COURCELLES: pour la première fois depuis des lustres, le corps électoral courcellois passe à droite : une coalition Mr et Psc-Cdh était d’ailleurs conclue avant même le vote des électeurs. Mr et Cdh, c’est 14 élus (sur 31). Le Cdh a reculé de 1 siège. Ce sont donc les mutants de la fausse “gauche” Ecolo qui apportent leur 3 sièges à la coalition de droite. Comme à Molenbeek, les colos-colos font la démonstration qu’ils sont prêts à se vendre, à vendre la “gauche”, en échange de quelques postes d’échevins. Cette campagne électorale a amplifier la démonstration que la lutte des places est de plus en plus privilégiée par rapport à la lutte des classes…
Jean-Claude Marcourt : « Le PTB, un problème pour la démocratie »
jeudi 18 octobre 2012 à 09h46
Le ministre wallon de l’Economie invite le PS à s’interroger sur son recul aux dépens du parti d’extrême gauche. En réponse à la victoire de la N-VA, il appelle le gouvernement fédéral à accélérer la réforme de l’Etat.
Jean-Claude Marcourt, ministre wallon de l’Economie. (PS) © Image Globe
Dans une interview exclusive au Vif/L’Express de cette semaine, le ministre wallon de l’Economie Jean-Claude Marcourt appelle le Parti socialiste à s’interroger sur son recul dans toutes les communes urbaines du bassin liégeois lors des élections communales du 14 octobre. « Pourquoi une partie de notre électorat se détourne-t-il de nous, pour privilégier l’extrême gauche ? C’est un fait important. Nous devons être beaucoup plus à l’écoute des gens », estime M. Marcourt. Le responsable socialiste liégeois met aussi en garde contre la nature du Parti des Travailleurs de Belgique (PTB), en progression lors du scrutin communal. « Le PTB reste un parti stalinien. C’est son droit, mais au moins, qu’il le dise ! », clame Jean-Claude Marcourt qui estime encore que « le PTB est un vrai problème pour la démocratie ».
En réponse à la victoire de la N-VA en Flandre, le ministre wallon de l’Economie déclare que le gouvernement fédéral doit accélérer la mise en oeuvre de la 6e réforme de l’Etat (« Plus nous irons vite, plus ceux qui ont eu le courage de négocier pourront être crédités d’avoir réalisé des réformes ») et que les francophones doivent s’occuper en priorité du socio-économique. Mais à l’inverse d’un Charles Picqué, il estime que les francophones ne doivent pas « perdre leur temps » à préparer un plan B. Pour autant, Jean-Claude Marcourt ne ferme pas tout à fait la porte au confédéralisme.
François Brabant
Percée du PTB+ comme force émergente à gauche dans toute la Belgique
Le PTB+ a obtenu un total de 31 conseillers communaux, 17 élus de districts (à Anvers) et 4 conseillers provinciaux (2 à Anvers, 2 à Liège). Le PTB+ devient ainsi la force émergente à gauche dans toute la Belgique.
Avec 12 sièges communaux, le PTB+ perce dans l’agglomération liégeoise. Avec 4 conseillers communaux et 8,6 %, il fait une entrée remarquée au conseil communal à Anvers. Le PTB+ obtient ses premiers élus en région bruxelloise à Molenbeek et à Schaerbeek, et au Hainaut à Mons et à Charleroi. Il confirme son élu à La Louvière. À Genk, le parti de gauche passe de 1 à 3 sièges avec 8,8 %. Le PTB+ confirme à Zelzate (Gand) avec 22 % et six sièges. Le parti avance aussi à Gand, Malines, Louvain et Namur avec ses scores approchant les 3 %.
Avec 12 sièges communaux en région liégeoise, le PTB+ perce à Liège (6,5 %, 2 sièges), à Seraing (14 %, 5 sièges), Herstal (14 %, 4 sièges) et à Flémalle (6,3 %, 1 siège). « La Cité ardente est plus rouge ce soir », a déclaré Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB+ qui rentre au conseil communal de Liège. « Nous devenons le deuxième parti à Seraing et Herstal et nous faisons notre entrée au conseil communal dans une grande ville wallonne. Nous avons pu imposer à l’agenda politique nos thèmes de campagne comme le logement, de l’emploi et la taxation des déchets. Et nous avons ressenti, parmi la population, le besoin d’un véritable parti de gauche, en paroles et en actes. Et avec l’appui du Parti communiste, avec l’élection d’un de leurs candidats à Seraing. »
Avec 8 %, le PTB+ rentre au Conseil communal d’Anvers avec quatre élus et devient le quatrième parti de la métropole à égalité avec Groen! Peter Mertens, président du PTB+, qui menait la liste anversoise, a réagi devant une salle enthousiaste : « Nous pouvons être contents : il va enfin y avoir un parti à Anvers qui va mener une opposition sociale. Nous allons mener, dans les prochaines années, une opposition constructive, sociale, mais forte face au futur bourgmestre Bart De Wever. Le changement commence à Anvers ; nous devons transformer notre score en une organisation forte et en une pression venant de la base. En ce qui concerne le score de la Stadslijst du bourgmestre Janssens, elle ne doit s’en prendre qu’à elle-même. Annoncer, comme elle l’a fait, une semaine avant les élections, qu’Anvers ne fait pas face à une crise du logement, c’est être aveugle devant la réalité. Je suis heureux qu’à Anvers, nous allions avec quatre élus au conseil communal et 17 conseillers de districts pour construire une belle alternative de gauche, une opposition combative. »
Le PTB+ remercie ses électeurs pour leur vote et ses membres pour leur engagement. Ce résultat a une signification nationale : si Bart de Wever veut faire de ce scrutin un tremplin vers 2014, si le gouvernement veut continuer sur la voie de l’austérité, le PTB+ a émergé comme une force qui s’engagera, et au niveau communal et au niveau national, dans une opposition sociale de gauche.
Service de presse du PTB+
www.ptbplus.be
Infos:
Merckx Sofie – 0473/735525
Mugemangango Germain – 0487/427848
Les postes avant le programme et les besoins des gens..
Le PTB+ et une bonne partie des habitants des communes bruxelloises s’indignent des marchandages politiques qui se déroulent dans la formation des majorités communales en Région bruxelloise. « Ce qui importe visiblement pour ces partis traditionnels qui proposent des majorités interchangeables, c’est la répartition des échevinats et du mayorat, et pas la cohérence politique des programmes et l’avis de la population qui passent totalement à l’arrière-plan. Il y a un déni de démocratie car les programmes de majorités ne sont pas soumis à la population. » pointe Benjamin Pestieau, président du PTB-PVDA en Région bruxelloise.
A Molenbeek, les électeurs Ecolo qui favorisaient une alliance progressiste, ont été remerciés en se réveillant avec une alliance dans laquelle le MR se trouve à la tête…Le CDH de cette même commune fait passer des querelles bruxelloises avant le signal donné par l’électeur molenbeekois qui a clairement fait reculer le vote de droite dans la commune.
Le PS à Bruxelles-ville qui appelait à “voter pour faire barrage à la droite” ramène le MR de Courtois au pouvoir en vantant la « cohérence » du projet de ville. Tandis qu’à Ixelles, il s’allie avec le MR de Defourny et Destexhe. Finalement, ce sont les habitants de ces communes qui sont les victimes de cette bataille de postes.
« Le besoin d’une opposition de gauche décomplexée qui met avant les thèmes chers aux habitants se fait plus que jamais sentir. C’est ce que nous allons faire à Molenbeek et Schaerbeek où nous avons un élu. Et dans les autres communes. Chaque fois en mobilisant la population. » ajoute Benjamin Pestieau.
A Molenbeek, Dirk De Block, nouvel élu PTB+, respectera, lui, le mandat de l’électeur: mener une opposition sociale de gauche quel que soit le nom du bourgmestre. Face à un Ecolo qui a vendu son âme et un PS groggy par le départ de Moureaux, il entend bien être le moteur de cette opposition de gauche: « Nous allons nous battre pour les priorités de notre programme: la création de 2500 logements publics à loyer bon marché ; des écoles de qualité et bilingues (“immersion”) ; la formation et l’embauche des jeunes de nos quartiers. Et ceci avec le soutien des habitants que nous amènerons aussi souvent que possible au conseil communal. »
Et d’ajouter à l’adresse de la nouvelle bourgmestre Scheepmans: « Il est clair qu’avec le MR au pouvoir, nous nous éloignons encore un peu plus de la construction de logements sociaux alors qu’il s’agit d’une priorité majeure de la population. Et il n’est pas question que le nouvelle bourgmestre importe à Molenbeek une politique de division et de discriminations prônée par le nouvel homme fort du MR bruxellois Didier Reynders. »
Contacts presses:
Dirk De Block – conseiller communal PTB-PVDA+ à Molenbeek – 0478 / 425 125
Benjamin Pestieau – président du PTB-PVDA en Région bruxelloise – 0477 / 83 11 90
Service de presse du PTB
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En savoir plus sur Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES
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