Sent: Monday, August 03, 2009 11:56 AM
 
Subject: LE JOURNAL DU DIMANCHE : " Ces bombes qui défigurent les
Palestiniens" de Stéphanie WENGER, au Caire…" Yeux arrachés, peau brû lée,
corps disloqués… l’usage d’obus au phosphore interroge !".
Reuters

Objet : SI
C’EST LE JDD QUI LE DIT, ALORS ? LE JOURNAL DU DIMANCHE : " Ces bombes qui
défigurent les Palestiniens" de Stéphanie WENGER, au Caire…" Yeux arrachés,
peau brûlée, corps disloqués… l’usage d’obus au phosphore interroge !".
Reuters

Le docteur Hazem Ibrahim, médecin
militaire, fait part de sa surprise: "J’ai vu quatre cas qui n’avaient plus
du tout d’yeux à cause de l’explosion. Ils avaient de graves brûlures sur la
peau, mais ce produit semble aussi attaquer la structure même du visage, les
orbites, les cartilages : les os sont comme dissous… De toute ma carrière, je
n’avais jamais vu cela."

Ces bombes qui défigurent les Palestiniens
(ajouter : “terroristes”
!)

Par Stéphanie
WENGER, au Caire
Le Journal du Dimanche

 "Mahmoud ne
verra plus jamais mais il ne le sait pas encore
", explique son oncle qui
baisse la voix et préfère s’éloigner de l’adolescent avec lequel il est venu
depuis Gaza. En fait, sous les épais pansements qui lui mangent la moitié
supérieure du visage, Mahmoud, 14 ans, n’a plus d’yeux du tout. Ceux-ci ont été
arrachés par le souffle d’un obus au phosphore blanc tombé le 10 janvier dans le
quartier de Cheikh Redwan, à Gaza.

Yeux arrachés, peau brûlée, corps disloqués… l’usage
d’obus au phosphore interroge. (Reuters)
"Ce genre de bombe fonctionne
comme un aspirateur: les yeux, la partie la plus vulnérable, ont été tirés hors
de leurs orbites, raconte Abou Mohamed, l’oncle. Deux autres garçons de son âge
qui l’accompagnaient ont été tués: il y avait des morceaux de leurs corps
partout.
"

L’homme raconte
avoir conduit son neveu, inconscient, couvert de sang et de peau brûlée, jusqu’à
l’hôpital Shifa. Ils sont ensuite passés en Egypte par le terminal de Rafah,
comme plusieurs centaines de blessés de Gaza depuis le début de la guerre.
Transféré à Al Arich, dans le nord de l’Egypte, Mahmoud a finalement été admis à
l’hôpital Cheikh Zayed, un établissement moderne de la banlieue du Caire où il
est arrivé dans le coma. Les médecins avaient peu d’espoir, mais il s’est
réveillé au bout de quelques jours. Son cas et celui de quelques autres, touchés
par la même arme, interpellent les médecins égyptiens: si, pour le corps
médical, l’usage de phosphore blanc ne fait aucun doute, les effets de cette
arme ne sont pas tous connus.

Le docteur Hazem Ibrahim, médecin
militaire, fait part de sa surprise: "J’ai vu quatre cas qui n’avaient plus du tout d’yeux
à cause de l’explosion. Ils avaient de graves brûlures sur la peau, mais ce
produit semble aussi attaquer la structure même du visage, les orbites, les
cartilages : les os sont comme dissous… De toute ma carrière, je n’avais
jamais vu cela.
"
Yehia est l’un
d’eux. Le visage de ce robuste jeune homme de 21 ans est totalement enserré de
bandages. Sur son lit, la douleur semble ne pas le lâcher: il agite les bras et
les jambes en gémissant. "Pour lui, une fois les brûlures traitées, la seule
solution est de reconstruire complètement son visage en utilisant des matériaux
artificiels, estime le Dr Ibrahim, de lui remettre de faux yeux peut-être aussi.
Mais il ne verra plus jamais, bien sûr.
"

"Leur peau fondait: on
pouvait toucher leurs organes
"

Mahmoud, Yehia et les autres – une
petite dizaine, en tout, seraient soignés en Egypte – ont été victimes d’armes
dont il apparaît de plus en plus qu’elles ont été utilisées de façon illégale.
Le phosphore blanc sert d’ordinaire pour éclairer une zone ou pour créer un
écran de fumée. Mais son usage pour frapper directement des cibles est
très controversé
, surtout dans des zones aussi peuplées que la bande de
Gaza. Selon Amnesty International, l’usage que Tsahal a fait de cette arme
pourrait constituer un crime de guerre.

A Gaza, la grande majorité des
personnes atteintes par le phosphore blanc sont mortes immédiatement, comme
l’explique le Dr Raed Moustafa. Entré récemment en Egypte avec son petit garçon
qui souffre d’une fracture du bras, ce médecin palestinien a exercé jusqu’au 6
janvier à l’hôpital Shifa. Là, il a essayé de traiter plus d’une dizaine de ces
patients: "Je voyais des brûlures aux 3e et 4e degrés. La peau partait en
lambeaux. On posait les mains sur eux et leur peau fondait: on pouvait toucher
leurs organes. Certains avaient du sang dans les poumons et mouraient tout de
suite, comme empoisonnés, comme si leur sang était toxique… Nous ne savions
pas quoi faire.
"

EN RAISON DE DERAPAGES INTOLERABLES
SUSCITES PAR CE SUJET, LA REDACTION DU JDD.FR <http://JDD.FR> A DECIDE DE FERMER CET
ARTICLE AUX COMMENTAIRES.


 



 <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200931/gaza-phosphore-et-sang_235477.html>
 

  • International


Gaza:
Phosphore et sang <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200931/gaza-phosphore-et-sang_235477.html>


Vendredi 31
Juillet 2009

Gaza: Phosphore et sang
Par Jérôme GUILLAS
leJDD.fr
 

Six
mois après la fin de l’offensive dans la bande de Gaza, l’Etat hébreu a brisé le
silence. L’armée a bien utilisé du phosphore blanc. Dans un rapport publié par
le ministère des Affaires étrangères, Israël se défend toutefois d’avoir
enfreint les règles du droit international. La reconstruction du territoire,
elle, avec les premières livraisons de ciment, va enfin pouvoir
débuter.

L’offensive israélienne à Gaza a duré 22 jours. La
reconstruction n’a toujours pas débuté. (Reuters)

Sur le même
sujet


Plus de six mois après la fin de l’offensive
israélienne dans la bande de Gaza, l’Etat hébreu a consenti un geste. Celui
d’avoir reconnu, pendant l’opération appelée "Plomb durci", du 27 décembre au 18
janvier derniers, l’utilisation de phosphore blanc <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200905/ces-bombes-qui-defigurent-les-palestiniens_182146.html%3Cbr%20/%3E>
*. Les images d’enfants brûlés et mutilés en étaient peut-être déjà les
meilleures preuves. Si Israël, dans un rapport de 163 pages publié par le
ministre des Affaires étrangères, justifie à nouveau cette guerre éclair de 22
jours par son caractère "nécessaire et proportionné" aux tirs de
roquettes du Hamas, il reconnaît pour la première fois, sans ambages, des tirs
d’obus au phosphore blanc mais dément ferment toute violation du droit
international. Tsahal assure que le phosphore n’a jamais été utilisé à
l’intérieur de zones d’habitation.

L’armée a "eu recours à des
munitions contenant du phosphore blanc
", peut-on lire dans le rapport qui
fait également état d’une enquête en cours sur quelque cent plaintes contre des
abus des soldats israéliens déposées par les Nations unies et des organisations
de défense des droits de l’Homme. Malgré de nombreuses accusations et des photos
explicites montrant des hélicoptères lâcher des obus au phosphore blanc, l’Etat
hébreu n’avait jusque-là ni confirmé ni infirmé l’utilisation de ce type
d’armes. Le rapport du ministère israélien des Affaires étrangères survient à
quelques semaines d’une enquête des Nations unies pour crimes de guerre dans la
bande de Gaza. Au début du mois de juillet, plus de 50 soldats, malgré le devoir
de silence que l’armée leur impose, avaient fait le récit de "leur" guerre
auprès d’une ONG israélienne <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200929/gaza-l-envers-du-decor_229833.html>
 et dénoncé les attitudes de leurs supérieurs.

Les livraisons de
ciment autorisées à Gaza

En 22 jours, près de 1400 Palestiniens ont été
tués, ainsi que 13 Israéliens. Depuis la fin de l’offensive, la bande de Gaza
reste un immense chantier à ciel ouvert où la reconstruction, six mois après le
retrait israélien, n’a toujours pas débuté. Enclavée et soumise à un blocus de
l’Etat hébreu, la bande de Gaza voit depuis quelques jours Israël desserrer son
étreinte : la fourniture de ciment en quantité limitée est désormais autorisée.
Un geste de bonne volonté qui reste cependant limitée. Trois sites seulement de
la bande de Gaza -dans un premier temps?- bénéficieront en effet d’une livraison
de ciment, indispensable la reconstruction du territoire palestinien. Les
autorités israéliennes s’efforcent de faire en sorte que ces importations de
ciment, qui devraient être effectives d’ici une semaine ou deux,
profitent à des projets purement humanitaires.

La visite de
"marathoniens" de la paix au Proche-Orient <http://www.lejdd.fr/cmc/international/200931/proche-orient-marathon-men_233909.html>
, a peut-être accéléré la bonne volonté israélienne. L’Etat hébreu a en effet vu
se succéder en quelques jours les visites du général Jim Jones, conseiller du
président Barack Obama pour la sécurité nationale, du secrétaire à la Défense
Robert Gates et de l’émissaire pour le Proche-Orient, George Mitchell. Selon un
responsable israélien, le ministre de la Défense, Ehoud Barak, avait donné son
accord de principe à ces livraisons avant l’arrivée en Israël des trois
visiteurs de marque américains. "Je dirai tout de même que la date de
l’annonce tombe à pic
", a-t-il ajouté, cynique.

* Utilisé comme agent
incendiaire, agent de protection par écran de fumée, et comme un composant
d’arme anti-personnel capable de provoquer de graves brûlures

Réactions
à l’article

  • samedi 01 août – 09h56
  • Par Tinus <http://tinus.lejdd.fr/>

  • Le plus incroyable est que ce sont les
    pays Occidentaux et autres qui mettent la main au portefeuille pour
    reconstruire les dégats perpétrés par les Israéliens….il va falloir
    m’expliquer???

  • vendredi 31 juillet – 23h40
  • Par Marifrance
  • Qu’ils ne viennent plus sans arrêt essayer de nous
    culpabiliser (nous, qui n’avons pas connu la guerre et n’espérons pas la
    connaître) avec toutes les horreurs qui se sont déroulées durant la 2ème
    guerre mondiale, la démonstration est faite qu’ils savent se conduire eux
    mêmes en persécuteurs et en criminels de guerre.


 


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