Sent: Wednesday, October 12, 2011 8:32 AM

 

Subject: com de presse PTB: L’impact de la débâcle Dexia sur les
communes est largement sous-estimé

 




 



 

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Communiqué
de presse

11/10/2011








L’impact
de la débâcle Dexia sur les communes est largement
sous-estimé


Le service d’études du PTB révèle ce mardi
des chiffres sur l’impact de la chute du groupe Dexia sur les
finances communales. «  Les chiffres sont consternants,
déclare Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB. Les communes de toute
la Belgique risquent de perdre près de deux milliards, en plus du
milliard perdu par les dividendes non versés ces dernières années et
l’injection du capital en 2009. Qu’on le veuille ou non, le citoyen
risque d’être le dindon de la farce.  »


Vous trouvez ici, les chiffres pour quelques communes
importantes du pays, ainsi que la perte totale estimée. Le Holding
communal a été créé en 1996 suite à la privatisation du Crédit
communal et détient 14,1  % des actions Dexia. Toutes les
communes et provinces détiennent des actions là-bas et avaient des
revenus importants via des dividendes. Un demi-milliard a été
investi dans la recapitalisation en 2009, les communes ont
perdu plus de 600 millions d’euros par la perte de dividendes entre
2008 et 2011, mais surtout comme actionnaires, elles voient
aujourd’hui pointer une perte potentielle de 2 milliards par la
baisse du cours en Bourse de Dexia.
Les chiffres livrés
par l’Union des Villes et Communes wallonnes (575 millions de pertes
potentielles) se limitent à la Wallonie et ne tiennent surtout pas
compte de la moins-value des actions Dexia.


La perte totale de patrimoine est ainsi estimée, par le
service d’études du PTB, à 221 millions d’euros pour la ville
d’Anvers, 136 pour Charleroi, 109 pour Schaerbeek et 83 pour la
ville de Liège  !


Le comble est que les communes vont devoir faire des restrictions
pour sauver une banque souvent au prix d’emprunts coûteux  :
«  On a vu souvent des communes emprunter de l’argent pour…
sortir Dexia des problèmes  », réagit Raoul Hedebouw qui note
que le Crédit communal comme la CGER n’ont jamais connu les
problèmes que connaissent aujourd’hui les banques privées.


«  Il ne s’agit pas de nationaliser temporairement
Dexia Banque Belgique pour qu’elle continue à se comporter comme une
banque privée, puis à être revendue à une banque privée
étrangère.
Dans ce cas, les communes ne pourront récupérer
qu’une toute petite partie de leurs pertes. Il s’agit de transformer
Dexia Banque Belgique en un nouveau Crédit communal, une banque des
communes, basée sur les dépôts et l’épargne des ménages, des prêts
aux communes (belges), sans exiger un profit maximal et sans
spéculation en Bourse, précise Raoul Hedebouw, porte-parole du parti
de gauche. Les structures, les activités, le fonctionnement de Dexia
Banque Belgique doivent être assainis  : par la suppression des
activités de spéculation, par la transformation des prêts actuels
souvent à taux variables aux communes en produits de long terme avec
taux de change fixes, par le départ des postes à responsabilité de
ceux qui ont participé aux activités du passé… Et pour financer
cette opération, l’État doit s’en prendre aux responsables du
système financier en Belgique qui ont profité du système pendant des
années et sont à l’origine de la débâcle actuelle. Par une
contribution réparatrice du secteur financier pour financer le
rachat de Dexia Banque Belgique  immédiatement, par la
transformation du secteur bancaire belge actuel en un secteur
public, ensuite.  »


Service de presse du PTB
www.ptb.be


Contact presse
Raoul Hedebouw  : 0477/986510 


 


 


 



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