From: melusine
Sent: Monday, May 16, 2011 5:20 PM
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Subject: Fw: A qui profite le terrorisme?
Sent: Monday, May 16, 2011 5:12 PM
Subject: A qui profite le terrorisme?
A qui profite le terrorisme ?
Article placé le 08 mai 2011, par Mecanopolis
La guerre menée par le terrorisme, telle quelle est présentée par les responsables gouvernementaux, par les médias, par les forces de polices et par les terroristes eux-mêmes contre leurs adversaires déclarés, est tout à fait invraisemblable.
Lexaltation idéologique peut conduire à toutes sortes de crimes, et lhéroïsme individuel comme les assassinats en série appartiennent à toutes les sociétés humaines. Ces sortes de passions ont contribué depuis toujours à construire lhistoire de lhumanité à travers ses guerres, ses révolutions, ses contre-révolutions. On ne peut donc être surpris quun mitrailleur, un kamikaze ou un martyre commettent des actes dont les résultats politiques seront exactement opposés à ceux quils prétendent rechercher, car ces individus ne sont pas ceux qui négocient sur le marché des armes, organisent des complots, effectuent minutieusement des opérations secrètes sans se faire connaître ni appréhendés avant lheure du crime.
Quoiquelle veuille sen donner lallure, laction terroriste ne choisit pas au hasard ses périodes dactivités, ni selon son bon plaisir ses victimes. On constate inévitablement une strate périphérique de petits terroristes, dont il est toujours aisé de manipuler la foi ou le désir de vengeance, et qui est, momentanément, tolérée comme un vivier dans lequel on peut toujours pécher à la commande quelques coupables à montrer sur un plateau : mais la « force de frappe » déterminante des interventions centrales ne peut-être composée que de professionnels ; ce que confirment chaques détails de leur style.
Lincompétence proclamée de la police et des services de renseignements, leurs mea-culpa récurrent, les raisons invoquées de leurs échecs, fondées sur linsuffisance dramatique de crédits ou de coordination, ne devraient convaincre personne : la tâche la première et la plus évidente dun service de renseignements est de faire savoir quil nexiste pas ou, du moins, quil est très incompétent, et quil ny a pas lieu de tenir compte de son existence tout à fait secondaire. Pourtant, ces services sont mieux équipés techniquement aujourdhui quils ne lont jamais été.
Tout individu notoirement ennemi de lorganisation sociale ou politique de son pays, et, davantage encore, tout groupe dindividus contraint de se déclarer dans cette catégorie est connu de plusieurs services de renseignements. De tels groupes sont constamment sous surveillance. Leurs communications internes et externes sont connues. Ils sont rapidement infiltrés par un ou plusieurs agents, parfois au plus haut niveau de décision, et dans ce cas aisément manipulables. Cette sorte de surveillance implique que nimporte quel attentat terroriste ait été pour le moins permis par les services chargés de la surveillance du groupe qui le revendique, parfois encore facilité ou aidé techniquement lorsque son exécution exige des moyens hors datteinte des terroristes, ou même franchement décidé et organisé par ces services eux-mêmes. Une telle complaisance est ici tout à fait logique, eu égard aux effets politiques et aux réactions prévisibles de ces attentats criminels.
Le siècle dernier, lhistoire du terrorisme a démontré quil sagit toujours, pour une faction politique, de manipuler des groupes terroristes en vue de provoquer un revirement avantageux de lopinion publique dont le but peut être de renforcer des dispositifs policiers pour contrer une agitation sociale, présente ou prévisible, ou de déclancher une opération militaire offensive, et son cortège dintérêts économiques, à laquelle soppose la majorité de la nation.
Allemagne 1933 : Hitler
Le 30 janvier 1933, Hitler est nommé chancelier dAllemagne et chef du pouvoir exécutif. Pourtant, deux adversaires potentiels sont encore devant lui : le Reichstag, qui vote les lois, arrête le budget et décide la guerre, ainsi que le parti communiste allemand, qui, dans le marasme économique de lépoque, pouvait se relever inopinément et constituer un dangereux concurrent. Le 22 février, Goering, alors président du Reichstag attribue aux SD (Sicherheitsdienst : Service de renseignements de sûreté) des fonctions de police auxiliaire. Le 23, la police perquisitionne au siège du parti communiste et y « découvre » un plan dinsurrection armée avec prises dotages, multiples attentats et empoisonnements collectifs. Le 27 février, un militant gauchiste sintroduit sans difficultés dans le Reichstag et, avec quelques allumettes, y provoque un incendie. Le feu sétend si rapidement que le bâtiment est détruit. Tous les experts, techniciens et pompiers, ont témoigné quun tel incendie ne pouvait être loeuvre dun seul homme. Bien après la guerre, danciens nazis confirmeront le rôle des SD dans cet attentat. Dès le lendemain de lincendie, plusieurs milliers délus et de militants communistes sont arrêtés, létat durgence décrété, le parti communiste interdit. Quinze jours plus tard les nazis remportent les élections au Reichstag, Hitler obtient les pleins pouvoirs et, dès juillet 1933, interdit tous les autres partis.
Italie 1970 : les Brigades rouge
Au cours des années septante, lItalie était au bord dune révolution sociale. Grèves, occupations dusines, sabotages de la production, remise en question de lorganisation sociale et de lEtat lui-même ne semblaient plus pouvoir être jugulé par les méthodes habituelle de la propagande et de la force policière. Cest alors que des attentats terroristes, destinés à provoquer de nombreuses victimes, et attribués à un groupe « révolutionnaire », les Brigades Rouges, sont venu bouleverser lopinion publique italienne. Lémotion populaire permit au gouvernement de prendre diverses mesures législatives et policières : des libertés furent supprimées sans résistance, et de nombreuses personnes, parmi les plus actives du mouvement révolutionnaire, furent arrêtées : lagitation sociale était enfin maîtrisée. Aujourdhui, les tribunaux eux-mêmes reconnaissent que la CIA était impliquée, de même que les services secrets italiens, et que lEtat était derrière ces actes terroristes.
USA 1995 : Timothy Mc Veigh
Le 19 avril 1995, un vétéran de la première guerre du Golfe, Timothy Mc Veigh, lance contre un bâtiment du FBI, à Oklahoma City, un camion chargé dengrais et dessence. Le bâtiment seffondre et fait cent soixante-huit victimes. Au cours de linstruction, Mc Veigh a déclaré avoir été scandalisé par lassaut donné par le FBI, deux ans plus tôt, à une secte dadventiste à Wacco, dans le Texas. Assaut au cours duquel périrent plus de quatre-vingt membres de la secte, dont vingt-sept enfants. Révolté par ce crime, Mc Veigh était donc parti en guerre, seul, contre le FBI. Et au terme de son procès, largement médiatisé, il a été exécuté, seul, par une injection mortelle, devant les caméras américaines.
Après lattentat, 58 % des Américains se sont trouvés daccord pour renoncer à certaine de leur liberté afin de faire barrage au terrorisme. Et dans leffervescence populaire entretenue par les médias, le président Clinton du signer le consternant antiterrorism Act autorisant la police à commettre de multiples infractions à la constitution américaine.
Au vu des ravages causés par lattentat, Samuel Cohen, le père de la bombe à neutrons, avait affirmé : « Il est absolument impossible, et contre les lois de la physique, quun simple camion remplis dengrais et dessence fassent seffondrer ce bâtiment. » Deux experts du Pentagone étaient même venu préciser que cette destruction avait été « provoquée par cinq bombes distinctes », et avaient conclu que le rôle de Mc Veigh dans cet attentat était celui de « lidiot de service ».
Au cours de son procès, Mc Veigh a reconnu avoir été approché par des membres dun « groupe de force spéciales impliquées dans des activités criminelles ». Le FBI ne les a ni retrouvés, ni recherchés. Mais dans cette affaire, la police fédérale a dissimulé tant dinformations à la justice quau cours de lenquête, lancien sénateur Danforth a menacé le directeur du FBI dun mandat de perquisition, mandat quil na pu malheureusement obtenir. Lécrivain Gore Vidal affirme, dans son livre La fin de la liberté : vers un nouveau totalitarisme, sans hésiter : « Il existe des preuves accablantes quil y a eu un complot impliquant des milices et des agents infiltrés du gouvernement afin de faire signer à Clinton lantiterrorism Act ».
USA : 11/9
La situation mondiale exige louverture continuelle de nouveaux marchés et demande à trouver lénergie nécessaire pour faire fonctionner la production industrielle en croissance constante. Les immenses réserve des pays arabes, et la possibilité des se les approprier, dacheminer cette énergie à travers des zones contrôlées, font désormais lobjet de conflits entre les USA, décidés à asseoir leur hégémonie, et les autres pays dEurope et dAsie. Semparer de telles réserves aux dépends du reste du monde exige une suprématie militaire absolue et dabord une augmentation considérable du budget de la défense. Mesures que la population américaine nétait, il y a quelques années encore, aucunement disposée à entériner. Le 11 janvier 2001, la commission Rumsfeld évoquait quun « nouveau Pearl Harbour constituera lévènement qui tirera la nation de sa léthargie et poussera le gouvernement américain à laction.»
Les services de renseignements américains, qui prétendaient tout ignorer de lattentat du 11 septembre, étaient si bien averti dans les heures qui ont suivi, quils pouvaient nommer les responsables, diffuser des comptes rendus de communications téléphoniques, des numéros de cartes de crédit, et même retrouver inopinément le passeport intact dun des pilotes terroristes dans les ruines fumantes des deux tours, permettant ainsi de lidentifier ainsi que ses présumés complices. La version des autorités américaines, aggravée plutôt quaméliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir dadmettre en public, na pas été un seul instant croyable. Son intention nétait dailleurs pas dêtre crue, mais dêtre la seule en vitrine.
Le pouvoir est devenu si mystérieux quaprès cet attentat, on a pu se demander qui commandait vraiment aux Etats-Unis, la plus forte puissance du monde dit démocratique. Et donc, par extension, on peut se demander également qui peut bien commander le monde démocratique ?
Démocratie : Etat et Mafia
La société qui sannonce démocratique semble être admise partout comme étant la réalisation dune perfection fragile. De sorte quelle ne doit plus être exposée à des attaques, puisquelle est fragile ; et du reste nest plus attaquable, puisque parfaite comme jamais société ne fut. Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi : le terrorisme. Lhistoire du terrorisme est écrite par lEtat, elle est donc éducative. Les populations ne peuvent certes pas savoir qui se cache derrière le terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique.
On se trompe chaque fois que lon veut expliquer quelque chose en opposant la Mafia à lEtat : ils ne sont jamais en rivalité. La théorie vérifie avec efficacité ce que toutes les rumeurs de la vie pratique avaient trop facilement montré. La Mafia nest pas étrangère dans ce monde ; elle y est parfaitement chez elle, elle règne en fait comme le parfait modèle de toutes les entreprises commerciales avancées.
La Mafia est apparue en Sicile au début du XIXe siècle, avec lessor du capitalisme moderne. Pour imposer son pouvoir, elle a du convaincre brutalement les populations daccepter sa protection et son gouvernement occulte en échange de leur soumission, cest-à-dire un système dimposition directe et indirecte (sur toutes les transactions commerciales) lui permettant de financer son fonctionnement et son expansion. Pour cela, elle a organisé et exécuté systématiquement des attentats terroristes contre les individus et les entreprises qui refusaient sa tutelle et sa justice. Cétait donc la même officine qui organisait la protection contre les attentats et les attentats pour organiser sa protection. Le recours à une autre justice que la sienne était sévèrement réprimé, de même que toute révélation intempestive sur son fonctionnement et ses opérations.
Malgré ce que lon pourrait croire, ce nest pas la Mafia qui a subvertit lEtat moderne, mais ce sont les Etats qui ont concocté et utilisé les méthodes de la Mafia. Tout Etat moderne contraint de défendre son existence contre des populations qui mettent en doute sa légitimité est amené à utiliser à leur encontre les méthodes les plus éprouvées de la Mafia, et à leur imposer ce choix : terrorisme ou protection de lEtat.
Mais il ny a rien de nouveau à tout cela. Thucydide écrivait déjà, 400 ans avant Jésus-Christ, dans La guerre du Péloponnèse : « Qui plus est, ceux qui y prenaient la parole étaient du complot et les discours quils prononçaient avaient été soumis au préalable à lexamen de leurs amis. Aucune opposition ne se manifestait parmi le reste des citoyens, queffrayait le nombre des conjurés. Lorsque que quelquun essayait malgré tout des les contredire, on trouvait aussitôt un moyen commode des les faire mourir. Les meurtriers nétaient pas recherchés et aucune poursuite nétait engagée contre ceux quon soupçonnait. Le peuple ne réagissait pas et les gens étaient tellement terrorisés quils sestimaient heureux, même en restant muet, déchapper aux violences. Croyant les conjurés bien plus nombreux quils nétaient, ils avaient le sentiment dune impuissance complète. La ville était trop grande et ils ne se connaissaient pas assez les uns les autres, pour quil leur fût possible de découvrir ce quil en était vraiment. Dans ces conditions, si indigné quon fût, on ne pouvait confier ses griefs à personne. On devait donc renoncer à engager une action contre les coupables, car il eût fallut pour cela sadresser soit à un inconnu, soit à une personne de connaissance en qui on navait pas confiance. Dans le parti démocratique, les relations personnelles étaient partout empreintes de méfiance, et lon se demandait toujours si celui auquel on avait à faire nétait pas de connivence avec les conjuré ».
Aujourdhui, les manipulations générales en faveur de lordre établi sont devenues si denses quelles sétalent presque au grand jour. Pourtant, les véritables influences restent cachées, et les intentions ultimes ne peuvent quêtre assez difficilement soupçonnées, presque jamais comprises.
Notre monde démocratique qui, jusquil y a peu, allait de succès en succès, et sétait persuadé quil était aimé, a du renoncer depuis lors à ces rêves ; il nest aujourdhui plus que larme idéologique dun nouvel ordre mondial.
Publié sur Mecanopolis le 18 octobre 2010
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Tags: 11-Septembre, Al-Qaeda, Al-Qaïda, Al-Qaïda au maghreb, AQMI, Attentats, Brigade rouge, États, Guerre Afghanistan, Irak, Islam, Maffia, Menace terroriste, Mondialisme, Nazisme, Polices, Sarkozy, Terrorisme
Manipulation | Mecanopolis | 08 mai 2011 |
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