Non au service militaire VOLONTAIRE de Théo FRANCKEN, dénonçons la militarisation de la société, de notre Jeunesse, ce premier pas vers la restauration de la conscription obligatoire, voulue par les européistes de l’ OTAN ! Assez de guerres ! Paix en UKRAINE !
« La Défense recrute ! ». Voilà maintenant ce que nous entendons tous les jours à la télévision.
La « socialiste » Ludivine DE DONDER n’ est plus ministre à la suite des élections du 9 juin 2024. Virée, dans la défaite ! Théo FRANCKEN (N-VA) est (re)devenu ministre et la remplace à la « Défense », … Avec lui, on passe de la « socialiste de guerre » à l’ambiance de la « défense » d’ extrême-droite », au sein d’un gouvernement de droite ultra-libéraux M-Rdiques, catholiques, nationalistes flamands, associés aux « socialistes » égarés de Vooruit-, …
Dès lors, on pousse la propagande de guerre, on en remet une couche pour le recrutement de nouveaux soudards, on augmente les dépenses militaires, sous les quasi injonctions de l’ Amérique BIDEN-TRUMPiste et des états-majors européistes de l’ OTAN, sur fond de guerre en UKRAINE, rempart-protecteur du « Monde Libre » qu’il faut défendre, soutenir, contre l’ « invasion/agression », la « barbarie » russe:
le chef de l’ état-major de l’ armée belge passe à la télévision en tenue de combat pour clamer de nouveau et à l’unisson « les Russes » -ex-bolcheviques- vont pousser plus loin, vont envahir toute l’ Europe, ils sont déjà à nos frontières, …, dans une ambiance, un climat de guerre entretenu.
Nos ministres réacs crient « les caisses sont vides, il faut réduire les dépenses publiques (celles qui sont dépensées et/ou INVESTIES pour le bien/les nécessités de la population, …) ».
Ils veulent ces ministres récupérer 22 milliards d’ euros (soi-dit en passant, c’ est à peu près ce que leurs prédécesseurs ont dépensé pour l’ achat de 34 chasseurs/lanceurs de missiles nucléaires F35 ricains (un seul de ces missiles lancé au-dessus de la Belgique « pour nous défendre » anéantirait le pays entier), sans oublier les 20 milliards qu’un de nos gouvernements avait déjà découverts en une seule nuit pour venir au secours d’une banque,… C’est dire que de l’argent, il y en a, il suffit d’ aller le prendre là où il se trouve réellement.
LES RUSSES à NOS FRONTIÈRE ?: naguère la défense de nos frontières nationales se situait entre les Pays-Bas, l’ Allemagne, le Grand-Duché de Luxembourg, la France, et de l’ autre côté de l’ océan, l’ Angleterre,…
Avec notre intégration/annexion dans l’ « EUROPE » libérale et unie, dans l’alliance impérialiste otanienne, et la propagande de guerre-froide anti-soviétique/anti-Rouges/anti communiste, nos frontières ont été avancées progressivement à l’ Est jusqu’à la RUSSIE et la BIÉLORUSSIE, … Notre armée d’engagés-volontaires, l’armée « de métier » (sic), s’ entraîne et effectue des missions « de protection » (resic) dans un Pays-Balte et en Roumanie, tandis que le gouvernement fasciste de KIEV veut nous rejoindre dans l’ aventure de haine et de russophobie, commencée en 2014 dans le DONBASS, la Région de LOUGANSK, où son armée est d’ ailleurs au bord de la défaite, de la débâcle, malgré les milliards d’ euros/dollars qu’il a reçus de l’ Amérique et des européistes otaniens, sous forme « d’aide », d’ armements,…
Bref, dans toute cette ambiance dangereuse, le Ministre devenu « démocrate » et fréquentable/co-habitable Théo FRANCKEN a quand même trouvé du fric : il va envoyer une lettre à tous nos jeunes de 18-19 ans, les invitant à faire un service militaire volontaire payé (???) pendant 12 mois, qui viendront renforcer les engagés et augmenter les effectifs pour le compte de l’ OTAN, puisque les Ricains de TRUMP se désengagent, alors que les Occidentaux crient de plus en plus à la guerre contre les Russes, et derrière les Chinois, et les … Coréens du Nord -qui seraient déjà venus se faire ratatiner, selon les Sudistes, Zélensky, relayés par nos médias aux ordres, dans la région de KOURSK (Russie) où Poutine manquerait de chaire à canon- (alors qu’il veut pourtant envahir toute l’ Europe, déclencher la troisième guerre mondiale, paraît-il). Du fric, du fric, du fric : il lui en faudra beaucoup le Théo Francken pour payer: les salaires minables des nouveaux recrutés, le matériel/équipement, les armements, reconstruire nos casernes démantelées, les instructeurs qui feraient maintenant défaut, …
Le mot « service militaire », je connais: j’ai personnellement vécu/connu cela, pendant 3 mois en Belgique et 9 mois en Allemagne (du 1er octobre 1960, au 30 septembre 1961) à Héverlée et Westhoven (près de Köln), … À cette époque, c’ était même le service militaire obligatoire, pendant 12 mois (on venait de réduire de 3 mois). Nous étions même rémunérés: une solde ridicule de 10 frs belges par jour, juste de quoi payer le cirage pour nos chaussures, le « vercot » pour notre ceinturon et nos guêtrons, le « sidol » pour faire luire nos boutons de bd et/ou se payer 2 verres de bière à la CMC de la caserne, ou une petite tartelette pour ceux qui crevaient de faim, ne pouvant se contenter du repas de midi, … 10 Fbelges/jours (3.650 fb/an, alors que mon salaire perdu pendant 1 an, chez mon patron était de 2.500 fb/mois). Ah oui, comme le milicien était responsable de son matériel, l’ armée pouvait lui retenir 1 PV de un cinquième de sa solde en cas de destruction volontaire ou accidentelle, soit 2 fb/jour. Ce fut mon cas, à cause d’un accident avec mon véhicule AU COURS DE MANŒUVRES dans la région de Unna, tellement j’ étais crevé, … Pendant 6 mois, j’ ai perçu une solde du 8 fb/jour, …
Pour cette solde ridicule, nous étions les savates-esclaves, bons à tout faire, d’officiers paradeurs, plein d’orgueil, qui se la coulaient douce, tout en promenant leur stick sous le bras à-l’anglaise, voire sadiques pour certains -servis par des sous-off gueulards, 24 heures sur 24 aux aguets de la moindre faute/erreur-, qui nous infligeaient des tâches multiples des exercices, des rôles/tours de garde, des soirées de piquet, de corvées -cuisine, épluchages, nettoyages de batterie, des punitions, des jours d’ arrêt, de salles de police, de cachot (à reprendre après le SM), des alertes-otan (évacuation complète de la caserne de nuit pour des prunes), quand ce n’ était pas les départs en manoeuvres pendant 2-3, jours, …, voire jusqu’à Hoëne (à la frontière « russe », comme ils disaient (comprenez … de la RDA/DDR), évidemment sous le commandement de généraux américains et nazis revanchards de Bonn, remis en selle dans le haut état-major de l’ Alliance atlantique,… La considération : lors du salut au drapeau matinal, sur le « parade-grrround », le chef de corps, généralement un colonel de la caserne, s’ adressait aux soldats au garde-à-vous en ces termes : officiers, sous-officiers, brigadiers et soldats, … Le plouc (celui qui se fait trouer la peau !) est généralement au bas de l’ échelle, … La fameuse discipline apprise à l’ armée, « nécessaire pour notre Jeunesse », tant vantée par d’ aucuns civils ignares, …
Loin de nos familles, nous les miliciens avions quand même droit à un jour de congé par mois + 2 jours de permission + le jour de l’ aller et le jour de retour en tpj (train permissionnaire journalier, qui ne passait toutefois que tous les 2 jours en gare Porz-Urbach),… Cela signifiait, tous les 2 mois : un 6-2. Des jours de permission pouvaient aussi être supprimés lors de punitions graves, … Nos Chers officiers et sous-off (du moins les engagés), eux, avaient droit à des appartements résidentiels, en famille) aux abords des casernes, …et aux achats hors taxes appliquées chez nous.
J’ ajoute que pendant cette belle année 1961 (celle de mes 20 ans) pendait sur nous la menace d’ être envoyés au CONGO belge pour empêcher ce Peuple d’ accéder à l’ Indépendance nationale,… Autre événement : le 1er août 1961, la RDA érigeait le Mur de Berlin, rendu nécessaire pour éponger l’énorme hémorragie économique, financière et démographique (causée par l’enclave de BERLIN-Ouest) à l’intérieur de son propre territoire,… Nos gamelles nous annonçaient sadiquement que la durée de notre service militaire allait être doublée, portée de nouveau à 24 mois, comme en 1950, lors de « l’intervention des Nations Unies (sic)» en CORÉE, ce qui avait d’ ailleurs provoqué, la révolte des gars de Casteau et de la Force Navale,…, soutenu par les travailleurs des entreprises, le PCB, la JCB, les JGS, les Jeunesses Syndicales, …
Voilà en fait ce que promet FRANCKEN à notre jeunesse avec son « service militaire » volontaire, rémunéré pendant 12 mois, à notre Jeunesse, dans le cadre de la préparation actuelle à la guerre, prônée dans tous les pays européistes et otaniens : en fait, c’est le premier pas vers le rétablissement de la conscription militaire,… CONSCRIPTION : Définition de CONSCRIPTION (le service militaire obligatoire pour aller au casse-gueule, pour les marchands de canon). En un premier temps, nos jeunes volontaires viendront SECONDER ceux qui se sont engagés pour en faire un métier de carrière, payés pour un véritable salaire, …
Quand j’y étais dans cette armée de miliciens forcés de 19-20 ans, nous n’ avions qu’un désir : LA QUILLE !
Mon/notre camarade Michel VANDERBORGHT, dirigeant national de la JCB, est allé faire un reportage spécial chez nos soldats en Allemagne pour voir comment ils « vivaient » /comment cela se passait dans la région de Spich : voici quelques extraits, parus dans «L’AVANT-GARDE » n°18 de janvier 1959 :
–ambiance : « C’est avec une pointe d’ amertune que je rencontre des groupes de volontaires allemands. Les mêmes uniformes, le même regard hautain. Un affreux passé se profile derrière eux ».
-« Tout près de la caserne, à quelques mètres, une baraque en planches qui n’existait pas « de mon temps ». Elle a été installée par un Allemand qui s’ enrichit de la solde des soldats. Les inscriptions ne laissent aucun doute. On vend ici la « Germania-Pils » et l’Afri-cola, de 18 heures jusqu’à quelques minutes avant l’ appel ». « Plusieurs unités sont casernées ici : le Ier et 3me bataillons d’ artillerie, des cyclistes, etc. ». note perso: j’ai personnellement connu ces Allemands qui rôdaient autour des casernes et qui nous rachetaient nos cigarettes pour 1 mark le paquet. Comme j’ avais la chance de ne pas fumer, je faisais comme les autres, je leur revendais également les paquets auquels j’ avais quand même droit de mon quota mensuel. Autant de gagné pour arrondir ma maigre solde ! .
-« J’engage la conversation avec un homme du corps de garde. Après quelques instants, je m’ aperçois que je suis tombé sur un soldat de carrière. Il a passé quatre ans déjà sous l’uniforme. « Encore un an et ils pourront aller se faire foutre », dit-il ».
-l’environnement : « les trois plus grands bâtiments que tu vois sont la cantine, le Belge et la salle de cinéma. Trois bâtiments où l’on fait des affaires d’or. En effet, le menu de la caserne n’est pas fameux et l’on achète beaucoup de frites et de pistolets. La question de la nourriture est un scandale. Depuis quelques jours, un ordre signé par le ministre Gilson (PSC) est arrivé. On peut y lire qu’un para-commando doit manger le double d’un soldat ordinaire ». «Quelques chiffres : l’allocation journalière de la garnison est de 7 frs 35 (note perso : donc pour 3 repas) pour les soldats et les caporaux. Pour les para-commandos, cette allocation est de 14 frs 35. Ce ne sont pas des plaisanteries. Pour contrôler, il suffit de lire l’ordre signé par le ministre de la défense nationale. Dans ces conditions, tu comprends que les affaires de la cantine sont florissantes ».
-dans les bistrots de Lüdenscheid : « Jaststorkke”, “Zum Markt”, “Zum Fasseken”, “Fisscher”,…: “Ce soir, je vais visiter les cafés-à-soldats. Ceux-ci sont remplis de militaires, et surtout de «teddys-boys», qu’en allemand on appelle « halb-starken ». La fumée est à couper au couteau. Des écriteaux sur certain d’ entre-eux interdisent l’ accès aux soldats. De mon temps déjà, nous passions à côté de ces avis sans les remarquer. Et maintenant, comme alors, les MP notent sur leurs carnets les noms des soldats qui sont assis le près de la porte ». « J’ ai à faire à quatre Wallons sympathiques. Ils en ont marre. Sur une semaine, ils avaient dû monter de garde quatre fois et pendant quinze jours, ils n’ avaient pu quitter la caserne ». « André tire de sa poche un morceau de saucisse qu’il a acheté. Presque tout l’argent qu’on leur donne à la maison, les soldats doivent l’utiliser pour s’acheter des suppléments de nourriture. Ils m’ affirment que beaucoup de jeunes qui ne reçoivent pas d’ argent de poche de chez eux souffrent parfois de la faim ».
« J’ ai parcouru d’ autres casernes. J’ ai parlé avec les soldats. Ceux du 1er bataillon médical, ceux de la R.A.S.C., ceux du 12me de ligne, ceux du 1er bataillon des blindés. Tous me disent leurs doléances au sujet des repas et des tours de garde, leur aversion pour le volontariat et pour un service militaire aussi long ».
À la caserne L’Yzer : «Les conditions sont à peine croyables ». « Au mois d’ août, nous sommes partis en maneuvre trois semaines. À 3 semaines du matin : appel. Après, on fait la queue plus d’une demi heure pour recevoir trois tartines avec de la confiture ou un œuf solitaire. Ce n’est qu’à midi que nous recevons à nouveau à manger. Comme les maneuvres étaient très dures, plus d’ entre nous s’ est évanoui de faim et de fatigue (je peux donner des noms). Le pain était très mauvais, et comme un sous-officier s’ en plaignait auprès du docteur, celui-ci répondit : ils n’ en mourront pas ». « Certains officiers ont gagné de l’argent pendant les manœuvres. Ils achetaient des pistolets et les revendaient à la troupe après les avoir tartinés avec le beurre du ménage ». « Les congés sont un scandale. Normalement, nous devrions avoir un congé au bout de trois à quatre semaines. Mais en réalité, on n’obtient son premier congé qu’après douze ou quatorze semaines (à moins d’un congé « d’urgence » –note de perso de RoRo : ce fut exactement mon cas, vu que mon père a failli être tué au cours d’un accident avec sa moto au « Pont du Martinet », à la limite de Roux/Monceau S/Sambre, en mars 1961-. Lorsque l’on est à la maison, ce n’ est pas encore la tranquillité. Le jour avant de partir en congé, on a le plaisir d’être de garde et on n’a pas le temps de mettre le véhicule dont on a la charge bien au point. De sorte qu’à peine arrivé à la maison, on risque d’être, rappelé à son unité. Tout cela explique évidemment qu’on n’ est pas chaud pour devenir volontaire de l’ OTAN » (note perso de RoRo : ces fameux volontaire Otan, je l’ ai ai connus au 20me bataillon d’ artillerie, batterie A, à Westhoven, en 1961 : plus ou moins une bonne soixantaine de soldats : un tiers de miliciens, un tiers de volontaires-Otan (recrutés pour 3 ans, parmi principalement parmi les plus « cultivés » et « instruits » ratés et défavorisés de notre Jeunesse), un tiers pour le staff sous-off et officiers. Tout le boulot principal reposait principalement sur le dos des miliciens, …). Inutile donc de poursuivre les exemples de la vie de miliciens –sourtout en Allemagne- fin des années ’50-début des années ’60 : cet esclavage militariste a duré malheureusement jusqu’en 1992, année au cours de laquelle le service militaire a été remplacé par l’actuelle armée de métier qui n’ est toujours pas sans problème, comme nous le savons, …
Enfin, aujourd’hui comme hier FRANCKEN trouvera les communistes aux côtés des JEUNES pour dire NON au nouveau service militaire volontaire ou non ! NON à la militarisation de la société ! NON au climat de guerre ! NON à la nouvelle course aux armements ! NON à la politique de blocs ! Dissolution de l’ OTAN !
RoRo-84 23 02 2025.





Un chant de la JEUNESSE POPULAIRE DE BELGIQUE réclamant le retour aux 12 mois de service militaire ! 1950-1953 12 mois, c’ est assez !

En savoir plus sur Roger ROMAIN - militant communiste belge (PCB) - B6180 COURCELLES
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
Comments are closed