From: Democrite

Sent: Friday, May 06, 2011 4:42 PM

To:

Subject: TR: Euro: réponse du PRCF à
Wurtz





De
:
Jany
SANFELIEU [mailto:jany.sanfelieu@wanadoo.fr]
Envoyé :
vendredi 6 mai 2011 13:03
À :
Objet
:
Euro: réponse du PRCF à Wurtz



Chers camarades du PRCF,

avec quelques jours
de retard, je vous envoie (ci-dessous et en PJ) une PP que je vous remercie de
lire et de diffuser (si ce n’est déjà fait…).

Amitiés fraterenelles à
tous, Jany Sanfelieu


Reniant le combat
de Duclos et de Marchais, le PC-PGE tombe le masque
:



Wurtz prend fait et
cause pour l’euro, cette arme de destruction massive des acquis, de l’emploi et
de l’indépendance nationale !



En 1992, le PCF a mené un juste combat, suivi par
des millions d’ouvriers et d’employés
(
49% de « non » officiellement
!) contre le traité de
Maastricht qui instituait la supranationalité, interdisait de fait le socialisme
économie de marché ouverte sur le monde où la
concurrence est libre et non faussée
») et prévoyait
la mise en place d’une monnaie unique extrêmement dangereuse pour le progrès
social et pour la souveraineté des
peuples.


Et le PCF de l’époque a eu raison : à
l’expérience, l’euro s’est révélé synonyme d’envol des prix, de recul des
salaires, des acquis sociaux, des services publics et du « produire en France »
(
l’euro fort plombe nos
exportations
), de destruction de notre
souveraineté budgétaire. Au nom du plan « euro + », la Grèce, le Portugal et
l’Espagne sont traités de « pigs » et A. Merkel a obtenu le droit, par Banque
européenne interposée, de valider les budgets nationaux avant que les parlements
nationaux n’en aient discuté ; au nom de la sauvegarde de l’euro, la
constitution française pourrait prochainement interdire que le budget d’un pays
puisse comporter un déficit : si cela avait été le cas en mai 68, un tel
dispositif eût par ex. rendu inconstitutionnelle l’augmentation importante des
salaires qui résultat de la plus grande grève de l’histoire
!


Eh bien Wurtz, l’homme qui pour être élu sans
discontinuer au « parlement » européen a suscité en 92 le « tournant
euroconstructif du PCF » monte au créneau dans un article-fleuve de
l’Huma-Dimanche où il répond « à un lecteur »
(
en réalité, à des milliers de communistes qui supportent
de moins en moins l’UE et l’euro
!). Wurtz ne sort pas de sa
tour d’ivoire européenne pour défendre les retraites ou la Sécu, qui y passeront
entièrement, si l’euro est maintenu ; il ne s’agite pas pour combattre les lois
anticommunistes qui pleuvent sur les pays de l’est annexés à l’UE avec l’accord
du PCF. Non, Wurtz défend la « monnaie unique ». Dame, s’opposer à l’euro
désormais, ce serait fâcher Mélenchon, le PS, et surtout, le « Parti de la
Gauche Européenne » dont le secrétaire national du PCF, le sieur Pierre Laurent,
est devenu le président en titre ! Ce PGE que le PC de Grèce, fer de lance de la
résistance communiste en Europe, dénonce pour ses dérives anticommunistes
!


En fait, le seul argument réellement politique de
Wurtz et Cie, est que refuser l’euro serait se jeter dans les bras de Marine Le
Pen et alimenter le « populisme » et le « repli national ».


C’est strictement l’inverse qui est vrai : ce
sont les dirigeants euroconstructifs du PCF qui jettent des millions d’ouvriers
dans les bras des fascistes en reniant la tradition patriotique du grand PCF
qui, depuis le Front populaire, a toujours associé le combat anticapitaliste à
la défense de la nation, le drapeau tricolore au drapeau rouge frappé des «
outils ». C’est d’ailleurs quand il a su associer le drapeau tricolore au
drapeau rouge que le PCF est devenu le premier parti de France et que la classe
ouvrière est devenue une très grande force politique dans la nation : à preuve
les grands acquis de 1945 attachés aux noms de ces internationalistes et
patriotes qu’étaient Thorez, Duclos, Croizat, Paul, Manouchian, Danielle
Casanova, etc. Et c’est depuis que le PCF a abandonné les « outils » ouvrier et
paysan, depuis qu’il a répudié le noble titre de « parti de la classe ouvrière »
et qu’il a adopté le drapeau bleu de l’Empire européen en construction, qu’il
recule dans la classe ouvrière pendant que le FN monte en puissance dans le pays
!


Dire que sortir de l’euro ruinerait la France est
un mensonge. C’est au contraire s’il reste dans l’euro, dans l’UE du capital,
que notre pays mourra, que sa production industrielle, son agriculture paysanne,
sa pêche, ses services publics, sa laïcité, ses libertés communales, et jusqu’à
sa langue sacrifiée au « tout-anglais » patronal, « plongeront » en entraînant
la population travailleuse de France, française et immigrée, dans le gouffre de
la précarité. C’est « pour sauver l’euro » que notre classe ouvrière est
massivement précarisée, que notre jeunesse est déclassée, que les travailleurs
du service public vivent un véritable cauchemar depuis l’adoption de Maastricht
! C’est pour ne pas y rester que la France et sa classe ouvrière doivent sortir
de l’UE supranationale et son arme de destruction massive : l’ « euro fort »,
aligné sur le deutsche-mark !


Car il est
parfaitement possible de sortir de l’euro, ce maillon faible de la construction
européenne, et tant mieux si cela nous aide à faire sauter l’euro-dictature qui
broie la France et tous les pays
d’Europe.
De plus en plus de mouvements
progressistes,
Arc Républicain de
Progrès
,
M’PEP,
POI
sont d’accord, sous des modalités diverses qui
doivent être débattues, pour sortir de l’euro, voire pour sortir de l’UE comme
le réclame le PRCF depuis des années, avec un nombre grandissant d’organisations
communistes intérieures et extérieures au PCF.


L’argument de l’augmentation de la dette
française qui résulterait d’une sortie de l’euro est significatif du ralliement
de la fausse gauche et des pseudo-communistes au système capitaliste. Comme si
un véritable gouvernement progressiste abolissant l’euro devait avoir pour
priorité de rembourser les financiers et les banquiers, -que les Etats, donc les
contribuables, ont sauvés de la faillite en 2008-, et non de satisfaire les
besoins de la population qui élit et paye les hommes politiques, eurodéputés du
PS, du PG et du PCF inclus. Le peuple islandais, qui n’a pas pour le conseiller
de brillants « marxistes » comme le distingué eurodéputé Francis Wurtz, a trouvé
une réponse qui est appelée à faire école à l’échelle planétaire : il a dit aux
financiers internationaux et islandais qui voulaient l’étrangler et le mettre
sous tutelle : « allez vous faire voir, je nationalise les banques et je ne
reconnais pas la dette des capitalistes ». Ce qui fait sans doute frissonner F.
Wurtz !


C’est aussi pour combattre le FN qui dévoie le
refus populaire de l’UE vers le piège mortel du racisme que le PRCF appelle à
signer une pétition pour la sortie de l’euro, accompagnée d’un tract dénonçant
la construction européenne de A à Z. Abandonner la lutte anti-euro aux fachos,
c’est leur ouvrir un boulevard vers l’Elysée, d’autant plus que le FN n’est pas
réellement pour l’indépendance nationale
(
il a voté l’Acte unique européen en
86
), la défense de la nation lui
sert de prétexte pour liquider le mouvement
ouvrier.


Les internationalistes que nous sommes ne veulent
pas isoler la France, mais mettre en place de
nouveaux traités internationaux non-limités à
l’Europe
et analogues à l’ALBA
latino-américaine ; dans ce traité d’un type nouveau, les peuples d’Amérique
latine opposés à l’Oncle Sam (Cuba, Venezuela, Bolivie…) échangent entre eux
d’Etat à Etat tout en respectant la souveraineté de chacun et les acquis
populaires, et en contournant la tutelle du
dollar.


Il est vrai que s’engager dans cette voie, celle
de la rupture progressiste avec l’UE du capital, ce serait renouer avec une
démarche révolutionnaire, remettre la classe ouvrière au centre de la nation,
impulser comme jamais l’Europe des luttes, revenir au combat de classe pour le
socialisme, bref, tout ce que refuse désormais Wurtz, inspirateur de la funeste
« mutation » du PCF et relais idéologique décomplexé de la
social-eurocratie.


Les ouvriers, les paysans, les artisans, les
fonctionnaires, les marins-pêcheurs, qui sont de plus en plus spoliés et
appauvris par cette monnaie unique, pourront toujours se consoler : Wurtz se
verra sûrement proposer une place à la mesure de ses mérites « européens » si
Hollande ou DSK accède à l’Elysée pour installer « l’eurogouvernance » destinée
à renflouer l’euro en perdition…


Voilà à quelle énorme trahison de classe l’ «
eurocommunisme » des années 70/90 aboutit aujourd’hui : 100% de reniement du
communisme, 100% de ralliement à l’Empire européen du capital, 100% de trahison
de la classe ouvrière, censée accepter la casse complète des salaires et des
acquis pour « sauver l’euro » !


Et tout cela, bien entendu, au nom de
l’introuvable « Europe sociale » chère à DSK, à Aubry, à Mélenchon, à P. Laurent
et à Wurtz. Plus que jamais, combattons le mensonge social-impérialiste de l’ «
Europe sociale » dont le seul but est d’enchaîner les ouvriers à la maudite «
construction européenne » du capital, tout en les faisant rêver d’un avenir
radieux toujours repoussé aux calendes !


Alors plus que jamais, à bas l’euro et l’UE, non
au « Parti de la Gauche Européenne », vive l’indépendance nationale, l’esprit du
CNR et agissons tous ensemble pour que renaisse au plus tôt un vrai parti
communiste dans notre pays !



Georges Gastaud,
secrétaire national du PRCF.










PP importante (réponse PRCF à Wurtz sur l’euro) 2 Mai 2011.doc


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