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Sent: Tuesday, July 07, 2009 3:55 PM
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Subject: Obama : jeune, élégant…et toujours plein d’humour
!
Le plus drôle de la
déclaration est à la fin…

MOSCOU
(AFP) – 07/07/09 11h11
Obama tend la main aux Russes tout en appelant
au respect des règles démocratiques

Le président américain Barack
Obama a tendu mardi la main aux Russes pour leur offrir une nouvelle ère
de coopération sur les ruines de la guerre froide, tout en affirmant la
nécessité du respect des règles de la démocratie.

Dans un grand
discours devant la Nouvelle école économique qui forme une partie des
futures élites russes, M. Obama s’est adressé, non plus seulement aux
gouvernants comme la veille, mais à toute la société russe pour l’appeler
à remettre les relations à zéro et à surmonter les vieilles conceptions
d’un "jeu à tout ou rien" entre les Etats-Unis et la Russie.

"Cela
doit être plus qu’un nouveau départ entre le Kremlin et la Maison Blanche,
même si cela aussi est important. Cela doit être un effort soutenu entre
les peuples américain et russe pour identifier les intérêts communs,
étendre le dialogue et la coopération et paver la voie du progrès", a-t-il
déclaré.

M. Obama effectuait sa première visite de président en
Russie, destinée précisément à rompre avec des tensions qui, à la fin de
la présidence Bush, ont renvoyé aux décennies de paix armée entre les deux
puissances.

Dans ce discours exposant sa vision de l’avenir devant
les représentants de la "dernière génération née quand le monde était
divisé", M. Obama s’est livré à un exercice délicat.

Il a exprimé
son "profond respect pour l’héritage immémorial de la Russie", exalté le
sacrifice soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale, et s’est employé
à ne pas prêter le flanc au reproche souvent fait en Russie aux Américains
de se poser en donneurs de leçons.

Mais il a aussi entendu ceux qui
le pressaient de ne pas occulter les sujets qui fâchent : peu avant de
rencontrer les dirigeants de l’opposition dans l’après-midi, il a appelé
au respect des règles de la démocratie, il a pressé le gouvernement russe
de combattre la corruption dans l’économie et de respecter la souveraineté
des anciens satellites de l’URSS, comme la Géorgie et
l’Ukraine.

"La courbe de l’histoire nous montre que les
gouvernements qui sont au service du peuple survivent et prospèrent, pas
les gouvernements qui ne sont au service que de leur propre puissance",
a-t-il dit.

Mais "que les choses soient claires dès le départ :
l’Amérique veut une Russie qui soit forte, pacifique et prospère", a-t-il
dit dans ce discours qui s’inscrit dans la lignée de ceux déjà prononcés à
Prague (sur la prolifération) et au Caire (à l’adresse des musulmans) sur
la vision que M. Obama a du monde.

Il a exposé la multitude des
intérêts communs, de la lutte contre la prolifération à l’environnement.
Il a appelé une Russie jusqu’alors résistante à s’allier aux efforts
américains face aux défis nucléaires iranien et nord-coréen.

Tous
"ces défis réclament un partenariat mondial, et ce partenariat sera plus
fort si la Russie occupe le rang de grande puissance qui doit être le
sien", a-t-il dit.

Il a opposé cette vision à celle du 20è siècle
dans laquelle "les Etats-Unis et la Russie (étaient) voués à être
antagonistes", ou celle du 19è siècle dans laquelle ils étaient condamnés
"à rivaliser pour des sphères d’influence et où les grandes puissances
(devaient) forger des blocs concurrents pour se contrebalancer l’un
l’autre".

"Malheureusement, on a parfois l’impression que les vieux
présupposés doivent prévaloir, une conception de l’exercice du pouvoir
enracinée dans le passé plutôt que le présent", a-t-il
déploré.

Remettre les relations à zéro "ne sera pas facile. Forger
un partenariat durable entre d’anciens adversaires, changer des habitudes
ancrées dans nos gouvernements pendant des décennies est difficile",
a-t-il dit.

Mais "le temps où des empires pouvaient manipuler des Etats
souverains comme les pièces d’un jeu d’échec sont révolus"
, comme ceux où Roosevelt, Churchill et
Staline pouvaient redessiner le monde en une rencontre, a-t-il
dit.

On est rassuré : le récent coup d’Etat
au Honduras, celui de 2002 contre le Président Chavez, les événements en
Iran ou au Liban, les guerres en Irak, en Afghanistan, dans les Balkans,
en Géorgie, dans la Corne de l’Afrique et aussi maintenant au Pakistan,
sans oublier la "construction" européenne, parfaitement parallèle au
développement de l’OTAN, les révolutions colorées, etc, tout ça n’a
strictement rien à voir avec la stratégie globale d’un empire qui possède
800 bases militaires dans le monde et dont le budget de la "défense"
représente plus de la moitié des dépenses militaires de la planète !
Le
Monde, Libé, Le Figaro avaient donc vu juste (qu’est ce qu’ils sont forts
ces journalistes !) : TOUT VA BIEN ! Les gentils sont aux commandes et les
méchants n’ont qu’à bien se tenir.
Mais parce ce que moi, je suis un
vrai rebeeeeeeeeeelle et qu’on ne me la fait pas, je vais quand même me
replonger dans la lecture du poil à gratter officiel (et autorisé) de la
presse française, le Voici de la politique, j’ai nommé l’excellent Canard
Enchaîné (tout est dans le titre) !


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