Quand donc les partis "démocratiques" vont-ils interdire: les mendiants, les sdf, les minimexés, les sans-papiers, les handicapés et tous les autres pauvres qui encombrent nos villes bien propres, nos rues, nos trottoirs, au même titre que les crottes de chien, les paquets de frites? Voyons: donc toutes les bonnes consciences l’exigent: Bruxelles, c’ est la capitale de l’ Europe et de tous les gens bien mis …
RoRo
RoRo
——– Message original ——–
| Sujet: | Faut-il punir les mendiants ? |
|---|---|
| Date: | Sat, 28 Jun 2008 12:21:40 +0200 |
| De: | Marc Lemaire <fa029559@skynet.be> |
| Pour :: | Roger Romain <roger.romain@skynet.be> |
—– Original Message —–
From: Cathy
To: Marc
Sent: Saturday, June 28, 2008 12:18 PM
Subject: Faut-il punir les mendiants ?
Faut-il punir les mendiants ?
Mis en ligne le 27/06/2008
Le MR propose d’ajouter un article au règlement général de police de la Ville. Objectif : réprimer les mendiants au comportement "incommodant".
Il faut sortir de l’angélisme par rapport aux mendiants", s’exclame Marion Lemesre, chef du groupe MR à la Ville de Bruxelles. Partant du constat que la mendicité augmente et n’est pas prise en compte par la législation communale, elle propose de modifier le règlement général de police en y ajoutant un article 40 bis. Pour ce faire, elle envisage de créer un groupe de travail au niveau de la zone de police ou du conseil communal. "Ce n’est pas la mendicité elle-même qui est visée, développe Marion Lemesre, mais bien les comportements des mendiants." La mendicité en tant que telle ne peut pas, en effet, être réprimée pénalement. Le Conseil d’Etat, sur la requête de la Ligue des droits de l’homme, avait ainsi annulé en 1997 un arrêté communal (introduit par le bourgmestre MR de l’époque, François-Xavier de Donnea) qui interdisait l’exercice de la mendicité, sous le motif que celle-ci n’était pas interdite par la loi.
Concrètement, Marion Lemesre propose de compléter l’ article 40, qui interdit tout trouble sur la voie publique, d’un événement autorisé par l’autorité communale. Cet article 40 bis ciblerait exclusivement les mendiants, et interdirait "soit de manifester un comportement violent ou menaçant envers les passants, soit de les injurier ou de les incommoder de quelque façon que ce soit". Reste encore à préciser ce que l’on entend par "incommoder". Pour l’élue libérale, un mendiant qui occuperait la part importante d’un trottoir et empêcherait la bonne circulation des passants pourrait par exemple être concerné par l’article.
Wendy, 63 ans, mendie depuis 15 ans au même endroit, gare Centrale. Bien connue des gens du quartier, elle aime bavarder avec ceux qui lui donnent une pièce. Mais lorsqu’un touriste s’arrête pour la prendre en photo sans lui adresser la parole, elle se sent agressée : "Tu pourrais au moins me parler, non ?", lui lance-t-elle, le poursuivant de quelques injures bien trempées. Un comportement agressif ? La vieille dame estime qu’elle a le droit d’être respectée, malgré son activité. Pour Marion Lemesre, il s’agit surtout d’éloigner la mendicité du centre-ville : "Bruxelles ne peut pas accueillir toute la misère du monde !" Elle n’exclut pas, via le groupe de travail, un dialogue avec des partenaires sociaux, mais axe sa proposition sur la répression, ce qui soulève des réactions. Marie Nagy, chef de groupe Ecolo au conseil communal, estime ainsi "qu’il s’agit de propositions démagogiques, qui ne représentent pas une solution aux problèmes posés par la mendicité très présente au centre-ville et notamment sur le boulevard Anspach et alentours." Et insiste sur l’importance d’un "travail social". L’article 40 bis verra-t-il le jour ?
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