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Roger Romain de Courcelles | Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES

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Dans le cadre du capitalisme ricain, il fallait être vraiment naïf pour croire en un changement aux Usa, Obama ou pas. Démocrates et/ou républicains, à peu de choses près, c’ est kif-kif.
Les présidents Us ne sont que des jouets conscients du complexe militaro-industriel. Leur but reste la conquête et la domination du monde, y compris par la guerre et le pillage colonialiste lorsqu’ils la jugent nécessaire.
Il est vrai que pour le petit peuple étatsunien, devoir choisir entre la peste et le choléra devient de plus en plus difficile. Une campagne électorale se joue uniquement entre candidats milliardaires. Cette « démocratie » est avant tout celle du vedettariat et du fric qui écrasent à l’ avance tous les choix crédibles et un quelconque changement.
Les promesses électorales sont faites avant tout à destination de la masse des petites gens. Les tenir au lendemain des scrutins, aux Usa ou ailleurs, c’ est autre chose. Jouer la carte de la soi-disant « démocratie » capitaliste est d’ ailleurs le meilleur moyen de ne rien changer. Le mode de scrutin aux Usa est d’ailleurs bien réglé pour cela.
RoRo

From: Paquet Daniel
Sent: Wednesday, November 03, 2010 6:12 PM
To:
Subject: Tr. :

Pour DiversesCités

Obama : la désillusion

Les Amériques viennent de connaître deux événements : au Sud, lélection de Dilma Rousseff à la présidence du Brésil avec 56% des voix qui succédera à Luiz Ignacio Lula da Silva au mois de janvier prochain, et au Nord, le revers électoral subi par Barack Obama lors du scrutin dit de mi-mandat. Au Brésil, le weekend dernier, une majorité délecteurs ont exprimé leur joie même si certains craignent une possible « dérive » au nom de la crise tandis que mercredi aux Etats-Unis, les pires forces réactionnaires et racistes hurlaient leur satisfaction de la « raclée » quils venaient de donner à Barack Obama et au parti démocrate qui perd la majorité à la Chambre des représentants et se maintient tout juste au Sénat. Les trois prochaines années risquent dêtre mouvementées pour lactuel locataire de la Maison blanche.

Nous avons dans ces colonnes – et cela nous a été parfois reproché – salué avec enthousiasme la personnalité et les promesses de Barak Obama, applaudi aux changements annoncés avec son arrivée au pouvoir après les calamiteuses années Bush (père et fils), espéré voir naître enfin des Etats-Unis mains tendus au plus défavorisés, tolérant avec le monde, jouant un rôle émancipateur.

Pourquoi, deux ans et demi après, une telle déconfiture électorale ? La raison tient en quatre facteurs : les électeurs noirs, jeunes, citadins et de la classe moyenne ont souvent déserté le vote démocrate en se réfugiant dans labstention ouvrant ainsi grandes les portes à lélectorat le plus rétrograde et surtout ignorant. Des jeunes de Chigago, par exemple, le fief dObama raflé par les républicains, ne sont pas allés déposer leurs bulletins de vote préférant rester chez eux. «Je suis déçu, déclarait il y a quelques jours sur une radio un étudiant ce cette ville. Il y a deux ans et demi devant mon téléviseur avec des copains je hurlais ma joie en voyant Barack Obama prêtant serment le jour de son investiture. Pour quel résultat ? Nos conditions de vie nont pas changé, elles se sont aggravées »

Cest vrai. Barak Obama a dû saffronter aux lobbies, aux multinationales (pharmaceutiques, par exemple dans le cas de laide médicale aux plus pauvres), aux pressions diverses visant à atténuer son action. Mais en passant des compromis avec ses adversaires, il a laissé sur le bord de la route beaucoup de ceux qui lui avaient fait confiance. Quelques chiffres confirment cette dure réalité.

Selon Arianna Huffigton, écrivaine et polémiste renommée interrogée par Annick Cojean dans « Le Monde magazine », cent millions dAméricains vivent avec des revenus inférieurs à ceux de leurs parents au même âge. La classe moyenne sur laquelle a reposé lessor économique de ce pays est une espèce en voie de disparition. »

Mme Huffigton dresse un bilan bien éloigné le « lexemple américain ». 8,4 millions demplois perdus depuis la fin 2007, un Américain sur 5 sans emploi ou sous-employé, un sur 8 vivant de bons alimentaires, un crédit sur cinq menant à la saisie, coupes claires dans les services vitaux pour les plus faibles dans de nombreux Etats, 30% des lycéens quittant lécole sans diplôme Pour Mme Huffington « Obama a raté son moment, il na pas osé. Il na pas su faire preuve de laudace, de lindépendance et du charisme dun Roosevelt qui, en pleine dépression, avait lancé un programme de travaux gigantesques dont les bénéfices se ressentent encore aujourdhui. Pour des dizaines de millions dAméricains, le rêve est brisé. Le principe fondateur, « un homme, une voix », a été remplacé par larithmétique de la politique des groupes dintérêts. Les lobbies et leur déluge de dollars ont envahi Washington. Une vraie prise de pouvoir. Le gouvernement fixe ses priorités au milieu de ce bazar de trafic dinfluence. »

Pour de nombreux Américains la peur du déclin cède souvent à la colère laquelle se retourne contre Obama, véritable bouc émissaire. Des petits partis dextrême droite font leur beurre sur cette désillusion. Ils rentreront vite dans la grande maison républicaine.

Le vote des Américains se fonde toujours sur les questions économiques internes. Les affaires du monde nintéressent que la frange cultivée de la population. Or, Obama na pas réussi aussi ses paris internationaux. Aucun résultat dans les négociations israélo-palestiniennes, embourbement en Afghanistan, poursuite des tueries en Irak

Quel lavenir pour Obama? Deux possibilités soffrent à lui : continuer à composer avec les lobbies, les multinationales, le camp républicain ou mettre en application ses promesses électorales. SIl choisit la première hypothèse et ne sait pas retrouver lenthousiasme de 2007, il y a fort à parier que sa réélection est compromise.

José Fort

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