Grâce à ses proches, la mémoire de notre Camarade sénateur-résistant, Valentin TINCLAIR, décédé dans le bagne nazi de MAUTHAUSEN, est honorée lors d’une exposition qui est organisée jusqu’au 21 février 2025 à CHARLEROI. C’ est le périodique « VLAN » qui l’ annonce, …
Ce que ne pouvait évidemment rappeler le « VLAN » à ses lecteurs, c’ est que notre camarade Valentin était effectivement un Résistant-Patriote et sénateur … communiste. Nous le faisons à sa place,… Et que « le journal » « L’Étincelle » -qui a annoncé son décès- était, dès la Victoire sur le nazisme et le fascisme, l’hebdomadaire de la Fédération de CHARLEROI du PARTI COMMUNISTE, vendu chaque week-end par les militants communistes à 25.000 exemplaires dans la Fédération. Fondé effectivement par les Camarades TINCLAIR, le député communiste Désiré DESELLIER -député communiste de CHÂTELET, mort lui aussi dans un camp de concentration et 1942- et Henri GLINEUR -autre déporté, mais rescapé d’un camp nazi, dont il fut d’ ailleurs le Président d’honneur de l’ Amicale Internationale-, il parut pendant toute la guerre au nez et la barbe des nazis, de la Gestapo, tout comme « LE DRAPEAU ROUGE » clandestin qui, lui, était vendu,…
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Valentin TINCLER fut élu sénateur communiste en 1939 (32e législature, interrompue pendant la guerre) dans l’ arrondissement de CHARLEROI-THUIN: il était un des 3 sénateurs que comptait le PCB à l’époque, au plan national, …
À travers l’expo: « Your heritage », Simonne Tincler, une habitante de Couillet, livre un témoignage oral sur son père Valentin, mort le 7 août 1942, en déportation à Mauthausen. Ses descendants étaient présents au vernissage.
Décédée le 12 décembre 2020, à Couillet, Simonne Tincler est l’une des 15 survivant(e)s de la seconde
Guerre mondiale, interviewée par Pierre-Alain Gysens, photographe et vidéaste, et dont le portrait s’affiche dans la grande salle du Centre d’Action LaÏque, à travers l’expo « Your heritage ».
Rose-Line sa fille, William, son fils, et Isabelle, sa petite-fille, lui rendaienl hommage, lors du vernissage. «
À la fin de sa vie, ma grand-mère ressentait le besoin de transmettre l’histoire de son père Valentin plus en détails, en particulier son vécu pendant la guerre» déclarait cette dernière. « Elle portait en elle le poids de son absence, la terreur qu’elle et sa mère ont subie durant l’Occupation et surtout la trahison qui a conduit à l’arrestation et a la mort de son père, engagé dans la Resistance. Elle ne voulait pas que cela tombe dans l’oubli, que son combat, son courage, sa douleur soient effacés par le temps. Ces souvenirs, aussi douloureux soient-ils, sont aujourd’hui un témoignage inestimable. Ma grandmère voulait qu’ils restent vivants, non seulement pour ses enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants, mais pour que personne n’oublie jamais les sacrifices de ceux qui ont combattu pour la liberté ».
PIÉGÉ PAR LES FORCES ALLEMANDES
Né le 26 fevrier 1898, Valentin Tincler, homme politique et résistant, avait commencé sa carrière au Congo belge avant de revenir en Belgique, où. il a occupé des postes de conseiller communal. provincial, député et sénateur.
Son arrestation par la Gestapo restait un épisode douloureusement gravé dans la mémoire de Simonne. Celle-ci se souvenait encore avec une clarté bouleversante du jour où elle avait enfourché son vélo pour prévenir son père de ne pas revenir à cause du danger.
Peu de temps après, les descentes nocturnes de la Gestapo ont commencé. Chaque nuit, à minuit, ils entraient chez elle, la réveillaient, l’ ôtaient de son lit pour fouiller la maison, à la recherche de documents compromettants.
C’est à l’Université du Travail que Valentin a été piégé par les forces allemandes et arrêté, Emprisonné à Charleroi, il faisait passer de petits billets à travers les barreaux, des instants d’espoir pour sa femme et sa fille au milieu de l’horreur, Elle les a gardés précieusement. Puis il a été transféré à la prison de Mons avant d’ être déporté à Mauthausen où il est mort en tant que prisonnier politique. Simonne n’a jamais oublié la manière brutale dont la mort de son père leur a été annoncée: en ouvrant L’Étincelle, un journal que son père avait contribué à fonder.
C’est ainsi que sa famille y a découvert son avis de décès.
L’expo: « Your heritage» sera visible gratuitement jusqu’au 21 février 2025 au CAL, rue de France, 31 à Charleroi.
Des visites guidées et animations pour les écoles et groupes associatifs peuvent etre commandées sur réservation auprès de maud.1eblon@cal-charleroi.be .
JEAN-CLAUDE HERIN

En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES
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