From: Comité Valmy
Sent: Monday, September 27, 2010 10:03 PM
Subject: 7 septembre 2010 : Mobilisation générale Contre les
casseurs : ne laissons pas Sarkozy et l’U.E. des financiers casser les retraites
par répartition instituées par le gouvernement de la
Libération


En 1945, alors que notre pays sortait de cinq ans de guerre et de
destructions, le gouvernement d’union issu de la Résistance patriotique et
anti-nazie mettait en place les grandes réformes démocratiques que nous défendons aujourd’hui. Sous la présidence du
Général De Gaulle, le ministre communiste Ambroise Croizat, métallurgiste CGT, instituait la Sécurité
sociale, les conventions collectives, le nouveau Code du travail et les retraites par répartition, alors que Marcel Paul nationalisait Renault et l’énergie, que M. Thorez mettait en place le statut des fonctionnaires et
celui des mineurs, que Joliot-Curie relançait la
Recherche publique, qu’H. Wallon reconstruisait
l’Education nationale déshonorée par Vichy, etc.

Tout cela fut rendu possible parce que les résistants de toutes
tendances s’étaient unis dans le Conseil National de la Résistance sous la
présidence de Jean Moulin. Le CNR adopta un
programme dont les grands axes, toujours actuels, étaient la restauration de
l’indépendance nationale, le progrès social, le rôle central
des travailleurs
dans la vie politique et l’élargissement de la
démocratie, l’éradication du racisme et du fascisme,
la relance de la production industrielle et agricole
au moyen de la nationalisation des banques et des
monopoles capitalistes de l’industrie, la défense de la paix mondiale et la
coopération sans exclusive de la France avec tous
les peuples du monde.

Or ce sont précisément les grandes réformes de
1945, bases de « l’exception française », que Sarkozy s’est chargé de détruire
au bénéfice de l’aristocratie de l’argent et par l’Union européenne :

en novembre 2007, à peine Sarkozy élu, l’éminence grise du MEDEF, le financier
Denis Kessler, « vendait la mèche » ; dans l’éditorial de la revue Challenges,
D. Kessler félicitait cyniquement Sarkozy de « démanteler le programme du
C.N.R., ce compromis entre gaullistes et communistes ».

Et c’est cette entreprise oligarchique et
ultra-libérale de démantèlement des acquis de la Résistance
qui s’étale
cyniquement sous nos yeux : services publics privatisés et étranglés, laïcité
bafouée, viol de la souveraineté nationale et populaire (adoption du Traité de
Lisbonne, copié-collé de la Constitution européenne rejetée par le suffrage
universel), libertés saccagées, xénophobie d’Etat indigne de la France, abandon
de la diplomatie indépendante et du principe d’une défense nationale pour
soumettre la France à l’OTAN et aux guerres américaines, dépeçage des hôpitaux
publics et des remboursements médicaux, et aujourd’hui… mise à mort des
retraites par répartition pour leur substituer les fonds de pension… Entièrement
acquis à l’oligarchie financière, ce pouvoir antinational
détruit le pays issu de la Révolution française et de la
Résistance.

Si l’on ajoute à cela que les conjurés du gouvernement UMP, du
haut patronat et de l’UE font l’impossible pour substituer à la langue française
le tout-anglais de la finance (commerce, encadrement des grandes entreprises,
recherche, université, pub, chanson, cinéma, enseignes des supermarchés, etc.),
on constate que l’heure est de nouveau à la Résistance
civique et patriotique de tous les vrais républicains.

Cette orientation rétrograde inspire la
contre-réforme Woerth
: alors que d’indécents cadeaux fiscaux sont
consentis aux méga-fraudeurs des grandes fortunes, Woerth veut forcer les
salariés (âge légal retardé, lourdes décotes, allongement des annuités), soit à
partir à 64, 65… 67 ans, soit à percevoir des pensions gravement amputées !
Au-delà des prétextes budgétaires, Woerth exécute les Accords
européens de Barcelone, signés en 2002 par Chirac et Jospin,
et dont le
but officiel est de « porter à 67 ans en moyenne l’âge du départ à la retraite
dans toute l’UE ». C’est ce projet orchestré par Bruxelles qu’accomplissent, non
seulement l’Axe Merkel-Sarkozy, mais Zapatero (PS espagnol), Papandréou (PS
grec), Socrates (PS portugais). Ce méga-plan d’austérité est exécuté sous la
férule de Strauss-Kahn, le patron du FMI. A l’abri de son étiquette « socialiste
», le richissime DSK plie impitoyablement les pays de l’Est
et du Sud aux exigences des marchés financiers mondialisés.

Dans ces conditions, l’ARP estime que les «
négociations à la marge » proposées aux syndicats par Woerth pour leur faire
lâcher prise, ne sont que des faux semblants.
L’ARP s’affirme solidaire
des salariés et des syndicalistes qui exigent le retrait pur et simple de la
contre-réforme Woerth.

L’ARP félicite également la majorité de Français qui, tout en
rejetant massivement le régime Sarkozy, n’est pas dupe des gesticulations du PS
qui affiche son accord de fond avec le pouvoir. Mme Aubry
s’est ainsi prononcée à Tourcoing pour la fin de la retraite à 60 ans
.
Comment en serait-il autrement ? Digne héritière de Delors, l’eurocrate qui mit
en place le Traité de Maastricht, Aubry a voté Oui au Traité de Lisbonne ; comme
DSK, elle est une intégriste de la funeste « construction européenne » qui
ravage notre pays depuis des décennies.

D’ailleurs, qui peut encore croire au mensonge
de « l’Europe sociale »
que propagent en chœur le MODEM, les dirigeants
du PS et d’Europe-Ecologie, mais hélas aussi les directions du PCF et des
Confédérations affiliées à la CES, -sans parler des euro-trotskistes du NPA- ?
En fait d’« Europe sociale », et pour défendre l’euro des financiers sous la
férule d’Angela Merkel, l’U.E. coordonne l’offensive
ANTI-sociale à l’échelle de tout notre sous-continent !

C’est pourquoi l’Arc Républicain de Progrès,
soutenue par ses composantes gaulliste, communiste, patriote et républicaine,
appelle les travailleurs et les citoyens de toutes sensibilités :

A rejeter sans appel le projet
Woerth
qui mène à la mort des retraites par répartition et à
l’instauration des retraites par capitalisation « à l’américaine »… pour ceux
qui pourront payer ;

A se dresser par tous les moyens
démocratiques contre ce régime sarkozyste
qui sape les fondements de la
République et de la Nation :

• A refuser tout soutien aux dirigeants du
PS
qui préfèrent l’euro aux acquis sociaux et ne critiquent Sarkozy que
sur la forme,

• A se défier radicalement du FN :
derrière un discours pseudo-« social », le programme du FN fixe l’âge du départ
en retraite « à 65 ans, à titre indicatif » ; en réalité, le Front soi-disant «
National » divise la nation sur des bases raciales, alors que l’heure est à
l’union des vrais républicains.

Au-delà de l’indispensable résistance sociale et civique, l’Arc
Républicain de Progrès appelle les citoyens et les travailleurs, pas seulement
les salariés, mais les agriculteurs, les artisans, les étudiants, les
intellectuels, les petits patrons étouffés par les banques, à ENTRER EN RESISTANCE. Agissons pour :

• Sortir la France de cette U.E. de
malheur
et construire de nouveaux traités
internationaux
respectueux des nations et des travailleurs : ainsi ont
procédé les pays latino-américains regroupés dans l’ALBA, l’Alternative
Bolivarienne des Amériques ;

• Oeuvrer à une alternative politique
républicaine, patriotique et progressiste
faisant vivre d’une manière
nouvelle les principes du C.N.R. ; pour cela
défendons ensemble les bases de la nation républicaine : les services publics et
les acquis sociaux, le « produire en France » industriel et agricole,
l’antifascisme et l’antiracisme, la laïcité républicaine, la souveraineté
nationale, l’Education nationale, l’Université et la Recherche, sans oublier la
langue française, que 81% des Français considèrent comme le socle n°1 de
l’existence nationale.

• Soutenir la résistance des autres peuples
européens
, grec, espagnol, italien, roumain, etc., eux aussi pressurés
par l’intégration euro-atlantique voulue par la haute finance ;

• Exiger le rappel des troupes françaises
engagées avec l’OTAN dans l’occupation de l’Afghanistan ;

Que la lutte engagée ce 7 septembre 2010 par les salariés de notre
pays marque une étape décisive dans le rassemblement
majoritaire de notre peuple dans l’action
pour que renaisse une France
républicaine digne de sa grande devise révolutionnaire.

Liberté, Egalité, Fraternité !

(1) L’Arc Républicain de Progrès regroupe pour
une intervention citoyenne commune :

Le Comité Valmy, présidé par Claude
Beaulieu (info@comite-valmy.org)

Le Pôle de Renaissance Communiste en
France,
présidé par Léon Landini, ancien officier des F.T.P.-M.O.I.
(prcf.predel@wanadoo.fr)

Résistance et Renouveau Gaulliste,
présidé par Geneviève Blache (pgblache@wanadoo.fr)

Le Comité Républicain des Gaullistes de
Gauche
, présidé par Gilles Bachelier

Le Rassemblement des Citoyens pour la République, présidé par
François Bunner (bunner@orange.fr)

Les Clubs « Penser la France », animés
par Jean-Luc Pujo (penserlafrance@yahoo.fr)

Le Front syndical de Classe, présidé
par Roger Sylvain, participe à l’ARP en qualité d’observateur. (frontsyndical.classe@laposte.net)

 

 


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