VENEZUELA : La confiscation de l’avion présidentiel est un acte de piraterie – Commun COMMUNE [le blog d’El Diablo] .

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L’avion du président vénézuélien, Nicolas Maduro, a été saisi par les États-Unis, …

L’appareil a été saisi en République dominicaine, lundi matin, par les autorités américaines et transféré en Floride, en raison de violations présumées de sanctions américaines. Caracas a dénoncé un « acte de piraterie ».

Le Monde avec AFP
Publié le 03 septembre 2024

Nicolas Maduro fait un discours lors de la célébration du résultat de l’élection présidentielle, à Caracas, le 28 août 2024. Nicolas Maduro fait un discours lors de la célébration du résultat de l’élection présidentielle, à Caracas,

le 28 août 2024. FAUSTO TORREALBA / REUTERS

Dernier épisode en date des tensions entre les Etats-Unis et le Vénezuela, les autorités américaines ont annoncé, lundi 2 septembre, avoir saisi l’avion du président vénézuélien, Nicolas Maduro, en raison de violations présumées de sanctions américaines. L’appareil, un Dassault Falcon 900EX, a été saisi en République dominicaine dans la matinée et transféré en Floride (sud-est des Etats-Unis).

« Ce matin, le ministère de la justice a saisi un avion que nous considérons comme ayant été acheté illégalement pour 13 millions de dollars par l’intermédiaire d’une société-écran et sorti clandestinement des Etats-Unis pour être utilisé par Nicolas Maduro et sa clique », a déclaré le ministre de la justice, Merrick Garland, dans un communiqué.

« Le Venezuela dénonce devant la communauté internationale qu’une fois de plus, les autorités des États-Unis d’Amérique, dans une pratique criminelle répétée qui ne peut être qualifiée que d’acte de piraterie, ont illégalement confisqué un avion utilisé par le président de la République », a écrit, de son côté, le ministère des affaires étrangères vénézuélien.

La République dominicaine a, elle, souligné qu’elle n’avait pas participé à l’enquête menée par Washington.

Les autorités dominicaines ont « seulement » répondu à « une demande internationale d’entraide judiciaire », a affirmé le ministre des affaires étrangères dominicain, Roberto Alvarez, à des journalistes, précisant que l’avion se trouvait dans son pays avant la saisie « à des fins de maintenance ».

« Répression à grande échelle pour se maintenir au pouvoir »

En août 2019, sous la présidence du républicain Donald Trump, l’exécutif américain avait publié un décret interdisant à toute personne aux Etats-Unis d’effectuer des transactions avec quiconque ayant « directement ou indirectement agi pour le gouvernement du Venezuela ou en son nom », a rappelé le ministère.

La saisie de cet avion survient alors que les Etats-Unis, comme une grande partie de la communauté internationale, se sont récemment opposés à la décision de la Cour suprême du Venezuela de valider la réélection de Nicolas Maduro, lors d’un scrutin fin juillet que l’opposition assure avoir remporté.

« M. Maduro et ses représentants ont falsifié les résultats de l’élection présidentielle du 28 juillet, ont faussement revendiqué la victoire et ont mené une répression à grande échelle pour se maintenir au pouvoir par la force », a déclaré lundi un porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, précisant que, dans ce contexte, cette saisie constituait « une étape importante pour que Maduro continue à subir les conséquences de sa mauvaise gouvernance ».
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Le Monde avec AFP

Saisie d’un appareil utilisé par Nicolas Maduro : Caracas accuse Washington de «piraterie»

La diplomatie vénézuélienne a qualifié d’«acte de piraterie» la saisie en République dominicaine, par les autorités américaines, d’un Falcon 900EX utilisé par le président Nicolas Maduro.

Selon la justice américaine, l’appareil aurait été «acheté illégalement». Une saisie raillée par la porte-parole de la diplomatie russe.

«Une fois de plus, les autorités des États-Unis d’Amérique, dans une pratique criminelle répétée qui ne peut être qualifiée que d’acte de piraterie, ont illégalement confisqué un avion utilisé par le président de la République», a fustigé dans un communiqué le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Cette condamnation fait suite à l’annonce, quelques heures plus tôt, de la saisie en République dominicaine d’un Falcon 900EX utilisé par le président vénézuélien et dépeint dans les médias anglo-saxons comme l’équivalent vénézuélien d’Air Force One, l’indicatif donné aux appareils de l’US Air Force véhiculant le locataire de la Maison Blanche.

«Ce matin, le ministère de la Justice a saisi un avion que nous considérons comme ayant été acheté illégalement pour 13 millions de dollars par l’intermédiaire d’une société-écran et sorti clandestinement des États-Unis pour être utilisé par Nicolas Maduro et sa clique», avait déclaré le procureur général des États-Unis, Merrick Garland, dans un communiqué.

Maduro demeure dans le collimateur de Washington

L’appareil saisi par les autorités américaines, transféré en Floride, a été photographié lors de visites du président vénézuélien à travers le monde. Dans son communiqué, relayé par les médias locaux, la diplomatie vénézuélienne prévient que Caracas «se réserve le droit d’engager toute action en justice pour réparer ce préjudice à la Nation».

«Si cela se confirme, je n’exclus pas que le « M. Smith » américain mette ensuite Guaido ou Guaido n°2 dans cet avion et recommence à le faire voyager autour du monde, en se faisant passer pour le « président du Venezuela »», a raillé sur sa chaîne Telegram la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

Une référence à l’opposant Juan Guaido, qui s’était autoproclamé président du Venezuela en janvier 2019 et avait été reconnu comme tel par les États-Unis et une soixantaine de pays.

Cette saisie marque une nouvelle escalade entre Caracas et Washington, qui conteste la victoire de Nicolas Maduro lors des récentes élections présidentielles. Depuis mars 2020, le président vénézuélien est sous le coup d’un mandat d’arrêt du département de la Justice (DoJ) américain, qui offre 15 millions de dollars pour toute information qui permettrait d’arrêter le président socialiste, au pouvoir depuis 2013. Nicolas Maduro et ces hauts responsables étaient accusés de s’être alliés avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) « pour inonder les Etats-Unis de cocaïne ».

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