From: Peter Franssen
Sent: Tuesday, August 11, 2009 7:21 PM
Subject: Comment peut-on comprendre la violence au Xinjiang
?

À Urumqi, capitale de la province du Xinjiang, dans le nord-est de
la Chine, il y a eu 156 tués. Cela s’est passé lors d’une émeute qui a duré
trois jours et qui a éclaté à l’occasion de la mort de deux travailleurs
ouïgours du Xinjiang, qui travaillaient dans une usine de la province
méridionale du Guangdong. Ils ont perdu la vie au cours de troubles ayant éclaté
suite à une fausse rumeur accusant des Ouïgours d’avoir violé deux femmes. À
Urumqi, des jeunes Ouïgours se sont « vengés » en allumant des incendies et en
commettant des homicides à travers la ville. La population chinoise est sous le
choc de ces événements horribles.

Une femme monte dans un bus avec son bébé sur les bras. Un jeune
Ouïgour la maintient immobile et fracasse le crâne du bébé à coups de pierre. Un
groupe de quinze à vingt personnes s’en prend à un cycliste et le tabasse à mort
à coups de pied. Un autre groupe tente de faire la même chose avec un couple de
personnes assez âgées qu’il a sorties d’un taxi. Des passants parviennent à
emmener le couple. Un commerçant veut fermer sa boutique quand il voit une
dizaine de jeunes armés de couteaux, de bâtons et de pierres envahir sa rue. Il
n’a pas le temps de se mettre à l’abri que les jeunes le poussent à l’intérieur
et boutent le feu au petit bâtiment. Une autre bande empêche le passage d’un
bus. Les passagers doivent s’enfuir pour rester en vie. Deux d’entre eux n’y
arriveront pas – ils mourront dans la rue.

Il y a des dizaines d’histoires et de témoignages de ce genre.
L’horreur en plein jour. Aux États-Unis, Rebiya Kadeer tente de rejeter la faute
sur le gouvernement chinois, « car la police et l’armée sont intervenues de
façon particulièrement répressive ». Kadeer dirige le World Uyghur Congress
(Congrès international ouïgour – WUC), une coupole d’organisations qui veulent
que la province du Xinjiang se détache de la Chine. Mais madame Kadeer est loin
de faire l’unanimité. Il y a trop de photos et de films qui montrent comment de
jeunes Ouïgours ont sur la conscience ces morts violentes.

B. Raman, un ancien secrétaire du gouvernement de l’Inde, est très
bien informé et écrit sur son blog : « Les rapports émanant de la ville montrent
comment les troubles ont commencé par une manifestation d’Ouïgours dont on sait
qu’ils sympathisent avec le WUC. Peu après le début de la manifestation,
celle-ci a été rejointe par des intégristes musulmans loyaux au Mouvement
islamiste du Turkestan oriental, une organisation liée à al-Qaïda. Tout de suite
après, les violences ont éclaté contre les Chinois han. »

Comment peut-on comprendre une telle débauche de violence
?

La province du Xinjiang et l’Asie
centrale

La province du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, couvre un
sixième du pays. Elle est deux fois plus vaste que le Pakistan et sa densité de
population est très faible : 20 millions de personnes à peine y vivent, dont 8
millions d’Ouïgours. En Chine, il s’agit d’un groupe ethnique minoritaire,
apparenté aux Turcs. Le pays compte 55 minorités ethniques. La plupart des
Ouïgours sont musulmans.

Le Xinjiang est limitrophe de six pays où l’on trouve une forte
majorité musulmane : l’Afghanistan, le Pakistan, le Kazakhstan, la Kirghizie, le
Tadjikistan et l’Ouzbékistan. En compagnie du Turkménistan, ces quatre derniers
pays forment le groupe de cinq pays de l’Asie centrale qui, jusqu’en 1991, ont
fait partie de l’Union soviétique et constituent un pont entre la Chine et la
Russie.

Depuis 1759, la province du Xinjiang a appartenu à la Chine sans
interruption, sauf entre 1932 et 1934 et entre 1944 et 1948, quand, en raison de
la guerre, le pays avait été frappé par le chaos.

Dans cette province du Xinjiang, les gens d’origine ouïgoure
constituent 45 pour cent de la population. Les Chinois han, le plus important
groupe de population de la Chine, représentent 40 pour cent. Les 15 pour cent
restants sont composés d’autres groupes ethniques minoritaires, comme les
Chinois hui.

Xinjiang est sans doute la province la plus vulnérable du
pays. Elle a 5.000 kilomètres de frontières communes avec des pays qui sont
tout, sauf stables. Depuis trente ans, les États-Unis essaient d’assurer leur
contrôle sur cette région. C’est pourquoi, depuis 1979, la guerre y sévit en
permanence. Celui qui dominera cette région dominera en même temps le bas-ventre
de la Russie et, plus important encore, le chaînon entre l’Europe et l’Asie.
L’Afghanistan, le Pakistan, la province du Xinjiang et les cinq républiques de
l’Asie centrale sont cruciales pour le contrôle de la région du monde la plus
vaste, la plus riche et la plus peuple : l’Eurasie.

En 1997 est sorti aux États-Unis un bouquin qui a fait
beaucoup de bruit. Il a été rédigé par Richard Bernstein et Ross Munro et
s’intitule « The Coming Conflict with China » (Le conflit à venir avec la
Chine). À la page 5, on peut lire ceci : « Depuis un siècle déjà,
les États-Unis tentent d’empêcher qu’un seul pays asiatique puisse dominer la
région. C’est précisément ce que la Chine est occupée à faire aujourd’hui. Les
intérêts américains sont ici en jeu.
»

Le vieux stratège américain Henry Kissinger déclarait,
deux ans plus tard : « Le domination sur l’une des parties
eurasiatiques – l’Europe et l’Asie – par un seul pays constitue un danger
stratégique pour les États-Unis. Car, ainsi, ce pays aurait la capacité de
dépasser les États-Unis économiquement et militairement. Et, quoi qu’il en soit,
nous devons combattre ce danger
. »

Un autre vieux briscard dans ce domaine n’est autre que Zbigniew
Brzezinski. Il est aujourd’hui conseiller du président Barack Obama. Dans son
fameux ouvrage, « Le grand échiquier », il écrit : « Tous les
défis politiques et économiques potentiels de l’Amérique sont eurasiatiques.

»

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Le Nouvel
Observateur, Brzezinski admettra en 1999 qu’en 1979, lui et le président Jimmy
Carter avaient provoqué la guerre de l’Union soviétique en Afghanistan.
Brzezinski : « C’était quand même une idée brillante ! Les Russes
sont tombés dans le piège afghan et vous voudriez que j’en éprouve du regret
?
»

Trente ans et des millions de morts plus tard, on peut regarder en
arrière. La guerre contre l’Afghanistan a été le début d’une cascade de conflits
: la guerre contre l’Union soviétique, la lutte post-djihadique pour le pouvoir
en Afghanistan, la guerre civile au Tadjikistan, l’agitation terroriste en Asie
centrale, dont la province chinoise du Xinjiang reçoit également sa part.

Le terrorisme, l’arme des
Américains

L’« idée brillante » de Brzezinski consistait dans le soutien
militaire et logistique de ceux qui, plus tard, deviendraient les Taliban et
qui, aujourd’hui, s’appellent toujours « al-Qaïda ». Le Nouvel Observateur
posait à Brzezinski la question que voici : « Mais vous avez
soutenu l’intégrisme musulman. Vous avez donné des armes à de futurs
terroristes. Vous n’en éprouvez aucun regret ?
» Réponse de Brzezinski : «
Et pourquoi donc ? Qu’est-ce qui s’avérera comme la chose la plus
importante, dans l’histoire : les Taliban ou l’effondrement de l’empire
soviétique ?
»

La tactique des Américains consistait donc à armer les intégristes
musulmans. Non seulement en ne tenant pas que l’Afghanistan à l’œil. En 1999,
l’écrivain et spécialiste de l’islam Dilip Hiro résume la chose dans le journal
The Nation : « L’intention est de créer un mouvement qui, avec un
mélange de nationalisme et d’extrémisme religieux, doit être en état de gagner
toute l’Asie centrale.
» À partir du milieu des années 80, pour accélérer ce
processus, des unités de moudjahidine quittent l’Afghanistan pour gagner les
républiques voisines de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan. On peut le lire à la
page 170 de l’ouvrage très encensé, « L’ombre des Taliban », d’Ahmed Rashid. Les
Américains confient la direction de cette opération à Gulbuddin Hekmatyar, un
proche ami d’Osama Bin Laden.

Leur mission : déstabiliser via des attentats terroristes. Dès la
fin des années 80, c’est ce qui se produit aussi dans la province chinoise
voisine, le Xinjiang.

Un terrorisme n’est pas l’autre

Le revue Terrorism Monitor écrit, le 21 avril 2005 : « Il y a suffisamment de preuves pour affirmer que, dès le début des
années 90 jusqu’à nos jours, un puissant cocktail de drogues, d’extrémisme
islamiste et d’armes a pénétré au Xinjiang via l’Afghanistan, l’Asie centrale et
le Pakistan.
» On peut en lire les retombées dans la revue China Brief en
avril 2004. Le spécialiste russe de l’Asie centrale, Igor Rotar, y écrit : « Dès le début des années 90, un puissant mouvement séparatiste
clandestin est actif ; il a commis un très grand nombre d’attentats et
d’attaques militaires, tels les attentats à la bombe contre des bus à Kachgar,
en 1990, et dans la capitale Ouroumtsi, en 1992, un attentat militaire à Barin,
en 1990, un soulèvement à Khotan, en 1995. En 1997, à Inin, ont éclaté des
combats de plusieurs jours contre la police antiémeute : 55 Chinois et 25
Ouïgours y ont perdu la vie.
» Après l’émeute d’Inin, des bombes ont explosé
jusque dans la capitale Beijing.

En décembre 2000, l’armée chinoise essaie de neutraliser les
cellules terroristes clandestines. À la frontière entre le Pakistan et le
Xinjiang, elle arrête 200 militants lourdement armés.

En avril 2001, à Kachgar, des terroristes tranchent la gorge du
procureur et de sa femme. Le même mois encore, suit un attentat à la bombe dans
une usine. En janvier 2005, 11 personnes perdent la vie dans un attentat à la
bombe contre un bus, à Karamay. Au cours des mois précédents les Jeux Olympiques
de 2008, divers attentats font 39 morts. Les terroristes font circuler une vidéo
dans laquelle ils revendiquent la responsabilité d’un attentat à la bombe contre
deux bus à Shanghai, d’un attentat contre un poste de police à Wenzhou, d’un
autre encore contre une usine à Guangzhou et de deux autres enfin contre deux
bus à Yunnan.

Assez bizarrement, les États-Unis ne sont pas trop chauds dans
leur soutien à la lutte des Chinois contre le terrorisme. On pourrait penser,
après les attentats contre les tours jumelles du WTC, en 2001, que les
Américains vont considérer la lutte contre le terrorisme comme une priorité
absolue et qu’ils vont aider la Chine en conseils et en actes, d’autant que les
liens sont confirmés entre al-Qaïda, les Taliban et le terrorisme au Xinjiang.
Mais ce n’est sans doute pas ainsi que va le monde. Dans un passé récent, les
Américains ont engagé des terroristes en tant que pions sur leur échiquier. Les
terroristes ont été très utiles en Afghanistan, dans les années 80. Pourquoi ne
pourraient-ils plus l’être aujourd’hui en d’autres endroits de la planète ? Le
président Ronald Reagan disait des intégristes musulmans qu’ils étaient des
combattants de la liberté. Bush les a traités de terroristes. Pour les
Américains, ils peuvent très bien redevenir des combattants de la liberté mais,
dans ce cas, au Xinjiang.

En décembre 2002, le vice-ministre américain Lorne Craner déclare
: « La lutte contre le terrorisme ne doit pas être un alibi pour
des violations des droits de l’homme, comme la Chine en commet au Xinjiang.

» Voilà ce qui sort de la bouche d’un vice-ministre dont le gouvernement
organise des camps de torture et met sur pied des tribunaux militaires ! En
fait, Craner voulait mettre les Chinois en garde : « Doucement, avec la lutte
contre le terrorisme. » Francis Taylor, le coordinateur du terrorisme au
ministère américain des Affaires étrangères, disait même, en décembre 2001 : «
Les aspirations économiques et sociales de la population en Chine
occidentale ne répondent pas nécessairement à l’appellation de terrorisme et
doivent plutôt se résoudre politiquement que par des méthodes
contre-terroristes.
» Au Xinjiang, entre 1985 et la date de ce discours, les
attentats avaient fait 200 morts. Manifestement, aux yeux du gouvernement
américain, un terrorisme n’est pas l’autre.

C’est ce qui est apparu une fois encore avec le dossier de 22
Ouïgours arrêtés en Afghanistan. Cela s’est passé en 2002 et 2003, après
l’invasion de l’armée américaine en Afghanistan. Après leur arrestation, les 22
hommes ont été transférés à la prison de Guantanamo. Là, il s’est avéré qu’ils
avaient été formés militairement dans des camps d’al-Qaïda. Cinq ans plus tard,
les 22 hommes ont été libérés. Parce que – dixit le commandement militaire
américain – ils ne constituaient aucun danger pour les États-Unis. « Ils n’ont pas été formés pour combattre notre pays », a-t-on dit.
Très juste. La Chine a demandé avec insistance et à plusieurs reprises qu’on lui
livrât ces 22 hommes. Les Américains ont refusé. Les autorités chinoises ne
sauront donc pas qui les a recrutés, ni comment ni où, au Xinjiang, ni quels
liens ils ont dans la province, ni ce qu’ils avaient l’intention de faire à
l’issue de leur entraînement militaire en Afghanistan…

Notre peuple d’abord

La principale organisation terroriste est l’East Turkestan Islamic
Movement (Mouvement islamiste du Turkestan oriental – ETIM). L’ETIM n’est pas
seulement intégriste musulman. L’organisation lutte également pour la sécession
du Xinjiang, qu’elle désigne du nom de Turquie orientale. L’ETIM s’oppose à la «
hanification de la Turquie orientale », visant ainsi la
présence des Chinois han. L’idéologie raciste de la sécession, c’est celle de «
notre peuple d’abord ». On rencontre la même idéologie chez le
dalaï-lama, qui se bat pour un Grand Tibet débarrassé de la présence des Chinois
han.

Depuis le développement économique qui, voici trente ans, a connu
une accélération plus élevée, la part des Ouïgours dans la province du Xinjiang
diminue. Bien d’autres Chinois se rendent dans cette province parce qu’on y
trouve d’importantes réserves de pétrole, de gaz et de minéraux. Les Chinois han
qui y débarquent sont tenus à la politique d’un seul enfant voulue par la Chine.
À l’instar des autres minorités, les Ouïgours, eux, peuvent avoir plusieurs
enfants. C’est l’une des formes de discrimination positive dont ils font
l’objet. Pourtant, leur proportion dans la population baisse. L’exploitation du
pétrole et du gaz dans la province et, depuis peu, la mise en place du secteur
de l’énergie verte requièrent un savoir-faire technique que les Ouïgours ne
maîtrisent pas. C’est également le cas pour l’énorme infrastructure dont cette
économie a besoin. La révolution économique a débuté voici trente ans sur la
côte est de la Chine. Aujourd’hui, elle gagne les confins les plus éloignés du
pays – Urumqi est à 4.000 kilomètres de Beijing – et ses vecteurs sont la
formation et l’expérience qu’on acquiert dans l’est. La revue China Brief écrit
par la plume d’Ahmad Lutfi que cette évolution est inévitable à moins qu’on ne
veuille paralyser le progrès économique et la hausse du niveau de vie.

Les autorités essaient de protéger la culture des Ouïgours : ils
reçoivent un enseignement dans leur propre langue et, à tous les niveaux de
pouvoir, ils sont assurés d’avoir des représentants, ils ont leurs propres
journaux, leurs chaînes de radio et de télévision dans leur propre langue…

L’estoc de l’épée

Mais, comme partout où des gens coexistent, il y a des
contradictions et c’est certainement le cas lorsque ces personnes sont d’«
origine étrangère ». L’organisation terroriste ETIM en use ici à mauvais
escient. Tout comme le World Uyghur Congress de madame Rebiya Kadeer. Le WUC est
un mouvement séparatiste. Il a le soutien des États-Unis et de l’Allemagne. En
2004, le président Bush a confié à son administration la tâche de soutenir
financièrement le WUC par l’entremise du National Endowment for Democracy, le
NED, qui n’est autre qu’une organisation sœur des services de renseignement
américains, la CIA. À la fin des années 70, la CIA a été mise en cause après
qu’on eut découvert comment l’organisation engageait des escadrons de la mort au
Vietnam et avait fomenté et orchestré le coup d’État contre le président chilien
Allende. Dans le tourbillon de ces scandales, il a été décidé de transférer une
partie des activités de la CIA dans une nouvelle organisation qui sera dès lors
affublée de l’appellation cynique de National Endowment for Democracy, Fondation
nationale pour la démocratie. Les activités de la CIA transférées au NED
consistent à fonder et financer des partis politiques bien disposés à l’égard
des États-Unis, à organiser des mouvements citoyens contre des gouvernements
jugés indésirables par Washington, à financer et encadrer des organisations et
individus dans les médias, l’enseignement, le secteur culturel… Bref, à créer et
encadrer un mouvement de société contre des mouvances politiques ou des
gouvernements qui suivent une autre ligne que celle de Washington. On peut aussi
qualifier tout simplement la chose d’ingérence brutale dans les affaires de
politique intérieure d’autrui.

En 2004, le World Uyghur Congress reçoit 75.000 dollars. Le 9
juillet, le Washington Post a fait savoir qu’en 2008, le WUC et les groupes
gravitant autour de la présidente Kadeer ont touché 550.000 dollars. Le
prédécesseur de Kadeer à la présidence du WUC était Erkin Alptekin. Avant de
devenir président, en 2004, il avait été vice-directeur durant vingt ans de
Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL) à Munich. RFE/RL est un émetteur de
propagande de la CIA. En 2003, avec l’aide de RFE/RL, notre homme sortait un
livre remarquable par son hostilité rabique à l’égard du communisme et de la
Chine. Sidik Rouzi, le mari de l’actuelle présidente Kadeer, travaille pour
Radio Free Asia, un autre émetteur de la CIA. Cette radio diffuse entre autres
des messages de haine en langue ouïgoure.

Le professeur Rohan Gunaratna, du Centre international de
recherche sur le terrorisme, écrivait voici quelques jours dans le New York
Times : « La propagande de l’East Turkistan Islamic Movement
(ETIM) sème la haine parmi la population et incite à la violence.
» On peut
dire la même chose de la propagande de madame Kadeer et consorts.

En France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, en
Grande-Bretagne, en Espagne, en Autriche, ces dernières années, des immigrés et
des réfugiés ont été poignardés, leurs maisons ont été incendiées, on les a
piétinés, abattus. Pas une seule fois, ce n’a été Jean-Marie Le Pen qui a planté
le couteau, Jörg Haider qui a pointé la carabine ou Filip Dewinter qui a lancé
la bombe. Mais ne sont-ils pas les premiers responsables
?

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