Guerre en Ukraine : Macron veut former une coalition européenne avant d’aller en Ukraine, … C’est « LE SOIR » qui le rappelle, …

Des instructeurs militaires de plusieurs pays alliés pourraient être envoyés en Ukraine dans les prochaines semaines, notamment des démineurs. La Lituanie et l’Estonie y sont favorables. Côté belge, « ce n’est pas à l’ordre du jour » mais il y a eu des contacts en ce sens.  (note de RoRo: on se rappellera que KENNEDY a commencé la sale guerre américaine au Vietnam en envoyant d’ abord 500 conseillers militaires pour aider le SUD: finalement ils se sont retrouvés 500.000 combattants sur place, dont 40.000 sont rentrés aux U$A dans un cercueil, …))

Une des demandes de l’Ukraine porte notamment sur la formation de démineurs.
Une des demandes de l’Ukraine porte notamment sur la formation de démineurs. – Kyodo/MAXPPP.
Philippe de Boeck

Décodage – Journaliste au pôle InternationalPar Philippe de BoeckPublié le 30/05/2024

En plus du débat sur l’autorisation ou non de pouvoir utiliser des armes fournies par les alliés de l’Ukraine en territoire russe, un autre débat porte sur l’envoi sur place d’instructeurs militaires occidentaux. C’est la France qui a tiré la première avec les déclarations d’Emmanuel Macron, le 26 février dernier, sur « l’éventuel envoi de troupes au sol » en Ukraine.

Lundi, le commandant en chef de l’armée ukrainienne Oleksandr Syrsky affirmait que la France allait envoyer « prochainement » de premiers instructeurs militaires en Ukraine. « Je salue l’initiative de la France d’envoyer des instructeurs en Ukraine pour former les militaires ukrainiens. J’ai déjà signé les documents qui permettront aux premiers instructeurs français de se rendre dans nos centres de formation et de se familiariser avec les infrastructures et leur personnel », écrivait sur Telegram le général Syrsky.

Il a publié ce message après un entretien avec le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu. Mais dans la foulée, le ministère français s’est borné à dire que le dossier « était à l’étude » sans évoquer pour autant l’envoi d’instructeurs. « Comme déjà évoqué plusieurs fois, la formation sur le sol ukrainien fait partie des « chantiers » (sic) discutés depuis la conférence sur le soutien à l’Ukraine réunie par le président de la République le 26 février 2024 », a indiqué le ministère français de la Défense.

Une annonce le 6 juin 2024 ?

D’après le journal Le Monde de jeudi, la France ne veut pas (ou n’ose pas) y aller seule et cherche à convaincre d’autres pays à la suivre dans une nouvelle coalition autour de l’envoi d’instructeurs européens en Ukraine.

Toujours d’après le quotidien français, « les consultations à ce sujet devraient s’accélérer dans les prochains jours, pour permettre une éventuelle annonce lors de la venue en France du président ukrainien à l’occasion des 80 ans du débarquement en Normandie, les 6 et 7 juin ».

Le sujet a en tout cas été abordé mardi entre Macron et Scholz en marge d’un conseil des ministres franco-allemand. « Je n’ai pas pour habitude de commenter des rumeurs ou des décisions qui pourraient arriver », a observé Emmanuel Macron devant Olaf Scholz, parlant de « communications non coordonnées et malheureuses ». Mais sans démentir pour autant la perspective d’un tel déploiement.

Lituanie et Estonie en tête

L’idée serait d’envoyer dans un premier temps quelques dizaines de spécialistes afin d’identifier les besoins de formation. Puis, dans un deuxième temps, une mission forte de quelques centaines d’instructeurs militaires. Une des demandes de l’Ukraine porte notamment sur la formation de démineurs.

Plusieurs pays sont susceptibles de rejoindre cette nouvelle coalition dont deux Baltes. « La Lituanie est prête à rejoindre une coalition menée, par exemple, par la France, qui assurerait la formation de soldats en Ukraine », a affirmé mi-mai le ministre lituanien des Affaires étrangères. D’après des sources baltes, les Britanniques pourraient également être intéressés par une telle initiative.

Dans un entretien au Financial Times le 20 mai, la Première ministre estonienne Kaja Kallas a déclaré qu’elle était également favorable à l’idée. Elle estime que les alliés de Kiev ne doivent pas craindre d’être entraînés dans une guerre avec Moscou dans l’hypothèse où des formateurs européens seraient visés par une attaque russe.

« Pas à l’ordre du jour » en Belgique

Pour un certain nombre de capitales européennes, ces formations dispensées sur le sol ukrainien seraient le prolongement naturel du programme Eumam lancé à l’automne 2022 par l’Union européenne pour entraîner les soldats de Kiev sur le Vieux Continent. Vingt-quatre États membres (dont la Belgique) et la Norvège y participent. Ce programme a déjà permis de former 52.000 militaires ukrainiens (Note de RoRo: avec le soutien de plus en plus engagé de la ministre « socialiste » PS de la défense, Ludivine DEDONDER: ce qui est triste à constater),…

« La question du déploiement d’instructeurs militaires sur le territoire ukrainien dans le cadre du soutien européen à l’Ukraine face à « l’agression russe » (note de RoRo: pour rappel, la guerre en UKRAINE a éclaté en 2014 dans le Donbass, contre les russophones: il s’ agit d’une véritable guerre de génocide programmé contre une minorité de la population intérieure) a effectivement déjà été évoquée mais elle n’est pas à l’ordre du jour », précise de son côté la ministre Dedonder (PS) à une question du Soir.

 « Notre aide militaire se fait dans de nombreux domaines : l’appui en matériel et munitions, la défense antiaérienne pour protéger la population et les infrastructures critiques, la formation de près de 2.500 militaires ukrainiens… Nous continuerons à ajuster notre aide en fonction de l’évolution de la situation en coordination étroite avec nos partenaires et alliés (note de RoRo: DE CROO est en ce moment à Washington invité -convoqué ???- par BIDEN) », précise encore la ministre de la Défense.


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