From: nicolas
Sent: Tuesday, March 30, 2010 5:15 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fw: Qui possède les
médias ?

 

—–
Original Message —–

 
Sent: Tuesday, March 30, 2010 1:35 PM
Subject: Qui possède les médias ?
.

Qui possède les médias ?
Publié 30 mars 2010
Médias

» La presse libre n’existe
pas.
Vous, chers amis, le savez bien, moi je le sais aussi. Aucun de
vous n’oserait donner son avis personnel ouvertement. Nous sommes les pantins
qui sautent et qui dansent quand ils tirent sur les fils. Notre savoir faire,
nos capacités et notre vie même leur appartiennent. Nous sommes les
outils et les laquais des puissances financières derrière nous.
Nous ne
sommes rien d’autre que des intellectuels prostitués « .
John
Swaiton, l’éditeur du New York Times, lors de son discours
d’adieu.

Cet article paru dans Agora Vox nous aide à mieux
comprendre pourquoi il est diffusé tant de mensonges sur les pays qui
n’acceptent pas d’être pillés, au premier rang desquels on trouve Cuba, le
Venezuela et tous ceux qui souhaitent réserver les dites ressources au
développement de leur peuple, mais cela nous explique aussi l’omerta qui règne
sur la guerre en Afghanistan, son coût et les crimes qui s’y accomplissent en
notre nom.


1. Droit à l’information

L’article 19 de
la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : « tout individu a droit à
la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre,
sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque
moyen d’expression que ce soit. »

De plus, Victor Hugo, cité par
Médiapart [1], a dit : « Le principe de la liberté de la presse n’est pas moins
essentiel, n’est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont
les deux côtés du même fait. Ces deux principes s’appellent et se complètent
réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c’est la
pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l’une, c’est
attenter à l’autre ».

On reconnaît un régime totalitaire par le fait que
les médias sont contrôlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et
populaires comme celle d’Oaxaca au Mexique en 2006 passent systématiquement par
la prise de contrôle d’un média audio-visuel. Cela illustre à quel point la
maîtrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, a fortiori
à l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une éventuelle
tentative de désinformation. Ne dit-on pas également que le premier perdant
d’une guerre est la vérité ? Les médias sont donc essentiels à la démocratie,
peut-être plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont également le
baromètre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus
puissantes qui soient.

2. Qui possède les médias ?

Les
médias sont très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines
spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe
d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la
puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait
d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une
pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre
pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en
moins.

Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef
d’état, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède* les éditions
Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock,
Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay,
et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du
Dimanche, La Provence, Nice-Matin ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ;
les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo,
CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season,
CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.
Groupe de l’industrie
aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2
milliards d’€.

Martin Bouygues (ami intime de l’actuel
chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de
télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile,
Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de
production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés
de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les
magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite
: Métro.
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés
publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.

Serge
Dassault
, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possèdent* Le
Figaro, L’Express, le Figaro Magazine et Valeurs Actuelles.
Sénateur,
avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre
d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à
vérifier).

Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er
éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la
1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus
grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers :
Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal
(canal+, SFR).

Ajoutons encore Bernard Arnault
l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de
l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de
l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de
télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du
groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.

En
voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de
surcroît, autour de l’actuel chef de l’état !

Rarement autant de
pouvoir n’a été concentré entre les mains d’agents économiques aussi restreints.
Car le biais du capitalisme est qu’après la phase de concurrence, vient le temps
du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachète
ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la même occasion
à interdire l’accès au marché à d’éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un
modèle qui, sans garde-fous, tend vers la suprématie, donc l’abus, puisque
l’équilibre pluriel de départ est rompu. Depuis les années 90, ce contrôle
capitaliste des médias se double d’une dynamique de concentration.

Que
reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du
point de vue déontologique, ce secteur doit s’efforcer d’être neutre. Donc il va
s’interdire les méthodes très commerciales de ses concurrents cités plus haut,
ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas
rattraper son écart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous
la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la
publicité.

Sondages

Si par définition, le média est le
moyen de communication et de diffusion d’informations, alors sans aucun doute le
sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ?
Parce qu’ils servent d’auxiliaires très puissants à l’homme politique. Et soyons
clair, derrière les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le
fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous
contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vérifier – que
vous êtes minoritaires.

Qui possède les instituts
?

CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus
haut.

IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs
présidente du Medef, organisation dont le frère de NS** fut vice-président
jusqu’à fin août 2006, et invitée à la petite fête de la victoire de mai 2007 au
Fouquet’s.

IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas
Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier
mariage. Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France, lui aussi invité
du Fouquet’s.

Opinionway, a été fondé par Hugues de
Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de
proximité politique.

Ne manquons pas d’impartialité en étant partiels,
existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds
d’investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui
a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour
actionnaires les fonds d’investissement Rothschild.

Sans préjuger d’une
orientation politique systématique, on peut bien imaginer que, même s’il s’agit
d’une minorité de sujets, les plus sensibles seront traités d’une certaine façon
… ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les réponses c’est tellement
évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les
journalistes des médias de masse n’apporteront pas la précision sur les
propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de
professionnalisme confine à la désinformation.

L’information libre étant
consubstantielle (i.e. inséparable) à la démocratie, il est incroyable qu’une
telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité
avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se
mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d’un
gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.

3. Problème de la
concentration (réunion de toute l’autorité dans les mains d’un
seul)

Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui
n’a sans doute pas prospéré sans talent. Mais plutôt de montrer en quoi la
situation ne convient pas.

Aucun des établissements financiers
qui possèdent les médias n’a ce métier comme activité unique. Et à l’exception
de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociétés. Il
s’agit même de groupes qui ont comme particularité d’avoir pour client l’état :
le bâtiment, les travaux publics et les activités d’armement. Pour le dire de
façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que
leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problèmes
politiques sérieux.

Ces groupes qui contrôlent la
télévision
ont la capacité d’utiliser le pouvoir conféré par cet outil
puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément
ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en
Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.

De plus on
constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si
le groupe a besoin de l’état, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien
nécessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra être servi par des commandes, qui
à ces échelles sont très importantes.

Malheureusement on a l’impression
de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme
ont investi dans le secteur chroniquement déficitaire de la presse à l’aube du
XXIème siècle ?

De surcroît ce secteur se voit maintenant financé par
l’état (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribués
sur 3 ans [4] à l’initiative de NS. Ne s’agit-il pas avant tout d’un cadeau à
ceux qui l’ont « fait » ? Ou le genre d’opération séduction / siphonnage qu’il
maîtrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel
Observateur ou Libération, avec sa technique d’ouverture, NS est capable de les
dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc… influencé dans son
travail ? C.f. ce très bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris
l’importance de ce IVème pouvoir et continue à y étendre son emprise déjà
quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à
l’inexistence en toute occasion.

À titre personnel je suis frappé de
constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’état est légitime dès
lors qu’il est élu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possède les chaînes de
télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de
celles-ci comme en France (amitié expliquée ou doublée d’une convergence
d’intérêts), comment peut-on croire sérieusement que cela ne pèse pas sur
l’issue du scrutin, et ce de manière illégitime, hors de l’esprit démocratique ?
On peut sans conteste dire que NS a été « fait » par et pour les possesseurs de
groupes de diffusion.

Comment les médias servent la
politique

Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les
éloigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos
de Paul Valéry « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce
qui les regarde. ».

D’où l’information mièvre, vidée de sa
substance, l’écran de fumée de l’actualité mondaine, l’opinion saturée avec du
bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de
l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties
de la presse de caniveau. « Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à
côté de chez vous. »
Ce qui est recherché, c’est le consentement au
système économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales,
qui ont le pouvoir réel, contrôlent les médias qui œuvrent à créer les «
illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des
médias consiste à borner le champ de réflexion politique.

Quant à la
presse gratuite, la partialité est invisible derrière des dépêches aseptisées.
Et le lecteur ne va pas se plaindre d’un journal qu’il n’a pas payé –
directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet
particulier. [5]

Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos
grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle.
Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de
renoncer à leur tâche d’élaboration d’un espace public de discussion et de
réflexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de
propagande.

Conclusion

Bien sûr il y a des personnes qui
remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne
sont pas consommatrices passives de prêt-à-penser très orienté. Mais ces
personnes-là sont en nombre réduit face à l’énorme part de la population qui se
préoccupe moins de ces sujets.

La question des médias est donc
une question très sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés
pensent à leur place
. Ne nous taisons pas face à la “majorité
silencieuse” et tonitruante des “télés-réalités”, sachons voir que souvent le «
diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un
droit. Les groupes multimédias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on
peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en
cause, que les issues d’élections sont biaisées et sans doute pire encore, la
réflexion personnelle qui permet l’engagement citoyen
combattue.

Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique
actuel soit gêné par l’Internet libre.
Les campagnes de dénigrement de
ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela
très inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au
pouvoir se pratique déjà. Les vidéos sur Jean S. et l’ EPAD ont été supprimées
de Youtube soi-disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation
de l’état dans le portail vidéo Dailymotion [6], en toute discrétion, va
faciliter encore ce contrôle. Et c’est là que la déjà forte concentration se
poursuit, en commençant par le contrôle d’un générateur de « buzz
».

Auteur : Mychkine

Pour : Sentinelles de la
République

RTL, la Fondation Bertelsmann et la mise en
condition des masses
REPRIS
du Canard Républicain
RTL Group
et
la
Fondation Bertelsmann
dimanche 28 mars 2010
par J.G.

Après sa
rencontre avec Angela Merkel, Dominique de Villepin s’était rendu le 22
septembre 2006 en tant que Premier ministre au Xe forum international d’une
fondation inconnue pour la majorité des Citoyen(ne)s : la Fondation Bertelsmann
[1].

JPEG – 30 ko

Les dirigeants de l’Empire médiatique
Bertelsmann ont su profiter des succès de l’entreprise pour financer la création
en 1977 de ce « laboratoire à idées » qu’est censé représenter la Fondation
Bertelsmann. D’après Pierre Hillard, cette dernière a joué un rôle décisif dans
la relance du projet de constitution européenne après les non français et
hollandais en 2005.

À l’origine, l’entreprise Bertelsmann « a vu le jour
en 1835 grâce aux efforts de son fondateur Carl Bertelsmann. Ce dernier et ses
successeurs ont su développer leurs affaires au point que la petite imprimerie
de la première moitié du XIXè siècle était devenue le premier fournisseur du
IIIè Reich à la veille de la Seconde guerre mondiale. » [2]

JPEG –
2.8 ko L’ensemble de ce qui suit correspond à la partie intitulée RTL Group
(l’audiovisuel) du chapitre II, L’entreprise Bertelsmann, des activités
multiples, p 28 à 30 du livre La Fondation Bertelsmann et la “gouvernance
mondiale” écrit par Pierre Hillard, édition François-Xavier de Guibert, Paris,
2009.

« Ce groupe qui réunit le plus grand ensemble télévision/radio
pèse de tout son poids sur l’audiovisuel européen. RTL Group [3] s’active dans
de nombreux pays du vieux continent. Cependant, pour mieux cerner les origines
de cette organisation, nous devons rappeler les éléments qui constituent ce
vaste réseau. Dans les années 1980, Bertelsmann a fondu ses activités avec le
secteur des films et audiovisuel de Hambourg (UFA Film [4] – und
Fernseh-GmbH). A cette époque, la UFA participait à 40% au premier groupe
de télévision privée de langue allemande : RTL plus. Par la suite, Bertelsmann
fusionna la UFA avec la CLT (Compagnie Luxembourgeoise de Télédiffusion, radio
privée depuis 1931) en janvier 1997. Ainsi naquit le plus grand secteur
audiovisuel européen. La CLT-UFA [5] s’activait, outre l’Allemagne, en France,
au Benelux, en Grande-Bretagne, en Suède et en République tchèque. Mais cette
frénésie de développement ne s’arrêta pas là puisque la CLT-UFA fusionna avec la
société anglaise Pearson TV [6] en 2000. De cette union naquit RTL Group présent
dans dix pays européens.
Le poids de RTL Group dans le secteur
télévision/radio se doit d’être souligné. Dans le cadre télévisuel, plus de 200
millions de téléspectateurs européens sont concernés par une des filiales de RTL
Group. On peut juger de l’influence de ce groupe à l’énumération des chaînes de
télévision qu’il contrôle : RTL Télévision, Super RTL, VOX ou N-TV pour
l’Allemagne, M6 pour la France, Five pour la Grande-Bretagne, Antena 3 pour
l’Espagne, RTL 4 pour les Pays-Bas et RTL TV pour la Belgique, RTL Group a des
participations dans Ren TV (Russie), RTL Klub (Hongrie) et RTL Televizija
(Croatie). Le secteur radiophonique n’échappe pas au contrôle des ondes par
Bertelsmann. On y trouve : Radio Luxembourg, RTL pour la France et RTL 2, Fun
Radio ; 104.6 RTL pour l’Allemagne ; BEL RTL pour la Belgique et Yorin FM pour
les Pays-Bas. Au total, ce sont des millions d’Européens qui se connectent à
Bertelsmann via ces différents groupes. Enfin, RTL Group dispose d’une “arme de
production” par l’intermédiaire de “Fremantle Media” qui réalise des films, des
documentaires, des shows et des séries en tout genre. Sous l’égide de RTL Group,
Fremantle Media diffuse plus de 300 programmes pour un total de plus de 10 000
heures par an et dans 55 pays.

Caractéristiques essentielles
de RTL Group :

– Son directeur : Gerhard Zeiler (en 2008)

Collaborateurs : 11 392 (au 31.12.2007)
– Chiffre d’affaires : 5,7 milliards
d’euros (2007)
– Actionnaires : Bertelsmann (90,3%), divers 9,7%.
»

Pierre Hillard

P.S. :
– Je remercie beaucoup M.Hillard de
m’avoir donné l’autorisation de publier sur ce site cet extrait particulièrement
intéressant de son dernier livre.


Les
ramifications
de
l’entrepriseBertelsmann : PNG – 117
ko

[1] http://www.archives.premier-ministre.gouv.fr/villepin/information/ressources/actu_images_6/deplacement_berlin_1_56922.html

[2]
Bertelsmann, une Fondation au service du bloc euro-atlantique, Tribune de Pierre
Hillard sur le site de l’Observatoire de l’Europe, le 24/07/09.

[3]
Selon le journal Financial Times Deutschland (29 août 2008), Bertelsmann
pourrait se séparer en partie de RTL. Détenant près de 90% du groupe de
télévision, il pourrait ne conserver que 75%. Cependant, les dirigeants
allemands n’excluent pas l’inverse ; c’est-à-dire de monter à 100% du capital de
RTL. Cependant, cette mesure doit se faire en liaison avec le droit spécifique
luxembourgeois dont relève RTL. Un tentative de Bertelsmann dans ce sens en 2007
avait tourné court.

[4] La UFA (Universum-Film AG) fut créée le 18
décembre 1917. Ce "Hollywood" allemand fut le centre des plus belles créations
cinématographiques germaniques de l’entre-deux-guerres. Sous la direction de
grands metteurs en scène comme Fritz Lang, F.W Murnau, Josef von Sternberg des
"classiques" comme "Metropolis", "Dr. Mabuse", "Der letzte Mann" ou "Der
blaue Engel" dans lequel Marlène Dietrich chante sa fameuse chanson "Ich bin von
Kopf bis Fuss auf Liebe eingestellt" contribuèrent à la renommée de ces
studios.

[5] Audiofina est l’ancien actionnaire de CLT-UFA (Partagé à
50% par audiofina et à 50% par Bertelsmann).

[6] Pearson TV
élabore de nombreux programmes comme "Good Times, bad Times", " The price is
right" et "Baywatch". Présent sur les 50 marchés de télévision les plus
importants, plus de 200 chaînes de télévision diffusent les produits Pearson
dans le monde.

tiré de
canempechepasnicolas

 

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