Les fameuses « valeurs chrétiennes occidentales » et la « supériorité de l’ Occident », c’ étaient aussi cela …
RoRo

From: Gilbert Leonard
Sent: Wednesday, October 13, 2010 12:24 AM
To: Subject: [Barbecues Humains: Les « Cartes postales de
l’horreur » ou « l’Horreur Glorifiée »







Paris, le 12 octobre 2010

Barbecues Humains: Les « Cartes postales de
l’horreur » ou « l’Horreur Glorifiée »

Sources:
http://www.linternationalmagazine.com/article6819.html
(en date du 17/08/2009)
http://www.lepoint.fr/actualites-art/2009-07-02/cartes-postales-de-l-horreur/1642/0/357934
(datée du 2/07/2009)
Ces deux articles sont joints en PDF



Extraits:
« Il s’appelait Jesse Washington, il avait 17 ans et
vivait à Robinson, au Texas. Jusqu’au jour de 1916 où une foule de Blancs l’a
mis à mort… parce qu’il était noir. Quand on en a fini avec la photo et que
l’on s’intéresse au texte, le coeur se lève de dégoût. « V
oici
notre barbecue d’hier soir
», a écrit Joe, l’épistolier
triomphant.

« Tout le pays a été concerné au plus fort des lynchages,
entre 1900 et 1930, poursuit Doug Shipman. Les Américains collaient ces cartes
postales dans leurs albums, ils les exposaient chez eux ou en vitrine de leurs
magasins. Les lynchages étaient publics et les grands journaux comme le New York
Times en rendaient compte très régulièrement. »
« 
ou
encore,

« Plus de 5000 Noirs mutilés – des photos à la gloire des
lyncheurs
Entre 1882 et 1968, au moins 5 000 personnes ont été tuées de la
sorte, en majorité dans les Etats racistes du Sud. Les cartes postales de pendus
rendent à ces chiffres leur horreur concrète. La quasi-totalité de ces photos
réalisées sur place ont été faites non pour dénoncer les lynchages, mais pour
les glorifier. Les cartes postales étaient vendues librement dans les bureaux de
tabac aux touristes et aux habitants, conservées dans les albums de
famille.
« 

Cette façon de célébrer l’horreur n’est pas un phénomène
du passé. Hélas!

Car chaque 12 octobre, c’est avec la même indécence
« débridée » que la Barbarie Coloniale est célébrée dans ces mêmes pays dits
civilisés.
Le 12 octobre 1492 est le jour de la découverte de la
barbarie coloniale européenne par les Amérindiens et à leurs dépens.
Le 12
octobre 1492
ouvrait l’ère de l’industrialisation, par les Européens, des
razzias, rafles, déportations et mises en esclavage des Africains dans l’univers
concentrationnaire des colonies; industrialisation de la Pwofitasyon de peuples
successifs usés les uns après les autres.
Et pourtant, en Espagne, le 12
octobre est le jour des « réjouissances nationales » en honneur à Cristobal Colon
(Christophe Colomb). Aux Etats-Unis, c’est le « Columbus Day » en l’honneur
de celui qui a « découvert » les Amériques.
Et pourtant Christophe Colomb est
adulé par des soi-disant « amis des Noirs » anti-racistes; ce sont souvent ces
mêmes « amis » qui admirent Napoléon, ce Napoléon qui a rétabli l’esclavage en
1802 et pendant près de 50 ans ; ce sont encore souvent ces mêmes « amis » qui
approuvent la dérive négrophobe actuelle en France.

Tant que le 12
octobre ne sera pas reconnu pour ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire une base de
lancement d’une idéologie sanguinaire et génocidaire dite de « la civilisation et
de la pacification »,
Tant que le 12 octobre ne sera pas reconnue comme
une tache Honteuse Unique dans l’Histoire des Peuples de tous les
continents,
La Barbarie Coloniale essaiera de se perpétuer et reproduira des
scènes similaires comme celle-ci:
(Attention les images sont fortes)
http://www.worldstarhiphop.com/videos/video.php?v=wshhn17hWyPVO7WXK974



Rappelons que quand les Africains ont été razziés et déportés pour être
faits esclaves, on ne leur pas demandé leurs papiers; bien au contraire, on a
pris soin de leur enlever toute identité: nom, culture, religion. On les a
« dé-civilisés ».


Gilbert Léonard

:: Amériques

États-Unis : l’horreur des Noirs en
carte postale

Linternationalmagazine.com, publié le 17/08/2009

La photo le plus horrifiante est celle du bûcher où
périt Jesse Washington, 17 ans, en 1916. Soupçonné d’avoir assassiné son
employeur. Un groupe de Blancs le frappe, lui coupe les doigts, puis le brûle –
à petit feu.

États-Unis : l'horreur des Noirs en carte postale
<!–

Légende

–>



Le 7 août 1930, une foule de plusieurs milliers de personnes
attaque la prison de Marion (Indiana) avec
une idée fixe : « Buter ces maudits Nègres. » Les portes ne
résistent pas longtemps. Un détenu noir, Thomas
Shipp
, est battu à mort, puis son corps est exhibé à la fenêtre de la
prison pour que chacun puisse le voir. Un
autre est frappé, mutilé. Enfin, on pend les deux
hommes
à un arbre.

Un photographe est là pour immortaliser la scène : Lawrence Beitler, qui a un studio en ville,
imprime des cartes postales à 50 cents la pièce. Il en vend plusieurs milliers.
On y voit deux corps ensanglantés, pendus à un arbre au-dessus d’une foule visiblement ravie du spectacle. Au
premier plan, un homme pose en pointant du doigt un des « Nègres« . A côté, deux jeunes
filles agrippent des « souvenirs« 
: des bouts de
tissu noir arrachés au pantalon d’un pendu. D’autres préféreront emporter une
touffe de cheveux comme trophée de chasse.

Cette carte postale insoutenable, soigneusement encadrée avec une
poignée de cheveux crépus, fait partie d’une
exposition instructive et glaçante
, « Without
Sanctuary »
, présentée cet été aux Rencontres de la photographie d’Arles. 70
documents – en majorité des cartes postales, mais aussi des affiches et coupures
de presse – reviennent sur le lynchage des Noirs aux Etats-Unis.

Plus de 5000 Noirs mutilés – des photos à la
gloire des lyncheurs

Entre 1882 et 1968, au moins 5 000
personnes ont été tuées
de la sorte, en majorité dans les Etats racistes
du Sud. Les cartes postales de pendus rendent à ces chiffres leur horreur
concrète. La quasi-totalité de ces photos réalisées sur place ont été faites
non pour dénoncer les lynchages, mais pour les
glorifier
. Les cartes postales étaient vendues librement dans les bureaux de tabac aux
touristes et aux habitants, conservées dans les albums de famille.

Cette collection a été réunie par un antiquaire de Floride, James Allen. Dans les années 1980, un client
embarrassé lui vend un bureau « avec une chose intéressante à
l’intérieur
« . Il découvre une carte postale montrant un homme pendu à un
arbre, Leo Frank. « J’ai fait
des recherches, explique-t-il à Arles. Petit à petit j’ai trouvé d’autres
cartes. Mais aucune institution ne s’intéressait à ça. Et personne ne voulait en
entendre parler.
 » L’antiquaire passe des annonces dans la presse, convainc des héritiers de lui vendre des cartes
– « En général, les gens les découvrent à la mort du grand-père et
s’empressent de les mettre à la poubelle.
 »

James Allen expose les photos pour la première fois à New York en
2000. Mais il mettra plusieurs années avant de
les montrer dans le sud
des Etats-Unis, où les institutions frileuses
n’osent se mettre à dos leurs mécènes locaux. Sa collection vient d’être achetée
par une nouvelle institution, le Centre pour les
droits civiques et humains
à Atlanta, où elles seront exposées de façon
permanente.

Il suffisait d’une rumeur pour déclencher
l’horreur

Le plus insoutenable, dans ces images, est sans doute moins la violence des faits eux-mêmes que la tolérance
sociale qui les accompagne
. Sur les photos, on voit dans la foule des
enfants, des femmes, des gens de la bonne société aussi émus que si on pendait un chien. Ni les
spectateurs ni les responsables ne sont jamais masqués.

Le lynchage est un spectacle qui doit d’ailleurs durer le plus
longtemps possible : une photo terrible montre le bûcher où périt Jesse Washington, 17 ans, en
1916
. Soupçonné d’avoir assassiné son employeur, ce jeune attardé mental
est longuement torturé : on le frappe, on lui coupe les doigts. Puis on le
brûle – à petit feu.

Les lynchages sont réalisés en dehors de tout cadre judiciaire,
parfois sans motif – une rumeur de crime, avéré
ou non, suffit à les déclencher
. Et pourtant ils sont largement tolérés,
quand ils ne sont pas annoncés par la presse. Dans l’exposition, un article du
Courrier de Memphis, en 1921, prévient les
lecteurs : « Lynchage possible de trois à six Nègres ce
soir.
 » Les forces de police n’interviennent pas, complices ou débordées.
Quant aux lyncheurs, ils ne sont pas inquiétés : les enquêtes n’aboutissent jamais, les auteurs
étant invariablement définis comme « un groupe d’hommes non
identifiés
« .

Avec Le Monde



20090817-Linternational-HorreurDesNoirsEncartesPostales.pdf

20090702-LePoint-CartesPostales-de-l-Horreur-LynchingAuxUSA-1930.pdf


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