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Jusqu’Ă la nausĂ©e… La droite ? La gauche ?
Oui effectivement “spĂ©cialistes”, commentateurs “neutres”; “politologues”, “journaleux” idiots, dirigeant umpistes, centristes, Fn, y vont de leurs commentaires et conseils imbĂ©ciles, suite aux communales françaises et Ă la prise du pouvoir hollando-vallsiste sur le Ps. Le Ps serait responsables de tous les maux, ne serait pas encore assez Ă droite, assez social-dĂ©mocrate. Il serait temps que le Ps abandonne le “Socialisme” cause de tous les maux, accepte le libĂ©ralisme triomphant, vive avec son temps. Bref le Ps devrait devenir un nouveau parti libĂ©ral, qui serait sans doute seul capable de liquider le chĂ´mage. …
Je n’ ai aucune sympathies pour le Ps. Mais ce n’ est ni le Ps, ni les communistes, ni les gouvernements, qui ferment les usines, mettent des dizaines de millions de travailleurs au chômage. Ce sont les patrons, les banquiers, les multinationales, aidés par l’ Europe anti-sociale et les partis de droite, les dirigeants ”socialistes” droitiers, sociaux-démocrates, européistes, participationnistes et collabos.
C’est le capitalisme qui craque, le chĂ´mage Ă©tant prĂ©cisĂ©ment une de ses principales maladies, avec les guerres, la misère, l’ exploitation. En BELGIQUE le chĂ´mage existe depuis plus de 50 – 60 ans et ne cesse de s’ aggraver quel que soit le gouvernement en place. Le seul moyen de s’ en sortir, c’ est d’ aller chercher l’ argent LA OU IL SE TROUVE REELLEMENT pour crĂ©er de l’ emploi: dans les coffres-forts des banquiers, des patrons, des multinationales en profits. Ce n’ est pas le Socialisme, le Communisme, qu’il faut liquider C’ est le capitalisme qui craque de toutes parts et qui tente de reporter ses crises Ă©conomiques et financières sur le dos des peuples, des État, des pouvoirs publics, des gouvernements, surtout ceux qui sont les plus à “gauche”.
A propos de la gauche, de la droite: un point de vue historique qu’il serait intéressante de (re)lire du reste
un article du groupe « COMBAT » (bulletin communiste du Val de Marne) par Guy MARTIN le 23/02/2002
DROITE, GAUCHE : DEPUIS QUAND CETTE APPELLATION ? QUEL CONTENU ?
L’expression politique droite/gauche a son origine en Grande Bretagne. A la chambre des Communes, les sièges sont disposĂ©s en deux rangĂ©es face Ă face; la majoritĂ© gouvernementale (conservatrice ou travailliste selon la conjoncture) siège dans ceux de droite, l’opposition sur ceux de gauche. C’est la concrĂ©tisation de la bipolarisation. SiĂ©ger Ă droite, en Angleterre, implique seulement qu’on est le parti du gouvernement.
Dès 1789 Ă l’AssemblĂ©e Constituante (9 juillet 1789), les royalistes qui sont le parti du roi, donc du pouvoir en place, siègent Ă droite (selon l’usage britannique), les partisans du changement, de la rĂ©volution (quoi qu’ils mettent dans ce mot), siègent Ă gauche. Depuis et sans interruption, en France, la gauche est considĂ©rĂ©e de façon un peu simplificatrice comme le camp des idĂ©es de progrès, des changements, la droite comme celui des valeurs traditionnelles ou de l’ordre existant. Dans la Constituante les Noirs ou Aristocrates , les Monarchiens et les Constitutionnels tels La Fayette et Sieyès siègent Ă droite, les rĂ©publicains siègent Ă gauche. Entre les deux, les indĂ©pendants, Ă l’extrĂŞme gauche, le groupe dĂ©mocrate, partisan du suffrage universel (Robespierre, PĂ©tion). L’AssemblĂ©e ne siège pas dans une salle divisĂ©e en deux par une allĂ©e centrale comme en Angleterre mais dans un hĂ©micycle oĂą peuvent se matĂ©rialiser, sans ĂŞtre sĂ©parĂ©es comme en Angleterre, toutes les nuances de la reprĂ©sentation nationale: une gauche et une extrĂŞme gauche, une droite et une extrĂŞme droite et un ou plusieurs centres, disposition qui favorise le pluralisme qui s’inscrit dès lors dans la tradition politique de la France.
A l’AssemblĂ©e lĂ©gislative (1er Octobre 1791), sur les 745 dĂ©putĂ©s, 264 se rĂ©clament du club des Feuillants et siègent Ă droite, 345 occupent le centre, 136, pour la plupart du club breton, (plus tard appelĂ© Jacobin) Ă gauche: Condorcet, Brissot (avec ses amis brissotins) et Ă l’extrĂŞme gauche : Couthon, Camot, Robespierre. Mais cette gauche de l’AssemblĂ©e lĂ©gislative est hĂ©tĂ©rogène et elle se scindera rapidement. Robespierre et Brissot sont dĂ©jĂ adversaires et les brissotins sous l’appellation de girondins siĂ©geront Ă droite dans la Convention (21 septembre 1792). Quant aux dĂ©putĂ©s jacobins les plus engagĂ©s dans le processus rĂ©volutionnaire ils portent le nom de Montagnards parce qu’ils siègent bien Ă gauche mais dans les travĂ©es supĂ©rieures, les travĂ©es infĂ©rieures Ă©tant occupĂ©es par le Marais. ( parmi les Montagnards Robespierre, Marat, Saint-Just et Danton ( fondateur du club des Cordeliers) qui sera accusĂ© de corruption par le girondins, et qui Ă la tĂŞte des Indulgents entrera en opposition (dès la fin 1793) avec le ComitĂ© de salut public et sera considĂ©rĂ© comme suspect. Partisan de l’arrĂŞt et mĂŞme de l’abolition de nombreuses mesures rĂ©volutionnaires, il est aussi compromis par sa solidaritĂ© avec Fabre d’Églantine, coupable avĂ©rĂ© « d’enrichissement personnel et d’usage de faux » dans la liquidation de la Compagnie des Indes. Danton sera attaquĂ© par la fraction la plus avancĂ©e de la Montagne, et Robespierre, après avoir hĂ©sitĂ©, fera traduire ce compagnon de luttes, nullement incorruptible, lui, devant le tribunal rĂ©volutionnaire.
Dans les quelque cinq annĂ©es de la RĂ©volution (de la prise de la Bastille au 9 thermidor), se sont fondĂ©es nos traditions politiques, et mĂŞme l’organisation en partis qui ne portaient pas ce nom. Les rĂ©volutionnaires n’en voulaient pas, ils pensaient qu’ils auraient Ă©tĂ© un facteur de division de la nation « une et indivisible ». Cependant ils existent en germe dans les clubs. Jacobins, Cordeliers, Feuillants… et dans les cercles qui prolifèrent…
On a longtemps dit « les gauches » dĂ©nomination qui met l’accent sur les diffĂ©rences, puis la gauche (qui implique l’idĂ©e d’union) que remplace aujourd’hui (pour combien de temps encore) l’expression la gauche plurielle.
Il convient d’affiner la division classique droite /gauche en montrant les limites de celle-ci. Le regroupement des centres autour d’une RĂ©publique modĂ©rĂ©e en 1875 et dans les annĂ©es 1890, la politique d’union nationale entre les deux guerres mondiales, la troisième force en 1947 nuancent la vision schĂ©matique d’une France oĂą une gauche intangible et farouche s’opposerait Ă une droite Ă©ternelle. « II existe trois gauches en France depuis le guerre de 14: modĂ©rĂ©e, radicale, socialiste… trois gauches encore entre 1920 et le dĂ©but des annĂ©es 30 radicale, socialiste, communiste d’abord divisĂ©es et mĂŞme affrontĂ©es avant de s’unir pour la dĂ©fense de la RĂ©publique (Raymond Huard, dans: La France contemporaine). Le glissement des formations de gauche vers la droite, dans notre pays dominĂ© par la bourgeoisie, est un phĂ©nomène ancien, il commence avec les girondins. On l’observe avec l’Ă©volution du puissant parti radical et radical socialiste de moins en moins radical dans ses programmes et plus du tout socialiste, hostile Ă la lutte des classes et opportuniste qui finira par n’ĂŞtre plus que l’ombre de lui mĂŞme, dont une fraction passera Ă droite, l’autre restant Ă gauche mais ayant l’une et l’autre perdu toute influence. On l’observe avec le parti SFIO devenu socialiste que son hostilitĂ© aux communistes rapproche sans cesse de la droite, en 1937/39 comme de 1947 Ă 1970, qui finit par accepter le dialogue avec le PCF pour s’en servir et qui, finalement, arrivĂ© au pouvoir, renoncera Ă toute rĂ©fĂ©rence Ă la lutte des classes et au socialisme et finira par se rallier au libĂ©ralisme Ă©conomique en entraĂ®nant dans son sillage les formations des gauches parlementaires d’un poids très infĂ©rieur au sien. Les phases d’union comme le Front Populaire (sans participation communiste) sont rares et brèves. Seul le PCF prĂ´ne l’union de la gauche comme stratĂ©gie permanente depuis 1930 jusqu’à la signature du Programme commun qui en est l’aboutissement, stratĂ©gie dont il a fait finalement les frais, oĂą se dissoudra sa nature de classe et sa vocation rĂ©volutionnaire jusqu’à opĂ©rer, lui aussi, avec la mutation un glissement vers la droite. La gauche plurielle est finalement la manifestation de l’acceptation du capitalisme par toute la gauche institutionnelle.
http://users.skynet.be/roger.romain/HISTOIRE_gauche.htm
From: Xarlo
Sent: Thursday, April 3, 2014 10:38 AM
Subject: Jusqu’Ă la nausĂ©e…
A la suite de ce non-Ă©vènement qu’est la constitution du « nouveau » gouvernement et de sa politique prĂ©visible plus droitière que la prĂ©cĂ©dente (mais oui, c’est possible…), j’ai voulu voir et Ă©couter ce qu’en disent les medias institutionnels
Journalistes plus insipides les uns que les autres, experts plus conformistes les uns que les autres, et politologues plus stupides les uns que les autres essaient de nous vendre Ă qui mieux mieux le prĂ©tendu changement provoquĂ© par la veste Ă©lectorale de ces derniers jours. Jusqu’Ă la nausĂ©e…
Objectif commun de tous ces crétins: nous faire prendre les vessies pour des lanternes.
Une bonne purge s’impose de toute urgence. Après le lavage de cerveau, le lavage d’estomac…
***
Ce qui empĂŞche les gens de vivre ensemble,
ce sont leurs conneries, pas leurs différences.
(Anna Gavalda)
En savoir plus sur Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES
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