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Roger Romain de Courcelles | Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES

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Roger ROMAIN – militant communiste belge (PCB) – B6180 COURCELLES – Marx n' est pas mort ! Vive le marxisme-léninisme ! Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Et revoilà le « trumpisme »:  le Monde entier va en ressentir ses effets, et en souffrir, car seuls les intérêts et la « grandeur » de l’ Amérique comptent, et dans ce cas, elle n’ a pas d’ amis, …!

 

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Trump : la puissance contre le multilatéralisme

par Pablo Pillaud-Vivien

 

Donald Trump déteste beaucoup de choses (le wokisme, les loosers ou les étrangers – il en parle à longueurs de meetings). Mais il déteste tout autant le multilatéralisme. Lors de son premier mandat, affirmait devant l’ONU que « l’Amérique agira[it] toujours dans son propre intérêt ». Il avait sorti son pays de l’UNESCO et des accords de Paris. Décisions sur lesquelles est revenues son successeur, Joe Biden.

Pour tourner le dos au multilatéralisme, Donald Trump a une propre stratégie – qu’il applique autant au monde des affaires qu’à celui de la politique ou des relations internationales : au lieu d’accepter de n’être qu’une voix dans le concert des nations, il préfère s’engager directement dans un bras de fer d’homme à homme, en faisant peser sur son interlocuteur la puissance de son pays, autant fantasmée que réelle. Ce bilatéralisme viril lui évite les alliances et les règlements d’organisations qu’il abhorre.

Mais ce n’est pas son seul mode de dialogues et d’actions sur la scène internationale : Donald Trump aime aussi le transactionnel, éprouvé dans son passé entrepreneurial. Il négocie – voire troque – des soutiens contre des contrats, des cessez-le-feu contre des laissez-passer… Ce qui étonne voire choque, c’est la transparence avec laquelle il agit en la matière et la façon qu’il a de s’approprier des succès. Le dernier en date : le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

Les diplomaties nationales et celles qui font fonctionner les grandes organisations internationales sont inquiètes. Le retour de Donald Trump au pouvoir risque d’accélérer la décrépitude des cadres de travail dans lesquels elles évoluaient depuis maintenant plusieurs décennies. Tout le monde est bien conscient que cette construction fragile des relations internationales et des États-nations depuis la Seconde Guerre Mondiale, n’est pas parfaite. Mais elle a permis de se projeter dans des combats pour encadrer la loi du plus fort.

Le néolibéralisme ultra-conservateur et oligarchique, est-ce bien là le projet de Donald Trump ? Comme le disait le politiste Bertrand Badie dans #LaMidinale, Trump se fend d’une communication permanente et pléthorique (qui fait en partie son succès). A ce stade, son action c’est la parole. Elle pèse déjà beaucoup. Trump ne s’interdit pas pour autant les passages à l‘acte. C’est dire s’il est inquiétant.

Pablo Pillaud-Vivien

Trump : Vers une démondialisation agressive et dangereuse

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Les règles économiques et commerciales de la mondialisation qui a dominé les 50 dernières années ont déjà été fortement mises en cause. Mais l’investiture de Donald Trump va marquer une nouvelle étape. Le commerce n’est plus envisagé au service de la paix et d’un monde unifié. Tout l’inverse : les échanges économiques s’annoncent chaotiques, agressifs et l’objet ultime de la politique. L’État américain est entièrement à son service.

Il y a les gens que l’on voit aux mariages et aux enterrements. Et puis il y a Donald Trump, qui orchestrait le 20 janvier 2025 un baroque mélange des deux. La grand-messe de l’extrême droite mondiale restera comme la date de la liquidation définitive d’un monde bâti sur la victoire de la Seconde guerre mondiale puis sur l’effondrement soviétique… et l’avènement d’un monde de la loi du plus fort. L’économie mondialisée et libre-échangiste construite successivement par les accords de Bretton Woods en 1944, puis le consensus de Washington dans les années 1980 et l’OMC en 1995 ne survivront pas à ce dernier coup de boutoir.

Jeter les moins productifs et conserver les plus efficaces

Sur le plan intérieur, la doctrine néolibérale de dérégulation, de privatisation et de restriction des dépenses budgétaires a de beaux jours devant elle, et le mandat de Donald Trump la portera au plus haut. Cela fait bien longtemps que l’État par ses diverses politiques sert les grandes entreprises américaines. La plus emblématique restant l’intégration du « complexe militaro industriel ».Mais cela s’accompagnait de règles dans l’attribution des marchés, de souvenirs de lois anti-trust, de règles sociales pour régir le code du travail ou assurer au fil des ans quelques protections aux Américains.

Comme le proclame si joliment Mark Zuckerberg, la nouvelle doctrine est de jeter les moins productifs et de conserver les plus efficaces.Mieux, c’est dans la maison du magnat de l’immobilier élu président, à Mar a Lago que se négocient les futurs marchés, que se préemptent les prochaines affaires. Elon Musk a non seulement propulsé ses idées d’extrême droite en soutenant Trump, mais il a valorisé considérablement toutes ses sociétés. Et ce n’est qu’un début.
Au niveau international, on voit déjà que la pression mise par Trump pour que le cessez-le-feu à Gaza s’articule à la relance en format xxl des accords d’Abraham. Sur les bords de la méditerranée, il espère voir s’ériger un nouveau Dubaï. Ce serait bon pour toutes les affaires, licites et illicites.
Cela fait longtemps que plus personne ne croit à « la mondialisation heureuse » : on va vers une démondialisation brutale et dangereuse.

« Go find another sucker ! »

Même si ces dernières années la Chine avait souvent pris le relai des financements internationaux auprès des pays du sud, le FMI et la Banque mondiale avaient dû intégrer d’autres critères de développement que la seule rentabilité et efficacité des capitaux. Ils constituaient un ultime recourt pour les pays les plus pauvres, qui ce faisant le payaient très cher.Trump n’en a cure et a déjà annoncé son mépris à leur égard et son désengagement. Les tarifs douaniers délirants, discrétionnaires et variables selon les pays sont totalement contraires aux règles de l’OMC. Trump s’en moque tout autant. Il écrase tout sur son passage.
« Go find another sucker ! » (« Allez trouver un nouveau pigeon ! »), a lancé le 47° président en direction des BRICS avant même son entrée en fonction, si d’aventure leur venait l’idée de se desserrer de l’étau du dollar.
Certes tout ceci n’est pas neuf. « Trump est le plus affirmatif, mais on assiste à une radicalisation croissante du discours anti-libre-échange depuis Obama », résume Benjamin Bürbaumer, maître de conférences en économie à Sciences Po Bordeaux. L’auteur de Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation (La Découverte). Il rappelle qu’une des dernières lois passées par Obama a mis en place un groupe de travail pour « défendre la supériorité américaine en matière d’intelligence artificielle », composé de parlementaires et de dirigeants des grandes sociétés de la tech qui allaient devenir les GAFAM. Les traités de libre-échange interdisent pourtant de tels soutiens à un secteur ou à une entreprise en particulier. Trump a embrayé avec les sanctions sur la Chine et Biden n’a pas changé de cap avec son fameux Inflation Reduction Act déclinant de nombreuses politiques industrielles protectionnistes, certaines focalisées sur les industries technologiques.

Le libre-échange abandonné par les libéraux eux-mêmes

En un sens, ces politiques illustrent « l’hypocrisie » de la position libre-échangiste des États unis. Benjamin Bürbaumer explique : « Quand le libre-échange les arrange, les États-Unis le promeuvent partout. Mais quand les choses se compliquent et que cela ne se fait plus à leur bénéfice avec le rattrapage technologique et commercial de la Chine, ils lâchent complètement cette doctrine. »
L’ancien économiste de la Banque mondiale, Branko Milanovic, a lui aussi noté que ce sont ces économistes orthodoxes qui ont progressivement abandonné la doctrine libérale. Clauses miroirs, politiques de sanctions commerciales, politiques migratoires restrictives… autant de mesures dorénavant défendues par la presse d’affaires, et qui contreviennent par définition aux principes fondateurs de la globalisation et de ses institutions. « Comment imaginer qu’une mission de la banque mondiale en Égypte pourrait recommander de baisser les tarifs douaniers, alors qu’en même temps, son membre le plus important économiquement et doctrinairement – les États-Unis – est en train de les augmenter ? » explique l’économiste spécialiste de la pauvreté et des inégalités dans un article récent.
Un système international est en train de péricliter. Lequel prendra sa place ? Si le monde merveilleux de la globalisation néolibérale du FMI n’avait rien d’un paradis terrestre, celui du chaos multipolaire agressif dominé par les technologies américaines et les énergies fossiles n’a pas encore livré tous ses secrets. Rien ne dit qu’il sera plus clément.

Avec Donald Trump, les perspectives enterrées d’un État social

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Donald Trump a promis de couper dans les dépenses publiques, voire de supprimer certains ministères. Les conséquences se feront surtout ressentir chez les plus précaires.

Kamala Harris la « marxiste », la « communiste ». Quelques mots utilisés par Donald Trump pour qualifier sa rivale démocrate pendant la campagne présidentielle. Même si les politiques proposées par la vice-présidente n’avaient rien d’un programme communiste, ces mots utilisés par celui investi ce lundi 20 janvier 2025 comme 47ème président des États-Unis, en disent long sur l’aversion du Républicain à toute forme de redistribution et de protection social provenant du gouvernement.

Les États-Unis sont loin d’être un État-providence, mais il existe tout de même des programmes pour aider les plus démunis de différentes manières. Sauf que Donald Trump a promis de réduire drastiquement les dépenses du gouvernement. Pour cela, il a nommé l’homme le plus riche au monde, propriétaire de l’entreprise Tesla et du réseau social X, Elon Musk, ainsi que l’entreteneur républicain, candidat à la primaire du Parti, battu par Donald Trump, Vivek Ramaswamy, pour tailler dans les dépenses publiques. Officiellement, ils sont à la tête d’un département – nom donné aux ministères – de « l’efficacité gouvernementale », même s’il ne s’agit pas d’un véritable portefeuille, mais d’une mission consultative. Elon Musk avait affirmé lorsqu’il était possible de réduire les dépenses publiques de près de deux mille milliards de dollars, environ l’équivalent de 30% des dépenses d’octobre 2023 à septembre 2024,

« Les élèves n’auront pas le soutien dont ils ont besoin »

À cela s’ajoute les indications du « Projet 2025 », la feuille de route ultra-conservatrice proposée par le Think thank Heritage Foundation. Sur 900 pages, le projet menace les droits des minorités et des femmes, mais prône aussi une réduction drastique de la taille du gouvernement. Même si Donald Trump a nié toute implication, les liens entre les rédacteurs du programme et le futur président sont étroits. Une des premières implications serait une diminution, voire une disparition du ministère de l’Éducation. Les États-Unis étant un pays fédéral, les écoles primaires, les collèges et lycées dépendent de financements provenant à la fois de l’État fédéral, pour l’ensemble du pays, et de l’État, ainsi que des collectivités locales.

Washington est loin d’être le plus important contributeur. Il fournissait 14% des fonds, contre 44% financés par les États et 43% par les collectivités locales, pour l’année fiscale 2022, selon les données publiques. Mais le gouvernement propose notamment des programmes pour aider les écoles dans des régions plus pauvres, où les difficultés scolaires sont plus importantes. Même si la situation n’est pas parfaite, l’objectif est de combler les différences de budgets des écoles. Compte tenu du fait qu’une part importante des ressources proviennent des impôts locaux, les budgets des écoles varient drastiquement en fonction des quartiers et de la richesse de leurs habitants. « Si le “Projet 2025” parvient à éventrer le financement, les élèves n’auront pas le soutien dont ils ont besoin, explique le président de l’organisation Education Minnesota auprès du journal du plus important syndicat d’enseignants, The National Education Association. Et les employés qui délivrent ces services et soutiens perdront leur emploi. Nous devons pouvoir employer plus de personnes, et pas en retirer de nos écoles. »

12,5% de la population bénéficie d’aides alimentaires

L’éducation n’est pas le seul secteur des dépenses publiques visé par les coupes budgétaires du milliardaire. Les aides pour l’accès à la santé pourraient être menacées, dans un pays où 8% de la population n’avait pas accès à une couverture santé en 2023. Et où les franchises et conditions mises en place par les entreprises d’assurances privées sont vivement critiquées, au point où l’assassinat d’un patron d’une entreprise d’assurance santé en décembre a suscité une vague de soutien populaire. Il existe plusieurs programmes pour favoriser l’accès aux soins médicaux.

Pour en bénéficier, il faut remplir différentes conditions (âges, revenus), et cela dépend également de l’État de résidence, car ces derniers ont leur mot à dire et leurs propres politiques. Donald Trump n’a pas précisé ce qu’il comptait en faire, mais s’est montré enclin à promouvoir une privatisation du système. Il a aussi vivement critiqué l’ « Obamacare » par le passé, la loi promulguée par Barack Obama pour élargir les conditions d’accès à l’assurance santé publique. Il avait tenté, en vain, de le faire supprimer pendant son premier mandat.

Une baisse, voire une suppression, d’autres programmes sociaux pourraient aggraver les inégalités. En avril 2023, 41,9 millions de personnes, soit 12,5% de la population, bénéficiaient du programme d’aide alimentaire « Supplemental Nutrition Assistance Program », selon le Pew Research Center. Des Think tanks conservateurs et des élus républicains ont proposé de réduire les dépenses du programme. « Ces changements réduiraient l’aide alimentaire à travers les États-Unis, rendant plus difficile l’achat de courses nécessaires pour une alimentation équilibrée pour des millions de personnes », selon un rapport du Center on Budget and Policy Priorities, précisant que ce programme est « l’outil le plus efficace et important du pays pour combattre la faim ».


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