Josy Dubié fait partie des nouvelles
recrues du
PTB GO (Gauche d’Ouverture) de Raoul
Hedebouw.


Il était l’invité de Bel-RTL ce matin.
L’ancien sénateur Écolo explique à quel moment il a basculé de la gauche verte à
la «gauche de la gauche».


La goutte d’eau


«La goutte d’eau, ça a été l’attitude
des partis de la gauche traditionnelle, PS et Écolo, par rapport au traité
d’austérité européen», dit-il.


Ce que Josy Dubié appelle le «traité
d’austérité», c’est le traité budgétaire européen, destiné à lutter radicalement
contre la dette des États membres.


Il estime que, sur ce coup-là, «Écolo a
été encore plus hypocrite que le PS. Ils étaient contre au fédéral et pour dans
les régions».


La différence, avait alors expliqué
Écolo, c’était la possibilité d’aménager le traité budgétaire en question grâce
à certains amendements.


Dubié-Defossé : même
combat


«Des amendements!» s’étrangle l’ancien
sénateur. «On peut voter tous les amendements qu’on veut, c’est le traité qu’on
vote. Et c’est le traité de l’austérité. L’austérité, ce n’est pas las solution,
c’est le problème. Écolo n’aurait pas dû ratifier ce traité.»


Ce discours critique était aussi celui
du frère de Josy Dubié, Jean-Claude Defossé, au moment de voter ce même traité
dans les entités fédérées à la mi-décembre.


Jean-Claude Defossé, député Écolo
bruxellois et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, était en effet l’un des rares
élus à
voter contre le
texte
. «Je ne veux pas être
complice de ça. Le Traité, c’est 20 ans d’austérité et de serrage de ceinture»,
avait alors martelé l’ancien chroniqueur des «Grands travaux inutiles», à la
RTBF.


La fin du capitalisme ? Il serait
temps…


En rejoignant la campagne du PTB GO
(sans être lui-même candidat), Josy Dubié veut pour sa part tenter «d’amener au
parlement une autre force politique, un discours plus radical, un aiguillon. Pas
pour diviser la gauche mais pour ramener la gauche vers ses fondamentaux: la
justice sociale», dit-il.


«Le PS se fonde sur la charte de
Quaregnon, qui prône la fin du capitalisme. Vous avez vu où on en est? Il serait
temps de l’appliquer aujourd’hui. Il faut changer de politique. Ce n’est pas moi
qui le dis, ce sont de grands économistes, des prix Nobel, qui disent que sans
cela nous courons à notre perte».


L’ancien sénateur ne renie pas pour
autant son passé Écolo. «Je reste écologiste»,
nuance-t-il.