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Roger Romain de Courcelles | Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES

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Bientôt prêts pour une nouvelle intervention “humanitaire” de l’ OTAN, des ricano-occidentaux, des Assassins sans frontières et des pillards colonialistes…
Le canevas libyen est désormais connus…
RoRo

From: FISCHER BERNARD
Sent: Wednesday, September 28, 2011 9:11 PM

Subject: ARMEE SYRIENNE LIBRE

http://www.printempsarabe.blog.lemonde.fr/2011/09/27/larmee-libre-de-syrie-veut-armer-la-rebellion/#xtor=AL-32280184


http://www.fischer02003.over-blog.com/article-armee-syrienne-libre-85382651.html


http://www.convergencedesluttes.fr/index.php?post/2011/09/28/ARMEE-SYRIENNE-LIBRE

L’armée libre de Syrie veut armer la rébellion

Longtemps confinée à l’état de rumeur, l’apparition d’une opposition armée au régime du président Bachar Al-Assad en Syrie se précise. Ces dernières semaines, des journalistes occidentaux sont entrés en contact avec des soldats séditieux réunis au sein de groupements armés.

Un responsable américain interrogé par le New York Times, estime le nombre de défections au sein de l’armée syrienne à dix mille « environ », dont quelques centaines se seraient réunis au sein de deux groupes, apparemment rivaux : l’Armée syrienne libre et le Mouvement des officiers libres. Selon Nir Rosen, correspondant d’Al-Jazira, ils pourraient avoir, ensemble, tué sept cent membres des forces de sécurité lors d’embuscades et de combats.

La journaliste du Washington Post Liz Sly est entrée en contact avec l’Armée syrienne libre : « pour le moment, l’entité fantôme semble principalement reposer sur de grandes ambitions, une page Facebook et un nombre relativement restreint de soldats séditieux qui ont trouvé refuge aux frontières de la Turquie et du Liban ou parmi les civils dans les villes syriennes ». Mais, ils revendiquent déjà sur leur page Facebook de nombreux faits d’armes, certains semblant exagérement héroïques.

« C’est le début d’une révolte armée », a confié au Washington Post le général Riad Assad, le chef de cette armée dissidente, qui a fait sédition de l’armée de l’air en juillet avant de se réfugier en Turquie. « Il est impossible de venir à bout de ce régime si ce n’est par la force et le bain de sang », a-t-il confié par téléphone depuis la frontière syro-turque.

« L’armée syrienne libre n’est pas une organisation ou un mouvement ayant des objectifs politiques. Elle est une alternative à l’armée servant le régime. Nous sommes au service de la volonté du peuple et défendons leurs droits et leurs aspirations à une vie libre, décente et à la transition vers une démocratie civile (…) »

Ainsi, ce groupe énigmatique entend « s’accaparer une portion du territoire dans le nord de la Syrie, s’assurer une protection internationale sous la forme d’une zone d’exclusion aérienne, se procurer des armes auprès des pays amis et lancer une opération de grande envergure pour renverser le gouvernement Al-Assad, sur le modèle de la révolution libyenne », poursuit la journaliste.

HOMS, FOYER DE LA RÉVOLTE ARMÉE

Des manifestants anti-régime à Homs appellent à une intervention des pays arabes et à des actes de la part du premier ministre turc Erdogan.

Selon les diplomates et les militants, l’Armée syrienne libre est présente dans plusieurs endroits en Syrie : à Homs, Djebel Zawiya près de la frontière turque et Deir El-Zour notamment. La ville de Homs, située à cent soixante kilomètres au nord de Damas, est devenue, avec Rastan, l’un des foyers de cette résistance armée. La présence de ces soldats déserteurs organisés seraient à l’origine des opérations militaires lancées par les forces de sécurité du régime ces deux dernières semaines.

Le correspondant d’Al-Jazira, Nir Rosen, les a rencontré lors d’un reportage sur place. « Après la Libye, nombreux sont ceux qui pensent que ça a été une erreur de faire une révolution pacifique et que s’ils avaient fait comme les Libyens, ils seraient libres désormais », lui confie Abou Omar. Entré dans l’opposition en 2007, il assure désormais la coordination de ces soldats séditieux, qu’il décrit ainsi : « ils sont généralement jeunes, libéraux et ne croient pas en Dounya TV (la chaîne de télévision pro-régime). Ils ont réalisé qu’il n’y avait pas de justice dans l’armée, qu’ils ne peuvent pas y être promus. Ils voient ce qui arrive aux gens, à leurs familles ».

A Al-Houla, dans la province de Homs, des soldats déclarent leur ralliement à la brigade Khaled Ben Al-Walid, le 27 septembre (vidéo sur la page Facebook de l’Armée syrienne libre).

La ville de Homs abrite la célèbre brigade Khaled Ben Al-Walid du bataillon des Officiers libres. « Nous sommes des officiers libres rejetant l’oppression du peuple et nous protégeons les innocents », se présente le premier lieutenant Mohammed Abdelaziz Tlass de la cinquième brigade des forces spéciales. Ils estiment le nombre de déserteurs présents à Homs à cinq cent environ, en majorité originaires de la ville. La plupart ont fait défection sans leurs armes et n’ont que des grenades RPG.

Ces déserteurs assurent pour le moment la protection des manifestants contre les opérations des forces de sécurité et des milices du régime. Ils ne disposent pas encore des capacités nécessaires pour mener de larges opérations. Toutefois, ils ont déjà quelques faits d’armes à leur actif. La première opération remonte au 20 juin, affirme le lieutenant Tlass. En protégeant une manifestation, ils ont tué au moins six membres des forces de sécurité. « Cela nous touche quand ils sont tués. Ils ne savent pas pourquoi ils se battent », confie Abou Omar.

ARMER LA RÉVOLUTION

Au cours des sept semaines qu’il a passées en Syrie, Nir Rosen dit avoir été témoin « d’un thème de plus en plus présent dans le discours de l’opposition : un appel pour une réponse armée coordonnée à la répression du gouvernement, menée par l’opposition au sein de la Syrie ». La déception est grande au sein de la contestation de n’avoir pas réussi à infléchir le rapport de force lors du mois du Ramadan ; tous questionnent désormais la possibilité de renverser le régime par des moyens pacifiques.

Mais, les discussions vont bon train sur l’opportunité d’appeler publiquement à une révolte armée. « Notre révolution est pacifique et nous n’avons pas d’armes mais le temps est venu d’armer la révolution, surtout après la Libye », estime un soldat. Il appelle à l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, seul moyen selon lui d’encourager les désertions d’unités entières de soldats, qui n’auront plus à craindre une risposte d’envergure du régime. Un appel que Nir Rosen entend jusque dans les slogans des manifestations à Homs, le 28 août.

Dans une vidéo, le Mouvement des Officiers libres appelle l’Armée syrienne libre à les rejoindre (publiée le 23 septembre).

Même constat à Harasta, dans la banlieue de Damas, où le journaliste s’est rendu le 25 août. « A la fin, on ne peut pas se libérer sans armes », lui a confié un chef de l’opposition. « C’est nécessaire mais il faut que ça vienne de l’armée, pas du peuple : il nous faut des défections ». Ils comptent sur les soldats sunnites, nombreux au sein de l’armée, à la différence des forces d’élite dominées par les Alaouites.

Des soldats séditieux et des militants locaux assurent que les défections se font désormais quotidiennes, encouragées par les embuscades menées par ces brigades rebelles. Certains soldats ont assuré au Washington Post avoir des relais au sein de l’armée pour se fournir en kalachnikovs, grenades RPG et fusils antiaériens. La multiplication de rapports sur des saisies d’armes aux frontières libanaise et irakienne indique qu’ils se fournissent également par la contrebande.

PAS ENCORE UN TOURNANT

« Nous ne voulons pas que Homs devienne le scénario type pour le reste de la Syrie. Si c’était le cas, tout pourrait sombrer dans une situation plus que chaotique », a indiqué un responsable américain au New York Times.

Mais, l’ambassadeur américain en Syrie, Robert Ford, tempère ces craintes auprès du Washington Post. « Je ne pense pas que leur nombre soit suffisant pour avoir un impact d’une façon ou d’une autre sur le gouvernement ou sur la compétition entre les manifestants et le gouvernement », estime-t-il. Aucun de ces groupements ne dispose à l’heure actuelle d’une force suffisante pour s’emparer d’une ville.

« La grande majorité des manifestations demeurent désarmées et la vaste majorité des manifestants sont désarmés », poursuit l’ambassadeur. Une appréciation partagée par le journaliste Nir Rosen, selon qui une majorité de l’opposition sur le terrain reste pacifique et sans armes. « Pour certains, c’est une question de principe ou de stratégie ; pour la plupart, c’est simplement parce qu’ils n’ont pas accès à des armes qui seraient utiles contre les forces de sécurité syriennes », analyse-t-il.

Mais, il y a des indications selon lesquelles l’Armée syrienne libre notamment grossit et s’organise. Le groupe a annoncé la formation de douze bataillons dans tous le pays qui annoncent régulièrement leurs actions sur leur page Facebook. Les informations sur des combats armés ainsi que des embuscades contre l’armée à Homs, dans la banlieue de Damas, dans la région méridionale du Houran et à la frontière avec la Turquie se multiplient.

Si la dimension armée de la révolte devient plus notable ces dernières semaines, « je ne dirais pas que nous sommes à un tournant, mais il me semble que nous sommes au début de cela », confie un diplomate au New York Times. Un tel tournant pourrait être amorcé après une nouvelle action de répression violente.


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