From: nicolas
Sent: Tuesday, January 26, 2010 11:46 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Encore des élections
à Cuba ?AUTEUR: Juan MARRERO

Encore des élections à Cuba
?

AUTEUR:  Juan MARRERO

Traduit par  Esteban G.

Beaucoup de gens dans le monde ont dû
rester pantois après l’annonce par le Conseil d’État de la République de
Cuba du déroulement d’élections le dimanche 25 avril prochain. Pourtant ce
sera naturellement le jour des élections des délégués aux 169 Assemblées
Municipales du Pouvoir Populaire.

Cela peut facilement se comprendre,
puisqu’une des tâches principales de la guerre médiatique contre la
Révolution cubaine a été d’ignorer, d’escamoter ou de taire la réalisation
d’élections démocratiques : les partielles, tous les deux ans et demi,
pour élire des délégués (conseillers), et les générales, tous les cinq
ans, pour élire les députés nationaux et les membres des Assemblées de
Provinces.

Cuba en est à son treizième processus
électoral depuis 1976 avec la participation intéressée et responsable de
tous les citoyens âgés de 16 ans et plus. Ces élections d’avril prochain
seront des élections partielles.

C’est en usant de l’équivoque, la
désinformation et en occultant les élections à Cuba de leur agenda
informatif, que chacun des patrons des grands médias ont tenté d’instituer
leur sinistre message : " les dirigeants de Cuba, à tous les niveaux, ne
sont pas élus par le peuple". Heureusement qu’au cours de ces dernières
années, grâce surtout à l’émergence du Web, les censures médiatiques ont
rapidement pris de l’eau, et la vérité sur la réalité de Cuba, au sujet
des élections ainsi que sur d’autres événements et d’autres questions,
s’est fait connaitre au fur et à mesure.


"Quand les
élections à Cuba seront libres comme ici, je lèverai le
blocus"

Le fait de ne pas donner
d’information du déroulement d’élections à Cuba, de même que son travail
sur la santé, l’éducation, la sécurité sociale et d’autres sujets,
démontre la crainte des maîtres du capital du monde si l’existence de cet
exemple cubain venait à se propager, car en même temps, leur fiction de
démocratie et de liberté qu’ils ont vendue au monde serait totalement mise
à nue.

Cependant, nous nous apercevons que
l’implacable temps qui court est l’ennemi de ceux qui érigent des murs de
silence. Même s’il y a encore quelques commentateurs soudoyés ou des
politiciens défenseurs des intérêts contraires ou opposés des peuples, qui
continuent d’affirmer « qu’à Cuba, sous la dictature des Castro, il n’y a
pas de démocratie ni de liberté ni d’élections ». Il s’agit d’une consigne
qui est constamment rabâchée pour honorer la pensée d’un idéologue du
nazisme qui disait qu’un mensonge répété mille fois peut se transformer en
vérité.

À la lumière des élections prévues
pour le 25 avril prochain, et en étant le plus bref possible je voudrais
seulement vous faire remarquer à cette occasion, quatre particularités du
processus électoral à Cuba, qui sont susceptibles d’être encore
perfectionnées et qui marquent des différences substantielles avec les
mécanismes existants pour l’organisation dans ce que l’on nomme «
démocraties participatives ». Ces aspects sont :

1) Le Registre Électoral

2) Les Assemblées de Nomination de
Candidats jusqu’aux Délégués

3) La Propagande
Électorale

4) Le vote et le scrutin.

Le Registre Électoral est
automatique, universel, gratuit et public. Dès sa naissance un(e)
Cubain(e), a non seulement le droit de recevoir l’éducation et la santé
gratuitement, mais également dès l’âge de 16 ans il/elle est inscrit(e)
automatiquement sur le Registre Électoral. Personne n’est exclu, ni pour
des raisons de sexe, de religion, de race ou de philosophie politique.
Même s’il fait partie des unités de défense et de sécurité du pays.
Personne ne paye un seul cent pour être inscrit, et personne n’est soumis
à d’embarrassantes démarches bureaucratiques comme par exemple l’exigence
de photos, de timbres ou d’empreintes digitales. Le Registre est public,
il est exposé dans chaque circonscription et dans des lieux massivement
fréquentés par la population.

Dès le début de la campagne
électorale, l’organisation publique du procédé donne la possibilité à
chaque citoyen(ne) en âge légal de pouvoir exercer son droit de vote ou de
se présenter aux élections. Ce procédé élimine toute possibilité de
fraude, qui est une pratique très commune dans les pays que se disent
démocratiques. Partout où il y a fraude, c’est d’abord parce que la
majorité des électeurs ne savent pas qui à le droit de voter. Cela n’est
connu et ne peut être maîtrisé que par quelques machineries politiques.
Ainsi, il peut y avoir des morts qui votent plusieurs fois, ou bien comme
aux USA, nombreux sont les citoyens ayant été rayés des registres à cause
d’une condamnation pénale ne sont pas réinscrits malgré qu’ils aient purgé
leur peine.

Ce qui distingue ou qui différencie
le plus le système électoral à Cuba en comparaison avec d’autres, ce sont
les assemblées pour la nomination des candidats. Dans d’autres pays, les
candidats émergent des partis politiques, cela vient de l’essence même du
système démocratique, chaque parti élit son candidat. À Cuba, c’est
différent. Les candidats ne viennent d’aucune institution politique. Le
Parti Communiste de Cuba, qui est une force participative de la société et
de l’État, n’est pas une organisation qui propose des candidats. Il ne
postule pas, il n’élit pas, de même qu’il ne peut révoquer qui que ce soit
des milliers d’hommes et de femmes qui ont les charges représentatives de
l’État cubain. Ses buts n’ont jamais été et ne seront jamais de gagner des
sièges à l’Assemblée Nationale ou dans les Assemblées de Provinces ou
Municipales du Pouvoir Populaire. Certes, dans chaque élection, de
nombreux militants du Parti se sont proposés et se proposent toujours et
certains ont été élus, mais seulement parce que leurs concitoyens les ont
reconnus comme méritants et capables, et non pas parce qu’ils sont
militants du Parti Communiste.

Les Cubains et les Cubaines ont le
privilège de choisir leurs candidats sur la base de leurs mérites et de
leurs aptitudes, grâce aux assemblées citoyennes de quartiers,
circonscriptions ou par zone dans les villes ou dans les zones rurales.
Dans ces assemblées, les votes sont réalisés à main levée, et
naturellement, celui qui obtient le plus de voix est élu. Dans chaque
circonscription électorale il y a plusieurs zones de nomination, et la Loi
Électorale garantit qu’entre 2 et 8 candidats peuvent être désignés pour
se présenter aux élections des délégués du 25 avril prochain.

L’absence de propagande coûteuse et
tapageuse est une autre particularité du processus électoral à Cuba, dans
d’autres pays il existe toute une marchandisation dans laquelle une course
effrénée pour obtenir des fonds est engagée ou pour privilégier telle ou
telle entreprise de relations publiques. À Cuba, aucun candidat postulant
à une élection n’est autorisé à faire sa propagande et, évidemment, aucun
n’a besoin d’être fortuné ou disposer de fonds ou d’aide financière pour
se faire connaître. Aucune action n’a lieu, sur les places et dans la rue,
en faveur d’un quelconque candidat, aucune manifestation, ni caravane
publicitaire, ni des panneaux avec leur portrait, ni promesses électorales
; rien également à la radio et à la télévision de même que dans la presse
écrite. Ce sont les autorités électorales qui s’occupent de l’unique
publicité. Celle-ci consiste à exposer dans les lieux publics, dans la
zone-même de résidence des électeurs, la biographie et la photo de chacun
des candidats. Aucun candidat n’est plus privilégié qu’un autre. Les
mérites de chacun obtenus dans la vie sociale sont inscrits sur leur
biographie, de telle sorte que les électeurs peuvent avoir des éléments
sur les conditions personnelles, la valeur et l’aptitude de chaque
candidat à servir le peuple et ainsi choisir librement celui qu’il pense
être le plus apte.

La dernière particularité que je
voudrais souligner, c’est le vote et le scrutin public. À Cuba, le vote
n’est pas obligatoire. Comme il est inscrit dans l’Article 3 de la Loi
Électorale, le vote est libre, égalitaire et secret, chaque électeur n’a
le droit qu’à une seule voix. Personne n’a, bien sur, rien à craindre s’il
ne va pas voter ou s’il décide de voter blanc ou nul. Le vote n’est pas
obligatoire, non pas comme dans beaucoup d’autres pays dans lesquels les
gens se déplacent pour certifier de leur présence afin d’éviter une
amende, ou qu’ils ne soient trainés en justice ou même pour ne pas perdre
leur emploi. Au contraire dans d’autres pays, y compris les USA,
l’essence-même est basée pour dégouter la majorité des électeurs, qui de
fait, ne vont pas voter, à Cuba chacun fait ce qu’il veut. Depuis 1976
jusqu’aujourd’hui, dans les élections réalisées à Cuba ont a pu
enregistrer un taux moyen de participation de 97%. Au cours des trois
dernières, plus de 8 millions d’électeurs inscrits ont voté.

Aux élections cubaines le
dépouillement et le décompte des voix sont réalisés en public, et donc,
dans chaque collège, tout citoyen qui le désire peut y assister, y compris
la presse nationale ou étrangère. De plus, seuls sont élus ceux qui
dépassent les 50% des bulletins favorables sortis des urnes. Ce sont ces
élus qui devront rendre des comptes à leurs électeurs et ils peuvent être
révoqués par ces derniers à n’importe quel moment de leur
mandat.

Je souhaite seulement que par ces
particularités énoncées, un lecteur qui n’a pas d’information sur la
réalité cubaine puisse répondre à quelques questions élémentaires
:

– Dans quel endroit existe-t-il une
plus grande transparence électorale, une plus grande liberté et autant de
démocratie ?

– Quel sont les pays où de tels
pourcentages de participation sont atteints : dans des pays avec une
multitude de partis politiques, une multitude de candidats et une
gigantesque propagande ou bien dans une Cuba ignorée ou déformée par les
grands médias, monopolisés par une poignée d’entreprises et de magnats de
l’information chaque fois plus réduits ?

Et je souhaite également, que le mur
de silence élevé dans la grande presse autour des élections cubaines
puisse un jour tomber, de même que celui autour d’autres sujets comme la
réussite sur la santé publique et sur l’éducation, afin que cela puisse
devenir une source de connaissance pour d’autres peuples qui méritent un
plus grand respect et un avenir avec plus de libertés et de
démocratie.



Source :
Cubadebate-¿Otra vez elecciones en Cuba? 


Article original publié le
6/1/2010

Sur l’auteur

Esteban G. est membre
de
Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la
diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à
condition d’en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, le
traducteur, le réviseur et la source.

URL de cet article sur
Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=9807&lg=fr

 

 

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