an expert in torture,
psychological warfare and terror.  The authority of many civilian
governments in Central and South America will
become weakened.  Those dark days are not very far back in time.  The
military perpetrators of the coup would not even pay any attention to the
civilian administration of the United States.  It can be very
negative for a president who wants to improve that country’s image, like Barack
Obama does.  The Pentagon formally obeys the civilian power.  The
legions have not yet taken over control of the empire as they did in Rome. 

 

It would not be
understandable for Zelaya to now admit to stalling manoeuvres that would wear
out the considerable social forces that support him and only lead to an
irreparable attrition.

 

The illegally overthrown
president does not seek power, but he defends a principle, and as Marti said:
“One just principle from the depths of a cave can be mightier than an army.”

 

 

 

Fidel Castro
Ruz

July 10,
2009

6:15 p.m.

 

Reflexiones del compañero Fidel

 

MUERE EL GOLPE O MUEREN LAS
CONSTITUCIONES

 

Los
países de América Latina luchaban contra la peor crisis financiera de la
historia dentro de un relativo orden institucional.

 

Cuando el
Presidente de Estados Unidos Barack Obama, de viaje en Moscú para abordar temas
vitales en materia de armas nucleares, declaraba que el único presidente
constitucional de Honduras era Manuel Zelaya, en Washington la extrema derecha y
los halcones maniobraban para que éste negociara el humillante perdón por las
ilegalidades que le atribuyen los golpistas.

 

Era obvio
que tal acto significaría ante los suyos y ante el mundo su desaparición de la
escena política.

 

Está
probado que cuando Zelaya anunció que regresaría el 5 de julio, estaba decidido
a cumplir su promesa de compartir con su pueblo la brutal represión
golpista.

 

Con el
Presidente viajaban Miguel d´Escoto, presidente pro témpore de la Asamblea
General de la ONU, y Patricia Rodas, la canciller de Honduras, así como un
periodista de Telesur y otros,
hasta 9 personas. Zelaya mantuvo su decisión de aterrizar. Me consta que en
pleno vuelo, cuando se aproximaba a Tegucigalpa, se le informó desde tierra
sobre las imágenes de Telesur, en
el instante que la enorme masa que lo esperaba en el exterior del aeropuerto,
estaba siendo atacada por los militares con gases lacrimógenos y fuego de
fusiles automáticos.

 

Su
reacción inmediata fue pedir altura para denunciar los hechos por Telesur  y demandar a los jefes de
aquella tropa que cesara la represión. Después les informó que procedería al
aterrizaje. El alto mando ordenó entonces obstruir la pista. En cuestión de
segundos vehículos de transporte motorizados la
obstruyeron.

 

Tres
veces pasó el Jet Falcon,  a
baja altura, por encima del aeropuerto. Los especialistas explican que el
momento más tenso y peligroso para los pilotos es cuando naves rápidas y de poco
porte, como la que conducía al Presidente, reducen la velocidad para hacer
contacto con la pista. Por eso pienso que fue audaz y valiente aquel intento de
regresar a Honduras.

 

Si
deseaban juzgarlo por supuestos delitos constitucionales, ¿por qué no le
permitieron aterrizar?

 

Zelaya sabe que
estaba en juego no solo la Constitución de Honduras, sino también el derecho de
los pueblos de América Latina a elegir a sus gobernantes.

 

Honduras es hoy
no solo un país ocupado por los golpistas, sino además un país ocupado por las
fuerzas armadas de Estados Unidos.

 

La base militar
de Soto Cano, conocida también por su nombre de Palmerola, ubicada a menos de
100 kilómetros de Tegucigalpa, reactivada en 1981 bajo la administración de
Ronald Reagan, fue la utilizada por el coronel Oliver North cuando dirigió la
guerra sucia contra Nicaragua, y el Gobierno de Estados Unidos dirigió desde ese
punto los ataques contra los revolucionarios salvadoreños y guatemaltecos que
costaron decenas de miles de vidas.

 

Allí se
encuentra la “Fuerza de Tarea Conjunta Bravo” de Estados Unidos, compuesta por
elementos de las tres armas, que ocupa el 85 por ciento del área de la
base.  Eva Golinger divulga su papel en un artículo publicado en el sitio
digital Rebelión el 2 de julio de
2009, titulado “La base militar de Estados Unidos en Honduras en el centro del
golpe”. Ella explica que “la Constitución de Honduras no permite legalmente la
presencia militar extranjera en el país. Un acuerdo ‘de mano’ entre Washington y
Honduras autoriza la importante y estratégica presencia de los cientos de
militares estadounidenses en la base, por un acuerdo ‘semi-permanente’. El
acuerdo se efectuó en 1954 como parte de la ayuda militar que Estados Unidos
ofrecía a Honduras… el tercer país más pobre del hemisferio.” Ella añade que
“…el acuerdo que permite la presencia militar de Estados Unidos en el país
centroamericano puede ser retirado sin aviso”.

 

Soto Cano es
igualmente sede de la Academia de la Aviación de Honduras. Parte de los
componentes de la fuerza de tarea militar de Estados Unidos está integrada por
soldados hondureños.

 

¿Cuál es el
objetivo de la base militar, los aviones, los helicópteros y la fuerza de tarea
de Estados Unidos en Honduras? Sin duda que sirve únicamente para emplearla en
Centroamérica. La lucha contra el narcotráfico no requiere de esas armas.

 

Si el presidente
Manuel Zelaya no es reintegrado a su cargo, una ola de golpes de Estado amenaza
con barrer a muchos gobiernos de América Latina, o quedarán éstos a merced de
los militares de extrema derecha, educados en la doctrina de seguridad de la
Escuela de las Américas, experta en torturas, la guerra psicológica y el terror.
La autoridad de muchos gobiernos civiles en Centro y Suramérica quedaría
debilitada. No están muy distantes aquellos tiempos tenebrosos. Los militares
golpistas ni siquiera le prestarían atención a la administración civil de
Estados Unidos. Puede ser muy negativo para un presidente que, como Barack
Obama, desea mejorar la imagen de ese país. El Pentágono obedece formalmente al
poder civil. Todavía las legiones, como en Roma, no han asumido el mando del
imperio.

 

No sería
comprensible que Zelaya admita ahora maniobras dilatorias que desgastarían las
considerables fuerzas sociales que lo apoyan y solo conducen a un irreparable
desgaste.

 

 El
Presidente ilegalmente derrocado no busca el poder, pero defiende un principio,
y como dijo Martí: “Un principio justo desde el fondo de una cueva puede más que
un ejército.”      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fidel
Castro Ruz

Julio 10
de 2009

6 y 15
p.m.

 




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