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Roger Romain de Courcelles | Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES

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Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES – Marx n' est pas mort ! Vive le marxisme-léninisme ! Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

 

 
From: nicolas
Sent: Tuesday, March 09, 2010 10:13 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Le danger fasciste
en Europe

http://amidelegalite.free.fr/article.php3?id_article=50

Intervention
destinée à l’assemblée générale de l’ANACR et des Amis de la Résistance (ANACR)
de la Corrèze (Allassac, 23 septembre 2006)

Le danger fasciste en Europe

dimanche 25 mars
2007.

 

  Le
temps, lors de notre assemblée générale, manquant pour cette intervention
demandée lors d’un bureau de notre association, je n’ai pu qu’en lire le plan.
Voici son développement :
  1. Les forces fascistes aujourd’hui sont
    présentes dans tous les pays d’Europe

      En France, ce
    ne sont ni seulement, ni même principalement les amis de Le Pen et de Mégret.
    Nous avons entendu en effet tout récemment des ministres ou anciens ministres,
    vraisemblables candidats aux prochaines élections présidentielles, proclamer
    des thèses fascistes en matière de sécurité, promettant de nettoyer les cités
    au karcher, ou d’éducation, projetant de soumettre les jeunes à la discipline
    militaire pour les briser, les adjudants appellent ça comme ça, afin qu’ils
    respectent l’ordre.
      A l’étranger,
    de très bons représentants du danger fasciste sont les néofascistes en Italie,
    qui sont de très proches amis de certains ministres, les franquistes en
    Espagne, un petit parti anglais dirigé par des aristobourgeois fort riches, un
    parti autrichien toujours assez influent pour briguer une place au
    gouvernement quand il n’y siège pas au premier rang, un parti suédois
    représenté auprès du Conseil de l’Europe, etc…
      Dans tous
    les pays de l’est européen autrefois membres du camp socialiste, des partis
    fascistes sont présents ; leur propagande est richement dotée en
    finances, et leur membres pratiquent un lobbying actif, et sont parfois
    membres des administrations gouvernementales ou même ministres.
      Le pire de ces
    cas sans doute, ce sont les pays baltes : des partis nazis siègent dans
    leurs gouvernements, et ceux-ci érigent des monuments pour célébrer les SS, et
    emprisonnent les anciens résistants antifascistes. Il faut compléter ce
    tableau en notant que des forces antifascistes existent aussi dans les pays
    baltes, mais qu’elles sont en butte à la répression au point qu’il est
    difficile et qu’il peut être dangereux d’entrer en contact avec elles.

  2. L’offensive nazi-fasciste de l’hiver
    2004 : le rapport Lindblad

      Monsieur Göran
    Lindblad est un Suédois, membre d’un parti ouvertement nazi ; il est
    député au parlement suédois qu’il représente à l’Assemblée parlementaire du
    Conseil de l’Europe. Au début de 2004, il a remis au bureau de cette Assemblée
    un rapport intitulé : « Nécessité d’une condamnation internationale
    des crimes des régimes communistes totalitaires ».
      Ce rapport, je
    l’ai lu attentivement : c’est véritablement un tissu fait des mensonges
    de toutes sortes inventés et colportés par les propagandes de tous les
    fascismes ; il est rédigé comme si l’URSS n’avait pas engagé l’Armée
    rouge contre les armées du Mikado qui tentaient de conquérir la Mongolie,
    comme si l’invasion de l’URSS par les armées fascistes d’Europe n’avaient fait
    aucune victime soviétique… Il fait la part belle à une statistique truquée
    et menteuse, parce qu’elle dénombre des catégories confuses et se recouvrant
    largement l’une l’autre, celle qu’a signée Stéphane Courtois dans sa préface à
    son « Livre noir du Communisme » ; il rapporte un bobard
    inventé par la Propagandastaffel du parti nazi, puis relayé par les
    diplomaties de Hitler et de Mussolini, ainsi que par celle du Vatican, et qui
    fut repris dans l’après guerre par des officines de propagande financées par
    les services discrets des USA, comme si ce bobard était la vérité : selon
    ce bobard, une gigantesque famine aurait tué un habitant de l’Ukraine
    soviétique sur trois en deux années, 1932 et 1933 !
      Il faut savoir
    que les représentants de tous les partis, droite comprise, du parlement grec à
    l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ont tous, sans qu’il en
    manque un seul, voté contre ce rapport, parce qu’ils y avaient reconnu le
    discours de la dernière dictature imposée au peuple grec, celle dite
    « des colonels ».
      Et bien, nous
    fûmes trop peu nombreux en France, mais aussi en Europe, pour dénoncer ce
    mensonge et l’escroquerie qu’il sert : par son vote, l’Assemblée
    parlementaire du Conseil de l’Europe n’a certes pas imposé ses conclusions au
    Conseil de l’Europe, mais l’a laissé libre de les appliquer si bon lui
    semble !
      On le voit, le
    danger fasciste qui nous menace est inscrit dans les institutions qui
    gouvernent l’Europe et menace aussi toutes les nations d’Europe.

  3. D’où vient ce danger ?

      Aussi bien en
    Allemagne qu’en Italie, nazisme et fascisme furent créés pendant une période
    où les travailleurs revendiquaient de plus en plus fort la vie digne à
    laquelle ils savaient avoir droit depuis la Révolution française, tout en se
    sentant encouragés par la victoire de la Révolution russe, proclamée le 7
    novembre 1917.
      Parti fasciste
    et parti nazi furent créés pour mettre fin à la Révolution en tuant les
    communistes jusqu’au dernier. Hitler et Mussolini, et après eux Franco, ne
    sont que des chefs qui se sont engagés dans l’exécution de cette mission, et
    eux-mêmes comme les membres de leurs partis et de leurs milices ont toujours
    tenu cette mission pour leur mission prioritaire, même pendant qu’était
    appliqué le génocide aux populations juives et tziganes de certains des
    territoires qu’ils occupaient encore.
      Les nazis
    survivants sauvés de leur défaite de 1945 et soustraits à la justice par les
    réseaux organisés dans l’ombre protectrice du Vatican ont trouvé refuge aux
    Amériques : ils ont été réorganisés par les services secrets des USA, CIA
    et autres, puis mis au service de toutes les dictatures les plus violentes de
    ce continent : les escadrons de la mort sont leur œuvre.
      Le
    nazi-fascisme, qui s’appelait lui-même le racisme, agit toujours dans la
    droite ligne de la mission reçue lors de sa création : monsieur Lindblad
    n’a rien fait d’autre que de tenter de remettre cette mission en activité en
    utilisant les institutions du gouvernement européen, qui ne s’y sont pas
    refusées.

  4. En France entre les deux guerres, il en fut
    autrement

      Un grand
    mouvement revendicatif populaire avait dressé un obstacle que le fascisme
    n’avait pas surmonté. Ce mouvement obtenant ensuite la formation du
    gouvernement de front populaire, les industriels capitalistes regroupés en
    trusts s’assurèrent pour le combattre de l’appui que leur apportaient des
    gouvernements étrangers : italien, allemand et états-unien. C’est alors
    que fut refusé à l’Espagne le secours grâce auquel elle se serait sauvée du
    franquisme, puis signé le honteux traité de Munich ; ce traité conduisit
    à la guerre que certains dirent drôle parce que les armées françaises ne
    faisaient rien contre l’ennemi nazi-fasciste, alors qu’au sein des armées, la
    prévôté faisait la chasse aux communistes, ce que la police faisait aussi dans
    tout le pays. La débâcle devenait ainsi fatale : elle eut lieu en juin
    1940.
      La défaite
    consommée, ses conséquences immédiates (armistice, remplacement de la
    République par l’Etat) instituées et proclamées par Philippe Pétain qui avait
    pris le pouvoir le 11 juillet 1940, le peuple français dans sa masse fit
    d’abord le gros dos pour survivre, tandis qu’en son sein, des individus
    dispersés et isolés entreprenaient de résister.

  5. Les premiers résistants
      Les premiers
    résistants avaient en commun leur dispersion et leur isolement, leur volonté
    de combattre les armées d’occupation et leurs mains nues : l’essence
    anticommuniste du nazi-fascisme a donné à deux particularités des communistes
    une importance certaine :
    — d’abord, ils étaient clandestins
    depuis un an déjà. Ce sont en effet le gouvernement français, en dissolvant le
    parti communiste, et les polices françaises, en appliquant cette décision,
    combinées avec la mobilisation générale, qui avaient dispersé et isolé les
    communistes avec un an d’avance sur les autres résistants ;

    — ensuite, leur action militante leur avait appris deux choses :

    1. nazisme et fascisme sont leurs ennemis mortels, avec lesquels
      aucun arrangement n’est possible, et nul salut ne peut leur venir d’un
      gouvernement ni des grands messieurs du capitalisme, parce que la logique
      des coffre-forts les place dans l’alliance fasciste ;

    2. plus la bourgeoisie resserre les boulons de sa dictature,
      plus les directives du parti viennent mal, obligeant les communistes à agir
      par eux-mêmes et à penser eux-mêmes leur action.
        Les
      grandes conséquences qu’ont eues ces particularités, on peut les lire
      aujourd’hui dans les archives de la police, notamment dans les rapports des
      fonctionnaires et dans les tracts annexés à ces rapports :
  6. Préhistoire et commencement de l’histoire de
    la Résistance :

      Le gouvernement
    français ayant désarticulé en novembre 1939 la structure de direction du parti
    communiste, les communistes se sont mis à la tâche de la reconstituer en
    commençant par où ils pouvaient, c’est-à-dire à partir de la base, en même
    temps qu’ils agissaient en tant que parti communiste malgré la désorganisation
    de leur direction et la perte de leurs effectifs que leur faisait subir la
    répression policière et la mobilisation générale.

  7. Aux débuts de la Résistance en
    France

      Pendant l’été
    1940, la reconstitution des liaisons de la direction du parti communiste
    français n’était pas achevée, mais les communistes s’étaient rendus capables
    de créer des comités populaires contre la misère, ainsi qu’une Organisation
    spéciale (OS) armée, dont la mission était de protéger ces comités et leurs
    manifestations contre la répression des polices pétainiste et allemande.

      Ces succès de
    son organisation ont rendu le parti communiste français capable d’élargir ses
    contacts dans la population et de créer, avec des non-communistes, le Front
    national de lutte pour l’indépendance de la France (ce front lancera le 15 mai
    1941, un appel à tous les Français, sauf les capitulards et les
    traîtres
    ), de le doter d’une force armée, les Francs-Tireurs et Partisans,
    formée au moyen des cadres de l’OS dissoute à cette fin, et de l’engager dans
    la guerre contre l’occupant nazi-fasciste, ce qui était pratiquement fait
    lorsque vint l’été.

  8. Vers l’union de la Résistance

      Tous les
    résistants, communistes compris, ont toujours eu conscience de n’être pas
    seuls à combattre l’ennemi, et tous avaient la volonté de coopérer au
    combat ; mais ce ne fut jamais facile : se comprendre mutuellement
    dans la clandestinité n’est pas simple ; de plus, l’ennemi combattait en
    intoxiquant les mouvements résistants, en y infiltrant ses agents, en
    provoquant entre eux des dissentions, en créant de faux groupes de résistants,
    etc… La dramatique affaire Grandclément n’en est qu’un exemple.
      Tout cela fait
    que la formation, le 27 mai 1943, du Conseil national de la Résistance fut une
    très réelle et très grande victoire de la Résistance populaire sur l’ennemi,
    par tout ce qu’elle a comporté de mise en action des valeurs essentielles de
    la République, au premier rang desquelles s’est trouvée la laïcité.
      La laïcité est
    bien plus profonde en effet, et civiquement bien plus sûre, que le
    pluralisme ; lorsque le pluralisme n’est pas fondé sur la laïcité, le
    communautarisme le récupère et le dévoie facilement jusqu’à le transformer en
    un apartheid : seule la laïcité pouvait garantir la coopération au combat
    de citoyens aux religions, aux philosophies, aux civilisations, aux langues
    même aussi différentes que celles que l’on pouvait observer chez les
    résistants.

  Seule la laïcité peut garantir une véritable démocratie fondant toute
politique sur la libre activité et sur la responsabilité de chaque citoyenne et
de chaque citoyen libre de sa conscience, de sa confession, de sa philosophie,
libre de croire au ciel ou de n’y pas croire.

  Allassac,
le premier primidi de vendémiaire an 215 de la République (23 septembre
2006).

  Les Amis de la Résistance (ANACR) de la Corrèze ont publié cet
article dans le numéro 14-2006 de leur bulletin départemental
Résistance Corrèze en le faisant suivre de ce
commentaire :

  Article publié à la demande de Jean-Pierre Combe et qui n’engage que
son auteur.
  Sur le point
n° 8, la Direction départementale ANACR et Amis s’en tient aux résolutions
des Congrès de l’ANACR, dont celui de Limoges, réaffirmant l’attachement de
notre association au pluralisme de ses adhérents, à l’image du CNR.

  Toute la question est de savoir si l’image est l’apparence dont on
accepte de se contenter, ou si nous pouvons prendre l’image comme jalon afin de
maintenir la réalité d’un mouvement essentiel de la République, d’un mouvement
sans lequel la République meurt, car la République meurt lorsqu’elle est privée
de la laïcité !
 

__._,_.___
Activités récentes:

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