Le MR, le danger pour les masses populaires: BOUCHEZ et/ou WILMES: c’est kif-kif, peut être même pire: 2 messages puisés sur Linkedin,…
« LE COMBAT des COQS !. Mais les dangers du libéralisme restent bien présents, …
Le trente-troisième numéro de Wilfried Magazine, qui sort aujourd’hui, était mon dernier en tant que rédacteur en chef adjoint (mais je ne quitte pas tout à fait ma gazette, que le secteur mondial des médias se rassure).
Je signe le portrait-enquête qui fait la cover de cette édition d’hiver : « Tout sur Sophie Wilmès ».
« Tout sur Sophie Wilmès », un peu comme le cinéaste américain Joseph L. Mankiewicz avait nommé l’un de ses films « All about Eve ». Des titres-promesses qui trahissent le caractère présomptueux de leurs auteurs.
Pour la tenir, cette promesse, il a fallu mobiliser des dizaines de témoins de premier plan, pour en fin de compte jeter une lumière je crois particulièrement surprenante sur celle que beaucoup surnomment encore la « mère de la nation ». Avec en toile de fond cette interrogation : Sophie Wilmès est-elle le dernier rempart contre Georges-Louis Bouchez ? Ou au contraire la meilleure ennemie du président du MR lui sert surtout de plus grande alliée ?
L’ancienne Première ministre elle-même donne sa voix dans ce portrait-enquête, en dévoilant la forme prise par sa rivalité avec Bouchez. En révélant comment il l’a, selon elle, écartée de la stratégie du parti. Mais cette « cover story » montre surtout la férocité de Wilmès, ignorée du grand public. « Elle peut se montrer hyper dure en politique, d’une dureté que vous n’avez peut-être jamais rencontrée, témoigne une députée libérale. On parle parfois de violence. Avec elle, on a l’impression d’être assis sur une charge d’explosifs. » Comme bien d’autres, l’une des anciennes collaboratrices de Wilmès évoque son caractère tempétueux : « Je l’ai connue tyrannique, méchante et odieuse. Si elle avait décidé de vous prendre en grippe, soit elle vous ignorait de tout son mépris, soit elle vous hurlait dessus. »
Dans le texte, je pointe aussi sa proximité idéologique très forte avec son président. Sur la Palestine, par exemple, rapporte un ancien Vice-premier ministre, « elle faisait preuve d’une mauvaise foi énorme, elle pouvait se montrer particulièrement antipathique. En fait, elle opposait à ses adversaires une forme de blocage qui confinait au sabotage. »
Une main invisible semble pousser sans cesse l’actuelle Vice-présidente du parlement européen vers le sommet du pouvoir, alors que, selon certains, elle n’a pas l’étoffe des grandes figures de l’État, elle n’aurait même « aucune consistance ». Pas de quoi menacer le « pouvoir absolu » voulu par Bouchez, qui a totalement éclipsé le rôle énorme qu’elle a joué dans la victoire du MR en 2024 avec son demi-million de voix de préférence.
On nous dit pourtant qu’elle se tient en réserve de la République. « Pour le jour où ça va péter. »
Sophie Wilmès, l’énigme du MR, est en couverture de l’édition d’hiver de Wilfried. Si vous la voulez sous votre sapin, il n’est pas trop tard : wilfriedmag.be/sabonner.
(Photo : Saskia Vanderstichele.)
J’attendais avec impatience d’avoir en main cette livraison de Wilfried Magazine et de lire l’article-fleuve de Quentin Jardon sur la madone des sondages.
Il confirme, avec des dizaines de témoignages à l’appui, une chose que l’on pressentait : il n’y a pas de différence notable entre la ligne politique de Sophie Wilmès et celle de Georges-Louis Bouchez. Ils sont d’accord sur à peu près tout : la mise à sac des services publics, la dénonciation du «wokisme», l’hostilité à la reconnaissance de la Palestine. Sauf sur un point, important : Wilmès n’est pas prête à suivre Bouchez dans l’ouverture du parti à l’extrême-droite.
Cet article met aussi en lumière des aspects beaucoup moins flatteurs de la personnalité de la «première Première» belge que ce qui est habituellement véhiculé à son sujet : ses accès de fureur à l’égard de ses équipes, son déni des crimes terribles commis par Israël, son absence totale de préoccupation pour le social — tout cela bien dissimulé sous une communication toute en rondeurs.
À lire, donc.
Cet article ne répond cependant pas à la question de l’avenir de «Sainte Sophie». En refermant le magazine, on a plutôt l’impression qu’elle est en train de sortir du jeu, de se marginaliser gentiment et elle-même distille quelques petites remarques pour accréditer cette idée.
Pour ma part, je n’en crois pas un traître mot : je suis convaincu que Wilmès emmènera le MR aux élections législatives de 2029 et que sa mise à l’écart temporaire n’est qu’un repli tactique visant à préserver sa figure irénique du massacre social en cours — qu’elle cautionne totalement, mais dans lequel elle préfère éviter de se salir les mains. Les jolies robes immaculées, il vaut mieux qu’elles ne soient pas trop manifestement imbibées de la souffrance du peuple, si l’on veut qu’elles continuent à ébaubir celui-ci.
Plus encore : les outrances de Bouchez participent de cette stratégie, en cela qu’elles vont focaliser l’attention sur le style plutôt que sur le contenu. Il ne manquera en effet pas de commentateurs (réellement ou faussement) naïfs pour s’extasier du ton plus posé, plus courtois, de la civilité retrouvée qui marquera le passage de témoin à la présidence du MR, en 2027 ou en 2028, une fois la sale besogne accomplie. Ces commentaires participeront à complètement occulter le fait que la ligne n’aura pas changé, que le démantèlement de tous les mécanismes de solidarité restera, plus que jamais, l’objectif central (et si je devais me risquer à une prédiction de plus, je dirais que le cœur de l’attaque portera sur le remplacement des mutuelles et de l’assurance-maladie par des assurances santé privées). (note de RoRo: le suivi du système américain)
Si la gauche ne se prépare pas dès à présent à faire face à cette redoutable adversaire — qui n’a pas besoin de parler pour exister —, si la gauche, confortée par des sondages trop enthousiasmants, se met dans l’idée, qu’il suffira pour gagner de mettre Bouchez face aux dégâts qu’il aura causés, la déconvenue pourrait être grande.
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