Bienvenue, aux lectrices et lecteurs de mes nombreux infos et points de vue ! BientÎt 20 années de présence et de militantisme sur WordPress, ... Cliquez donc sur ce lien  https://romaincourcelles.org/category/actualites-et-politique/ pour retrouver toutes les publications les unes aprÚs les autres, ... Vous pouvez aussi collaborer au développement de cette liste de diffusion en envoyant vos méls contenant vos articles, remarques, infos, actualités, commentaires, désirs, propositions, ... à : 

roro@romaincourcelles.org   
                             
Merci !     
 
          https://romaincourcelles.org/category/actualites-et-politique/

Roger Romain de Courcelles | Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES

Retenez bien l'url:  romaincourcelles.org

Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES – Marx n' est pas mort ! Vive le marxisme-lĂ©ninisme ! ProlĂ©taires de tous les pays, unissons-nous !

 

 
From: nicolas
Sent: Tuesday, March 30, 2010 5:15 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Qui possĂšde les
médias ?

 

—–
Original Message —–

 
Sent: Tuesday, March 30, 2010 1:35 PM
Subject: Qui possÚde les médias ?
.

Qui possÚde les médias ?
Publié 30 mars 2010
Médias

» La presse libre n’existe
pas.
Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de
vous n’oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins
qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire,
nos capacitĂ©s et notre vie mĂȘme leur appartiennent. Nous sommes les
outils et les laquais des puissances financiĂšres derriĂšre nous.
Nous ne
sommes rien d’autre que des intellectuels prostituĂ©s « .
John
Swaiton, l’éditeur du New York Times, lors de son discours
d’adieu.

Cet article paru dans Agora Vox nous aide Ă  mieux
comprendre pourquoi il est diffusé tant de mensonges sur les pays qui
n’acceptent pas d’ĂȘtre pillĂ©s, au premier rang desquels on trouve Cuba, le
Venezuela et tous ceux qui souhaitent réserver les dites ressources au
dĂ©veloppement de leur peuple, mais cela nous explique aussi l’omerta qui rĂšgne
sur la guerre en Afghanistan, son coĂ»t et les crimes qui s’y accomplissent en
notre nom.


1. Droit à l’information

L’article 19 de
la DĂ©claration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit Ă 
la libertĂ© d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas ĂȘtre
inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considérations de frontiÚres, les informations et les idées par quelque
moyen d’expression que ce soit. »

De plus, Victor Hugo, cité par
MĂ©diapart [1], a dit : « Le principe de la libertĂ© de la presse n’est pas moins
essentiel, n’est pas moins sacrĂ© que le principe du suffrage universel. Ce sont
les deux cĂŽtĂ©s du mĂȘme fait. Ces deux principes s’appellent et se complĂštent
rĂ©ciproquement. La libertĂ© de la presse Ă  cĂŽtĂ© du suffrage universel, c’est la
pensĂ©e de tous Ă©clairant le gouvernement de tous. Attenter Ă  l’une, c’est
attenter Ă  l’autre ».

On reconnaßt un régime totalitaire par le fait que
les médias sont contrÎlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et
populaires comme celle d’Oaxaca au Mexique en 2006 passent systĂ©matiquement par
la prise de contrĂŽle d’un mĂ©dia audio-visuel. Cela illustre Ă  quel point la
maütrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, a fortiori
Ă  l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une Ă©ventuelle
tentative de désinformation. Ne dit-on pas également que le premier perdant
d’une guerre est la vĂ©ritĂ© ? Les mĂ©dias sont donc essentiels Ă  la dĂ©mocratie,
peut-ĂȘtre plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont Ă©galement le
baromÚtre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus
puissantes qui soient.

2. Qui possÚde les médias ?

Les
médias sont trÚs nombreux. Bouquets de chaßnes de télévision, magazines
spécialisés sur tous les thÚmes, stations de radio
 sans oublier le labyrinthe
d’Internet que nous ne dĂ©velopperons pas, car n’ayant pas atteint encore la
puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait
d’imaginer derriĂšre cette multitude de marques, de chaĂźnes, une diversitĂ© et une
pluralitĂ© souhaitables. Mais l’effet est trompeur. DerriĂšre ce nombre
plĂ©thorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et mĂȘme de moins en
moins.

Arnaud Lagardùre, ami intime de l’actuel chef
d’état, qualifiĂ© de « mon frĂšre » par ce dernier, possĂšde* les Ă©ditions
Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock,
Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay,
et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du
Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ;
les chaßnes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaßne météo,
CanalSatellite, PlanĂšte, PlanĂšte Future, PlanĂšte Thalassa, Canal Jimmy, Season,
CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie
aĂ©ronautique, gros client de marchĂ©s publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2
milliards d’€.

Martin Bouygues (ami intime de l’actuel
chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possĂšdent* les chaĂźnes de
télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile,
Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de
production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés
de distribution de films : TFM, la sociĂ©tĂ© d’édition vidĂ©o : TF1 VidĂ©o, les
magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite
: Métro.
Groupe de bùtiment et travaux publics, gros client de marchés
publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

Serge
Dassault
, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possĂšdent* Le
Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur,
avionneur et marchand d’armes, gros client de marchĂ©s publics. Chiffre
d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipĂ©dia, Ă 
vérifier).

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er
éditeur de France, le 2Úme libraire de France, le 1er quotidien de France, la
1Ăšre chaĂźne de tĂ©lĂ©vision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus
grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers :
Bouygues, Dassault, LagardĂšre, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal
(canal+, SFR).

Ajoutons encore Bernard Arnault
l’homme le plus riche de France, qui fut tĂ©moin de mariage de l’actuel chef de
l’état et qui possĂšde Les Ă©chos. Vincent BollorĂ©, proche de l’actuel chef de
l’état au point de lui prĂȘter son yacht pour les vacances, possĂšde la chaĂźne de
télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du
groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

En
voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de
surcroĂźt, autour de l’actuel chef de l’état !

Rarement autant de
pouvoir n’a Ă©tĂ© concentrĂ© entre les mains d’agents Ă©conomiques aussi restreints.
Car le biais du capitalisme est qu’aprùs la phase de concurrence, vient le temps
du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachÚte
ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la mĂȘme occasion
Ă  interdire l’accĂšs au marchĂ© Ă  d’éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un
modĂšle qui, sans garde-fous, tend vers la suprĂ©matie, donc l’abus, puisque
l’équilibre pluriel de dĂ©part est rompu. Depuis les annĂ©es 90, ce contrĂŽle
capitaliste des mĂ©dias se double d’une dynamique de concentration.

Que
reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du
point de vue dĂ©ontologique, ce secteur doit s’efforcer d’ĂȘtre neutre. Donc il va
s’interdire les mĂ©thodes trĂšs commerciales de ses concurrents citĂ©s plus haut,
ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas
rattraper son Ă©cart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous
la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la
publicité.

Sondages

Si par définition, le média est le
moyen de communication et de diffusion d’informations, alors sans aucun doute le
sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ?
Parce qu’ils servent d’auxiliaires trùs puissants à l’homme politique. Et soyons
clair, derriĂšre les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le
fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous
contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vĂ©rifier – que
vous ĂȘtes minoritaires.

Qui possĂšde les instituts
?

CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus
haut.

IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs
présidente du Medef, organisation dont le frÚre de NS** fut vice-président
jusqu’à fin aoĂ»t 2006, et invitĂ©e Ă  la petite fĂȘte de la victoire de mai 2007 au
Fouquet’s.

IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas
Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier
mariage. Pierre Giacometti, directeur gĂ©nĂ©ral d’Ipsos France, lui aussi invitĂ©
du Fouquet’s.

Opinionway, a été fondé par Hugues de
Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de
proximité politique.

Ne manquons pas d’impartialitĂ© en Ă©tant partiels,
existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds
d’investissement amĂ©ricain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui
a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour
actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Sans prĂ©juger d’une
orientation politique systĂ©matique, on peut bien imaginer que, mĂȘme s’il s’agit
d’une minoritĂ© de sujets, les plus sensibles seront traitĂ©s d’une certaine façon

 ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les rĂ©ponses c’est tellement
évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les
journalistes des mĂ©dias de masse n’apporteront pas la prĂ©cision sur les
propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de
professionnalisme confine à la désinformation.

L’information libre Ă©tant
consubstantielle (i.e. insĂ©parable) Ă  la dĂ©mocratie, il est incroyable qu’une
telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité
avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se
mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d’un
gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.

3. ProblĂšme de la
concentration (rĂ©union de toute l’autoritĂ© dans les mains d’un
seul)

Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui
n’a sans doute pas prospĂ©rĂ© sans talent. Mais plutĂŽt de montrer en quoi la
situation ne convient pas.

Aucun des établissements financiers
qui possĂšdent les mĂ©dias n’a ce mĂ©tier comme activitĂ© unique. Et Ă  l’exception
de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociĂ©tĂ©s. Il
s’agit mĂȘme de groupes qui ont comme particularitĂ© d’avoir pour client l’état :
le bĂątiment, les travaux publics et les activitĂ©s d’armement. Pour le dire de
façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que
leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problùmes
politiques sérieux.

Ces groupes qui contrĂŽlent la
télévision
ont la capacitĂ© d’utiliser le pouvoir confĂ©rĂ© par cet outil
puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément
ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en
Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.

De plus on
constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si
le groupe a besoin de l’état, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien
nĂ©cessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra ĂȘtre servi par des commandes, qui
à ces échelles sont trÚs importantes.

Malheureusement on a l’impression
de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme
ont investi dans le secteur chroniquement dĂ©ficitaire de la presse Ă  l’aube du
XXIĂšme siĂšcle ?

De surcroßt ce secteur se voit maintenant financé par
l’état (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribuĂ©s
sur 3 ans [4] à l’initiative de NS. Ne s’agit-il pas avant tout d’un cadeau à
ceux qui l’ont « fait » ? Ou le genre d’opĂ©ration sĂ©duction / siphonnage qu’il
maütrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel
Observateur ou LibĂ©ration, avec sa technique d’ouverture, NS est capable de les
dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc
 influencé dans son
travail ? C.f. ce trÚs bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris
l’importance de ce IVĂšme pouvoir et continue Ă  y Ă©tendre son emprise dĂ©jĂ 
quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à
l’inexistence en toute occasion.

À titre personnel je suis frappĂ© de
constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’état est lĂ©gitime dĂšs
lors qu’il est Ă©lu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possĂšde les chaĂźnes de
télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de
celles-ci comme en France (amitiĂ© expliquĂ©e ou doublĂ©e d’une convergence
d’intĂ©rĂȘts), comment peut-on croire sĂ©rieusement que cela ne pĂšse pas sur
l’issue du scrutin, et ce de maniĂšre illĂ©gitime, hors de l’esprit dĂ©mocratique ?
On peut sans conteste dire que NS a été « fait » par et pour les possesseurs de
groupes de diffusion.

Comment les médias servent la
politique

Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les
Ă©loigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos
de Paul ValĂ©ry « La politique est l’art d’empĂȘcher les gens de se mĂȘler de ce
qui les regarde. ».

D’oĂč l’information miĂšvre, vidĂ©e de sa
substance, l’écran de fumĂ©e de l’actualitĂ© mondaine, l’opinion saturĂ©e avec du
bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de
l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties
de la presse de caniveau. « Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à
cÎté de chez vous. »
Ce qui est recherchĂ©, c’est le consentement au
systÚme économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales,
qui ont le pouvoir rĂ©el, contrĂŽlent les mĂ©dias qui Ɠuvrent Ă  crĂ©er les «
illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des
médias consiste à borner le champ de réflexion politique.

Quant Ă  la
presse gratuite, la partialitĂ© est invisible derriĂšre des dĂ©pĂȘches aseptisĂ©es.
Et le lecteur ne va pas se plaindre d’un journal qu’il n’a pas payĂ© –
directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet
particulier. [5]

Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos
grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle.
Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de
renoncer Ă  leur tĂąche d’élaboration d’un espace public de discussion et de
rĂ©flexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de
propagande.

Conclusion

Bien sûr il y a des personnes qui
remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne
sont pas consommatrices passives de prĂȘt-Ă -penser trĂšs orientĂ©. Mais ces
personnes-lĂ  sont en nombre rĂ©duit face Ă  l’énorme part de la population qui se
préoccupe moins de ces sujets.

La question des médias est donc
une question trÚs sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés
pensent Ă  leur place
. Ne nous taisons pas face Ă  la “majoritĂ©
silencieuse” et tonitruante des “tĂ©lĂ©s-rĂ©alitĂ©s”, sachons voir que souvent le «
diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un
droit. Les groupes multimĂ©dias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on
peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en
cause, que les issues d’élections sont biaisĂ©es et sans doute pire encore, la
rĂ©flexion personnelle qui permet l’engagement citoyen
combattue.

Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique
actuel soit gĂȘnĂ© par l’Internet libre.
Les campagnes de dénigrement de
ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela
trÚs inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au
pouvoir se pratique dĂ©jĂ . Les vidĂ©os sur Jean S. et l’ EPAD ont Ă©tĂ© supprimĂ©es
de Youtube soi-disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation
de l’état dans le portail vidĂ©o Dailymotion [6], en toute discrĂ©tion, va
faciliter encore ce contrĂŽle. Et c’est lĂ  que la dĂ©jĂ  forte concentration se
poursuit, en commençant par le contrĂŽle d’un gĂ©nĂ©rateur de « buzz
».

Auteur : Mychkine

Pour : Sentinelles de la
République

RTL, la Fondation Bertelsmann et la mise en
condition des masses
REPRIS
du Canard Républicain
RTL Group
et
la
Fondation Bertelsmann
dimanche 28 mars 2010
par J.G.

AprĂšs sa
rencontre avec Angela Merkel, Dominique de Villepin s’Ă©tait rendu le 22
septembre 2006 en tant que Premier ministre au Xe forum international d’une
fondation inconnue pour la majorité des Citoyen(ne)s : la Fondation Bertelsmann
[1].

JPEG – 30 ko

Les dirigeants de l’Empire mĂ©diatique
Bertelsmann ont su profiter des succĂšs de l’entreprise pour financer la crĂ©ation
en 1977 de ce « laboratoire Ă  idĂ©es » qu’est censĂ© reprĂ©senter la Fondation
Bertelsmann. D’aprĂšs Pierre Hillard, cette derniĂšre a jouĂ© un rĂŽle dĂ©cisif dans
la relance du projet de constitution européenne aprÚs les non français et
hollandais en 2005.

À l’origine, l’entreprise Bertelsmann « a vu le jour
en 1835 grĂące aux efforts de son fondateur Carl Bertelsmann. Ce dernier et ses
successeurs ont su développer leurs affaires au point que la petite imprimerie
de la premiÚre moitié du XIXÚ siÚcle était devenue le premier fournisseur du
IIIÚ Reich à la veille de la Seconde guerre mondiale. » [2]

JPEG –
2.8 ko L’ensemble de ce qui suit correspond Ă  la partie intitulĂ©e RTL Group
(l’audiovisuel) du chapitre II, L’entreprise Bertelsmann, des activitĂ©s
multiples, p 28 Ă  30 du livre La Fondation Bertelsmann et la “gouvernance
mondiale” Ă©crit par Pierre Hillard, Ă©dition François-Xavier de Guibert, Paris,
2009.

« Ce groupe qui réunit le plus grand ensemble télévision/radio
pĂšse de tout son poids sur l’audiovisuel europĂ©en. RTL Group [3] s’active dans
de nombreux pays du vieux continent. Cependant, pour mieux cerner les origines
de cette organisation, nous devons rappeler les éléments qui constituent ce
vaste réseau. Dans les années 1980, Bertelsmann a fondu ses activités avec le
secteur des films et audiovisuel de Hambourg (UFA Film [4] – und
Fernseh-GmbH). A cette époque, la UFA participait à 40% au premier groupe
de télévision privée de langue allemande : RTL plus. Par la suite, Bertelsmann
fusionna la UFA avec la CLT (Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, radio
privée depuis 1931) en janvier 1997. Ainsi naquit le plus grand secteur
audiovisuel europĂ©en. La CLT-UFA [5] s’activait, outre l’Allemagne, en France,
au Benelux, en Grande-Bretagne, en SuÚde et en République tchÚque. Mais cette
frĂ©nĂ©sie de dĂ©veloppement ne s’arrĂȘta pas lĂ  puisque la CLT-UFA fusionna avec la
société anglaise Pearson TV [6] en 2000. De cette union naquit RTL Group présent
dans dix pays européens.
Le poids de RTL Group dans le secteur
tĂ©lĂ©vision/radio se doit d’ĂȘtre soulignĂ©. Dans le cadre tĂ©lĂ©visuel, plus de 200
millions de téléspectateurs européens sont concernés par une des filiales de RTL
Group. On peut juger de l’influence de ce groupe Ă  l’Ă©numĂ©ration des chaĂźnes de
tĂ©lĂ©vision qu’il contrĂŽle : RTL TĂ©lĂ©vision, Super RTL, VOX ou N-TV pour
l’Allemagne, M6 pour la France, Five pour la Grande-Bretagne, Antena 3 pour
l’Espagne, RTL 4 pour les Pays-Bas et RTL TV pour la Belgique, RTL Group a des
participations dans Ren TV (Russie), RTL Klub (Hongrie) et RTL Televizija
(Croatie). Le secteur radiophonique n’Ă©chappe pas au contrĂŽle des ondes par
Bertelsmann. On y trouve : Radio Luxembourg, RTL pour la France et RTL 2, Fun
Radio ; 104.6 RTL pour l’Allemagne ; BEL RTL pour la Belgique et Yorin FM pour
les Pays-Bas. Au total, ce sont des millions d’EuropĂ©ens qui se connectent Ă 
Bertelsmann via ces diffĂ©rents groupes. Enfin, RTL Group dispose d’une “arme de
production” par l’intermĂ©diaire de “Fremantle Media” qui rĂ©alise des films, des
documentaires, des shows et des sĂ©ries en tout genre. Sous l’Ă©gide de RTL Group,
Fremantle Media diffuse plus de 300 programmes pour un total de plus de 10 000
heures par an et dans 55 pays.

Caractéristiques essentielles
de RTL Group :

– Son directeur : Gerhard Zeiler (en 2008)

Collaborateurs : 11 392 (au 31.12.2007)
– Chiffre d’affaires : 5,7 milliards
d’euros (2007)
– Actionnaires : Bertelsmann (90,3%), divers 9,7%.
»

Pierre Hillard

P.S. :
– Je remercie beaucoup M.Hillard de
m’avoir donnĂ© l’autorisation de publier sur ce site cet extrait particuliĂšrement
intéressant de son dernier livre.


Les
ramifications
de
l’entrepriseBertelsmann : PNG – 117
ko

[1] http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/information/ressources/actu_images_6/deplacement_berlin_1_56922.html

[2]
Bertelsmann, une Fondation au service du bloc euro-atlantique, Tribune de Pierre
Hillard sur le site de l’Observatoire de l’Europe, le 24/07/09.

[3]
Selon le journal Financial Times Deutschland (29 août 2008), Bertelsmann
pourrait se séparer en partie de RTL. Détenant prÚs de 90% du groupe de
télévision, il pourrait ne conserver que 75%. Cependant, les dirigeants
allemands n’excluent pas l’inverse ; c’est-Ă -dire de monter Ă  100% du capital de
RTL. Cependant, cette mesure doit se faire en liaison avec le droit spécifique
luxembourgeois dont relĂšve RTL. Un tentative de Bertelsmann dans ce sens en 2007
avait tourné court.

[4] La UFA (Universum-Film AG) fut créée le 18
décembre 1917. Ce "Hollywood" allemand fut le centre des plus belles créations
cinĂ©matographiques germaniques de l’entre-deux-guerres. Sous la direction de
grands metteurs en scĂšne comme Fritz Lang, F.W Murnau, Josef von Sternberg des
"classiques" comme "Metropolis", "Dr. Mabuse", "Der letzte Mann" ou "Der
blaue Engel" dans lequel MarlĂšne Dietrich chante sa fameuse chanson "Ich bin von
Kopf bis Fuss auf Liebe eingestellt" contribuÚrent à la renommée de ces
studios.

[5] Audiofina est l’ancien actionnaire de CLT-UFA (PartagĂ© Ă 
50% par audiofina et Ă  50% par Bertelsmann).

[6] Pearson TV
élabore de nombreux programmes comme "Good Times, bad Times", " The price is
right" et "Baywatch". Présent sur les 50 marchés de télévision les plus
importants, plus de 200 chaßnes de télévision diffusent les produits Pearson
dans le monde.

tiré de
canempechepasnicolas

 

__._,_.___
Activités récentes:

.

__,_._,___

En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Tags:

Comments are closed

Latest Comments

En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accùs à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accùs à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture