BELGIQUE: nous sommes « informés » et dirigés par une
bande de faux-c…

 

 

Ce samedi 13 août 2011, La Nouvelle Gazette de CHARLEROI consacre une
double colonne de sa page 17 aux états d’ âme du sieur Didier REYNDERS, ministre
Mr (Parti libéral) des finances du gouvernement déchu qui expédie les affaires
courantes (la Belgique n’ a toujours pas de gouvernement légalement constitué et
résultant des élections législatives de juin 2010, donc depuis 19 mois. Un cas
unique au monde!).

 

Cet article nous apprend que le pire moment de la semaine de Didier serait
“La violence en Grande-Bretagne”. Il explique: “J’ai bien sûr, vécu ces
évènements à distance (comme tout le reste du monde d’ailleurs) et, plus que les
faits, c’ est l’ampleur de la violence qui m’a frappé (on ne s’en étonnera
pas!). On incendie des commerces, on s’en prend à des gens sans moyens et sans
responsabilités dans tout ce qui se passe, des gens qui essaient de faire vivre
leur famille (et c’est vrai !)”.

 

Mais ce que le personnage libéral oublie de rappeler évidemment: c’est que
les révoltés, les voleurs, les casseurs, les émeutiers, c’est que ces gens
vivent dans les quartiers les plus pauvres, les plus misérables, les plus
défavorisés, des banlieues des grandes-villes anglaises que le pouvoir
ultra-conservateur britannique laisse pour compte généralement sans – travail et
sans prise en main sociale, c’ est-à-dire ces quartiers que son copain français
Nicolas SARKOSY veut nettoyer au kärcher en guise de solution finale.

 

De tous temps, les riches, les seigneurs, les exploiteurs, ont fait la
chasse aux gueux et aux mécréants qu’ils exploitaient et réduisaient en
esclaves, sans droit.

 

Un mécréant qui volait une poule et le seigneur lui tranchait la
main.

 

Un mécréant qui lui manquait de respect et/ou se révoltait, le seigneur le
faisait pendre haut et court.

 

Ce qui a changé aujourd’hui: les mécréants de plus en plus nombreux ne
vivent plus dans les campagnes entourant les châteaux des riches seigneurs. Ils
vivent dans nos banlieues et doivent continuer à trimer pour gagner leur croûte.
Si nos seigneurs leur donnent du travail….

 

Quant au seigneurs d’aujourd’hui, ils se font élire “démocratiquement” pour
légitimer leur pouvoir. Leurs châteaux se trouvent à Dubaï et dans d’ autres
paradis éloignés, quand ils ne vivent pas à Knokke-le-Zoute. Ils ont eux aussi
quitté les campagnes…

 

Pour rappel, en 1886, la Belgique a aussi connu des évènements précurseurs
à ceux de nos jours. En Wallonie, Liège et Charleroi, les révoltés, les
émeutiers,  de l’époque se sont d’ abord mis en grève et ensuite ont mis à
sac et incendié les villas des riches, des patrons: ils n’ avaient pas de
travail et crevaient de faim. A ROUX, l’armée mobilisée contre les crève-la-faim
a tiré et a fait de nombreuses victimes parmi les gueux et les mécréants. La
répression organisée par la suite par le gouvernement catholique fut sans pitié.
A ce moment catholiques et libéraux se partageaient successivement le pouvoir
depuis 1830. Le mouvement ouvrier allait seulement commence à s’organiser 
http://users.skynet.be/roger.romain/rouxfusillades1886.htm .

 

Alfred Defuisseaux a très bien expliqué l’ambiance de l’époque dans “Le
Catéchisme du Peuple” http://users.skynet.be/roger.romain/Defuisseaux.html

 

Il faut toujours se rappeler que la révolte des gueux et des esclaves
remonte déjà à Spartacus … et que sans révolte populaire, sans luttes
sociales, il n’ y a pas de changement. Et encore: voir la situation d’
aujourd’hui en Tunisie et en Egypte… Le pouvoir des riches et des exploiteurs
ne donne rien pour rien

 

RoRo

 

 


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