Elle est réélue au Sommet de l’ « EUROPE » des droites, des banques, des multinationales capitalistes, des marchands de canon, des guerres impérialistes et otaniennes. Pas de quoi pavoiser, surtout quand au sait que cette « EUROPE » se construit avec l’ appui des partis « socialistes » et des verts », intégrés dans le système en place, en complicité servile avec les U$A ! Sans compter certaines charges à son encontre, …

Ursula von der Leyen, le choix de la continuité, à droite,…

La présidente de la Commission a été reconduite pour cinq ans. Bien élue, grâce à l’appoint des Verts, qui ont largement rejoint la coalition traditionnelle, constituée du PPE, des socialistes et des libéraux. Article réservé aux

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Le 18 juillet à Strasbourg, Ursula von Leyen serre les poings lors de sa reconduction à la tête de la Commission européenne. – AFP.Cheffe adjointe du pôle International

Par Véronique Lamquin

Publié le 18/07/2024

Envoyée spéciale à Strasbourg

Ce qui a rassemblé notre continent, ce ne sont pas les forces impénétrables du destin, mais la puissance d’individus qui aspiraient à plus. (…) Faisons le choix de la force. Faisons le choix du leadership. » Ce dont ne manque pas Ursula von der Leyen, reconduite pour cinq années à la présidence de la Commission européenne.

Pour décrocher une majorité rondelette – 401 « oui », soit 41 de plus que requis – l’Allemande a glissé, jeudi matin, dans les boîtes mail des 719 députés, 40 pages d’orientations politiques, ensuite emballées dans un discours de 55 minutes, à la tribune. Une intervention fidèle à l’habitude forgée ces cinq dernières années. Tant sur la forme, avec une aisance oratoire, dans les trois langues de travail de l’exécutif, que sur le fond… Raison pour laquelle l’édition 2024 n’imprimera pas les mémoires par son souffle ni par son audace. Après tout, la cheffe de l’exécutif sollicitait une reconduction, les chefs d’État et de gouvernement l’avaient choisie, fin juin, précisément parce que, mieux que personne, elle peut apporter stabilité et continuité au projet européen, face à l’incertitude du monde. Point de rupture, qui fragiliserait, mais des inflexions, pour consolider.

Le Pacte vert, confirmé dans ses objectifs

Et puis, la candidate du Parti populaire européen ne mesurait que trop la fragilité de sa majorité de papier. Consciente d’avoir, en une législature, déçu, au sein de sa formation politique et chez ses partenaires socialistes (S&D) ou libéraux (Renew), ainsi que dans les capitales. Il lui fallait donc donner des gages à « sa coalition », mais aussi élargir son assise.

Le PPE lorgnait vers l’ECR de Giorgia Meloni, infréquentable pour S&D et Renew, Ursula von der Leyen s’est donc tournée vers les Verts, sans perdre le Parti populaire européen.

Un art consommé de la négociation – ou des promesses de coulisses – conclu avec succès ce jeudi. Avec, à la clé, un texte de compromis à quatre. Pas le plus petit dénominateur commun, ce n’est pas le genre de l’Allemande, plutôt la copie qu’il fallait pour réussir, en bonne première de classe – elle n’a d’ailleurs pas manqué de se féliciter d’avoir obtenu une meilleure appréciation qu’en 2019, lorsque sa majorité ne tint qu’à neuf sièges.


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