C’est
vrai, “on” nous dit sans cesse: “les pollueurs doivent être les payeurs”… pour
nous faire cracher toujours plus et avaler toutes les
pilules.














Mais où sont les vrais pollueurs: ceux qui achètent ce que l’on
produit, qu’on met en vente, emballage perdu et payé par le
consommateur,

ou ceux qui produisent, qui mettent en vente, pour
faire du fric, des (super)profits ?

Qui faut-il condamner: ceux qui vivaient hier, qui “n’ auraient pas
prévu” l’ avenir (voir ci-dessous) et qui ont vu naître le “progrès”, l’
écrasement du petit commerce par les multinationales de la distribution, ceux
qui consomment n’importe quoi aujourd’hui en suivant l’heure du temps et les
slogans de la consommation du luxe, du gaspillage, du profit industriel
????

La société capitaliste ne produit pas en fonction des besoins réels
de la population, mais des profits qu’elle génère, au point de fabriquer et de
vendre n’importe quoi, y compris de la saloperie inutile. La production
capitaliste est aussi celle de l’ anarchie, du gaspillage des richesses
naturelles. On ne répare plus rien aujourd’hui, cela coûte moins cher de jeter à
la poubelle et d’ acheter du neuf, de médiocre qualité et à durée de vie
volontairement limitée, en remplacement. Il faut jeter pour remplacer…
!

Bref l’ écologie, ce n’ est pas le capitalisme et vice-versa. Mais
qui entame ce débat de fond ?

Le texte ci-dessous est effectivement à lire et à
méditer…

RoRo

 

 



 



Sent: Friday, June 24, 2011 10:43 AM

 

Subject:  Les écologistes… passez vous
ça entre les dents….

 


D’accord, d’accord Alain B… on a connu ça mais on a quand même laissé
faire toutes ces conneries de gadgets, non?

Sous prétexte de rendre la vie plus facile (et chacun sait qu’il le
fallait), on a laissé faire tout et n’importe quoi.

Nos enfants sont devenus ce qu’ils sont parce que nous avons
abdiqué devant la société de gaspillage…
il me semble…

on n’est pas tout blanc non plus, ceux de « en mon temps »…

 

************



Quand la vieille femme a choisi le sac en
plastique
pour ses produits d’épicerie, la caissière lui a reproché de
ne pas se mettre au « vert ».

La caissière dit à la femme que la génération de la vieille femme ne
comprenait tout simplement pas le mouvement environnementaliste;

que seuls les jeunes allaient payer pour la vieille génération qui a
gaspillé toutes les ressources!

La vieille femme s’est excusée auprès
d’elle et a expliqué:  » Je suis désolée, nous n’avions pas le mouvement vert
dans mon temps. »

Alors qu’elle quittait le magasin, la mine déconfite, la
caissière en rajouta:  » Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les
ressources

à notre dépens. C’est vrai, vous ne considériez absolument pas la
protection de l’environnement dans votre temps! »
Alors la vieille dame se
retourna et admît qu’à l’époque, on retournait les bouteilles de lait,
les bouteilles de Coke et de bière au magasin.

Le magasin les renvoyait à l’usine pour être lavées, stérilisées et
remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises.

À cette époque, les bouteilles étaient réellement
recyclées,
mais on ne connaissait pas le mouvement
vert.
En mon temps, on montait l’escalier : on n’avait pas d’escaliers roulants dans
tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait à l’épicerie aussi.

On ne prenait pas un bolide à 300 chevaux-vapeur machine à chaque fois
qu’il fallait se déplacer de deux coins de rue.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement
vert.
À l’époque, on lavait les couches de bébé; on ne
connaissait pas les couches jetables.
On faisait sécher les vêtements
dehors sur une corde à linge;

pas dans un machine énergétique avalant 220 volts. On utilisait l’énergie
éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements. À l’époque, on recyclait

systématiquement les vêtements qui passaient d’un frère ou d’une sœur à
l’autre.

C’est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement vert.
À
l’époque, on n’avait qu’une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans
chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d’une boîte
de pizza,

pas un écran de la taille de l’État du Montana.
Dans la cuisine, on
s’activait pour brasser les plats et pour préparer les repas; on ne disposait
pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer

sans efforts.
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la
poste, on utilisait des rembourrages comme du papier journal ou de la ouate,

pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
À l’époque, on
utilisait du « jus-de-bras » pour tondre le gazon; on n’avait pas de tondeuses à
essence autopropulsées.
À l’époque, on travaillait fort physiquement; on
n’avait pas besoin d’aller dans un club de santé pour courir sur des tapis
roulants qui fonctionnent à l’électricité.

Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement vert.
À
l’époque, on buvait de l’eau à la fontaine quand on avait soif; on n’utilisait
pas de tasses ou de bouteilles en plastique à chaque fois qu’on voulait prendre
de l’eau.
On remplissait les plumes fontaine au lieu d’acheter un nouveau
stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir tout
simplement à chaque rasage.

Mais, c’est vrai, on ne connaissait pas le mouvement
vert.
À l’époque, les gens prenaient le tramway et les enfants
prenaient leur vélo pour se rendre à l’école au lieu d’utiliser la voiture
familiale et maman comme un service

de taxi de 24 heures.
On avait une prise de courant par pièce, pas une
bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques
indispensables aux jeunes d’aujourd’hui. »
La vieille dame avait raison : à
son époque, on ne connaissait pas le mouvement vert; mais on vivait
chaque jour de la vie dans le respect de l’environnement.

 

************
De Paul Lafargue dans « Le droit à la
paresse »:

« Travaillez, travaillez, prolétaires, pour agrandir
la fortune sociale et vos misères individuelles, travaillez, travaillez, pour
que, devenant plus pauvres, vous ayez plus de raisons de travailler et d’être
misérables. telle est la loi inexorable de la production capitaliste. »
…  »
Les prolétaires, abrutis par le dogme du travail, ne comprenant pas que le
surtravail qu’ils se sont infligés pendant le temps de prétendue prospérité est
la cause de leur misère présente, au lieu de courir au grenier à blé et de
crier: « Nous avons faim et nous voulons manger !…Vrai, nous n’avons pas un
rouge liard (ancienne monnaie de cuivre), mais tout gueux que nous sommes, c’est
nous cependant qui avons moissonné le blé et vendangé le
raisin… »


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