Franchement, je ne vois pas pourquoi un minimexé à quelque 25.000 fbelges par mois, un pensionné isolé avec une pension minimale de 42.000 frsb/mois (après 45 années de travail), un chômeur isolé de 40-50 ans (c-à-d un travailleur privé par le patronat de son droit au travail!) à quelque 32.000 frsb/mois, un petit salarié à quelque 50-60.000 frs/par mois, doit faire des “efforts”, doit partager une crise (se montrer solidaire, faire de nouveaux sacrifices, subir des restrictions supplémentaires, payer des impôts encore plus élevés malgré la vie de plus en plus chère, subir l’ autérité et la “crise” qui dure depuis 40 ans),… qu’il n’ a pas provoquée, ni voulue. Qui dirige ce pays finalement: les petits ou les gros (les multinationales et les banquiers capitalistes et leurs hommes demain “belges” et/ou européistes), les exploiteurs ??? Pour rappel : 1 euro = 40.3399 fbelges. Quoi, pour nos “socialistes” également, ce sont les prépensions, les soins de santé, les allocations de chômage, l’indexation des salaires (les prix montent par l’ ascenseurs et les salaires suivent par l’escalier) … qui ont provoqué la crise … du capitalisme ?

Les causes de la crise, ce sont la soif de profits, les loi du marché et de la concurrence, l’ anarchie et l’ exploitation capitalistes, les spéculations boursières et financières, les monstrueuses dépenses d’armements et de guerres, les diktats de l’ Europe des patrons et la soumission des gouvernants nationaux toutes tendances confondues, les luttes inter-capitalistes pour la conquête des marchés, … Nous ne vivons pas la fin du monde… Il y a des solutions: pas celles des gouvernants. La solution se trouve DANS UN CHANGEMENT DE REGIME social et économique. En un mot: LE SOCIALISME véritable. Le capitalisme craque de toutes parts …! Ouvrons nos yeux !

Comme en Grèce: Un Premier ministre “socialiste” va-t-il mettre en œuvre le plus grand plan d’austérité de l’histoire belge ? Lu dans SOLIDAIRE, hebdo du Ptb

RoRo

Les mythes de «la rigueur (in)juste» du PS

Un Premier ministre socialiste va-t-il mettre en œuvre le plus grand plan d’austérité de l’histoire belge ? Laurette Onkelinx, leader du PS à la table des négociations, prétend à la fois le soutenir et le surveiller. Est-ce vraiment possible ?

David Pestieau

Onkelinx affirme qu’il faut lui faire confiance et appelle les syndicats à ne pas réellement protester. Elle constate pourtant : « En France, ils ont fait un plan de rigueur de 11 milliards et les gens sont dans la rue. » (Photo Pierre Esteffe)

Alors que les négociateurs entrent dans le vif du sujet sur le volet socio-économique, Laurette Onkelinx explique dans une interview cruciale (Le Soir, lundi 3 octobre) comment le PS veut faire face au déficit de 24 milliards d’euros à l’horizon 2015. Décryptons quelques-unes de ses thèses.

« Une épreuve gigantesque »

Onkelinx affirme que l’effort à faire en 2012 est de trouver 10 milliards d’euros. « Un effort comme nous ne l’avons jamais connu en Belgique », précise-t-elle, équivalent à 2,6 % du produit intérieur brut.

Onkelinx reprend l’exigence de l’Union européenne et de sa nouvelle gouvernance européenne : l’ultime priorité est d’effacer le déficit. Mais Paul Magnette, autre homme fort du PS, l’a précisé : « Même si nous ne devions pas le faire parce que l’Europe l’impose, il faudrait le faire tout de même, sous peine de faire payer les travailleurs pour les intérêts aux banques. »

Soyons clairs. Il ne s’agit pas que l’État vive au-dessus de ses moyens. Et qu’il soit dépendant des banques. Mais l’augmentation de la dette de l’État n’est pas un phénomène naturel. Il a été justement provoqué par le sauvetage des banques. Et par la crise du système économique depuis 2008. Si on veut s’en prendre au déficit, il faut d’abord en identifier les causes et les responsables.

Pourquoi le PS n’ose-t-il pas dire que les travailleurs ne sont pas responsables de la crise et, donc, ne doivent rien payer ? Pourquoi ce ne sont pas les actionnaires qui devraient subir une « épreuve gigantesque », eux qui ont vu leurs dividendes tripler en dix ans ?

« Il va falloir lever pas mal de tabous »

« (Il faut) accepter l’inévitable, affirme Onkelinx. Osons le grand chambardement. Il va falloir lever pas mal de tabous… Il faudra réformer sérieusement les prépensions. Je sais qu’il faudra réformer les allocations de chômage. Je sais qu’il faudra une réforme visant la maîtrise des coûts des soins de santé. »

Bien sûr, Onkelinx ne veut pas de la méthode de la hache libérale mais elle appelle le monde du travail à accepter de travailler plus longtemps : la note Di Rupo ne propose pas la suppression de la prépension mais de la rendre quasiment impossible avant 60 ans. Soit ce qu’a proposé la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) la semaine dernière, comme deuxième étape après le Pacte des générations.

Onkelinx appelle aussi à « être plus sévère dans la législation générale » sur le chômage, ce qui veut dire diminuer fortement les allocations de chômage. « En fin de parcours, après un an de chômage, un allocataire cohabitant aurait 452 euros par mois. Qui pourrait vivre avec une telle somme ? » s’est indigné Claude Rollin de la CSC. Est-ce en renforçant le contrôle des chômeurs qu’on empêchera vraiment les libéraux de limiter les allocations dans le temps ?

« Aller plus loin sur l’impôt sur la fortune »

Onkelinx propose que le monde du travail accepte de lever ses tabous, si, en face, on lève le tabou de la taxation du capital. Pêle-mêle, elle veut réformer les intérêts notionnels, avoir une taxation plus importante sur les plus-values sur actions. Une sorte de troc où la gauche et la droite pourraient se retrouver.

Mais quelles garanties offre le PS qu’il ne cédera pas à la première contre-offensive, comme on l’a vu avec Magnette et la taxe nucléaire aussitôt contestée par Electrabel ?

Le formateur Di Rupo propose un petit impôt temporaire de 0,5 % sur les fortunes au-dessus de 1,25 million d’euros ? « Tout cela, c’est trop modeste, s’exclame Onkelinx. Le formateur ne va pas assez loin. » Précisons que Di Rupo est toujours président du PS et qu’Onkelinx n’a pas pris sa carte au PTB dans la nuit : tout cela ressemble donc furieusement à un exercice de musculation avant les négociations qui aboutiront à peu de concret.

« Les syndicats savent que si on ne fait rien… »

Car comment le PS va-t-il imposer que les plus riches paient, sans un vrai mouvement de masse de la population pour l’imposer ? Or Onkelinx affirme qu’il faut lui faire confiance et appelle les syndicats à ne pas réellement protester. Elle constate pourtant : « En France, il ont fait un plan de rigueur de 11 milliards et les gens sont dans la rue : 11 milliards pour un pays cinq fois et demi plus grand que le nôtre. » Mais elle précise : « Les syndicats en Belgique seront mobilisés. Je le sais. Ils préféreraient qu’il n’y ait pas de plan de rigueur. Mais je leur dis que ne pas faire cela, ce serait préserver les gens pour un an ou deux, mais les tuer eux et leurs enfants à l’avenir. Il y a un mot : “la nécessité”. Les syndicats le savent, au fond. Je veux une rigueur juste, de gauche. »

Le malaise est là : Onkelinx ne parlerait-elle de faire payer les riches que pour faire payer les travailleurs en les appelant à la résignation et à ne pas descendre dans la rue comme en France ?

Et cette austérité qui ne dit pas son nom1 ne résoudra pas la crise : la perte de pouvoir d’achat risque au contraire de l’aggraver comme on le voit en Grèce.

A contrario de ce qu’affirme Onkelinx, le monde du travail a besoin d’un refus clair de toute austérité. Une alternative qui fait payer uniquement les responsables. Une large information dès maintenant. Un plan d’actions nationales dès que les plans de Di Rupo I sont annoncés. Comme on l’a vu en Grèce et au Portugal, aussi face à des Premiers ministres sociaux-démocrates.

1. On se souvient que Di Rupo avait appelé « consolidation stratégique » la privatisation de Belgacom et de la Sabena.

Comment vendre un mauvais plan : le précédent du Plan global de 1993
En 1993, le Plan Global est un grand plan d’austérité qui est décidé par une coalition socialiste-chrétienne avec le Premier ministre Dehaene. Un mouvement social se déclenche.
Pour éteindre le feu, le gouvernement – et particulièrement les ministres socialistes – utilise plusieurs manœuvres. Certains points secondaires du plan sont renvoyés à la concertation entre syndicats et patrons. Le gouvernement prend aussi des mesures symboliques contre les riches et les banques afin de pouvoir vendre son plan comme un plan « équilibré ». Et, c’est promis, la lutte contre la fraude fiscale sera intensifiée. Le patrimoine immobilier (secondes résidences, habitations mises en société) devra s’acquitter de 11,6 milliards de francs (soit 270 millions d’euros). Mesures qui feront dire au ministre socialiste Dehousse : « Le PS est sorti vainqueur, dans la mesure où il réalise une très vieille revendication de la gauche wallonne, un impôt sur la fortune. » (Le Soir, 17/11/1993)
On est loin des 8 milliards euros qu’un vrai impôt sur les fortunes pourrait rapporter. Mais même cette maigre mesure du Plan Global n’a jamais été plus qu’une fausse promesse. Thierry Bodson, de la FGTB wallonne, l’a récemment déploré : « La seule mesure qui n’a jamais été mise en œuvre dans le Plan global des années 90, c’est l’imposition du patrimoine… On ne nous aura plus. » (Le Soir, 17/09/2009) (KH)


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