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Sent: Tuesday, September 28, 2010 10:08 PM
To: Romain
Subject: [romain : paix_socialisme_communisme] Fwd: Le Monde et les
"mauvaises manières " de la chine

 

Par Jean Lévy
Publié dans : Lutte de Classe
Mardi 28 septembre 2010 2 28 /09 /2010 15:16

Le Monde,

et les « mauvaises manières » de la Chine.

Le
Monde
n’aime guère la Chine populaire, c’est
connu.

Mais là, la coupe est pleine : le quotidien du soir
fait de son éditorial
*, un véritable
réquisitoire à l’égard de la politique économique de cet Etat.

Le journal dénonce « Les méthodes du Dragon sur le marché mondial »,
ce qu’il nomme « les mauvaises manières de la
Chine
 »,.

Après avoir insisté sur la « colère qui ne cesse de monter » au Congrès
américain, et déploré qu’à Bruxelles, « les
Européens
(soient) jusque là 
bien timides et silencieux sur le sujet
 », le Monde énumère, «dans l’arsenal d’une concurrence passablement
déloyale
 », « une autre arme
utilisée par Pékin
  :  les grandes entreprises publiques, étatiques,
chinoises 
».

Et d’expliquer :

« Contrairement à une
image qui doit trop à notre occidentalo-centrisme, le capitalisme chinois est
moins ‘libéralisé’ qu’on ne le croit. L’une de ses forces de
frappe réside dans ses entreprises étatiques. Elles sortent gagnantes de la
crise 2008-2009, indiquait, cette semaine, le ministère chinois des finances.
BTP, énergie, pétrochimie, téléphonie, aéronautique, dans ces secteurs, l’Etat
chinois a favorisé la création de grands groupes publics
(…)
Là, pas d’appels d’offres, ou alors purement
formels : les marchés sont attribués aux groupes chinois. .
(…)
Là pas de concurrence indue : les firmes
étrangères ou chinoises privées sont priées d’aller voir ailleurs…Là, pas
d’actionnaires à rémunérer : pour ses entreprises, l’Etat chinois est grand
prince ! 
».

Tel est le diagnostique établi par le Monde des « mauvaises manières »
chinoises.

De mauvais esprits pourraient rétorquer que ces
« mauvaises manières »
permettent à ceux qui les pratiquent, de « jouer gagnant », alors que « le marché libre» et « la concurrence » enfoncent dans la crise et
la pauvreté de masse, les Etats, qui en font leur loi.

Le Monde n’en a cure, car, pour lui, assumer sa
souveraineté
, préférer l’intérêt national au profit
privé
, ce sont là les perfidies d’un système que le Monde rejette avec
effroi.

Mais l’horreur est à son comble, quand le quotidien
constate que :

« On est ici dans un
capitalisme d’Etat contre lequel le capitalisme ‘privé’ ne joue pas à armes
égales
(…) car qu’ils opèrent à l’abri
de la concurrence sur leurs propres marchés, ces grands groupes étatiques
chinois ou leurs filiales passent à l’offensive sur les
nôtres
 ».

Qui oserait dire que le Monde ne s’identifie pas au
capitalisme privé ?

Le journal concède certes, du bout des
lèvres :

« On reconnaît que la
Chine tire, en partie, l’économie mondiale
 » et, selon les
experts de l’ONU, on lui doit aussi, par ses succès remportés contre la
pauvreté, une baisse de la misère dans le monde. Mais, c’est pour
conclure :

« Mais une fois dans
la cour des ‘grands’, il faut jouer selon se
règles
 »

Les règles du Capital mondialisé, bien sûr, et du
Monde « recapitalisé », en
premier lieu.

* Le
Monde,

 

canempechepasnicolas

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